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mercredi 26 octobre 2016

Le poulet c’est toujours bon (rôti sur pommes de terre et tomates)


Cette recette-ci  j’ai envie de la partager, sans bla-bla ni fioritures, parce que c’est bon, tout simplement. Tendre et croustillant, un peu acidulé par la marinade et l’ajout de tomates, les pommes de terre toutes moelleuses et imprégnées de jus délicieux.

Une recette de Silvia, parfaite en cas de panne d’inspiration du dimanche.

Poulet fermier rôti aux pommes de terre, oignons et pulpe de tomates
  • 1 poulet
  • 1 citron
  • 1 kg de pommes de terre à chair ferme
  • 1 gros oignon (ou 2 plus petites)
  • 2 gousses d'ail
  • 200 g de pulpe de tomates
  • fleur de sel
  • poivre du moulin
  • 4 brins de romarin frais
  • 4 brins de thym frais
  • 15 cl de vin blanc sec

Marinade : couper le poulet en morceaux, le disposer dans un plat. L’arroser de jus du citron et de vin blanc. Couvrir le plat, et laisser le poulet mariner quelques heures au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 180°C.

Peler les pommes de terre, les couper en tranches fines. Verser un filet d'huile d'olive dans un plat allant au four. Faire un lit de pomme de terre sur le fond du plat en faisant légèrement chevaucher les tranches de pomme de terre les unes sur les autres.

Peler l'oignon, le couper en tranches fines et les disposer sur les pommes de terre.

Bien égoutter les morceaux de poulet de leur marinade, les disposer-les sur le lit de pommes de terre et oignons. Peler l'ail, le couper grossièrement en dés et les ajouter au poulet.

Ajouter la pulpe de tomates, le romarin, le thym, le sel et le poivre.

Enfourner et faire cuire le poulet environ  1h30, jusqu’à ce qu’il soit bien doré et que la garniture soit cuite à coeur. Pendant la cuisson, arroser de temps en temps le poulet avec son propre jus.


Une fois prêt, le laisser reposer une dizaine de minutes hors du four avant de le servir pour que la viande se détende.

lundi 14 mars 2016

Fenouils braisés aux anchois et aux câpres (et au piment)


Les italiens ont le génie des légumes. De trois-quatre ingrédients tout simples, ils font un « contorno »  de choix. C’est un joli mot « contorno », contour plutôt qu’accompagnement. En Italie le plat de viande ou de poisson étant présenté seul, souvent le contorno est un plat de légumes à part entière, pouvant se suffire à lui-même. Ce qui explique sans doute le soin avec lequel il est composé.

C’est le cas de ces fenouils braisés, boostés par les saveurs piquantes du piment, de l’ail, des anchois, l’acidité des câpres, la douceur des oignons, l’onctuosité de la sauce tomate. J’ai une tendresse particulière pour la saveur anisée des fenouils, et j’ai beaucoup aimé cette version pimentée de Jamie Oliver, en contorno d’un poulet rôti lui aussi bien épicé. 

Fenouils braisés aux anchois et aux câpres (et au piment)
(d’après une recette du magazine Jamie, the Italian Issue, March 2011)
  • 2 filets d’anchois à l’huile
  • 1 bel oignon, émincé finement
  • 3 gousses d’ail émincées finement
  • 2 piments oiseau secs
  • 1 cs de capres
  • 2 très gros fenouils coupés en 6
  • 3 cs de sauce tomate ou passata
  • 25 cl de bouillon maison
  • Huile d’olive
  • Feuilles de basilic (en option)

Préchauffer le four à 180°C
Dans une poêle faire revenir doucement dans une bonne quantité d’huile d’olive les filets d’anchois coupés en petits morceaux, en les écrasant avec le dos d’une cuillère en bois, jusqu’à ce qu’ils fondent un peu. 
Ajouter l’oignon, l’ail, les piments et les câpres et laisser revenir 5 minutes tranquillement jusqu’à ce que les oignons deviennent transparent, mais pas dorés.
Ajouter les quartiers de fenouil et laisser revenir en les retournant une dizaine de minutes, jusqu’à ce qu’ils colorent légèrement. Saler, poivrer.
Ajouter le bouillon et la purée de tomates. Donner un bouillon. Ajuster l’assaisonnement.
Transférer dans un plat à four. Couvrir d’un couvercle ou d’une feuille d’aluminium. Enfourner pour 30 minutes jusqu’à ce que les fenouils soient bien tendres.
Décorer avec des feuille de basilic (si vous en avez).

jeudi 17 juillet 2014

Poulet (à la) Basquaise


Vous n’avez sûrement pas besoin d’une énième recette de poulet basquaise. Pourtant  c’est la saison, des belles tomates, des poivrons, des piments doux, la saison à laquelle ce plat prend toute sa dimension. 

Ma recette a évolué, tranquillement, depuis la première publiée sur ce blog. On apprend, toujours. 

Alors voici une nouvelle version. (à la) basquaise, parce que les piments doux du jardin de mon père, pas encore à maturité, ont été remplacés cette fois-ci par du poivron vert, moins amer. Et puis, il y a l’ingrédient secret…

Moins authentique, mais néanmoins délicieuse. 


Poulet à la basquaise
  • 1 beau poulet fermier
  • 4-5  tomates mûres
  • 2 poivrons rouges
  • 1 poivron vert
  • 2  oignons doux
  • 3 gousses d'ail
  • 1 tranche de jambon de Bayonne coupée en lamelles
  • 2 cs d'huile d'olive
  • sel, poivre
  • ½ piment d’Espelette sec épépiné
  • 1 feuille de laurier
  • quelques brins de thym frais
  • 1 cs de concentré de tomate
  • 1 cc de nuoc mam
  • Eventuellement un bol de bouillon de volaille maison
Découper le poulet en morceaux.

Laver les poivrons et les découper en petits morceaux. Peler et émincer les oignons. Monder les tomates et les couper en petits morceaux.

Dans une cocotte faire dorer les morceaux de poulet sous toutes leurs faces. Saler poivrer et réserver dans un plat.

Oter de la cocotte l’excédent de gras et y mettre à revenir les poivrons coupés en morceaux, à feu moyen-doux, pendant 10 minutes, jusqu’à ce qu’ils prennent un peu de coloration et soient bien tendres. Ajouter alors les oignons émincés et la feuille de laurier.

Quand les oignons sont dorés, et les piments tendres, ajouter les tomates, le concentré de tomate, le thym,  les gousses d'ail hachées, le morceau de piment sec et la cuillérée de nuoc mam. Ajouter le jambon de bayonne en lamelles. Baisser le feu au minimum. Couvrir et laisser compoter à couvert 1/2 heure.

Au bout de ce temps, transférer les morceaux de poulet dans la cocotte avec le jus rendu. Couvrir et laisser cuire environ 1/2 heure. Si la sauce épaissit trop rajouter éventuellement un peu de bouillon de volaille en cours de cuisson. Rectifier l’assaisonnement. Servir avec du riz blanc.

vendredi 27 septembre 2013

Epaule d’agneau rôtie à la harissa et cocos à la tomate



Has been, classique jusqu’au bout des ongles, et pas végétarienne pour un sou. Contrairement à la tendance générale, ma seule concession a été cette fois-ci d’oublier les lardons dans le plat de haricots. Et si je mettais un peu de sépia sur la photo, elle pourrait tout à fait illustrer un livre de cuisine des années 60. De la cuisine vintage, voilà ce que c’est.


Mais que c’est bon ! L’épaule d’agneau enduite d’un mélange de harissa et d’huile d’olive. De la bonne harissa, berbère, bien aillée. On laisse reposer et on cuit au barbecue. Ce sera peut-être le dernier de l’année, on l’apprécie d’autant plus. La viande est moelleuse, tendre. Je crois que si on m’obligeait à devenir végétarienne, j’émigrerais au Pays Basque pour y élever mes propres brebis.



Les cocos de Paimpol, une des plus belles douceurs de Septembre. Tous les ans je les attends avec impatience. Cette fois encore je les ai faits à la classique, avec des jolies tomates de jardins presque confites à l’huile d’olive, du piment d’Espelette encore vert, et tout un bouquet d’herbes fraiches. Et sans lardons...




Cocos de Paimpol à la tomate
  • 5 tomates moyennes mûres
  • 600g de haricots cocos frais, écossés
  • 2 oignon
  • 4 gousses d’ail
  • 1 carotte
  • 1 branche de céleri
  • 1 piment vert d’Espelette (juste un peu piquant donc)
  • 2 feuilles de laurier
  • Poivre en grain
  • 1 clou de girofle
  • Thym, romarin, sauge fraiche, basilic
  • Sel, poivre, piment d’Espelette

Faire bouillir une grande quantité d’eau (sans sel). Y ajouter un oignon pelé piqué d’un clou de girofle, deux gousses d’ail, quelques grains de poivre, 10 cm de tige de céleri, 1 carotte pelée, 1 feuille de laurier, i petit bouquet de sauge fraiche et quelques brins de thym et romarin frais. Ajouter les haricots et laisser cuire à petit bouillons pendant 25 minutes (ou plus ou moins selon que vous les préférez fermes ou complètement fondus). Cinq minutes avant la fin de la cuisson, ajouter 1 grosse cuillérée à café de sel.

Pendant ce temps, faire revenir à la poêle dans un bon fond d’huile d’olive les tomates coupées en deux. D’abord du côté peau, jusqu’à ce qu’elle noircisse un peu et se ramollisse. Ensuite du coté chair. Ajouter alors les oignons et le piment vert émincés et laisser revenir tout ça doucement sans brûler. Quand la peau commence à se détacher toute seule, peler les tomates au moyen d’une fourchette. Ecraser ensuite les tomates à la cuillère en bois. Ajouter 2 gousses d’ail écrasées, 1 feuille de laurier, sel, poivre et piment d’Espelette, thym, romarin et quelques feuilles de cèleri, de sauge et de basilic ciselées. Puis ajouter 2 louches de l’eau de cuisson des haricots (qui idéalement sont en train de cuire dans la casserole à côté). Et couvrir.
Au fur et à mesure de la cuisson de la sauce, rajouter quelques louches de jus de cuisson des haricots, il ne faut pas qu’elle se dessèche.

Quand les haricots sont cuits, les égoutter, débarrasser l’oignon, les gousses d’ail et les herbes ayant servi au bouillon et les rajouter dans la sauce tomate. Laisser ensuite mijoter tout ça doucement une bonne dizaine de minutes.

vendredi 13 septembre 2013

Ne lâchons pas encore l’été : petits farcis provençaux.


C’est comme une petite musique qui revient chaque année. Les légumes d’été sont encore bien présents et ne demandent qu’à être cuisinés. Pas envie de passer déjà aux racines, malgré la fraicheur ambiante, la brume du petit matin et les feuilles qui roussissent. Protestons, l’été n’est pas terminé, mais on peut allumer le four. Faisons des farcis. Des vrais, dans la tradition, avec de beaux légumes, une jolie farce maison et une cuisson longue qui les confise parfaitement.

Des recettes de petits farcis, il y en a mille et unes, chacun a son petit secret pour la farce, le temps de cuisson, la température du four. Après une discussion hautement apéritive avec ma pote Mingou, suite à un achat de petits poivrons violets et d’aubergines blanches chez Joël Thiebault, je me suis inspirée de la recette de Claire, qui en parle avec tant d’amour! Sa recette n’est pas si différente de la mienne, tout est dans le temps et la température de cuisson en fait. Il faut de la douceur et du temps. Mais ça je le savais déjà.


Ma version :

Petits farcis provençaux
  • 2 petites aubergines blanches
  • 4 tomates charnues
  • 4 pommes de terre à chair ferme
  • 1 grosse courgette (ou plusieurs petites)
  • Quelques piments verts d’Anglet (ou un poivron vert)

Farce
  • 400g de chair à saucisse (*)
  • 400g de viande de veau hachée
  • 1 oignon émincé finement
  • 2 gousses d’ail
  • 1 œuf
  • 3 tranches de pain de mie trempées dans du lait et émiettées
  • 1 petit bol de parmesan fraichement râpé
  • Thym, romarin et estragon ciselé
  • Poivre et piment d’Espelette au goût
  • 2 traits de sauce Worcestershire (**)

(*) Surtout pas de chair à saucisse pré-assaisonnée. Souvent ce n’est pas bon et ça traine un peu. En général, je prends des saucisses de Toulouse que je démaillote, et j’assaisonne la chair moi-même.
(**) Claire ajoute quelques gouttes de Nuoc Mam, franchement, ces sauces à base de poisson, comme exhausteur de goût, on ne fait pas mieux. Il faut que ça reste discret quand même.

Mélanger allégrement les éléments de la farce (à la main, sans vergogne). Goûter et rectifier l’assaisonnement. Ajouter du sel si besoin (la chair à saucisse est déjà salée).

Laver les pommes de terre et les faire cuire avec leur peau dans de l’eau additionnée d’un peu de bouillon de volaille. Attention de ne pas les laisser trop cuire, il faut les tester de temps en temps, jusqu’à ce que la pointe du couteau s’enfonce mais pas complétement. Egoutter, laisser refroidir quelques minutes et peler. Les couper en deux et creuser délicatement un creux au centre avec une petite cuillère (attention c’est fragile).

Couper les aubergines en deux, dans le sens de la longueur. Les évider. Saupoudrer l’intérieur de sel, les retourner et les mettre à dégorger sur une passoire ou du papier absorbant, pendant environ 20 minutes. Au bout de ce temps, laver et bien essuyer les morceaux d’aubergines. Les faire cuire à feu doux dans une poêle à l’huile d’olive, peau vers le bas. Quand elles paraissent cuites, les retourner et ajouter un peu d’eau dans la poêle. Les laisser cuire ainsi jusqu’à ce qu’elles soient presque cuites.
Note : ça c’est la façon de faire de Claire. J’ai essayé et je n’ai pas été convaincue, mes aubergines étaient un peu trop huileuses, la peau trop dure. Peut-être parce que c’étaient de petites aubergines blanches, plus tendres, qui n’avaient pas besoin de pré-cuisson. Je crois que la prochaine fois je me contenterai de les faire dégorger.

Couper la grosse courgette en tronçons. Creuser chaque tronçon avec une petite cuillère, en prenant bien soin de laisser 1 cm de chair au fond, pour en faire un petit gobelet.

Couper les piments d’Anglet en deux et les épépiner.

Couper le chapeau des tomates et les évider.

Préchauffer le four à 150°C (Claire dit 120, mais dans mon four ce n’est pas suffisant – l’essentiel c’est que la cuisson se fasse à four doux).

Huiler un plat à four (ou deux dans mon cas). Farcir généreusement les légumes et les disposer dans le plat. Enfourner pour environ 1h30. Eteindre le four et laisser refroidir dans le four.

Le lendemain, ¾ d’heure avant de servir, rallumer le four à 120°C. Quelques minutes avant la fin de la cuisson, saupoudrer les légumes de parmesan râpé et passer sous le grill du four.

Servir de suite et essayer de ne pas se faire piquer toutes les tomates par les enfants.

PS : pour tout vous dire, ce que j’ai préféré cette fois-ci, c’étaient les piments verts farcis (merci Papa).

mercredi 28 août 2013

Les tomates à Joël


Joël, c’est Joël Thiébault, le maraicher de Carrières sur Seine, le prince des légumes de la région parisienne, héritier d’une longue lignée, que l’on ne présente plus. Il m’excusera d’être si familière, mais c’est un prénom que j’aime beaucoup.

Etrangement, je n’avais jamais goûté ses produits. Il faut dire que mes pas me mènent rarement vers le marché du pont de l’Alma, je ne suis qu’une parisienne transitoire. Et puis rapporter des légumes de Paris quand on vit à la campagne parait un peu ridicule. Voire snob.

Mais cet été, à part à Belle-Ile, je n’ai pas goûté une seule tomate digne de porter ce nom. Ces trucs rouges, ronds et calibrés qui ont un goût de flotte et ne pourrissent jamais me désolent profondément. Je rêve des tomates de Campanie, charnues, ensoleillées. Et puis celles du jardin de mon père ne sont pas encore mûres. Nous on les a plantées trop tard, le temps n’était pas propice au jardinage. Il faudrait habiter plus au sud.



Alors ces tomates rapportées par Mingou du marché de l’Alma ont été un vrai rayon de soleil. Allez donc voir comment elle les dessine, c’est lumineux. Cœur de bœuf, green zebra, orange queen, noire de Crimée, celles-ci méritent leur prénom. Des VRAIES tomates. Merci Joël Thiébault, et merci Mingou.

Enfin, j’ai pu faire une VRAIE salade Caprese. Multicolore.
Elles ont toutes leur personnalité, la green zebra est plus acidulée et plus ferme, la noire de Crimée plus douce, l’orange queen plus joyeuse, mais je crois que je préfère classiquement la cœur de bœuf pour son coté plus charnu, joufflu. Des couleurs qui ont du goût.

De la bonne mozza, un peu d’huile d’Olive, du sel, du poivre de Kampot fraichement moulu, du basilic du jardin. C’est tout.

Joël Thiébault
Sur les marchés de 8 :00 à 13 :00 environ
Mardi et vendredi
Rue gros
Paris 16ème

Mercredi et samedi
Place du Président Wilson
Paris 16ème

vendredi 21 septembre 2012

Il Guanciale di Estérelle : spaghetti a l’amatriciana

Elle aurait pu m’apporter autre chose ; elle m’apporte toujours quelque chose, des livres, les siens, ou d’autres qu’elle a aimés, ses dernières trouvailles, du pesto de pistache, du riso Vialone Nano, des idées. Et son énergie, sa faconde, son rire.

Cette fois-ci c’était un petit paquet de guanciale, passé vite fait dans la rue, comme sous le manteau. Un trésor de charcuterie, du lard de joue de porc, jusque-là introuvable par ici. Un lard gras, odorant, à la fois rustique et complexe, l’ingrédient star de la carbonara et de l’amatriciana. Comment vous dire ? elle en parle mieux que moi.

A l’ouverture du petit paquet, j’ai retrouvé l’odeur incroyablement riche qui s’échappait de la norcineria de la Piazza Campo dei Fiori, ses chapelets de saucisses en vitrines, ses jambons et ses morceaux de guanciale suspendus au plafond de la boutique. Un temple de la charcuterie.

Une fois coupée en morceau, je n’ai pas su résister à en piquer un lardon, comme ça, cru. Et puis un autre, et puis…stop ! il fallait en garder pour la pasta. J’hésitai un moment, carbonara ou amatriciana ? Mais j’avais des tomates, des belles, pour la sauce.

La sauce, je l’ai faite à ma façon. Certains utilisent juste les tomates, du piment et le guanciale. D’autres ajoutent des oignons, du vin blanc. C’est une recette extraordinairement simple, qui ne peut être réussie que si les ingrédients sont de première qualité. Et là, je les avais sous la main.
J’ai choisi de les faire au saindoux, et je ne l’ai pas regretté, la sauce enrobe ainsi encore mieux la pâte.

Spaghetti a l’amatriciana
(pour 4 personnes)
  • 5-6 belles tomates, bien mûres et parfumées
  • 100g de guanciale
  • 2 piments oiseau
  • ½ oignon
  • 1 petit verre de vin blanc sec
  • Sel, poivre
  • 1 cs de saindoux (ou huile d’olive)
  • 400g de spaghetti
  • Pecorino romano râpé
Peler les tomates, les épépiner, les couper en petits dés. Couper le guanciale en lardons. Emincer finement l’oignon.
Dans la poêle, faire fondre le saindoux. Faire revenir le guanciale à peine une minute, jusqu’à ce que le gras devienne transparent. Réserver.
Dans la graisse de cuisson, à feu moyen, faire revenir les oignons avec les 2 piments oiseau jusqu’à transparence. Ajouter le guanciale. Monter le feu et verser le vin blanc. Laisser évaporer une minute. Ajouter les tomates en dés. Saler peu, poivrer. Laisser cuire doucement, à couvert, jusqu’à ce que la sauce soit dense. Environ une vingtaine de minutes, le temps de faire chauffer l’eau et de cuire les spaghetti al dente. Rectifier l'assaisonnement. Mélanger, et servir de suite avec beaucoup de pecorino râpé.

mardi 5 juillet 2011

Les bouquins des copines: Tomates anciennes de Lilo


Lilo et les tomates, c’est une vieille histoire. Elle est tombée dedans quand elle était petite, elle a aimé apprendre à les cultiver avant d’aimer leur goût. Quel privilège que de découvrir le goût des tomates dans le potager familial, de cueillir les fruits gorgés de soleil, si odorants, et de croquer dedans immédiatement.

C’est elle qui m’avait fait découvrir il y a quelques années, en nous envoyant quelques graines de son jardin, les tomates poires jaunes, les prunes noires, les petites tomates cocktail jaunes et oranges, et surtout ces tomates ananas, juteuses et douces, joufflues, énormes. Cette année, plantées trop tard, nos tomates ne sont encore que des bébés. Alors impossible de résister à la tentation, aux magnifiques tomates ananas du maraicher, pour tester enfin une recette de son dernier livre, Tomates anciennes et gourmandes, qui attendait depuis deux mois que les tomates soient enfin là.


C’est le livre d’une passionnée, qui traite de tous les aspects de ce fruit merveilleux, de la culture aux desserts assez étonnants (smoothies et confitures), en passant par les conserves (coulis, ketchup, chutney) et les plats colorés mettant chacun en scène une tomate différente. Un petit livre simple, aux recettes rigoureuses (comme toujours) qui mêle, comme souvent chez Lilo, tradition bien comprise et modernité. Un livre qui donne envie, surtout, de cultiver soi-même ses tomates, pour retrouver leur goût, perdu en route dans les méandres de l’industrie agro-alimentaire.

Rentrée à la maison avec mes tomates ananas, j’ai ouvert le livre à la page tarte fine à la tomate ananas, poireau et camembert. Pas de poireau et de camembert ? Peu importe, j’avais des oignons rouges doux, du St Nectaire fermier, et de quoi préparer une pâte feuilletée. La déception, en l’occurrence, vint des tomates. Elles avaient l’aspect, la couleur, la texture des tomates ananas, mais ni le parfum ni le goût. C’étaient de fausses tomates anciennes. Dommage, cette tarte aurait pu être bien meilleure avec de vraies tomates. Raison de plus pour en planter l’an prochain.


Tarte fine à la tomate ananas, poireau et camembert
  • 1 petit poireau (ou 1 oignon rouge)
  • 1 belle tomate ananas (500g)
  • ½ camembert au lait cru (ou St Nectaire fermier)
  • 200g de pâte feuilletée artisanale (ou faite maison)
  • Farine
  • 1 noix de margarine
  • 1 petite cs de moutarde
  • Sel, poivre
  • 1 cc de thym frais

Préchauffer le four à 180ºC (190 pour moi). Couper le bout terreux et les parties abimées du poireau. Le fendre en quatre, le découper en tronçons de 1 cm. Laver abondamment et essuyer (alternativement, éplucher et émincer finement l’oignon rouge).
Laver la tomate ananas et la détailler en tranches fines. Les éponger avec du papier absorbant.
Emincer le camembert (ou le St Nectaire)
Etaler la pâte feuilletée sur le plan de travail fariné. Beurrer et fariner le moule. Abaisser la pâte dans le moule et retirer l’excédent.
Napper le fond de tarte avec la moutarde. Disposer les deux tiers du poireau (ou de l’oignon) émincé. Ajouter les tranches de tomate et de camembert (ou de St nectaire), en les alternant. Ajouter le reste du poireau émincé. Saler, poivrer et saupoudrer de thym.
Enfourner pour 35 minutes.

Imprimer la recette.


Linda Louis - Tomates anciennes et gourmandes - Editions La Plage

jeudi 18 février 2010

Poulet soleil pour jour tout gris

poulet fourre tout


Encore un jour de grisaille. Dans la campagne embrumée, les plaques de neige s'accrochent sur le sol gelé.
Pas envie de sortir, de prendre la voiture, les courses attendront. Le gros congélateur a de la ressource, on va fouiller. Zut, plus de filet mignon! Mais quelques belles cuisses de poulet fermier. Un bouquet d'herbes du jardin réchappées du gel. Des oignons, de l'ail, il y en a toujours. Quelques tomates cerises - oui je sais, c'est pas la saison, c'est mal, mais elles viennent de pas trop loin, du sud de la France, et puis des fois je craque quoi! Un peu de Muscadet, ça aussi, c'est en stock. Une cuillerée de poivre de la Jamaïque, avec une pensée pour Elvira. Tiens, si j'ajoutais du paprika.
"Tu ne mets pas de chorizo?"
"Pourquoi, il en faut?"
"Ben, c'est juste une idée."
Justement, il en reste, du chorizo extra fort en provenance du León, cadeau de pote Olivier du train.

Ca donne une cocotte ensoleillée, parfumée, simple et efficace. Même s'ils l'ont mangée sans faire de commentaires, sans voir le rayon de soleil soudain. Mais ils en ont repris.

poulet fourre tout 2

Poulet soleil

3 belles cuisses de poulet
2 oignons
2 gousses d'ail
quelques brins de thym et romarin frais
2 feuilles de laurier fraiches
1 cc de poivre de la Jamaïque
1 cc de paprika
1 belle poignée de tomates cerises
quelques tranches fines de chorizo sec, extra fort
1 cs de farine
sel, poivre, piment d'Espelette

2 verres de Muscadet

Couper chaque cuisse en deux. Dans une cocotte, les faire dorer à l'huile d'olive. Ajouter les oignons coupés en 4, les feuilles de laurier, les herbes, les tranches de chorizo coupées en lardon, et laisser revenir jusqu'à coloration des oignons. Saler, poivrer, espeletter. Ajouter les tomates cerises et l'ail. Laisser revenir encore quelques minutes. Saupoudrer de farine, bien mélanger. Laisser cuire une minute puis ajouter le vin blanc, le poivre de la Jamaïque et le paprika. Couvrir et laisser cuire une vingtaine de minutes à feu moyen, jusqu'à ce que le poulet soit tendre. Rectifier l'assaisonnement si besoin. Servir avec des penne par exemple, des bonnes, celles qui restent al dente.

Imprimer la recette