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lundi 17 mars 2014

St Patrick : un Barm Brack pour le petit déj


C’est un prétexte je dois dire. Les saints et leurs fêtes en général me sont relativement étrangers. Même si celle-ci, occasion de faire la fête et de boire quelques pintes dans les pubs irlandais du monde entier est plutôt très sympathique (voilà des saints comme on les aime).

Prétexte donc, pour réaliser cette recette irlandaise de Barm Brack, un pain-gâteau aux raisins, fruits confits et épices dont la recette me tentait depuis quelques années. C’est en principe une recette pour Halloween, on y cache des objets symboliques porteurs de présages (anneau, haricot, pièce de monnaie, morceau de tissu), mais peu importe, il est bon aussi à la St Patrick.


J’ai hésité entre la recette d’Hélène, celle de Pascale et celle d’Hélène, pour finalement choisir cette dernière. Comme j’ai utilisé une farine T45 et pas mal augmenté les proportions, le résultat doit être un peu différent du sien. Toujours est-il que j’ai obtenu un pain très moelleux, relativement aéré, que j’ai trouvé délicieux ce matin au petit déjeuner. Toasté, beurré, rustique et énergétique.

Bonne St Patrick à tous, et n’hésitez pas à aller faire le plein de recettes irlandaises chez Hélène (de Cannes) et Hélène (ma voisine).


Barm Brack
  • 1 cs de levure fraîche (environ 12g pour moi)
  • 1,5 tasse de thé noir tiède, très infusé
  • 70 g + 1 cs de sucre, pour la levure
  • 450 g de farine (600g de T45 pour moi)
  • 1 cc de sel fin
  • 50 g de beurre
  • 200 g de raisins secs
  • 75 g d'écorces d'agrumes confites
  • 2 gros oeufs
  • 1 grosse cc de quatre-épices

Placer la levure dans un bol avec le thé tiède et la cuillerée de sucre en poudre. Mélanger et laisser reposer 15 minutes dans un endroit tiède (note : j’ai eu trop de liquide pour la quantité de farine utilisée, je conseillerais donc de diluer le levure et le sucre dans un fond de thé, et de garder le reste de côté pour mieux pouvoir doser la quantité de liquide lors du pétrissage).

Placer dans un saladier (ou dans le bol d’un robot) la farine et ajoutez le sel puis le beurre en petits morceaux, émietté comme pour une pâte à tarte.

Ajouter les écorces coupées en tout-petits morceaux, les raisins secs, les épices et le reste du sucre. Bien mélanger. Ajouter ensuite le thé et la levure, puis les deux oeufs. Travailler la pâte à la main ou au robot jusqu'à obtenir une pâte lisse et souple. Ajuster la quantité de farine en fonction de la consistance obtenue, qui varie selon la qualité utilisée (note : la recette d’Hélène dit 450g, il m’a fallu ajouter 150g pour obtenir la consistance désirée, ce qui m’a amenée à augmenter la dose de levure et m’a donné un très gros pain – il vaut mieux à mon avis utiliser de la farine à pain ordinaire T55, et ajouter d’abord les œufs, puis le liquide progressivement pour arriver à une consistance correcte).

Pétrir la pâte pendant une dizaine de minutes, pour la rendre élastique et bien lisse (la mienne étant très humide, je l’ai pétrie une 20aine de minutes, comme pour une brioche). Couvrir d’un linge et laisser reposer une bonne heure dans un endroit tiède, à l'abri des courants d'air, jusqu'à ce que la pâte double de volume.
Quand elle a suffisamment levé, placer la pâte dans un gros moule à cake (le mien est télescopique et je l’ai poussé jusqu’à sa limite : 35 cm de long), ou deux plus petits. Couvrir d’un linge et laisser remonter pendant encore une bonne heure.

Préchauffer le four à 180°C et faire cuire une trentaine de minutes ou jusqu'à ce qu'un couteau plongé au centre du gâteau en ressorte juste sec.
Laisser refroidir et conserver le barm brack enveloppé dans un torchon ou dans un sac en plastique ...

mercredi 12 juin 2013

West Yorkshire, real ales and dumplings


Un vendredi soir au pub sur la colline, The Guide, le pub des bikers.

Au dehors le vent souffle, fort. Les collines roulent sous le ciel plombé, les petites maisons serrées les unes contre les autres épousant leurs courbes. Plus tard elles s’illumineront comme autant de petites bougies clignotant dans la nuit.

A l’intérieur, les sièges sont usés, la peinture s’écaille. Mais c’est ça qu’ils aiment les bikers, le coté vintage, dans son jus. Il y a du monde au bar, des cuirs et des casques un peu partout, des chiens, les gamins qui jouent au billard dans un coin, des pizzas sur le comptoir, de la musique et des rires. C’est le pub du vendredi soir, la relâche avant le weekend.



Ici la bière est culturelle. Les tournées se succèdent. De la real ale, elle n’est jamais aussi bonne que dans le Nord de l’Angleterre. Loin du cliché des bières pales et insipides, standardisées, celles-ci sont dorées, légèrement amères, plus ou moins fortes mais toutes très typées. Les gens du coin disent que c’est la pureté de l’eau du Yorkshire qui fait la qualité des bières locales. Certainement aussi le savoir-faire des micro-brasseries environnantes.

Enfin toujours est-il qu’elle se laisse boire. Et qu’on n’en peut emporter que le souvenir, elle ne voyage pas.

Mais que va-t-on faire a manger aux « frenchies », dont on connait la curiosité et l’attrait pour tout ce qui se mange ?



De retour dans la cuisine chaleureuse, avec sa grande table en bois et sa grosse cuisinière, Caroline prépare un Irish Stew, le ragoût d’agneau irlandais, et des dumplings, ces boulettes de pâte à base de farine et de suet (du gras de bœuf) qui cuisent et gonflent dans la sauce. Un peu comme le kig a farz des bretons, une façon celte de remplir l’estomac. Le temps s’y prête, il fait froid encore par ici en cette fin d’avril.

Après plusieurs heures de mijotage, on mettra les dumplings dans la cocotte et on fera dorer tout ça au four. C’est chaud, rustique, ça nourrit son homme. J’aime bien.

Une recette de Delia Smith, faite avec l’agneau local et sans l’orge perlée préconisé dans la recette. Des heures de cuisson, mais ça en vaut la peine. A refaire, pour l‘hiver prochain, mais en le faisant la veille et en dégraissant avant d’y ajouter les dumplings, ça sera encore meilleur je crois.

P.S: d'autres histoires de pubs et de dumplings chez Becky&Liz.



Irish Stew and parsley dumplings

Ingredients
1.3 kg de morceaux de filet d’agneau dans le collier et de côtelettes découvertes
2 cs de farine assaisonnée de sel et de poivre
350 g d’oignons, émincés finement
225 g de carottes, pelées et coupées en morceaux
2 poireaux moyens, nettoyés et fendus
1 grosse pomme de terre pelée et coupée en morceaux (on en a mis plus)
1 cs d’orge perlé (on n’en a pas mis)
Sel et poivre du moulin

Pour les dumplings:
175 g de farine avec levure incroporée
3 cs de persil frais ciselé
75 g de suet en morceaux (on doit pouvoir faire ça avec de la graisse d’oie ou du saindoux)
Sel et poivre du moulin

garniture
1 cs de persil frais ciselé

Bien sécher les morceaux de viande, dégraisser au maximum, couper les filets en gros morceaux. Les passer dans la farine assaisonnée. Dans une grosse cocotte, déposer une couche de viande, puis une couche d’oignons, carottes, poireau et pommes de terre. Bien assaisonner de sel et poivre (nous avons ajouté un peu de thym et romarin). Continuer en alternant viande et légumes jusqu’à épuisement des ingrédients.

Ajouter l’orge perlé puis environ 1,2 litres d’eau chaude et porter à ébullition. Ecumer, baisser le feu, couvrir hermétiquement et laisser mijoter à feu doux 2 bonnes heures.



Environ 15 minutes avant la fin de la caisson, préchauffer le four à 200°C, puis préparer les dumplings : dans un grand bol, mélanger la farine, le persil, le sel et le poivre puis ajouter la graisse en petits morceaux. Mélanger mais sans travailler la pâte. Ajouter de l’eau froide petit à petit pour obtenir une pate un peu dure mais élastique (elle ne doit pas être trop humide), qui se détache des parois du bol. Pétrir légèrement et façonner 12 boulettes.

Une fois le ragoût prêt, ôter le couvercle, déposer les dumplings à la surface puis placer la cocotte dans la partie haute du four et laisser cuire environ 30 minutes, ou jusqu’à ce que les dumplings soient dorés et croustillants.

Servir la viande avec les légumes et les dumplings, arroser de sauce et saupoudrer de persil frais.


jeudi 9 décembre 2010

Brrrrrrr.... vite, un stew!



J'aime bien ces journées hors du temps. Les routes toutes blanches et les voitures surgelées. Le bus de l'école qui ne passe pas. La lumière impitoyable sur les champs couverts de neige. Rentrer du bois pour le feu. Rester coincée près de la cheminée, ne rien faire.

Nos cousins québécois doivent bien rire. Sans parler des alpins et des pyrénéens. Peu importe, laissons les rire, profitons de ces rares journées d'école buissonnière.

C'est un temps à stew, vous ne trouvez pas?



Recette bricolée à partie du Larousse des cuisines du monde et du Meilleur et les plus simple de la pomme de terre de Robuchon.

Irish Stew

  • 1 kg de côtes d'agneau découvertes
  • 1,4 kg de pommes de terre type Charlotte
  • 1 branche de céleri
  • 500g d'oignons
  • 1 bouquet garni romarin, thym, laurier emballé dans du vert de poireau
  • sauce Worcestershire
  • sel, poivre
  • 1/2 litre de bon bouillon de volaille


Préchauffer le four à 180°C.
Etaler tous les morceaux de viande sur une planche. Saler, poivrer et réserver.
Eplucher les pommes de terre. Les émincer finement, ainsi que les oignons et la branche de céleri. Dans un saladier, mélanger les pommes de terre, le céleri et les oignons, saler et poivrer largement.
Dans une grande cocotte allant au four, étaler la moitié du mélange de légumes. Disposer dessus les côtes d'agneau et le bouquet garni. Recouvrir de l'autre moitié de légumes. Arroser de quelques traits de Worcestershire sauce. Mouiller de bouillon à mi-hauteur. Fermer la cocotte (si elle n'est pas hermétique, luter de pâte faite de farine et d'eau). Enfourner pour 2H30 et servir brûlant.

samedi 21 juin 2008

The Pogues & onion rings



Et si…si seulement il y avait un pub « round the corner ». Un pub avec un beer garden pour profiter tranquillement de l’été. De la bonne bière locale, des petits trucs a grappiller et des groupes qui passent en soirée. Des copains aussi, des rires, des gamins qui jouent.

Vous connaissez une meilleure façon de célébrer le plus long jour de l’année, ou la nuit la plus courte ? Sauter au dessus d’un feu de joie ? S’habiller en druide et aller observer les premiers rayons de l’aube a Stonehenge ? Aller fêter Midsommer en Suède, ou les Santos Populares au Portugal ? Pourquoi pas, on a le choix des fêtes païennes qui se cachent tranquillement derière la St Jean.

Une autre année peut-être. En attendant, faites le plein de musique. A votre santé. Et tiens, passe moi le plat d’onion rings.





Onion rings à la Guinness

  • 2 tasses de farine (220g)
  • 1 cc de piment de Cayenne
  • 1 cc de levure
  • 2 cc de maïzena
  • 1/2 cc de sel
  • 1/2 cc de poivre moulu
  • 35 cl de Guinness à température ambiante
  • 1 gros oignon jaune, coupé en tranches


Dans un saladier, mélanger la farine, le sel, la maïzena, la levure et le poivre. Puis ajouter la Guinness peu à peu et battre jusqu'à une consistance homogène.
Mettre les tranches d'oignons dans le sac avec la farine et le piment et les recouvrir du mélange.
Faire chauffer l'huile dans la friteuse. Plonger les tranches d'oignon une à une dans la pâte puis dans l'huile. Faire frire 2-3 minutes jusqu'à ce qu'elles soient dorées. Egoutter sur du papier absorbant et servir de suite.

dimanche 18 mars 2007

Irish cream chocolate truffles



I know I am one day late. It was yesterday that Zorra had asked us to participate in the St Patrick celebration and post a green or Irish recipe. We did celebrate! Oh I wish I had been there yesterday evening, somewhere in the middle of Ireland, in a pub, listening to some good music, drinking a pint of Guinness, or two, falling asleep to the sound of the conversation in Gaëlic. But Ireland is far away. So I cooked an Irish stew, so filling, so satisfying, played some Irish music, drank a few glasses to the health of St Patrick and the Irish people, and forgot to write about it.

Mais l'idée de publier une recette irlandaise ce jour là sur un blog écrit en allemand me plaisait, comme me plait l'idée de l'Europe qui se construit ainsi petit à petit. Je n'ai jamais visité l'Irlande, je n'ai qu'une vague idée du goût que peut avoir ce pays. Zorra avait dit, cuisinez moi quelque chose de vert, ou un plat irlandais. L'Irlande pour moi c'est un bon Irish Stew, la Guinness, l'Irish cream et la musique, surtout la musique.

So here is my participation to St Patrick day's celebration, Irish cream chocolate truffles, coated with green colored chocolate to celebrate Ireland. Not really good looking but they turned out nice, creamy, and really tasty.

Irish cream truffles


200g dark chocolate
150 ml double cream
3 tbsp Irish cream liqueur
115g icing sugar
200g good quality white chocolate
1-2 tbsp cream

Melt the dark chocolate in a double boiler. Leave to cool. Whisk together the cream and the Irish cream to a thick consistency. Pour in the chocolate and mix well, then mix in the icing sugar. Leave to cool in the fridge for at least one hour.
Melt the white chocolate in a double boiler. Add some cream if the mixture is not smooth enough. Add a few drop of green food colouring. Using a teaspoon, make small balls of the truffle mixture and dip them into the green chocolate. Place the truffles to cool on a wire rack above a tray lined with greaseproof paper, then leave overnight in the fridge before eating all of them.
Et pour mes amis non-anglophones:

200g de chocolat noir bien corsé
150 ml de crème fraiche
3 cs de liqueur Irish cream (type Bailey’s)
115g de sucre glace
200g de chocolat blanc de couverture
1-2 cs de crème fraiche

Faire fondre le chocolat noir au bain-marie. Laisser refroidir. Battre ensemble la crème fraiche et la liqueur jusqu’à obtention d’une crème épaisse. Y verser le chocolat, bien mélanger puis ajouter le sucre glace tamisé. Laisser refroidir au frigo pendant au moins 1 heure.
Faire fondre le chocolat blanc au bain-marie. Ajouter un peu de crème au besoin si le mélange n’est pas assez souple. Ajouter quelques gouttes de colorant alimentaire. Avec une cuillère faire de petites boules de truffe et les plonger dan le chocolat “vert”. Les laisser refroidir sur une grille posée sur un plateau recouvert de papier sulfurisé. Les laisser au frigo jusqu’au lendemain, si vous pouvez vous retenir.
Recette inspirée des malt whisky truffles d’Hélène, délicieuses friandise que j’avais préparées à Noël.