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vendredi 22 mai 2015

Ces petits moments – petit dej d’anniversaire

Certains matins commencent mieux que d’autres.




Réveil en douceur dans le salon roulant du 3ème wagon en haut, les effluves du café dissipant la torpeur. Valse des assiettes en carton, café, jus d’orange et plateau de viennoiseries à volonté. Il y en avait assez pour tout le wagon. Départ timide d’un «Joyeux Anniversaire Catherine », terminé bien plus gaillardement à voix fausses. Cadeaux et exclamations.


Joyeux anniversaire Catherine, qu’il y en ait beaucoup d’autres.




mercredi 6 novembre 2013

Les brioches de Catherine (du train)


Mythiques elles sont les brioches de Catherine. Une recette familiale, qu’elle fait depuis des lustres. Avec du bon beurre, et des œufs de ferme, bien jaunes. Rien que d’y penser j’ai faim.

Catherine, c’est la fille qui se lève à 5 :00 pour enfourner ses brioches qui ont levé pendant la nuit et nous les apporter toutes chaudes, toutes dorées, au train du matin. Elle en fait cinq, six, pour contenter tout le monde. Et ces matins-là, je peux vous dire que toute la fine équipe prend le train à la même heure. On serait même presque contents d’aller au boulot.

Imaginez un wagon de train un peu glauque aux petites heures du matin, des voyageurs pas bien réveillés, la lumière jaune SNCF. Mais ce jour-là, l’odeur des brioches encore chaudes et du café embaume tout le wagon. Elles sont bien beurrées, moelleuses, une croûte odorante et croustillante. Du réconfort aux formes dodues.


Catherine dit qu’elles sont faciles à faire, une recette toute simple, comme celle de sa mousse au chocolat, ou de ses brownies. Je vous donne la recette telle qu’elle me l’a donnée.

Les brioches de Catherine
Pour 2 grosses brioches

  • 500 g de farine T45 (pas de la fluide, la T45 de base)
  • 25 g de levure de boulanger (à délayer dans 2 c à soupe de lait)
  • 5 œufs entiers
  • 1 c à café de sel bien bombée (important)
  • 100 g de sucre
  • 250 g de beurre mou, coupé en cubes

Mélanger tous les ingrédients. Laisser reposer 2 h à température ambiante.
Malaxer à nouveau la pâte. Laisser reposer 2 h au moins au réfrigérateur (couvrir d’un film plastique).
Malaxer à nouveau et répartir la pâte dans les moules préalablement beurrés (Catherine utilise des moules en pyrex).
Faire cuire lorsqu’elles sont bien « montées » (en général une nuit)
Cuisson : 180° - 25/30 mn – plaque en bas

NB : la brioche se congèle très bien…

PS : désolée pour les photos téléphonées, pas top, mais dans leur jus.

jeudi 30 août 2012

LA mousse au chocolat, celle de Catherine

Pense-bête pour moi cette recette. Parce que cet été j’ai été obligée de demander la recette par SMS à une Catherine en vacances, j’avais oublié les proportions. Vous, vous n’avez pas besoin d’une recette de plus, vous savez la faire la mousse au chocolat.

Sauf que celle-ci, c’est la recette de ma copine Catherine, la normande gourmande qui nous apporte des brioches maison toutes chaudes et des brownies dans le train.

C’est LA recette de mousse la plus rapide et la plus simple qui soit ; elle fait un carton à chaque fois. Inratable, vite faite pour une invitation à l’improviste, elle prend au frais le temps de boire l’apéro.
Et préparée avec un batteur électrique…oui, vous avez bien lu, même plus besoin de mélanger délicatement la mousse à la maryse. Et pourtant, la texture est superbe, homogène. Une mousse, une vraie, bien chocolatée. Encore une fois, merci Catherine !

Vous ne me croyez pas ? Essayez…

Je vous donne la recette telle que je l’ai reçue par SMS cet été. Je n’en change pas une virgule, juste je la transfère ensuite dans une poche à douille pour remplir proprement des verrines (maintenant qu’elles sont passées de mode, c’est bon, on peut les réutiliser), mais ce n’est pas indispensable.

La mousse au chocolat de Catherine
  • 200g de chocolat noir *
  • 50g de beurre
  • 5 œufs
* ici un chocolat à pâtisser à 52% de cacao

Tu fais fondre au micro-ondes le chocolat avec le beurre.
Pendant ce temps, tu bas tes blancs en neige.
Quand le mélange beurre-chocolat est bien fondu, tu mélanges bien au batteur électrique, tu incorpores les jaunes puis les blancs en neige, toujours au batteur.
Voilà... Y a plus qu’ à...

vendredi 28 mai 2010

Les Jeudi du Train

Anniversaire Catherine



C’est comme ça qu’on a décidé de les appeler nos apéros-train. Parce que la bande de gourmands y a pris goût à ce petit rituel. Evidemment, à force de parler de bouffe pendant tout le trajet, on se donne terriblement faim. Il fallait bien passer à l’acte.

Bon, pas tous les jeudi quand même, on va finir par se faire repérer, ces temps-ci les apéros collectifs dans les lieux publics sont assez mal vus. La France entière est un apéro géant pourtant.

lonzu
Disons un jeudi par mois, histoire de ne pas se lasser. Et de ne pas trop déranger les isolés branchés sur écouteurs, les lecteurs de Marc Levy, les mini-téléspectateurs, les endormis, les I-phone-addicts, les buveurs d’eau et les membres de la Ligue Anti Charcuterie. Une seule consigne : se faire plaisir !

Et c’est ce qu’on a fait. On a bu le cadeau d’entreprise d’Olivier, dévoré le pain Kayser de Stéphanie (noisettes et curcuma, complet, tout frais), tartiné des rillettes de saumon crémeuses et du guacamole onctueux de Catherine (c’est une crème cette fille !), goûté les petites flutes feuilletées au fromage de la boulangerie Alsacienne, merci Isa, bien apprécié le figatellu, le saucisson et le lonzu parfumés de la charcuterie Corse, beaucoup aimé les madeleines poulet-coriandre-coco-combava que j’avais piquées sur le blog de Véro Cuisine Métisse, et pas touché aux fromages d’Olivier. Plus faim.

Encore une fois, merci et bon anniversaire à Catherine.
Et merci à Olivier, notre photographe de train officiel (un peu de flou, mais ça cahote pas mal un train de banlieue).

PS : la prochaine fois il nous faudrait une bouteille d’eau peut-être. Non?



guacamole Catherine



Le Guacamole de Catherine

2 avocats bien mûrs
1 citron
1/2 pot de mascarpone
sel
poivre
piment d'Espelette ou tabasco

Ecraser les avocats à la fourchette. Les arroser du jus de citron. Continuer au batteur. Ajouter le mascarpone, le sel, le poivre et le piment.

Servir avec des chips de maïs (goût chili)

Imprimer la recette.


rillettes saumon Catherine


Les rillettes de saumon de Catherine

1 petit Saint Morêt
2 tranches de saumon fumé coupées en petits morceaux
Citron
Sel
Poivre
Ciboulette (du jardin)

Variante : remplacer le saumon fumé par de la truite fumée, des sardines, du thon....

Servir avec des tranches de pain toasté...

Imprimer la recette.


madeleines coco


Les madeleines trop bonnes de ma copine Véro avec ce petit goût du zeste de combava qui fait toute la différence, et les petits oignons frits qui ajoutent une douceur presque sucrée.

Madeleines poulet-coco-coriandre-combava

Préchauffer le four à 180° (th.6)

Base de pâte à cake (base normale, mais le lait est remplacé par du lait de coco) :
250g de farine
1 sachet de levure
3 œufs
100g de comté affiné râpé
5 cl d'huile
15 cl de lait de coco
1 pincée de sel.

Mélanger tous les ingrédients (pas trop).

Ajouter à cette base :
2 escalopes de poulet cru, coupées en petits cubes
2 belles poignées de coriandre fraîche hachée
le zeste d'un demi-combava (ou une feuille de combava hachée finement)
3 cuillères à soupe d'oignons frits

Mélanger de façon homogène. Verser dans des moules individuels, madeleines, muffins ou mini-cakes, ou dans un moule à cake traditionnel.
Mettre au four, et cuire de 15 à 20 minutes pour les petits moules, et 40 minutes pour un cake traditionnel.
Sortir du four, laisser refroidir.

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lundi 8 février 2010

17 :20, Quai 21, 2ème wagon


C’est notre wagon à nous, notre village roulant, notre café du commerce itinérant. Un petit coin de confort dans la transhumance francilienne, peuplé de visages connus, de sourires, de rires souvent aussi. De copains de train. Peu importe l’étroitesse de l’espace, on se connait si bien qu’on ne se gêne plus, on fait de la place sans grogner aux gros manteaux l’hiver, aux sacs encombrants des soldes. Et puis on cause – de tout, de rien, des gamins, du boulot, de cuisine, des vacances – on bouquine, on joue. Champions de mots fléchés et de blagues absurdes, on est devenus. Certains dorment, ou essaient ; c’est loin la Normandie.

Le reste de la France nous prend pour des fous. Mais nous on est d’ici. On fait avec. On se fait notre petit coin d’humanité là-dedans.




Ca faisait un bail qu’on n’avait pas fait un pot, un vrai. Il y avait bien eu un départ en retraite, un pot de mariage, des petits déjeuners dans le train du matin, mais pas de saucissonnage/vin rouge depuis un lointain jour de grève. Alors on a remédié à ça, et plutôt bien, autour d’un beau chorizo en provenance directe d’Espagne, de saucisson Corse, de Cantal et de St Marcelin, des rillettes de saumon et des brownies de Catherine, des pains de chez Kayser et du pain aux châtaignes de chez Olivier.




Le tout en équilibre instable sur les genoux, les bouteilles coincées sur le rebord des fenêtres, « il est où le tire-bouchon ? », « Tu peux me passer le saucisson ? », "Il reste des cornichons?".

Le rocailleux Pécharmant Château de Tiregand et le Côte de Brouilly si élégamment fruité de chez Christophe Pacalet nous ont accompagnés en douceur tout au long du voyage.

Un joli moment. Quelquefois, on regretterait presque que le train n’aille pas plus loin…




On le refera. Et on demandera à Catherine de nous refaire ses brownies tout tendres et moelleux.

Les Brownies de Catherine

4 œufs
200 g de chocolat noir
200 g de beurre
175 g de sucre en poudre
125 g de poudre d’amandes ou noisettes
1/4 c à café de cannelle

Faire fondre le chocolat avec le beurre au micro-ondes.

Mélanger les œufs, le sucre, la poudre d’amandes et la cannelle. Incorporer le mélange beurre/chocolat.

Verser dans un moule beurré.

Cuire th. 5 pendant 22 mn (à adapter selon le four…)

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