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mardi 8 février 2011

Quand le jeudi du train tombe un mardi


C’est bien aussi le mardi. Tout aussi gourmand. Et bruyant ! Entre rires, chansons, plops joyeux des bouchons qui sautent, déballage hasardeux des mets, la cacophonie semble envahir tout le wagon. La mélodie est bien là pourtant, sous-jacente, il suffit d’écouter attentivement.

Autour du pain du mois au sésame grillé de la maison Kayser, apporté par Stéphanie, on avait pensé poissons, épices, vin blanc (l’Entre deux Mers préféré de ma copine Dumè était juste bien pour ça)…

Ca a donné un cake au fenouil confit et graines d’aneth tout doré et moelleux, parfaitement réussi (et poivré) par Isabelle,


Cake au fenouil et à l’aneth 
  • 3 œufs
  • 10 cl de vin blanc sec
  • 60g de gruyère râpé
  • 40g de parmesan râpé
  • 160g de farine
  • 1 sachet de levure chimique
  • 2 cs d’aneth ciselé
  • Sel, poivre
  • 2 petits bulbes de fenouil
  • 2 cs d’huile d’olive
  • 1 cs de graines de fenouil
Nettoyer et émincer finement les bulbes de fenouil. Les faire fondre à feu très doux dans une poêle avec l’huile d’olive, jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Saler, poivrer légèrement. Ajouter les graines de fenouil et réserver.

Dans un saladier, battre les œufs en omelette avec le vin blanc et l’huile. Incorporer progressivement la farine et la levure. Ajouter l’aneth, le gruyère et le parmesan râpé, quelques tours de moulin à poivre et fouetter vivement. Réfrigérer pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 180ºC. incorporer le fenouil à la pâte et bien mélanger. Verser dans un moule à cake beurré et enfourner pour 45 minutes. Couvrir avec un papier aluminium dès que la surface est suffisamment colorée.

Vérifier la cuisson en piquant la pointe d’un couteau dans le cake, elle soit ressortir sèche. Laisser tiédir un peu avant de démouler et mettre à refroidir sur une grille.

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Des rillettes de sardines, fromage frais et ciboulette, préparée à l’aube par moi-même -franchement, faut être un peu dingue pour aller patouiller dans les sardines à l’huile à 6 :00 du matin – avec des sardines au poivre vert de La Belliloise.  Très miam avec le pain au sésame.


Rillettes de sardines au poivre vert
  • 2 boites de sardines au poivre vert La Belliloise
  • 100g de fromage frais type St Moret
  • 2 cs de ciboulette ciselée
Egoutter les sardines. Oter la peau et l’arête centrale. Dans un bol, les écraser à la fourchette. Incorporer le St Moret à la fourchette, puis la ciboulette.

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Un chouette dip de tomates « saveurs du Sud », cuisiné par la fille de Bénédicte pour les copains de train de maman. Merci mademoiselle, c’était frais et estival, très bon avec le pain aux olives de Stéphanie.


Velouté de tomates saveur du sud
(recette de Mlle Léa)
  • Petites tomates
  • Basilic frais
  • Sel, poivre
  • 1 oignon
  • Mascarpone
Découper les tomates. Les poser au fond du mixer, ajouter le mascarpone, deux feuilles de basilic et mixer. Ajouter l’oignon émincé et mixer. Saler, poivrer et remixer le tout. Pour une meilleure consistance ajouter éventuellement une feuille de gélatine.

Et surprise du chef, une très belle terrine de lapin parfumée et extrêmement moelleuse, un peu périlleuse à déguster dans le train, mais vraiment, la terrine de lapin à l’heure du goûter, c’est un must. Merci chef Bénédicte.


Terrine de lapin de Bénédicte
  • 1 lapin entier
  • 2 foies de lapin
  • l’équivalent en poids du lapin désossée de gorge de porc, ou échine
  • 4 cs de cognac, ou armagnac, ou whisky
  • 2 jaunes d’œuf
  • Sel, poivre
  • 1 beau bouquet garni d’herbes fraiches
La veille :
Désosser le lapin et couper en morceaux. Les mettre à mariner au frais toute une nuit avec l’alcool, sel et poivre.

Le lendemain, passer les morceaux de viande au hachoir, en alternant lapin, porc et foie. Ajouter au mélange les jaunes d’œufs et sel et poivre en abondance. Verser le tout dans une terrine. Poser le bouquet garni sur le dessus. Fermer la terrine et enfourner deux heures à 180ºC.
Préparer une gelée et la verser sur la terrine à la sortie du four (en y laissant le bouquet garni). La terrine reste plus moelleuse ainsi. Laisser au frais au moins une journée avant de consommer.

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Le fameux magret séché de ma maman a été plutôt bien accueilli.


Les fromages d’Olivier ont fait le meilleur effet sur du pain aux noix.




Quant au Crozes-Hermitage de l’autre Olivier, les photos ne lui rendent pas justice (les trains, ca bouge, désolée), il n’a pas fait long feu. Côte du Rhône, terrine de lapin, pain aux noix : même combat.


Le voyage ce soir là fut trop court.

vendredi 28 mai 2010

Les Jeudi du Train

Anniversaire Catherine



C’est comme ça qu’on a décidé de les appeler nos apéros-train. Parce que la bande de gourmands y a pris goût à ce petit rituel. Evidemment, à force de parler de bouffe pendant tout le trajet, on se donne terriblement faim. Il fallait bien passer à l’acte.

Bon, pas tous les jeudi quand même, on va finir par se faire repérer, ces temps-ci les apéros collectifs dans les lieux publics sont assez mal vus. La France entière est un apéro géant pourtant.

lonzu
Disons un jeudi par mois, histoire de ne pas se lasser. Et de ne pas trop déranger les isolés branchés sur écouteurs, les lecteurs de Marc Levy, les mini-téléspectateurs, les endormis, les I-phone-addicts, les buveurs d’eau et les membres de la Ligue Anti Charcuterie. Une seule consigne : se faire plaisir !

Et c’est ce qu’on a fait. On a bu le cadeau d’entreprise d’Olivier, dévoré le pain Kayser de Stéphanie (noisettes et curcuma, complet, tout frais), tartiné des rillettes de saumon crémeuses et du guacamole onctueux de Catherine (c’est une crème cette fille !), goûté les petites flutes feuilletées au fromage de la boulangerie Alsacienne, merci Isa, bien apprécié le figatellu, le saucisson et le lonzu parfumés de la charcuterie Corse, beaucoup aimé les madeleines poulet-coriandre-coco-combava que j’avais piquées sur le blog de Véro Cuisine Métisse, et pas touché aux fromages d’Olivier. Plus faim.

Encore une fois, merci et bon anniversaire à Catherine.
Et merci à Olivier, notre photographe de train officiel (un peu de flou, mais ça cahote pas mal un train de banlieue).

PS : la prochaine fois il nous faudrait une bouteille d’eau peut-être. Non?



guacamole Catherine



Le Guacamole de Catherine

2 avocats bien mûrs
1 citron
1/2 pot de mascarpone
sel
poivre
piment d'Espelette ou tabasco

Ecraser les avocats à la fourchette. Les arroser du jus de citron. Continuer au batteur. Ajouter le mascarpone, le sel, le poivre et le piment.

Servir avec des chips de maïs (goût chili)

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rillettes saumon Catherine


Les rillettes de saumon de Catherine

1 petit Saint Morêt
2 tranches de saumon fumé coupées en petits morceaux
Citron
Sel
Poivre
Ciboulette (du jardin)

Variante : remplacer le saumon fumé par de la truite fumée, des sardines, du thon....

Servir avec des tranches de pain toasté...

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madeleines coco


Les madeleines trop bonnes de ma copine Véro avec ce petit goût du zeste de combava qui fait toute la différence, et les petits oignons frits qui ajoutent une douceur presque sucrée.

Madeleines poulet-coco-coriandre-combava

Préchauffer le four à 180° (th.6)

Base de pâte à cake (base normale, mais le lait est remplacé par du lait de coco) :
250g de farine
1 sachet de levure
3 œufs
100g de comté affiné râpé
5 cl d'huile
15 cl de lait de coco
1 pincée de sel.

Mélanger tous les ingrédients (pas trop).

Ajouter à cette base :
2 escalopes de poulet cru, coupées en petits cubes
2 belles poignées de coriandre fraîche hachée
le zeste d'un demi-combava (ou une feuille de combava hachée finement)
3 cuillères à soupe d'oignons frits

Mélanger de façon homogène. Verser dans des moules individuels, madeleines, muffins ou mini-cakes, ou dans un moule à cake traditionnel.
Mettre au four, et cuire de 15 à 20 minutes pour les petits moules, et 40 minutes pour un cake traditionnel.
Sortir du four, laisser refroidir.

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jeudi 1 février 2007

Rillettes Power


Basta con les gâteaux! Moi qui en faisait si peu, j'ai réalisé avec stupeur au cours des dernières semaines combien de plaques de beurre et de kilos de sucre passaient dans la réalisation de ces délices sucrés...du délire. Repassons donc aux choses sérieuses.

Cathy - et c'est entièrement de sa faute - m'a donné envie de faire des rillettes. Donc, pendant qu'elle était partie chez Mercotte étudier l'art des macarons, j'ai repris ce joli livre Une souris dans le potage... à la page 122, celle des rillettes de lapin de Madame Saveurs Sucrées Salées. On vous a déjà tout dit de ce livre, je ne rajouterai donc pas grand-chose, si ce n'est un grand merci à nos souris de nous avoir proposé des recettes fiables autant qu'originales et savoureuses.

Les rillettes de lapin proposées par Véro en l'occurrence, n'ont rien à voir avec celles que je vous livre aujourd'hui. Il manquait dans mes placards quelques uns des ingrédients de la recette, je me suis donc cantonnée à un assaisonnement plus classique, mais la base est la même. Si vous voulez sa recette, allez donc consulter le livre.



Rillettes de lapin (façon Véro, assaisonnées à ma façon)

4 morceaux de râble de lapin (environ 350g)
50 cl d'eau
130g de graisse d'oie
1 cc bombée de sel de guérande
8 grains de poivre noir
8 grains de coriandre
2 gousses d'ail dégermées
1 feuille de laurier fraiche
1 branche de thym frais
1 branche de romarin frais
1 branche de sarriette séchée*
2 cc de garam massala**

* celle-là même qui me venait du jardin de Kat, des Scribacchini
** mélange d'épice indien, utilisé dans les curry (coriandre, cumin, piment, muscade, poivre, cardamome, clous de girofle, fenouil, feuilles de laurier)

La veille, mettre les morceaux de lapin dans une cocotte avec l'eau et tous les épices et aromates. Porter à ébullition puis laisser cuire à couvert et à feu doux (en gardant un léger bouillonnement) pendant 1h30. Ajouter ensuite la graisse d'oie et continuer la cuisson, toujours à couvert, pendant 1h30 supplémentaire (ça commence à prendre une odeur fort agréable, non mais vous sentez comme ça sent bon dans la cuisine?). Sortir du feu et laisser tiédir. Détacher la viande des os et réserver. Passer au chinois le bouillon de cuisson, puis le reverser dans la cocotte. Ajouter la viande de lapin effilochée avec les doigts, porter le tout à ébullition et la maintenir pendant 15 minutes (le temps que le reste de bouillon s'évapore). Verser ensuite dans une terrine et laisser refroidir à température ambiante. Couvrir éventuellement de graisse d'oie fondue si vous voulez la conserver plusieurs jours, ou bien de film alimentaire et réserver au réfrigérateur pendant 24 heures. Servir avec un bon pain de campagne grillé.

Qu'est-ce qu'elles étaient bonnes, du confit de lapin. Merci à toi Véro et à ton papa "docteur es pâtés et rillettes"! La prochaine fois je les assaisonne à ta façon.

jeudi 18 janvier 2007

Une année à la campagne et des rillettes pour fêter ça !


Aujourd'hui vous ne retrouverez pas le style élégant que vous avez l'habitude de lire ici, en effet, Gracianne a eu l’imprudence de me confier les clés de sa cuisine tandis que moi je lui ai prêté ma Marmite.
Quand j'ai réalisé il y a peu que j'avais mon blog depuis 1 an, j'ai tout de suite pensé à fêter cet anniversaire avec ma copine Gracianne, en effet, cela fait un an que j'ai mon blog mais surtout, ça fait un an que je connais Gracianne, depuis que je suis rentrée dans sa cuisine confortable et douillette un jour de janvier, qu’elle m’a gentiment accueillie et offert un verre, et que nous avons commencé à discuter.
Puis ça a continué par cette rencontre non virtuelle autour d'un vin chilien (qui ne m'a pas donné mal à la tête) et de cette fameuse pâte de pistache. Pour continuer par d’autres virées Detouesques , Lafayettesques ou bollyfoodesques au hasard de mes déplacements à Paris.

Alors au bout d’un an, je peux faire un bilan, qu'est ce que la blogitude a changé pour moi ?
- j'ai appris plein de nouvelles techniques culinaires,
- je sais maintenant faire pas mal de desserts,
- je manipule la gélatine sans frissons,
- j'ose me lancer dans des trucs plus que délirants, (et parfois je me loupe)
- ma cuisine s'est emplie d'ustensiles dont je connaissais à peine l'existence il y a 1 an, la thermosonde , un cercle à patisserie, un siphon etc...
- des épices : nigelle, macis, de l'anis et plein d’autres merveilles,
- des herbes par exemple la sauge, une de mes découvertes de l'année, (merci Gracianne )
- des fruits et légumes étranges venus d’ailleurs, les canneberges (élues découvertes de l’année dans ma marmite) des pommes de terre violettes, du cerfeuil ténébreux ….

En résumé une année pleine de saveur et de textures grâce à toutes ces personnes qui font partager leurs connaissances et découvertes et que j’ai tant de plaisir à lire.

Mais surtout cette année j'ai rencontré (en vrai ou virtuellement d'ailleurs) des personnes adorables et, le plus important, je me suis fait des amitiés et pas seulement virtuelles ! Et je sais que cette année je vais faire d’autres rencontres, en tout cas, je l’espère .

Alors, bien sûr, des fois je me demande pourquoi je fais un blog, quand je vois tous ceux qui fleurissent sur Blog Actu, qui sont bien plus beaux, plus pros, avec des recettes plus inventives, ou un style plus élaboré, je me demande à quoi ça sert.
Le blog c’est intime mais aussi public, et parfois c’est compliqué à gérer, (il faut savoir faire la part des choses, ne pas se préoccuper des fameuses stats, ne pas se demander pourquoi on a eu peu de commentaires sur tel ou tel billet) mais pour le moment tant que je continue à rigoler dans ma cuisine, avec mes copines, why not ?

Je voulais remercier aussi mon blog pour ce superbe cadeau : 5 kilos ! Et avec la recette que je propose aujourd'hui, ça ne va pas aller en s'améliorant.

Ceci dit on est quand même sur un blog de cuisine alors nous voulions proposer une recette non politiquement correcte, non sucrée, bien grasse et moche (logiquement avec tout çà, on devrait avoir les moins bonnes stats de l'année).


Les Rillettes

Moi je suis angevine (donc née pas loin du Mans), j'ai été nourrie aux rillettes, et j'adore çà.
Ca m'amusait d'en faire moi-même pour la première fois.

Ingrédients
500 g d’échine de porc coupée en gros morceaux
400 g de poitrine de porc
4 épices
sel, poivre
3 gousses d’ail
laurier, thym
muscadet

Mettre le porc dans une cocotte (sans enlever les os), ajouter laurier, thym, 4 épices, sel, poivre, ail haché et couvrir d’un mélange de muscadet et d’eau.
Faire cuire 4 heures à feu doux sans couvrir.
Quand la viande est cuite, enlever les bouts d’os (qui normalement se détachent tous seuls).
Puis hacher grossièrement.
Tasser dans une terrine et mettre au frigo.
Servir sur un bon pain de campagne bien rustique.

Voilà Gracianne, te connaissant je pense que ça te plaira, en attendant que tu puisses y goûter, je lève mon verre pour te fêter un très joyeux bloganniversaire !

Cathy