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mardi 16 mai 2017

Colombages et tarte normande


Un petit tour dans les collines vertes de Normandie, une petite ville  à colombages avec sa grande halle au haut toit de tuiles plates. Un joli resto un peu froid, plutôt bon, menu normand, abondant. Si proche de Paris, et pourtant un autre monde déjà. Tout parait si tranquille.

Fin de repas sur une tarte normande. Parfumée au rhum. Pas mal.

La mienne était meilleure. Et parfumée au calva, comme il se doit.


Tarte normande

Pâte sucrée
  • 200g de farine pâtissière (T 45 ou T55)
  • 80g de sucre glace tamisé
  • 25g de poudre d’amandes
  • 1 pincée de sel
  • 120g de beurre très froid, coupé en morceaux
  • 1 œuf, battu en omelette
(on n’en utilise que la moitié ; on peut congeler le reste pour un usage ultérieur ou quelques petites  tartelettes à la rhubarbe par exemple)

Appareil à crème prise
  • 1 oeuf entier + 1 jaune
  • 250g de crème fleurette
  • 50g de sucre
  • 2 cs de calvados
  • Environ 4 pommes à cuire (selon grosseur)
La veille, préparer la pâte sucrée : dans un bol, mélanger la farine, le sucre glace, la poudre d’amandes et la pincée de sel. Ajouter le beurre froid en morceaux, et sabler du bout des doigts jusqu’à ce qu’il ne reste plus de gros morceaux de beurre. Ajouter l’œuf battu et ramasser la pâte avec les mains sans la pétrir, jusqu’à ce qu’elle forme une boule à peu près homogène (éviter de trop travailler la pâte, sans quoi elle se rétracterait à la cuisson). Aplatir la boule de pâte, l’envelopper de film plastique, et l’entreposer une nuit au réfrigérateur (ou au moins une heure).

Le lendemain, étaler la pâte au rouleau entre deux feuilles de papier sulfurisé légèrement farinées. Remettre la pâte étalée au réfrigérateur 20 minutes pour la raffermir un peu. Oter les feuilles de papier et foncer le, en pressant bien avec les doigts pour chasser tout l’air. Ôter l’excédent de pâte. Piquer la pâte avec une fourchette et la réserver au moins 30 minutes au réfrigérateur. 

Préparer l’appareil à crème prise : mélanger les œufs et le sucre. Mouiller avec la crème. Parfumer avec le calvados. Réserver.

Découper les pommes en gros quartiers et citronner pour éviter l'oxydation. Disposer les quartiers de pommes sur la tarte. Répartir l'appareil à crème prise sur les pommes. Saupoudrer d’un peu de sucre en poudre.

Enfourner à 170°C pendant 45 minutes. Déguster tiède.

Recette inspirée de celle de Chef Simon  (à part la pâte sucrée)


mercredi 30 septembre 2015

Gâteau épicé aux dattes et pommes


C’est bien le théâtre au village. J’ai beaucoup ri. Ça fait du bien de rire. Les acteurs sont familiers, on peut les croiser tous les jours dans la rue, et pourtant on oublie cette proximité, ils deviennent leurs personnages, le temps d’une fin d’après-midi dominicale. Les murs de la salle communale disparaissent, les décors esquissés et l’imagination laissant toute la place au talent de la troupe et de son metteur en scène. Le temps fuit. Un grand bravo à tous, c’était du joli travail !

J’avais apporté pour le buffet de « l’après » ce gâteau au parfum automnal, admiré chez Hélène et aussitôt essayé. Moelleux et épicé, légèrement exotique – anglais quoi – il a eu son petit succès d’estime lui aussi (cabotin, va !)

J’ai changé un tout petit peu les ingrédients par rapport à la recette d’Hélène, mais les quantités sont exactement les mêmes. Par manque de temps, je n’ai pas fait la sauce au caramel, et franchement il s’en passe très bien, mais Hélène propose aussi une recette de toffee sauce très tentante.

Spiced Apple cake / Gâteau épicé aux dattes et pommes
Pour un moule rectangulaire de 20 cm X 30 cm ou carré 20 cm X 20 cm Ingrédients
Environ 10 parts à 15 parts
  • 200 g de dattes dénoyautées puis hachées grossièrement 
  • 200 ml de lait
  • 200 g de beurre doux ramolli + extra pour graisser le moule
  • 50g de beurre demi-sel ramolli 
  • 280 g de farine
  • 100 g de cassonade
  • 100g de sucre complet de canne
  • 1, ½ cc de levure chimique
  • 4 œufs
  • 1 cs de poivre de la Jamaïque moulu *
  • 2 cc d’extrait de vanille maison
  • 3 pommes rouges bios
  • un filet de jus de citron
  • Sucre glace
Servir avec de la confiture de lait ou de la toffee sauce Butterscotch.

* le poivre de la Jamaïque moulu, ou Allspice, est souvent utilisé dans la pâtisserie anglaise. Les anglais lui donnent ce nom car son parfum évoque à la fois la cannelle, le clou de girofle, le poivre et la muscade. En France, on peut en trouver chez Marks & Spencer et certainement dans les épiceries fines. Sinon, le remplacer par du quatre épices.

Beurrer le moule et le tapisser d’une feuille de papier sulfurisé.
Préchauffer le four à 180 °C.
Transférer les dattes et le lait dans une casserole.
Porter à ébullition.
Enlever la casserole du feu et laisser dix minutes, le temps que les dattes absorbent un peu le lait.
Mixer le mélange puis le verser dans un grand saladier.
Ajouter le beurre, la farine, le sucre, la levure chimique, les œufs, le poivre de la Jamaïque et l’extrait de vanille. Laisser poser le temps de couper les pommes en quartiers (sans les peler), les évider et les tailler en très fines lamelles. Arroser les lamelles de jus de citron au fur et à mesure pour éviter qu’elles ne noircissent.
Fouetter les ingrédients du gâteau. Verser la préparation dans le moule et lisser le dessus.
Répartir les lamelles de pommes en les chevauchant, en longueur, sur trois rangés.
Enfourner pour 45 minutes (cuisson plus longue pour un moule carré). Au bout de 30 minutes, recouvrir le gâteau d’une feuille de papier aluminium pour éviter de brûler les lamelles de pommes. Vérifier la cuisson en insérant la lame d’un couteau au centre du gâteau. Il doit ressortir presque sec. Laisser refroidir le gâteau. 
En vous aidant de la feuille de papier sulfurisé, transférer le gâteau sur une planche à découper.
Saupoudrer de sucre glace et (éventuellement) à l’aide d’une cuillère à soupe, déposer des filets de confiture de lait ou de toffee sauce (sauce caramel) sur le dessus.

lundi 2 février 2015

Beignets de Chandeleur


A la chandeleur, s’il neige sur ton pare-brise
Tu en auras pour 40 jours de givre

Dicton populaire du Vexin, inventé ce matin en dégivrant la voiture.  Je déteste l’hiver. Point.

Enfin, à part les feux dans la cheminée, les patates au bleu, les petits plats mijotés et éventuellement les traditionnels crêpes et beignets de saison.  Il faut bien quelques consolations.

Je n’ai pas résisté à l’attrait exercé par les beignets escargots aux pommes de paprikas. Ils étaient délicieux, le petit goût acidulé de la pomme encore tiède équilibrant tout juste la richesse du beignet. La pâte est toute douce et facile à travailler. J’ai divisé la recette originale par deux, Nadia en avait fait pour un régiment. Pour les photos pas à pas, allez faire un tour sur paprikas, elle fait ça bien mieux que moi.


Beignets escargots aux pommes
  • 250g de farine blanche T45
  • 10g de levure boulangère fraîche
  • 1 oeuf
  • 10 cl de lait tiède
  • 30g de sucre
  • 50g de beurre
  • ¼ cc de sel
  • Huile pour friture

Garniture :
  • 2 pommes Chantecler (elles sont acidulées comme j’aime)
  • 1 cc de sucre vanillé
  • 2 cs de sucre en poudre

Dans le bol du robot, verser la farine et faire un puits. Y verser le lait et l’œuf. Ajouter autour, en formant un triangle, le sel, le sucre et la levure de boulanger fraîche (les trois ingrédients doivent être bien séparés, le contact avec le sel ou le sucre pouvant rendre la levure inefficace). Commencer à pétrir jusqu’à ce que la pâte soit homogène, puis ajouter le beurre mou. Pétrir environ 10 minutes jusqu’à ce que la pâte soit relativement ferme et ne colle plus aux doigts (ou moins).
Mettre la pâte dans un saladier, la couvrir d’un torchon et laisser lever une bonne heure dans un endroit tiède. 
Eplucher les pommes. Les couper en lamelles très fines.
Saupoudrer le plan de travail de farine. Étaler la pâte au rouleau afin d'obtenir un grand rectangle. 
Répartir les lamelles de pommes dessus puis saupoudrer le tout de sucre vanillé et de sucre en poudre. 
Rouler la pâte dans le sens de la largeur afin d'obtenir un long boudin, couper le rouleau en tranches égales.
Les disposer en les espaçant bien sur deux plaques recouvertes de papier sulfurisé. Couvrir d’un linge et laisser lever environ 40 minutes à 1 heure ou jusqu’à ce qu’elles aient doublé de volume.
Faire chauffer l'huile de friture dans une grande poêle. Déposer les beignets dans l'huile par petites quantités (3 ou 4 à la fois afin de mieux maitriser la cuisson), les faire frire des deux côtés. Les égoutter et les déposer sur un plateau recouvert de papier absorbant.
Saupoudrer de sucre et déguster tiède.

PS : vous pouvez éventuellement, comme je l’ai fait pour une partie des beignets, les parfumer de sucre mélangé de cannelle et de zestes d’orange, mais si vos pommes sont bonnes, c’est tout aussi délicieux juste sucré.

lundi 25 octobre 2010

S'il te plait, MM, dessine moi une Buchteln


Tu la ferais bien rebondie, moelleuse comme un coussin, avec sa neige de sucre glace sur le dessus. Tu accentuerais les ombres, le grain, comme tu sais si bien le faire, d’un trait de crayon fin. Tu dessinerais l’intérieur, la mie filante qui donne envie de mordre dedans à belles dents, et la surprise de confiture cachée au milieu. Et puis la croûte, tu la ferais dorée à souhait, achevant ainsi de convaincre le lecteur de la nécessité absolue de la goûter, cette Buchteln.

Évidemment, il manquerait l’odeur de vanille, et de viennoiserie chaude qui se répand à la sortie du four, et le plaisir de détacher chaque petit morceau encore tiède pour le déguster à son meilleur. Mais ça, tes lecteurs le découvriront par eux-mêmes.

J’en ai fait deux. La première, fourrée à la confiture de cerises noires d’Itxassou, pour le petit déjeuner du train, où elle fut fort appréciée. La seconde garnie de petits morceaux de pommes caramélisés au beurre salé et au sucre vanillé et parfumés d’un peu de cannelle. Je ne saurais dire laquelle j’ai préférée, mais la seconde (le mélange à la pomme avait un goût presque alcoolisé, étrangement) a été mangée chaude, ce qui fait toute la différence.



Buchteln à la pomme caramélisée

C’est pratiquement la même recette que celle de MM, mais adaptée à mes placards (je n’avais pas de levure fraiche) et à la machine à pain.

pâte
  • 1/8 l de lait
  • 10 g de levure déshydratée (2 sachets)
  • 280 g de farine T45
  • 30 g de sucre glace
  • 30 g de beurre ramolli + un peu de beurre fondu pour badigeonner
  • 2 g de sel
  • 2 jaunes d'œufs
  • 1 cs de sucre vanillé
  • zeste d'un citron
Garniture
  • 2 grosses pommes acidulées
  • 20g de beurre ½ sel
  • 2 cs de sucre vanillé
  • ½ cc de cannelle en poudre
Dans le bol de la machine à pain, verser tous les ingrédients, sauf le beurre, en terminant par la farine et la levure (pour éviter de mettre la levure en contact avec le sel, ce qui limiterait la levée dit-on). Commencer à pétrir. Une fois la pâte formée, ajouter au fur et à mesure les petits morceaux de beurre mous jusqu’à complète incorporation. Pétrir environ ¼ d’heure puis laisser lever dans la cuve de la MAP environ 1 :30.
Couper les pommes en petits dés. Les faire cuire à la poêle environ 5 minutes dans du beurre ½ sel, avec le sucre vanillé. Une fois cuites et un peu caramélisées, ajouter la cannelle. Laisser refroidir.
Sortir la pâte, la dégazer et former un long boudin.
Diviser le boudin en 16 morceaux.
Aplatir chaque morceau, y déposer 1 cc de pommes caramélisées et refermer en soudant bien les bords.
Déposer chaque morceau dans un moule tapissé de papier cuisson (soudure en bas) et badigeonner les Buchteln de beurre fondu.
Couvrir avec un torchon et laisser lever au moins une demi-heure (il faut que les Buchteln aient presque doublé de volume).
Préchauffer le four à 180 °C.
Badigeonner à nouveau les Buchteln de beurre fondu et enfourner environ 25 minutes. Ils doivent être légèrement dorés.
Saupoudrer de sucre glace avant de déguster tiède.

Imprimer la recette.

jeudi 14 octobre 2010

Le temps des pommes


Parce que d’autres en parlent mieux que je ne pourrais le faire :

« Pour bien apprécier l’essence sauvage et âcre de ces fruits d’octobre, il est nécessaire de respirer l’air aiguisé d’octobre ou de novembre. L’air et l’exercice dont profite le marcheur donnent un caractère différent à son palais et il désire un fruit que le sédentaire qualifierait d’agressif et de dénaturé. Ils doivent être mangés dans les champs, quand le corps est éveillé par l’exercice, quand le temps glacial vous mordille les doigts, quand le vent fait s’entrechoquer les branches nues ou bruisser les rares feuilles qui restent et quand alentour on entend le cri du geai. Ce qui est aigre à la maison, une marche tonifiante le rend sucré. Certaines de ces pommes devraient être ainsi étiquetées : « A manger au vent ».
[…]
Peintes par les frimas, certaines d’un jaune clair et éclatant, ou rouges, ou pourpres, comme si leur sphère entrainée par une rotation régulière, avait pu jouir des influences égales du soleil sur toute sa surface. Certaines se parent de la plus imperceptible touche de rose qu’on puisse imaginer, d’autres sont maculées de profondes trainées rouges comme la robe d’une vache, ou de centaines de vaisseaux sanguins réguliers rayonnant de la fossette de la tige à l’extrémité de la relique florale, comme des lignes méridiennes, sur un fond à la teinte de paille. D’autres arborent de fines touches de rouille verdâtre, ici et là, comme un subtil lichen, avec des marques cramoisies et des yeux plus ou moins convergents embrasés par l’humidité ; d’autre encore sont parsemées de nœuds, de taches de rousseurs et de pincées de poivre côté tige, avec de petites pointes pourpres sur fond blanc, échappées comme par accident du pinceau de Celui qui colore les feuilles d’automne. Il en est également qui sont parfois rouges à l’intérieur, comme imprégnées d’un beau feu, nourriture féerique, trop belles pour être mangées, pommes des Hespérides, pommes du soleil couchant ! Mais, comme les coquillages et les galets du rivage, elles doivent être vues scintillantes au milieu des feuilles flétries au fond d’un bois reculé, dans l’air d’automne, ou bien dormantes dans l’herbe humide, et non pas fanées, affadies à la maison. »
(un homme qui aimait les pommes – merci Patoumi)



Les pommes du jardin de mes parents ne sont pas complètement sauvages, mais pas entièrement domestiquées non plus, fermes, un peu âcres, une pointe d’amertume, et certainement cueillies dans le vent. Elles font merveille dans les gâteaux d’automne, comme celui-ci, un classique familial de ma maman dont la recette vient de la tante Renée. Simple, si simple, mais moelleux, caramélisé juste un soupçon, pratiquement que du fruit. J’ai tout juste rajouté une pointe de cannelle et de vanille à la recette originale, mais ce n’est pas indispensable, et remplacé le beurre doux par du ½ sel (et là c’est indispensable).


Gâteau aux pommes

Mélanger dans un saladier :
  • 7 cs de farine
  • 6 cs de sucre
  • 1 paquet de levure chimique
Mélanger dans un bol (par exemple un margrethe rouge cerise, merci Mingou):
  • 2 œufs entiers
  • 4 cs de lait
  • 3 cs d’huile
  • ¼ cc de cannelle moulue
  • ¼ cc de vanille liquide
Faire un puits dans la farine et y verser petit à petit le mélange du bol en fouettant pour obtenir une pâte semi-liquide. Peler les pommes, les couper en tranches fines et les incorporer petit à petit dans la pâte, jusqu’à saturation (environ 4 belles pommes).
Verser le mélange dans un moule beurré, et enfourner dans le four préchauffé à 210°C (thermostat 7).
Lorsque le gâteau est doré, après environ 20 minutes de cuisson, ajouter sur le dessus un mélange composé de :
  • 70g de beurre ½ sel fondu
  • 1 œuf
  • 4 cs de sucre
Remettre au four environ 15 à 20 minutes jusqu’à ce que le dessus soit bien doré et les bords légèrement caramélisés.

Imprimer la recette.

lundi 17 novembre 2008

English apple cake


Oublions un moment le monde qui crie dehors. Vous prendrez bien une tasse de thé ? Du Wu Long, subtil, à la douce amertume. Ou bien plus corsé, un thé fumé du Yunnan ?

Et une part de cake anglais aux pommes, non ? Il est encore tiède, tout moelleux, parfumé de cannelle, avec la pointe d’acidité qui va si bien aux gâteaux anglais.

Politiquement correct, ce cake, en plus. Les œufs sont bio, depuis quelques temps, on ne prend plus que ça. Et les petites pommes acidulées du jardin de mes parents sont tout ce qu’il y a de plus bio – hors l’influence des pesticides épandus sur les champs alentour – il y a même des vers dedans. Mais qu’est-ce qu’elles sont bonnes !
Une autre part ?

English apple cake

130g de beurre
130g de sucre blond de canne
3 jolies pommes (ou 6 petites, comme ici)
Le jus d’un demi-citron
½ cc de cannelle moulue
2 cs de sucre rapadura
2 gros œufs
130g de farine
1 cc de levure
3 cs de chapelure fraiche

(pour un petit moule à manqué – env. 24 cm)

Beurrer un moule à manqué, le chemiser d’une feuille de papier cuisson.
Eplucher et couper les pommes en petits quartiers. Les mélanger dans un bol avec le jus de citron et le sucre rapadura.
Préchauffer le four à 180°C.
Dans le bol d’un robot, mixer ensemble le beurre et le sucre de canne jusqu'à une consistance crémeuse. Casser les œufs, les battre à la fourchette et les ajouter petit à petit au mélange beurre-sucre. Tamiser ensemble la farine et la levure et les incorporer au mélange précédent.
Verser dans le moule. Egaliser la surface puis ajouter les pommes au dessus. Parsemer de chapelure et de quelques pincées de sucre rapadura.
Enfourner pour 55 minutes à une heure, jusqu’à ce que le gâteau soit bien doré. Attendre 10 minutes avant de démouler. Déguster tiède.

Notes :
Encore une recette que j’aime de Nigel Slater. Décidément, ce bouquin !

Le sucre rapadura est un sucre de canne complet, très foncé, assez humide. Il a un goût particulier, assez fort, un peu réglissé. Parfait sur ces pommes acidulées.
Ce gâteau se conserve très bien deux jours, bien emballé.


lundi 13 octobre 2008

10 ans!

Cette fois ci, ils n'étaient que quatorze, on est restés raisonnables. Des mignons et des coquins, des sages, un ou deux dangereux, une qui pleurait.

Ils ont joué au ballon prisonnier, à chat, à cache-cache, au tennis, grimpé dans les arbres, piétiné la pelouse, mangé une quantité impressionnante de bonbons plein de colorants, mis des miettes, des confettis et des papiers partout, hurlé, ri, fait les fous. Il faisait beau.

Ils étaient contents. Nous aussi. Fourbus mais contents.

Bon anniversaire mon grand!


Les muffins très chocolatés, moelleux, aériens, délicieux, venaient de chez Sandra. Eh oui, j'ai d'excellents fournisseurs. Il n'en est pas resté une miette, j'ai juste réussi à en goûter un petit morceau.



Le moelleux aux pommes caramélisées, fondant, avec le petit goût d'amandes et de rhum qui fait toute la différence, venait de chez Lena, qui écrit si bien les recettes. Un must ce gâteau, croyez moi! D'ailleurs, il n'en reste plus non plus, je viens de le finir.

Quant aux recettes, allez les chercher chez mes inspiratrices. Là j'ai la flemme, et puis, il faut que je range.

P.S: J'en profite, puisque c'est le jour, pour souhaiter un joyeux blogversaire à mon amie Marion. Il en faut peu, finalement, pour être heureux.

mercredi 30 janvier 2008

Cranberry addicted

Cranberry-Ribbon Apple Pie, je n’ai pas traduit son nom, je le trouve joli en V.O., imaginez un gâteau avec un beau ruban couleur canneberge.
Ces dernières années je suis devenue accro aux canneberges, complètement sous le charme de leur saveur acidulée et de la couleur joyeuse qu’elles prennent en cuisant.

C’est sur Epicurious, l’équivalent US de notre Marmiton (mais en plus gros, à l’américaine quoi), que j’ai trouvé ma recette. J’avais dans la tête le gâteau de Grand-Mère Donald. C’est un commentaire d’Annie qui me l’avait remis en mémoire ce pie parfait, rebondi, celui que les Castors Juniors emmènent en pique-nique, qu’il coupent en belles tranches bien nettes.
Ne cherchez pas plus loin, c’est celui-là. A part la forme – je n’ai pas encore de moule à pie dans ma collec…La croûte est délicieuse, il est moelleux à souhait, acidulé comme j’aime, et il sent la pomme et la cannelle comme la maison des Ingalls le jour de Thanksgiving.


J’ai adapté la recette à nos mesures et à la taille de mon moule à manqué (20 cm). J’utilise régulièrement les cups et les spoons américaines dans ma cuisine, je les trouve très pratiques, mais c’est la première fois que je rencontrais le “stick” de beurre, qui vaut ½ tasse, c’est à dire 110g…

Cranberry ribbon apple pieTourte aux pommes sur ruban de canneberges
(pour 8 personnes – au moins)

Pâte

2 ½ tasses de farine (375g)
1cs de sucre
1 cc de sel
1 tasse (2 sticks) de beurre doux froid coupé en morceaux (220g)
6 cs (ou plus) d’eau glacée (90 ml)

Mélanger la farine, le sucre et le sel dans le bol d’un robot. Ajouter le beurre et faire tourner, par à-coups, pour sabler complètement le mélange. Ajouter 6 cs d’eau et laisser tourner jusqu’à ce qu’une boule se forme, en rajoutant de l’eau par ½ cuillerée si la pâte est trop sèche (je n’ai pas vraiment compté, mais il m’a fallu presque le double d’eau).Ramasser la pâte, la diviser en deux boules, l’aplatir en forme de disques. Envelopper dans du film plastique et laisser reposer une heure au réfrigérateur. La pâte peut se conserver deux jours au frais. La faire ramollir quelques instants à temperature ambiante avant de l’abaisser.


Garnissage
1 ½ tasse de sucre (340g)
½ tasse de jus de canneberge, ou jus d’orange frais (120 ml)
2 tasses de canneberges (environ 200g)
1,2 kg de pommes Granny Smith et Golden mélangées (j’ai utilisé des Canada du jardin)
2 cs de farine
1 cc de jus de citron fraichement pressé
½ cc de cannelle moulue, plus 1 pincée
30g de beurre doux coupé en petits morceaux

Mélanger ¾ de tasse de sucre (170g) et le jus de fruit dans une casserole sur feu moyen. Ajouter les canneberges. Amener à ebullition. Réduire le feu et laisser bouillonner jusqu’à ce que le liquide soit presque complètement absorbé, en remuant souvent, pendant environ 25 minutes. Laisser refroidir.

Peler et couper les pommes en fines tranches. Les mélanger dans un saladier avec le jus de citron, la farine, la cannelle et ¾ de tasse de sucre (170g).

Préchauffer le four à 400º F / 200º C.

Tapisser un moule à manqué de papier sulfurisé. Abaisser un des disques de pâte sur un plan de travail légèrement fariné et le déposer dans le moule en laissant dépasser environ 2 cm. Couvrir le fond de compote de canneberges. Puis ajouter les pommes en tassant bien. Terminer par quelques petits morceaux de beurre.
Abaisser le second disque de pâte. Le déposer sur le dessus. Rouler les bords en les pinçant bien. Faire un petit trou au sommet de la tourte pour que la vapeur puisse s’échapper. Dorer avec 1 cs de lait (ou bien à l’oeuf battu comme moi). Mélanger dans un petit bol 1 cs de sucre et 1 pincée de cannelle, en parsemer le dessus.

Enfourner pour 15 minutes a 200, puis baisser le four à 190º C et laisser cuire environ 50 minutes.

Démouler sur une grille. Laisser refroidir à temperature ambiante pendant au moins 2 heures. Déguster tiède ou à temperature ambiante, avec éventuellement une boule de glace à la vanille.

Notes:
- J’ai dû le laisser cuire beaucoup plus que le temps préconisé. Au bout de 50 minutes, les bords n’étaient pas cuits, la pâte avait percé et le gâteau avait rendu beaucoup trop de liquide (ça dépend certainement de la qualité de pommes utilisées, et de la forme du moule). J’ai donc vidé une partie du liquide et ré-enfourné, le dessus couvert pour qu’il ne brûle pas. Je l’ai laissé près de 30 minutes suplémentaires.
- Ce gâteau se conserve très bien plusieurs jours.
- Les jeunes enfants ne l’aiment pas beaucoup, trop acide pour eux.

lundi 8 octobre 2007

Hermines de pommes au Lambig pour la Table Monde


Une recette Bretonne pour la Table Monde? Qu'à cela ne tienne, facile! J'allais faire du Curé Nantais au Muscadet pané, accompagné de mâche Nantaise. Facile... allez donc trouver du Curé Nantais à Paris. Impossible. J'ai donc fait avec du St Nectaire. Mais je ne voudrais pas vous le faire passer pour du Curé Nantais, ce serait contraire à la ligne éditoriale (que voilà un bien grand mot) de ce blog.

Voilà ce que ça aurait pu donner:

Celà dit, c'est délicieux. Je le recommande à ceux qui trouvent facilement du Curé Nantais, entre autres Cathy et mes chers amis de Nantes, qui m'ont fait découvrir ce fromage. Excellent, surtout accompagné d'une salade de mâche (Nantaise) bien relevée de vinaigrette à l'huile de noisette et cerneaux de noix.

Comment ça, Nantes ce n'est pas en Bretagne?

Alors, faute de fromage, j'ai fait encore une fois un dessert. Avec un moule en forme d'hermine trouvé au supermarché de Belle-Ile, et de la recette, un peu améliorée, trouvée sur l'emballage d'icelui. Tu démarres une collection de moules? demande l'homme. Euh... J'aurais pu prendre ceux en forme de fleur de lys, mais je n'ai pas osé.


Hermines de pommes au Lambig

ingrédients (pour 8 moules)

75g de farine
1cc de levure
75g de sucre en poudre
75g de beurre demi-sel
2 oeufs
5 cl de lait
1 cc de Lambig (j'ai utilisé du Calvados, faute de Lambig, décidément)
1 pomme acide, pelée, rapée

Préchauffer le four à 180°C.
Dans un saladier, mélanger la farine, la levure, le sucre, le beurre demi-sel ramolli, les jaunes d'oeuf, le lait, le lambig et la pomme rapée.
Monter les blancs en neige avec une pincée de sel, et les incorporer délicatement au premier mélange.
Mettre le moule sur la plaque de cuisosn, remplir chaque moule au tiers de sa contenance.
Enfourner pour 30 à 35 minutes.
Démouler. Servir tiède accompagné de coulis de fruits rouges.

lundi 22 janvier 2007

Cranberries, canneberges ou atocas?


Qu’elles sont jolies ces petites baies rouges et brillantes qui nous viennent d’Amérique du Nord. Nos cousins du Québec les appellent canneberges. Ici nous avons adopté leur nom anglais. C’est dommage, c’était joli canneberge.
Je les connaissais un peu, sous forme de sauce aigre-douce en accompagnement de la dinde rôtie de Thanksgiving, ou bien de jus de fruit. J’en ai trouvé des fraiches pour la première fois l’hiver dernier, et c’est tout autre chose. Je suis tombée en amour, comme ils disent au Québec, avec ces petites baies.
Dures et inmangeables crues, elles donnent une fois cuite un goût acidulé incomparable aux desserts.
Je ne suis pas la seule à être sous le charme. Delphine en a fait des muffins, et des muffins. Sandra un délicieux crumble et des fondants choco-acidulés. Cathy, encore des muffins. Il y a sans doute plein d’autres recettes que je n’ai pas vues.

Je les ai essayées l’an dernier dans des muffins (et oui!), et dans ce gâteau renversé de Nami Nami, particulièrement délicieux. Quand Delphine m’a fait remarquer que Pille avait remis ça avec une tarte pomme-cranberries au caramel, j’ai voulu la goûter…

Des petites pommes douces, des cranberrries acides, du sucre roux et du beurre qui enveloppent progressivement les fruits d’un caramel onctueux. Une réussite au parfum particulier du Nord de l’Europe. Je la recommande à tous les amateurs de ces saveurs acidulées.

Comme la recette est en anglais, je vous la traduis ici. Mais ne manquez pas de rendre visite à Pille l’Estonienne et à son blog tout en douceurs.


Pâte
300g de farine
100g de beurre froid
1 cs de sucre
4/5 cs d’eau (Pille en avait mis 2, nous n’avons pas les mêmes cuillères)

Garniture
3-4 belles pommes, coupées en tranches
2 poignées de cranberries
100g de sucre brun*
1 cs de fécule de pomme de terre
50g de beurre

*J’utilise un sucre brun complet du Pérou de la marque Ethiquable, il est excellent dans la pâtisserie.

Sabler les ingrédients de la pâte, ajouter l’eau et rassembler rapidement en boule. Etaler dans un moule à tarte et réserver au frais en attendant de préparer la garniture.

Couper les pommes en tranches. Mélanger le sucre et la fécule de pomme de terre.
Répartir les pommes sur la pâte, puis les cranberries. Saupoudrer du mélange de sucre, puis ajouter le beurre coupé en fines tranches.
Enfourner pour 25-30 minutes dans un four préchauffé à 200C.
Déguster tiède, le caramel est fondant, c’est délicieux.

jeudi 16 novembre 2006

La Rolls

Vous vous souvenez, je vous avais demandé conseil, il y a quelques mois, pour changer ma vieille cuisinière? Gaz, électricité, mixte, marque, etc., je ne savais que choisir.
La notre avait fait son temps, c'était une doyenne. On l'avait eue en même temps que la maison, mais elle était là depuis longtemps déjà. Elle avait survécu à trois mois d'inondation, mais elle était rouillée, fuyait le gaz, bref elle n'en pouvait plus.
Alors on lui a fait une dernière toilette, on ne pouvait quand même pas la laisser partir comme ça. Et puis on s'est acheté une Rolls, De Dietrich mixte, noire, chaleur tournante, cuisson traditionnelle, cuisson combinée, porte froide, pyrolyse et tout le toutim. Et puis quand même le gaz, indispensable pour la cuisson au wok.
Figurez vous que c'est la première fois qu'on s'achète une cuisinière. On méritait un truc bien non? Je sens qu'elle va faire des merveilles notre Rolls.
Bon, au premier essai, elle a fait pêter les plombs. C'est pas grave, on a des bougies, on est habitués à la campagne. Faudra juste changer le compteur.


En attendant, j'ai éteint le maximum de lampes, l'ordinateur et la télé. Et j'ai fait des petites tartelettes vite fait, pour l'essayer. Pâte feuilletée, petites pommes qui ne paient pas de mine mais délicieuses du jardin des voisins, un bon peu de cannelle, un soupçon de vergeoise, une lichette de beurre salé par dessus. 25 minutes à 200° (cuisson éco) plus tard, elles sont toutes belles, croustillantes et moelleuses, acidulées et parfumées. Un vrai plaisir simple. Je sens que je vais me mettre à la pâtisserie moi!