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lundi 2 février 2015

Beignets de Chandeleur


A la chandeleur, s’il neige sur ton pare-brise
Tu en auras pour 40 jours de givre

Dicton populaire du Vexin, inventé ce matin en dégivrant la voiture.  Je déteste l’hiver. Point.

Enfin, à part les feux dans la cheminée, les patates au bleu, les petits plats mijotés et éventuellement les traditionnels crêpes et beignets de saison.  Il faut bien quelques consolations.

Je n’ai pas résisté à l’attrait exercé par les beignets escargots aux pommes de paprikas. Ils étaient délicieux, le petit goût acidulé de la pomme encore tiède équilibrant tout juste la richesse du beignet. La pâte est toute douce et facile à travailler. J’ai divisé la recette originale par deux, Nadia en avait fait pour un régiment. Pour les photos pas à pas, allez faire un tour sur paprikas, elle fait ça bien mieux que moi.


Beignets escargots aux pommes
  • 250g de farine blanche T45
  • 10g de levure boulangère fraîche
  • 1 oeuf
  • 10 cl de lait tiède
  • 30g de sucre
  • 50g de beurre
  • ¼ cc de sel
  • Huile pour friture

Garniture :
  • 2 pommes Chantecler (elles sont acidulées comme j’aime)
  • 1 cc de sucre vanillé
  • 2 cs de sucre en poudre

Dans le bol du robot, verser la farine et faire un puits. Y verser le lait et l’œuf. Ajouter autour, en formant un triangle, le sel, le sucre et la levure de boulanger fraîche (les trois ingrédients doivent être bien séparés, le contact avec le sel ou le sucre pouvant rendre la levure inefficace). Commencer à pétrir jusqu’à ce que la pâte soit homogène, puis ajouter le beurre mou. Pétrir environ 10 minutes jusqu’à ce que la pâte soit relativement ferme et ne colle plus aux doigts (ou moins).
Mettre la pâte dans un saladier, la couvrir d’un torchon et laisser lever une bonne heure dans un endroit tiède. 
Eplucher les pommes. Les couper en lamelles très fines.
Saupoudrer le plan de travail de farine. Étaler la pâte au rouleau afin d'obtenir un grand rectangle. 
Répartir les lamelles de pommes dessus puis saupoudrer le tout de sucre vanillé et de sucre en poudre. 
Rouler la pâte dans le sens de la largeur afin d'obtenir un long boudin, couper le rouleau en tranches égales.
Les disposer en les espaçant bien sur deux plaques recouvertes de papier sulfurisé. Couvrir d’un linge et laisser lever environ 40 minutes à 1 heure ou jusqu’à ce qu’elles aient doublé de volume.
Faire chauffer l'huile de friture dans une grande poêle. Déposer les beignets dans l'huile par petites quantités (3 ou 4 à la fois afin de mieux maitriser la cuisson), les faire frire des deux côtés. Les égoutter et les déposer sur un plateau recouvert de papier absorbant.
Saupoudrer de sucre et déguster tiède.

PS : vous pouvez éventuellement, comme je l’ai fait pour une partie des beignets, les parfumer de sucre mélangé de cannelle et de zestes d’orange, mais si vos pommes sont bonnes, c’est tout aussi délicieux juste sucré.

mardi 21 février 2012

Paczki


Leur seul nom m’enchante : paczki, prononcez pontchki, il évoque tout de suite quelque chose de rond, rebondissant, pêchu. Et c’est tout à fait ça, de vrais petits coussins sous leur croûte dorée.

Je me souvenais de ceux de Veranjka, la grand-tante polonaise, des gros beignets tout ronds, presque noirs, surement un peu trop grillés, mais bons quand même, nature, sans chocolat ni confiture à l’intérieur. C’était il y a si longtemps, maintenant.

J’ai été étonnée par l’élasticité de cette pâte, la légèreté des beignets, dévorés au fur et à mesure que je les cuisais. C’est trop bon, disaient ils la bouche pleine et les doigts poisseux de sucre et de Nutella.

Oui, je sais, c’est gras, c’est mal, et la friture vous fait horreur. Même pas peur ! Et puis ce n’est pas moi qui les mange, ou juste quelques-uns. Après tout c’est Mardi Gras non ?




Cette recette vient de Marmiton et je la trouve vraiment parfaite, et si simple à faire. La seule difficulté réside dans la cuisson. Il faut les faire frire dans une huile pas trop chaude, de façon à ce qu’ils cuisent à l’intérieur sans colorer trop vite. Ils sont encore moelleux le lendemain, mais plus aussi bons. Un beignet, ça se mange chaud.

Paczki
  • 500g de farine fluide
  • 3 œufs battus
  • 50g de sucre en poudre
  • 1 pincée de sel
  • 1/8 de litre de lait
  • 50g de levure fraîche
  • 100g de beurre fondu
  • huile de friture
Délayer la levure fraîche dans un peu de lait tiédi prélevé sur le 1/8 de litre.
Dans le bol du robot ou à la main, mélanger beurre, sucre, œufs battus, sel, lait et levure. Ajouter petit à petit la farine jusqu’à obtenir une pâte homogène mais encore collante.
Laisser reposer 3 heures dans un grand saladier (elle gonfle beaucoup), dans un endroit tiède, couvert d'un torchon propre.
Au bout de ce temps, étirer la pâte sur un plan de travail légèrement fariné. A l’aide d’un emporte pièce ou d’un verre découper des disques de pâte.
(on peut éventuellement à ce stade les fourrer de confiture ou d’un carré de chocolat).
Couvrir et laisser lever pendant 1/2 heure environ.
Faire cuire à l’huile frémissante et non brûlante afin de ne pas trop brunir les beignets et de les cuire à cœur. Les sortir au fur et à mesure à l'écumoire et les faire rouler dans une assiette contenant du sucre en poudre.


mercredi 2 février 2011

Une chandelle pour Ema



Si la chandelle est belle et claire, nous avons l'hiver derrière.

Pas de perce-neige dans le jardin encore, mais un beau ciel clair. Le printemps sera doux.

Une nouvelle petite fleur est née dans la famille en ce matin de Chandeleur. Bienvenue Ema, quelle chance tu as d’être née un jour de crêpes et de beignets.




Bugnes
  • 250g de farine
  • 7 c1 d'eau environ
  • 1/4 de paquet de levure chimique
  • 2 jaunes d'oeuf
  • 40g de beurre fondu
  • 75g de sucre en poudre
  • 3 cs de rhum*

* j’ai utilisé le rhum parfumé de vanille qui deviendra d’ici quelques semaines un extrait de vanille – au bout de deux semaines, il est déjà puissamment aromatisé.

Tamiser la farine avec la levure et faire un puits au centre. Y déposez le sucre, les jaunes d'œufs, le beurre fondu, 1 pincée de sel et le rhum.
Mélanger à la spatule en versant peu à peu l'eau (la quantité d’eau est approximative, tout dépend de la taille des jaunes d’œufs – il ne faut pas détremper la pate). Pétrir ensuite à la main pour obtenir une pâte ferme et homogène. Former une boule et laisser reposer à température ambiante pendant une heure.
Sur un plan de travail fariné, étaler la pâte le plus finement possible, puis découper des rectangles à l'aide d'une roulette à pâtisserie.
Faire frire, égoutter sur du papier absorbant et saupoudrer de sucre glace.
Plus la pâte est étalée finement, plus la bugne est croquante - et inversement si vous les aimez moelleuses...


Petit bonus Bigouden de circonstance:


jeudi 9 février 2006

Il n’y avait pas que des Bretzels


Ce weekend, c’était assez sportif: gros repas de famille le samedi (heureusement pas chez moi cette fois-ci), poney games pour les enfants le dimanche, plus toutes les autres choses qui ne peuvent êtres faites que le weekend. En plus il y avait le projet Bretzel – je n’avais pas vraiment le temps mais puisque j’avais dis à Sandra que j’allais participer…Et puis je ne sais pas pourquoi, peut-être à force de lire des blogs culinaires, peut-être parce que c’est février, l’envie m’a prise de faire des bugnes. J’en fais toujours au mois de février, mais en général je ne fais pas des bretzels en même temps.

Donc me voilà en train de préparer les deux pâtes en même temps, tout en discutant de l’état du monde avec mon amie-voisine-testeuse-végétarienne. Puis je m’en vais voir les performances des enfants au poney, laissant les pâtes se reposer tranquillement.

Je rentre du poney et je m’aperçois avec horreur, que toute à ma discussion sur l’état du monde, j’avais oublié d’ajouter le beurre fondu dans la pâte a bugne. Donc je rajoute, je repétris, en me disant, on verra bien…

Sur ce, mon amie-voisine-testeuse-végétarienne revient voir où j’en étais – forcément, pour une fois qu’elle pouvait manger de mes réalisations, en plus elle est savoyarde, donc les bugnes…Et là, je me mets à faire pocher mes bretzels, tout en étalant la pâte a bugnes et en discutant de l’état du monde. Heureusement, mon amie m’a aidé à roulotter la pâte a bugne pendant que je pochais les bretzels, sinon je ne m’en serais jamais sortie.

Au final, les bugnes étaient bonnes, bien qu’un peu plus caoutchouteuses que d’habitude, sûrement à cause du deuxième pétrissage. Mais c’est une recette qui marche bien pour moi d’habitude, donc la voici:
  • 250g de farine
  • 1 dl d'eau
  • 1/4 de paquet de levure chimique
  • 2 jaunes d'oeuf
  • 40g de beurre
  • 75g de sucre en poudre
  • 5 cl de rhum
Tamisez la farine avec la levure et faites un puits au centre. Déposez-y le sucre, les jaunes d'oeufs, le beurre fondu, 1 pincée de sel et le rhum.

Mélangez à la spatule en versant peu à peu 1 dl d'eau. Pétrissez à la main pour obtenir une pâte ferme et homogène. Formez une boule et laissez reposer à température ambiante pendant une heure.

Sur un plan de travail fariné, étalez la pâte le plus finement possible, puis découpez des rectangles à l'aide d'une roulette à patisserie.

Faire frire, égouttez sur du papier absorbant et saupoudrer de sucre glace.

Plus la pâte est étalée finement, plus la bugne est croquante - et inversement si vous les aimez moelleuses...

Voilà, il était déjà 19h30 dimanche soir, les enfants avaient reçu chacun une médaille pour le poney, j’avais des bretzels et des bugnes, mais qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire à dîner?