
Troisième jour de décembre. Il pleut. Sur les routes de campagne, des gerbes d’eau splashent sous les roues des voitures.
Sur France inter, j’entends que l’aéroport de Bangkok est toujours bloqué ; quelque part, j’aimerais bien être bloquée à Bangkok.
Ma voisine de train est absorbée dans son roman, insensible aux cahots, aux conversations.
Je lis :
Je suis pauvre, il ne me reste que mes rêves.
Je les déroule sous tes pas.
Marche doucement, car tu marches sur mes rêves.
Yeats (*)
Je repars dans mes rêves.
Une des meilleures nouvelles de la saison, me disait l’autre jour une amie, c’est qu’en hiver l’heure de l’apéro tombe plus tôt.

Sablés apéro au pesto de pistache
Improvisés avec le reste du pesto de pistache façon Betterave Urbaine.
100g de farine T55
50g de beurre ½ sel froid
80g de pesto de pistache
Dans un saladier, sabler entre les doigts la farine, le beurre coupé en petits morceaux et le pesto. Ramasser en une boule homogène.
Couper la pâte en deux. Sur un plan de travail légèrement fariné, faire rouler chaque morceau avec la paume des mains, jusqu'à obtenir deux boudins. Les envelopper dans un film plastique et réserver au réfrigérateur au moins une heure (ou ½ heure au congélateur).
Préchauffez le four à 180°C (th 6). Coupez le boudin en tranches d’à peu près 1 cm d’épaisseur. Disposez les tranches sur une plaque de cuisson antiadhésive en les espaçant, car les biscuits vont un peu s’étaler.
Faites cuire de 10 à 15 minutes jusqu’à ce que les bords commencent à dorer.
Laisser refroidir sur une grille (attention ils sont très friables quand ils sortent du four).
(*) He Wishes for the Cloths of Heaven
Had I the heaven's embroidered cloths,
Enwrought with golden and silver light,
The blue and the dim and the dark cloths
Of night and light and the half-light,
I would spread the cloths under your feet:
But I, being poor, have only my dreams;
I have spread my dreams under your feet;
Tread softly because you tread on my dreams.
William Butler Yeats





