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jeudi 26 avril 2012

Guess where...



Into a gradual calm the breezes sink,
A blue rim borders all the lake's still brink;
There doth the twinkling aspen's foliage sleep,
And insects clothe, like dust, the glassy deep:
And now, on every side, the surface breaks
Into blue spots, and slowly lengthening streaks;
Here, plots of sparkling water tremble bright
With thousand thousand twinkling points of light;
There, waves that, hardly weltering, die away,
Tip their smooth ridges with a softer ray;
And now the whole wide lake in deep repose
Is hushed, and like a burnished mirror glows,
Save where, along the shady western marge,
Coasts, with industrious oar, the charcoal barge.


From An Evening Walk
William Wordsworth (1770-1850)

Et non ce n’était pas l’Ecosse, mais ce n’est pas bien loin. C’est Rosa qui avait la bonne réponse dès le départ (mais elle avait un indice, et puis elle est à moitié anglaise) puisqu’il s’agit de Derwent Water, l’un des 14 lacs du magnifique Parc national du Lake District, région de Cumbria, Grande Bretagne.

mercredi 4 mai 2011

La mattina, presto


Nulla può durare in eterno: quando il sole ha diffuso il suo splendore, tramonta nell'oceano, decresce la luna, che poco fa era piena, la furia dei venti si muta spesso in lieve zeffiro o brezza. Ma i ricordi dei bei momenti, quelli, nessuno mai potrà portarceli via. 

Grazie Salvatore, Claudia & Matilde.

vendredi 20 août 2010

La maison du Gros Rocher

Gros rocher

C’est cette maison là que je veux.
Une maison toute blanche avec des fenêtres aux volets bleus mer, bordées de liserés roses.
Une maison à flanc de vallon, entourées de genêts et d’ajoncs, de roses trémières et de fleurs dragons, à l’ombre d’un immense figuier chargé de fruits.
Une maison avec une terrasse où paresser, sous le grand parasol blanc, un livre abandonné ouvert sur le banc de bois.
Une maison d’où descendre à la plage au soleil couchant, quand tout le monde l’a désertée, pour laisser la vague creuser paisiblement le sable sous nos pieds.
Une maison à ouvrir en grand le matin, sur le bruit des vagues et la fraicheur de l’océan.
Une maison avec une cheminée suffisamment grande pour y faire rôtir une côte de bœuf de légende, tendre, juteuse, au bon goût de fumée.

Cote de boeuf a Belle-Ile

On en rêvera longtemps je crois.
Peu importe, la côte de bœuf était bien réelle, et légendaire, façon madeleine de Proust. Les quelques tranches sauvées des gourmands ont fini dans une salade façon thaï, croquante et parfumée de coriandre et de menthe, qui n’était pas mal non plus.

Salade de boeuf thai


Salade de bœuf façon thaï
(pour 4)
  • quelques tranches de bœuf rôti froid
  • une belle chicorée rouge
  • deux carottes
  • ½ concombre
  • 1 poignée de tomates cerises
  • menthe fraiche
  • coriandre fraiche
  • 1 poignée de cacahouètes grillées
Sauce
  • 2 cs de sauce soja
  • 2 cs d’huile d’olive
  • 2 cc de jus de citron vert
  • 1 dé de gingembre frais râpé
  • 1 gousse d’ail émincée finement
Tailler les carottes en fins bâtonnets. Epépiner le concombre et le tailler en bâtonnets. Concasser grossièrement les cacahouètes.
Dans chaque assiette, disposer quelques feuilles de salade. Repartir au dessus les carottes, concombre, tomates cerises coupées en deux, menthe et coriandre ciselées. Surmonter de tranches de bœuf et parsemer de cacahouètes concassées.
Servir avec la sauce à part, afin de ne pas « cuire » la salade.

Imprimer la recette

lundi 16 août 2010

Plus loin, au large

Phare


Il faudrait peut-être aller découvrir le monde, mais on est si bien là, à vivre notre été au rythme des marées et des nuages.

une île
un port
voyage immobile


langoustines Belle-Ile


Plus loin, au large, il y a aussi des langoustines, friandises espérées toute l’année, comme un rituel.


Oh, maman, ils sont super beaux !
Je pourrai en faire cuire un tout seul ?

Homards Belle-Ile


Contrairement à la mienne, sa main ne tremble pas au moment de balancer la bête dans l’eau bouillante. Il n’a pas hésité non plus à glisser ses mains sous les rochers pour attraper des étrilles. Il aura le goût de la Bretagne.


linguine alle vongole


Plus loin, au large, c’est encore un autre rituel d’été, rapporté autrefois d’Italie, celui des spaghetti alle vongole. Cette fois-ci, ce seront des linguine. On ne les mange qu’ici les palourdes, près de l’océan où elles ont été péchées, avec les tomates et les herbes cueillies dans les jardins de l’île. Un de ces plats qui imposent le silence.

On pourrait certes aller découvrir le monde…


Baluden

jeudi 5 août 2010

Sillage

Sillage

Ce jour là le ciel de Bretagne roulait nos regrets.

Oooh, comme j’aimerais des vacances définitives.

mercredi 28 février 2007

Fritto misto a San Remo

900 bornes plus au sud, il pleuvait. Mais qui donc nous avait certifié, photos à l'appui, qu'il fait toujours beau dans le sud-est?
Grosse pluie à Vidauban, quelques gouttes à Cannes, nuageux sur Mandelieu, trombes d'eau sur San Remo. Des éclaircies sur Grasse, Tourettes sur Loup et l'Estérel.
Tant pis, on aura vu du pays, et puis la mer, c'est essentiel d'aller voir la mer de temps en temps.

Et l'accueil familial valait le voyage. Comme des princes on a été traités, ma balance l'atteste! Les pieds-noirs savent recevoir. Merci!

Un petit tour par l'Italie, aussi essentiel que de voir la mer. Ah les antipasti di mare, les pâtes aux coquillages, le fritto misto et le petit blanc frizzante du coin - frisé, mousseux, c'est beau l'italien! Un petit moment de bonheur.

Le plus beau du voyage pour moi, le marché couvert de Cannes. Quelle profusion de verdure, de fruits, de fleurs de toutes sortes. Une explosion de fraicheur, des envies de salades, de petits légumes croquants. Je me retrouvais en Italie.
Mais pourquoi n'avons nous pas au nord de tels marchés, vivants, bruissants, foisonnants, ouverts tous les jours?
Pourquoi rester au nord, écrivait l'autre jour jp, fuyez ces climats ingrats, venez vivre au sud. Pourquoi pas? J'ai toujours rêvé de retourner vivre en Italie.
Mais pourquoi aussi ne pas importer au nord un peu de cet art de vivre méridional?

vendredi 21 juillet 2006

Je ne sais pas où vous êtes vous...?



Nous on est à Belle-Ile, Morbihan, Bretagne. On va boire des kyrs au port, à la Frégate, et on regarde les bateaux embarquer, débarquer, largue avant, largue arrière.
Pas envie de faire la cuisine, il fait trop chaud, rarement eu aussi chaud à Belle-Ile d’ailleurs. C’est magnifique la Bretagne quand il fait chaud comme ça.

Juste envie de croquer dans les tomates de l’île, mûres, sucrées, enfin des vraies tomates. Envie de petit-déjeuner à la rillette locale, et au petit chèvre de l’île, mûr lui aussi, acide et rond. Envie de lard rôti à l’apéro. Des croquantes courgettes jaunes du producteur du coin, douces, presque sucrées. Envie de ces jolies langoustines, justes plongées dans l’eau bouillante au retour du marché, et dégustées avec une bonne mayonnaise maison. D’entendre craquer la carapace du tourteau cueilli sous les rochers par Yann, de goûter le superbe bar pêché par Jacques, simplement parfumé du fenouil des falaises.

Envie de vivre, quoi !