dimanche 10 septembre 2006

Biperrak


Mon père n'est qu'à 50 pour cent Basque, mais à 100 pour cent amateur de piments. Ca doit être dans les gènes. De tous les piments, du chili fort au poivron doux, en passant par les petits piments de Lanzarotte dont il a ramené un jour des graines dans ses bagages. Mais surtout du piment - biperra - vert Basque, celui qu'il te suffit de mettre à frire dans la poêle pour sentir l'odeur de la cuisine de la ferme, et même, si tu tends l'oreille, tu entendras les cloches des vaches brunes dans les collines autour de la maison. De l'huile essentielle de Pays Basque en quelque sorte. D'ailleurs il n'y a pas que les Basques qui sont contaminés, c'est tout le sud-ouest, à se demander comment ils survivaient avant que les Espagnols ne ramènent les piments d'Amérique. Allez jeter un coup d'oeil à ce propos aux magnifiques photos de piments d'espelette que Saveurs Sucrées Salées a publiées l'autre jour.

Mais les piments verts doux, on n'en trouve malheureusement qu'au Pays Basque. Alors ça fait des années que mon père s'escrime à les cultiver dans son jardin, bien que le climat du Vexin ne soit pas très favorable à ces plantes de pays plus chauds. Cette année, allez savoir pourquoi, serait-ce le réchauffement de la planète, la récolte est abondante. Et mon père est très fier!

Il y a de quoi faire avec, des piperades, des salades de tomates et de piments crus, d'autant que les tomates, il y en a en pagaille aussi, et du poulet Basquaise, évidemment. C'est un plat presque trop commun pour en donner la recette, tout le monde a la sienne, mais essayez un peu de le faire avec de vraies tomates et des piments doux au lieu des poivrons, ce n'est plus tout à fait la même chose.


  • 1 poulet
  • 1 kg de tomates mûres
  • 600 g de piments verts doux
  • 1 gros oignon
  • 3 gousses d'ail
  • 2 cs d'huile d'olive
  • sel, poivre, piment d'espelette
  • thym, romarin, laurier
  • 1 1/2 morceau de sucre
  • 1 cs de concentré de tomate
Découper le poulet en morceaux. Dans une cocotte faire revenir l'oignon émincé à feu moyen dans un peu d'huile d'olive (je sais, ce n'est pas très traditionnel, mais ma recette est passée par l'Italie). Peler les tomates et les couper en cubes. Equeuter, épépiner et couper en deux les piments. Les ajouter aux oignons. Quand les oignons sont dorés, et les piments tendres, ajouter les tomates, le 1/2 sucre, le concentré de tomate, les herbes, les gousses d'ail hachées. Assaisonner et laisser compoter 1/2 heure.
Pendant ce temps, faire revenir les morceaux de poulet dans un peu d'huile d'olive, à feu moyen, pendant environ 20 minutes. Saler, poivrer. Une fois les morceaux bien dorés, les égoutter et les transférer dans la cocotte. Couvrir et laisser cuire environ 1/2 heure. Servir avec du riz blanc.

33 comments:

Scherneel a dit…

J'aime comment tu en parles de ce Sud-Ouest! Y a qu'à regarder la liste des ingrédients, on se sent bien après :)

Une bise à ton papa!

Papilles et Pupilles a dit…

Les gênes parlent :) C'est vrai qu'avec des piments ou des poivrons ce n'est pas la même histoire :) Bisous à ton Papa aussi :)

saveurs sucrees salees a dit…

C'est drôle, hier soir nous avons mangé chez des amis basques...et il y avait du poulet basquaise, cuisiné dans les règles de l'art avec les légumes du jardin et les piments qui vont bien ! Du concentré de bonheur...
Musu à toute la famille.

manouche a dit…

Est-ce que c'est de Biperak que vient piperade ? J'adore ces piments que je trouve ici aussi, et je sens qu'un poulet basquaise Graciannais va bientôt apparaître sur notre table !

mamina a dit…

Ton papa, il ne m'en enverrais pas un peu de ce piment que je n'ai jamais vu, et pour cause, par chez.
Si je lui demande poliement, tu crois que ça pourrait marcher? Comme ça, je te piquerai ta recette.

Choupette a dit…

Il est certain qu'il vaut mieux les piments basques pour la recette mais faute de grives........... ;-)

MarieT a dit…

J'utilise très rarement le piment, non pas par gout mais parce que finalement j'y pense pas. Va falloir que j'étoffe l'éventail de mes produits culinaires !

Patricia a dit…

Un voyage au pays basuqe, via l'Iatalie, ça me plaît bien...

Dorian a dit…

Ca fait un moment que le pays basque n'est pas passé par mes casseroles... et là j'ai l'impression de sentir le goût et le parfum... bon comment dire je sens que j'ai des envies qui me prennent là !!!

MISS TINY a dit…

Dis-moi, tu dois bien avoir une bonne recette et une vraie recette de piperade dans tes placards alors? Car alors, je suis preneuse!!!
Bizzzzzz,
Alexandra.

Mijo a dit…

J'ai envie de tout laisser tomber ce matin pour aller faire une virée dans mon petit coin de paradis entre Cambo et Hasparren.

Félicitations au papa mains vertes !!

astridcmoi a dit…

hum j'adore le poulet basquaise, effectivement chacun a sa petite touche, moi je rajoute quelques cuilléres de jus d'orange à la fin pour relever le gout et j'aime le présenter soir avec de grosses frites maison ou avec un mélange de riz sauvage c'est délicieux.

jp a dit…

biensûr c'est un exploit de faire ses piments et ses poivrons
tu peux dire à ton père de ces plantes ont beson d'un minimum d'heures de lumière (ici les meilleurs poussent à l'ombre) et qu'il peut les forcer à la lampe avant de les transplanter
ta photo de poulet donne envie

lilizen a dit…

piment de ton papa et vraie tomate? je veux que c'est pas tout à fait la même chose sur un poulet basquaise!
miam !

avital a dit…

Excellent, j'aime tout ce qu'il y a dans ce plat!! Et les piments doux "maison", quelle chance!! Bravo à papaGracianne!!

FLulu a dit…

Tiens encore un lieu où nous pourrions nous retrouver... le Pays Basque...et une petite virée à Donosti à faire les tapas dans la parte vieja, ou un resto à Donibane Lohitzun...réputés pour leurs spécialités basques...
Quant aux piments, ils étaient superbes et bien tentants...mais les nôtres sont pas mals (même s'ils ne sont pas de la bonne variété)
à bientôt

frederique a dit…

ha oui c'est rigolo ,mon pere aussi est d'origine basque ,et la piperade je n'en ai jamais mangé de meilleur que chez ma grand mere à Bayonne (il y a longtemps .)
sinon pour les piment doux ,je me console en prenant des poivrons corne de boeuf !!!

anne a dit…

je ne connaissais pas ce piment, merci de me le faire découvrir!
Très beau plat par ailleurs!

Colette a dit…

Je préviens ma belle soeur d'aller faire un tour chez toi ,elle est basquaise......MOI je me régale...MERCI ,bisous

Hélène a dit…

Ton père peut être fière. J'ai essayé une année et rien. Trop froid! Quelle beau panier de légumes. Et cette recette façon poulet basquaise a vraiment l'air très bonne. Félicitation au jardinier.

Tante Anna a dit…

Avec ces belles photos et ces quelques lignes, je peux presque en sentir les efflluves !

bea at La tartine gourmande a dit…

alors là, c'est le bonheur ! Un bon petit plat si chaleureux !

gudule-anne a dit…

le poulet basket un de mes plats préféré ! et vive Euskadi !

marmitedecathy a dit…

Dire que tu me fais envie avec un poulet basquaise !! trop forte Gracianne

Elvira a dit…

Tu rigoles!? Il faut la faire circuler, cette recette! Une recette commune? Jamais de la vie. Je fais confiance à ta façon de faire, au vu de tes origines. Na!

En plus, j'adore ça... C'est rigolo, une fois j'en avais fait à un cousin portugais (je veux dire portugais du Portugal... de toute façon, à part ma mère, je n'ai pas de famille proche en France) et il s'est exclamé: "J'adore ta cuisine à l'orientale!"... Va comprendre...

peggy a dit…

le poulet basquaise j'adore! j'ai grandi au pays basque (mes parents y vivent toujours, à Hasparren, je ne sais pas si tu connais)
j'en fais souvent au ragazzo, ça lui rappelle un plat que lui faisait sa mama lorsqu'il était petit! avec le goût du piment d'espelette en plus!
bonne journée!

Chantal33 a dit…

Le pays basque, quelle jolie région! On adore y faire une petite virée de temps en temps, on a l'avantage de ne pas habiter loin...Pour sur, on prendra un poulet basquaise à notre prochain passage!

brigitte a dit…

ouiiii, Elvirinha a raison, faire circuler cette recette et un hymne au Sud Ouest.
Je suis née en périgord même si je n'y suis pas restée longtemps, les racines sont les racines !!
photo magique dis donc !

Véro a dit…

Je n'oublierai pas d'essayer avec des piments doux, la prochaine fois que je fais un basquaise... Ce doit être délicieux, je n'y aurais jamais pensé sans toi! Félicitations à ton papa pour sa jolie récolte. C'est pas le réchauffement, ça, Gracianne, c'est l'amour du produit qui paye enfin! (et ils devaient savoir que tu leur ferais honneur!).

jacketpascale a dit…

bien de la chance d'avoir un papa qui récolte des piments! Ta recette me donne bien envie de revenir au pays basque,ma grand-mère paternelle y vit.Bises

JCP a dit…

Devine où j'ai trouvé des graines de piment doux, dit d'Anglet?
Dans une graineterie au-dessus de Saint-Pierre de la Réunion, Océan Indien...
J'en récolte quelques-uns chaque année au Portugal. Ces piments me manquent. J'aimerais tant faire une Basquaise plus souvent!
Par contre, je suis largement pourvu en Piment d'Espelette.

Anonyme a dit…

Bonjour,
J'ai lu votre blog et je suis intéressé par les piments doux car je cultive des piments d'espelette dans mon jardin .Serait-il possible d'avoir des graines de ce piment ?
Vous remerciant d'avances
PHILIPPE christophe
christophe.philippe@educagri.fr

Mingoumango (La Mangue) a dit…

Je suis contente d'avoir fait mon premier poulet basquaise avec ces piments doux du Sud Ouest... C'était délicieux...

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