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vendredi 5 septembre 2008

Une tortilla sur les quais de la Seine



Paris est un port. Gris. On l’oublie, emportés par le tourbillon quotidien des rues.
Et pourtant, sa plus grande avenue, c’est la Seine. Grise. Tranquille. Clapotant doucement en bord de quai.

Il suffit de descendre sur les berges. Le trafic sur le pont de la Concorde n’est plus qu’une rumeur. Les pavés des Champs Elysées trop éloignés pour être vraiment gênants.Il y a des gens qui vivent là, sur les péniches.


Ils ont installé sur les ponts des tables, des chaises, des jardinières. Leurs maisons tanguent doucement au gré des vagues. Il n’y a personne. D'ailleurs je n’y ai jamais vu personne.

On peut déjeuner là, tranquille, loin du bruit, des foules. S’arrêter, retrouver toute la beauté de Paris. Savourer.




Tortilla de patatas
  • 1 kg de pommes de terre à chair ferme
  • 4 tranches de ventrèche
  • 1 oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 8 œufs
  • Sel, poivre
  • Piment d’Espelette

Faire revenir les pommes de terres coupées en cubes dans l’huile, jusqu’à ce qu’elles soient un peu dorées et fondantes. D’abord à feu moyen, puis à feu doux, à couvert. En fin de cuisson, ajouter la ventrèche découennée et coupée en lardons et l’oignon émincé. Laisser fondre, sans dorer. Ajouter l’ail émincé. Saler peu, poivrer, espeletter. Réserver.

Battre les œufs en omelette. Assaisonner (attention au sel, la ventrèche est très salée). Ajouter les pommes de terre. Bien mélanger.

Dans une sauteuse à fond épais, faire chauffer 3 cs d’huile. Verser le mélange. Baisser le feu et couvrir. Quand le dessus est pris, mettre des gants, couvrir la sauteuse d’une grande assiette et retourner la tortilla (attention aux projections d’huile). Remettre dans la poêle et faire dorer de l’autre côté, environ 5 minutes. Démouler dans un grand plat, éponger éventuellement avec du papier absorbant.
Servir chaud, tiède ou froid, avec une belle salade.

vendredi 15 février 2008

Et un Bascoburger pour Anaïk, un!

Le burger a envahi nos habitudes alimentaires, et surtout celles de nos enfants? Qu’importe, apprivoisons le, cuisinons le à notre sauce.

Ces dernières années, j’en ai vu de magnifiques sur les blogs, notamment chez Elvira, Estèbe et Dorian. Anaïk a eu la géniale idée de compiler nos junk-food “créations”, et je ne saurais rien refuser à une de mes auteures préférées.

Vous allez voir, il n’y a pas photo avec le petit pain mou des fast-food. Les gamins font la différence, même s’il n’y a pas de Magic Box à la clé.
Celui-ci, je l’ai mis à la sauce basque, tant il me paraissait évident que les parfums mêlés du canard, de la piperade, de la ventrèche et du brebis basque étaient faits pour s’entendre avec le burger.

Totale réussite, c’est délicieux, un peu rustique comme j’aime. Vive le “Fast-food toi même” .


Basco Burgers
6 pains hamburgers
2 magrets de canard
Sel, poivre, piment d’espelette
Piperade
6 tranches de ventrèche découennées
1 cornichon molossol émincé
Sauce béarnaise (pour la touche régionaliste)
Fromage de brebis basque (ardi gazna)
Cheddar
Graisse d’oie

Préchauffer le four à 150ºC.
Oter la peau des magrets. Les hacher au couteau façon tartare. Former 6 steacks.
Faire réchauffer la piperade.
Couper les pains en deux et les faire réchauffer doucement au four.
Saisir les steacks de canard dans la graisse d’oie. Saler peu, poivrer, espeletter, réserver sur une plaque à patisserie.
A la place, saisir rapidement les tranches de ventrèche.
Sortir les pains du four, réserver au chaud. Allumer le grill du four.
Sur les steacks de canard, disposer les tranches de ventrèche et des lamelles de brebis basque et de cheddar (pour le fondant). Faire fondre quelques minutes sous le grill du four.Pendant ce temps, tartiner les pains de béarnaise. Puis disposer un steack sur chaque pain, Ajouter quelques lamelles de cornichon et une ou deux bonnes cuillerées à soupe de piperade. Refermer et servir de suite, accompagner de frites et de piperade.

vendredi 10 août 2007

Pizza Basquaise


Hoquy - Juillet 2007

Saisir l'instant, du moins tenter. Essayer de retenir ce moment de paix, la lumière du soir après l'orage, les derniers rayons de soleil jouant sur les prés.
Ici, je n'ai pas d'ordinateur, mais mon éternel carnet à spirale. Je peux essayer. Même si c'est illusoire, comment retenir un instant de pur bonheur?
Les cloches des vaches tintent doucement dans le pré à côté. Les enfants jouent aux cartes avec leur père. Tout autour, les volets des fermes sont déjà clos, c'est l'heure du journal, du compte-rendu de l'étape du Tour de France.

Mes tentatives d'écriture se sont arrêtées là, avec la fin de la partie de cartes et le retour des enfants. Les vacances ne sont décidément pas faites pour l'introspection, mais pour la vie.

Ce soir là, nous avons mangé un bol de soupe de légumes, et puis des oeufs de la ferme de mon cousin, avec de la ventrèche. Celle dont notre ami JCP, un véritable poète de la ventrèche - entre autres choses - parle si bien:

Une ventrêche (fine) jetée dans une poêle jusqu'à ce qu'elle croustille et parte en gaufrette dans la bouche. Réserver. dans le gras résiduel, des oeufs au plat. Pas de sel.
Sur l'assiette, la ventrêche. Sur la ventrêche, les oeufs frits. Une neigeotte de Piment d'Espelette sur les jaunes.
Et puis un cidre basque de chez Txopinondo à Ascain.
Et c'est Byzance à son apogée.

En souvenir de ce soir de calme au Pays Basque, je nous ai préparé une pizza Basquaise. Franchement, un pur délice, une des meilleures que j'ai faite.


Pizza Basquaise
Pâte
  • 13 cl d'eau
  • 1 cc de sel
  • 2 cs d'huile d'olive
  • 225 g de farine T55
  • 1 sachet de levure de boulanger
Machine à pain programme pâte - 1h10.

On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza assez fine. Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée)

Garniture
  • 2 cs de sauce tomate fraiche
  • 1 boule de Mozarella (125g)
  • 1 oignon émincé finement
  • 1/2 poivron rouge, épépiné, émincé finement
  • 1/2 poivron vert, épépiné, émincé finement
  • 250g de tranches très fines de ventrèche Basque au piment d'espelette
  • 2 oeufs
  • thym frais
  • piment d'espelette
Couper la mozarella en petits dés. Etaler une fine couche de sauce tomate sur le fond de la pizza. Ajouter la mozarella puis l'oignon et les poivrons émincés. Parsemer de thym frais. Découenner les tranches de ventrèche, les couper en deux et les disposer sur la pizza. Saupoudrer le tout de piment d'espelette.
Enfourner pour environ 15 minutes.
Pendant ce temps casser chaque oeuf dans un bol en conservant très peu du blanc. En fin de cuisson, faire glisser doucement les oeufs sur la pizza et ré-enfourner pour environ 2 minutes.

samedi 4 août 2007

Pause Tuileries


Les Tuileries. Mon jardin à Paris. Juste la place à traverser. Des années que je les parcours dans tous les sens. Je les préfère à l'automne, ou bien en hiver, quand tous les touristes sont rentrés chez eux. Je les ai vues sous la neige, un hiver. C'est si rare la neige à Paris, complètement irréel. J'y déjeune souvent l'été, sous les arbres, avec des amies de passage. Vous ne pouvez pas savoir combien je me sens privilégiée de travailler à côté d'un endroit aussi beau, les premiers jardins ouverts "à la promenade des honnêtes gens" à Paris, par le roi Louis XIV.

Mais j'y ai rarement fait un déjeuner aussi délicieux et festif que ce vendredi d'août ensoleillé, où quatre "honnêtes" blogueuses ont investi un banc sous les frondaisons pour partager des douceurs. La table, dressée sur un banc de pierre, fut dûment photographiée, sous l'oeil intrigué des passants.

Sur la table nous avions un vin de pissenlit, fabriqué par Marielle, qui était avec nous en pensée, et apporté par Marion, ainsi que de délicieux biscuits apéritifs au chorizo. Et puis les mini-clafoutis aux courgettes de Guillemette, qui réconcilieraient n'importe qui avec les légumes.



De petites tartes tatin d'oignon, ventrèche Basque et sirop d'érable, accompagnées d'une salade du jardin de mon père.


Un pâté Basque au piment, superbe sur des tartines du bon pain de la maison Kayser apporté par Mingoumango.



Un cheesecake sur lit chocolat cacahouettes, fabriqué par Marion sur les instructions de Loukoum, délicieux même pour les réticents au cheesecake, arrosé d'une sauce au caramel beurre salé (enfin beurre normal je veux dire). Les petits biscuits à la farine de lupin de Guillemette, qui sont une véritable découverte gourmande, un goût entre les amandes, les noisettes et les noix, indéfinissable, probablement un goût de lupin...

Et puis les mirabelles de jardin de Mingoumango, et du thé pour digérer. Bref, un festin!

Et des rires, plein. J'ai rarement passé un moment aussi agréable aux Tuileries. Merci les filles. C'est quand vous voulez.

Tatins d'oignon, ventrèche et sirop d'érable (pour 4 moules)Sur une idée de départ de Gato Azul


  • 1 pâte feuilletée pré-étalée
  • 5 oignons jaunes (moyens)
  • 1 oignon rouge
  • 1 cs d'huile d'olive
  • 4 tranches fines de ventrèche Basque au piment d'espelette
  • 1 cc de thym frais
  • sel, poivre, piment d'espelette
  • 1 cs de sirop d'érable

Emincer finement les oignons. Les faire revenir doucement à l'huile d'olive avec le thym pendant 10-15 minutes jusqu'à ce qu'il soient dorés. Découenner et tailler en lardons les tranches de ventrèche. Les ajouter aux oignons et laisser dorer un peu. Ajouter la cuillerée de sirop d’érable 2 minutes avant la fin de la cuisson, et laisser caraméliser un peu. Saler (peu, la ventrèche est déjà salée). Poivrer, espeletter, réserver.
Préchauffer le four à 200°C.
Découper à l'aide d'un moule à tartelettes 4 cercles de pâte feuilletée.
Chemiser 4 moules de papier aluminium. Remplir les moules de la compotée d'oignons. La recouvrir des cercles de pâtes bien bordés. Faire quelques trous dans la pâte à la fourchette.
Enfourner pour environ 20 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit dorée.
Les moules étant chemisés de papier aluminium, elles devraient se démouler sans problème.
Déguster tiède avec une salade verte (mais froid c'était très bon aussi).

vendredi 17 février 2006

L'Entredgeu


Un petit bistro dans une rue étroite et sombre du 17ème arrondissement de Paris, un quartier calme, en dehors des sentiers battus.

La salle est petite, les tables au touche à touche, rangées le long de la banquette en moleskine. Un énorme bar en bois occupe une grande partie de la salle. La lumière est douce. On se sent bien.

Le menu est simple, sans titres ostentatoires. De bons produits, des touches de Sud-Ouest et d'Italie. Des vins de pays, beaucoup de petits crus du Sud-Ouest, de ces vins qui transforment les verres en rubis.

J'ai mangé là un pigeonneau rôti à la perfection, servi sur un lit de petits légumes confits, sans doute le meilleur que j'ai goûté jusque là.

A côté de nous un dîneur anglais solitaire se délectait de son assiette et de son vin. Tellement heureux de ce qu'il mangeait qu'il a fini par partager sa bouteille avec nous...

Ce jour là, on m'a servi une entrée simple et délicieuse, que j'ai refaite aujourd'hui. Des asperges rôties à l'huile d'olive, accompagnées d'un oeuf poché, de ventrèche (poitrine séchée basque) grillée et de copeau de parmesan, arrosées d'un filet de vinaigre balsamique.


Photo de mon fils de 7 ans (c'est un gourmand)
  • 1 botte d'asperges vertes
  • 4 oeufs
  • 4 tranches fines de ventreche
  • copeaux de parmesan
  • vinaigre balsamique
Laver et peler les asperges. Les faire cuire environ 5 minutes à la vapeur, elles doivent rester craquantes. Puis les faire revenir à l'huile d'olive afin de les faire dorer, saler, poivrer.

Faire bouillir de l'eau dans une grande casserole. Y verser le vinaigre (j'ai choisi du vinaigre de cidre parce qu'il est moins coloré). Faire pocher les oeufs deux minutes.

Faire revenir les tranches de ventrèches jusqu'à ce que le gras devienne transparent. Les égoutter sur du papier absorbant.

Dresser sur les assiettes les asperges, les oeufs, la ventrèche et les copeaux de parmesan. Asperger d'un filet de vinaigre balsamique. Saupoudrer de piment d'espelette.

L'Entredgeu
83, RUE LAUGIER
17e PARIS
Metro: Porte de Champerret
01 40 54 97 24

Chez Pim a fait une excellente critique de ce restaurant, avec quelques photos, si vous voulez en savoir plus.