Affichage des articles dont le libellé est viennoiseries. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est viennoiseries. Afficher tous les articles

vendredi 17 février 2012

Patience : les pains aux raisins

- Maman, est-ce qu’ils seront prêts pour le goûter ?
- Je ne sais pas, là je prépare la crème pâtissière, je m’occuperai du reste après le déjeuner…

- Maman, ils sont bientôt prêts tes pains aux raisins ?
- Non, la pâte est au congélateur pour le moment, ensuite il faudra qu’ils lèvent, ce n’est pas pour tout de suite.

- Maman, quand-est-ce qu’ils seront prêts ?
- Attends, il faut les cuire d’abord.
- Est-ce que je peux prendre un goûter en attendant ?

- Maman, ils sont beaux, je peux en prendre un ?
- Attends donc un peu qu’ils refroidissent…

Ce jour là, ils ont goûté deux fois…

J’en ai fait cuire six, ils sont partis en dix minutes, tous chauds encore du four, la confiture un peu poisseuse sur le dessus, le bon goût de beurre de la brioche, la crème pâtissière parfumée à la vanille de Madagascar. A faire et à refaire.

Pains aux raisins briochés
(pour 16 pièces)

C’est encore une recette tirée du livre brioches de Nicolas Bernardé chez Marabout. Si ça continue, je vais les essayer toutes !

La veille

Pâte
  • 350g de farine T45
  • 4 œufs bien froids
  • 8g de sel
  • 45g de sucre
  • 21g de levure de boulanger fraiche
  • 220g de beurre à température ambiante, coupé en morceaux
  • 1 œuf pour la dorure
  • 1 pot de confiture d’abricot
Mettre 350 g de farine T 45 dans la cuve du robot (ou sur le plan de travail), faire un puits et déposer 4 œufs bien froids. Ajouter autour, en formant un triangle, 8 g de sel, 45 g de sucre en poudre et 21 g de levure de boulanger fraîche (les trois ingrédients doivent être bien séparés). Pétrir pendant 10 à 15 minutes.
Incorporer 220 g de beurre coupé en morceaux (par petites quantités), pétrir pendant une dizaine de minutes (la pâte doit se décoller du bol ou ne plus coller aux mains).
Laisser la pâte reposer pendant 30 minutes. La déposer sur le plan de travail et faire deux rabats pour la rendre un peu plus ferme et y incorporer de l’air avant de la bouler. Faire une boule, la mettre dans un saladier légèrement fariné, couvrir de film alimentaire au contact et mettre au frigo pendant au moins 3 heures (jusqu'à 24 h – je l’ai laissée toute la nuit).

Raisins au rhum
  • 100g de raisins blonds
  • 7 cl de rhum
  • 20 cl d’eau
Porter l’eau à ébullition. Retirer du feu, y plonger les raisins secs et ajouter le rhum. Laisser gonfler une heure au minimum et les égoutter avant utilisation.

Crème pâtissière
  • 33 cl de lait
  • 100g de crème fraiche
  • 1 gousse de vanille (de Madagascar)
  • 66g de sucre semoule
  • 4 jaunes d’œufs
  • 25g de maïzena
Porter à ébullition le lait, la crème et la gousse de vanille fendue et grattée avec la moitié du sucre. A ébullition, ôter la gousse de vanille.
Blanchir au fouet les jaunes d’œuf avec le reste du sucre et la maïzena. Y verser la moitié du lait bouillant en fouettant, puis verser le mélange dans la casserole. Cuire jusqu’aux premiers bouillons en fouettant (elle épaissit très vite). Verser la crème dans un plat froid, laisser refroidir. Filmer au contact et mettre au réfrigérateur.

Le lendemain

Sortir la pâte du réfrigérateur. Sur le plan de travail fariné, l’étaler au rouleau pour frome un rectangle de 30x45 cm, sur 5 mm d’épaisseur (bien fariner le plan de travail et le rouleau, ça colle un peu). Etaler la crème pâtissière sur la pâte en laissant sur le bas le plus large du rectangle une bande de deux cm sans crème. Déposer sur cette bande un peu d’eau au pinceau. Parsemer la crème de raisins.
Rouler la pâte sur elle-même en partant du bord le plus large, en haut, et refermer le rouleau en appuyant sur la partie humide pour que la pâte adhère bien. Placer au congélateur pour 30 minutes au minimum de façon à pouvoir la découper plus facilement. Découper des rondelles de 2.5 cm de large et les placer sur la plaque du four chemisée de papier sulfurisé.

Couvrir d’un torchon propre et laisser lever 1h30 à 2h00 jusqu’à ce que les pains doublent de volume.  

Préchauffer le four à 180ºC. Dorer à l’œuf battu. Enfourner pour une vingtaine de minutes jusqu’à ce que les pains soient bien dorés. Débarrasser sur une grille. Faire chauffer un peu de confiture d’abricots dans une casserole et l’étaler au pinceau sur les pains aux raisins pour les faire briller.

Notes :
- Il est préférable de préparer la pâte, les raisins et la crème pâtissière la veille pour avoir tout sous la main au moment du façonnage.
- Ne pas hésiter à laisser le rouleau de pâte au congélateur jusqu’à ce qu’il soit bien ferme avant découpage.
- La recette est pour 16 pièces, j’ai donc cuit une partie des pains et congelé l’autre partie avant levée, en les posant sur un plateau à plat dans le congélateur et en les rangeant dans des sachets une fois congelés. En principe, il suffira de les laisser décongeler à l’air ambiant, couverts d’un linge, toute une nuit pour les retrouver levés et prêts à cuire le lendemain matin. Je n’ai pas essayé encore, mais je l’ai fait avec succès pour des croissants, ça fonctionne bien.
- La dorure à la confiture d’abricots est optionnelle, mais elle donne un aspect et un goût encore plus gourmands – d’autant plus que n’ayant plus de confiture d’abricot, j’avais ouvert un pot de confiture de mirabelles à la vanille et au Gewurztraminer de Loukoum (un petit délice ça aussi !).

lundi 18 juin 2007

Des croissants pour la Table Monde


Samania et Stanislas ont fait un nouveau bébé: La Table Monde, leur site tout neuf, beau et riche en recettes, nous invite au voyage culinaire.
Paris est le premier port de ce voyage en recettes. J’aime les ports, et celui-ci, j’y suis née. C’est pour moi la plus belle ville du monde, avec Rome et Naples; on a les plus belles villes du monde qu’on veut…

Petite, ma grand-mère m’emmenait au square du Sacré Coeur, dans le quartier où elle était née. Il y avait là un marchand de ballons, de gros ballons multicolores accrochés à un bâton. Un jour, le marchand a lâché le bâton. Je me souviens de ce gros bouquet multicolore s’envolant dans le ciel de Paris. Je ne saurai jamais si j’ai rêvé ce souvenir.

C’était ma ville, je ne la voyais pas. J’ai découvert qu’elle était belle en la quittant. Mon père qui me conduisait à l’aéroport, était passé par les Champs Elysées et la place de la Concorde, pour dire au revoir à Paris. L’aube était rose, la Concorde était vide. J’ai emporté l’image à l’autre bout du monde.


Depuis, je n’ai jamais cessé de la regarder, cette ville polluée, bruyante, grise. Mais magnifique et vibrante aussi. Cette ville dont j’arpente les rues depuis des années et dans laquelle je me perds toujours. Cette succession de villages et de mondes. J’aime voir le toit des Invalides briller de tous ses feux le matin, quand j’arrive sur la Place de la Concorde par la rue Boissy d’Anglas. J’aime cette place, les pique-niques aux Tuileries, les péniches-maisons sur les bords de Seine. Les traces de l’enceinte de Philippe Le Bel dans les entrailles du Louvres, les bancs tranquilles des jardins du Palais Royal. Les petites rues tortueuses du Marais, la Place des Vosges et les jardins de l’hotel Sully. Je m’arrête là, mais je pourrais vous emmener plus loin. Paris est un spectacle permanent, les Parisiens sont d’éternels badauds.

Quand on est loin, très loin, et qu’on pense à Paris, ce qui vient à l’esprit c’est tout ça, mais c’est aussi l’odeur du café noir trop amer au bar d’en face et les croissants tout chauds de la boulangerie du coin. Vous allez me trouver chauvine, mais c’est à Paris qu’on trouve les meilleurs croissants du monde, les plus moelleux et feuilletés. Ils ont un goût qu’on ne retrouve pas ailleurs, le goût d’un croissant Parisien.

Alors je vous ai fait des croissants:


La recette vient du Pétrin, extrêmement précise comme d’habitude et illustrée de diapos. Vous pouvez y aller en toute confiance. Si j’arrive à le faire, tout le monde en est capable. Il faut simplement avoir du temps devant soi et de la patience.

Sandra, grâce à toi, si un jour je vais vivre de nouveau loin d’ici, je saurai retrouver le goût de Paris. Merci aussi à Samania et Stanislas de m’avoir poussée à me lancer dans cette recette. C’etait extrêmement satisfaisant, la pâte était douce, un plaisir à travailler, le résultat égal aux espérances. Longue vie à la Table Monde.

Et merci à William, un de mes copains du train Paris-Gisors, qui m’a gentiment autorisée à utiliser ses photos de Paris. Elles sont bien meilleures que les miennes.