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jeudi 28 octobre 2010

C’était avant les gelées


Il restait encore de belles courgettes dans le jardin de mes parents. Quelques tomates aussi, et le basilic était encore bien vert. On sentait venir le froid. C’était un temps à minestrone. J’ai aimé le préparer, couper en dés tous ces légumes, enfermer cette fin d’été dans la marmite rouge, y verser les petites pâtes rapportées d’Italie par Camille. C’est une recette lente, qui embaume longtemps la maison.



Il a gelé quelque jours après, le basilic est mort. L’ordinateur aussi. De froid, qui sait ?
De sa belle mort en tout cas, c’était un dinosaure, construit de toutes pièces – façon Meccano - par l’informaticien en chef avec les meilleurs composants du moment. 2004 c’est antique pour un ordinateur. Parti rejoindre ses ancêtres au paradis des ordinateurs peut-être ? Là où reposent les immenses salles informatiques d’autrefois, ronronnantes et glacées, les rouleaux de bandes perforées, les premières stations de travail sans mémoire ni disquettes, les imprimantes à encre crachotantes. Mais je vous parle d’un temps…pas si lointain pourtant, quand l’informatique paraissait incroyablement menaçante, ou carrément dangereuse. Un temps où l’on débattait de savoir si l’informatique allait tuer le livre et par conséquent la littérature. Une époque où internet était encore une légende.

Bref, on ne s’est pas posé la question de savoir si on pouvait ou non vivre sans lui. On l’a vite remplacé l’ordi. Et sauvé les archives musicales et photos coincées dedans – merci O.
Entre autres celles du minestrone d’avant les gelées. Moins jolies que celles-ci, mais la recette, bricolée à partir des dizaines de recettes de mon Talismano, était bonne. Et puis Arbouse & physalis, tout en discutant antiquités informatiques, me l'avait demandée.


Minestrone
(pour 6)
  • 1 oignon
  • 1 poireau
  • 2 gousses d’ail
  • 1 branche de céleri
  • 100g de lardons fumés
  • 1 feuille de laurier
  • 2 carottes
  • 1 croûte de parmesan
  • 3 tomates
  • 2 belles courgettes
  • 1 branche de thym frais
  • 4 pommes de terre moyennes fermes type charlotte
  • 2 tasses de cocos de Paimpol frais, écossés
  • 2 tasses de pâtes
  • 1 poignée de feuilles de basilic
  • 3 litres de bouillon de volaille léger (maison)
  • Parmesan fraichement râpé
  • Huile d’olive
  • Sel
  • Poivre

Emincer oignon, poireau, branche de céleri et gousses d’ail. Tailler les carottes en petits cubes. Faire chauffer le bouillon.
Dans une marmite à fond épais, faire chauffer doucement un fond d’huile d’olive. Mettre à revenir les lardons, l’ail, le poireau, l’oignon, le céleri et les carottes avec la feuille de laurier. Baisser le feu et laisser compoter tout doucement pendant une quinzaine de minutes.
Pendant ce temps, couper les courgettes en petits cubes, peler et épépiner les tomates, les tailler en dés.
Ajouter les courgettes, les laisser revenir quelques minutes puis verser le bouillon dans la cocotte et amener à ébullition. Ajouter les tomates, la croûte de parmesan grattée et le thym. Saler un peu (attention le bouillon l’est déjà). Couvrir et laisser bouillonner à feu moyen pendant ½ heure.
Pendant ce temps, tailler les pommes de terre en dés, écosser les cocos de Paimpol. Les ajouter au minestrone et laisser cuire ¾ d’heure de plus. Goûter et rectifier l’assaisonnement en sel et poivre.
Ajouter les pâtes en fin de cuisson et laisser cuire le temps indiqué.
Faire un pesto rapide avec les feuilles de basilic, une grosse poignée de parmesan râpé et un peu d’huile d’olive. Le mélanger au minestrone, laisser cuire encore deux minutes et servir bien chaud.
C’est encore meilleur le lendemain, réchauffé, même si alors les pâtes ont bu presque tout le bouillon.

Imprimer la recette.