J’ai une famille formidable. Si, si, ça existe! Ils sont tous plus gourmands les uns que les autres. Entre mon père qui me rapporte une bouteille de vin jaune d’une virée dans le Jura, ma mère qui m’appelle du Pays Basque pour m’annoncer qu’elle a fait trente pots de pâté au piment, Beau-Papa en expédition coquilles St Jacques à Belle-Ile, Belle-Sœur qui revient du Bénin avec des cœurs de palmier frais, sa sœur qui rapporte du poivre noir (incroyablement aromatique) du Niger.
Belle-Maman, elle non plus, ne vient jamais les mains vides. Elle serait plutôt du genre à remplir le frigo de victuailles, voyez ? Une reine du couscous, des tajines, de la paella, des plats pour grandes tablées joyeuses. C’est elle qui m’a appris l’art essentiel de la sauce au poivre pour le rosbif du dimanche. Et puis elle a ce don magnifique de reproduire les plats goûtés au restaurant.
Comme cette entrée de langue de bœuf au gingembre par exemple, mainte fois appréciée dans le petit resto réunionnais du quartier. C’est tout simple qu’elle dit. Et si surprenant pourtant. Le contraste entre le moelleux fondant de la viande, le croquant piquant du gingembre frais et l’acidité salée de la sauce au soja est parfait.
Langue de bœuf au gingembre
- 1 langue de bœuf
- 3 carottes
- 1 oignon piqué d’un clou de girofle
- 1 poireau
- 2 gousses d’ail
- quelques grains de poivre
- 1 bouquet garni
- Sauce soja
- Arôme Maggi
- Gingembre frais
Commencer par faire blanchir la langue à l’eau bouillante pendant une vingtaine de minutes pour qu’elle perde son âcreté. Puis la placer dans une grande cocotte avec tous les légumes. Amener à ébullition, ajouter du sel et laisser bouillonner doucement pendant environ 2h30.
Laisser la langue refroidir complètement avant d’enlever la peau.
Préparer la sauce en mélangeant 1/3 de sauce soja, 1/3 d’arôme Maggi et 1/3 d’eau (rajouter l’eau au fur et à mesure jusqu’à obtenir la consistance et le goût désirés, il ne faut pas que la sauce soit trop aqueuse).
Couper la viande en tranches épaisses. Placer sur chaque tranche une tranche fine de gingembre frais épluché. Arroser abondamment de sauce et servir.
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Et comme ça il fallait bien utiliser les cœurs de palmier rapportés tout frais du Bénin, elle avait préparé aussi une salade d’achards de palmistes made in Chai Dumè, et que j’ai d’autant plus adorée que ce n’est pas moi qui l’avait faite (c’est drôle comme souvent on apprécie moins ses propres plats que ceux des autres).

