Affichage des articles dont le libellé est saucisse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est saucisse. Afficher tous les articles

jeudi 28 août 2014

Oh well…Toad in the Hole


L’été, les plats légers, les verres perlés de buée, les pieds nus, la chaleur (cigales en option) : ici on en a abandonné l’idée depuis plusieurs semaines.

Tout est sombre, humide, froid, très vert certes. On a rallumé la cheminée. Les oiseaux s’entrainent déjà au vol en formation.

Un temps très british finalement, si seulement il y avait des pubs dans les environs pour compenser. On aurait pu s’y consoler autour de quelques pintes et de plats réconfortants.

En désespoir de cause, il y a la solution comfort food maison. D’autant plus que Marks&Spencer a ouvert en plein mois d’août une antenne sur mon chemin, tout près de la Gare St Lazare - non, je ne suis pas en train de leur faire de la pub, enfin si, mais pas rémunérée, je suis juste trop contente. A nous le bacon, le cheddar, les curry et les saucisses anglaises bien épicées, sans avoir besoin de traverser la Manche.

Donc, Toad in the hole, ou saucisses anglaises nichées dans une pâte à Yorkshire puddings. Un genre de far aux saucisses si vous préférez. Très anglais (un peu trop aux dires de certains membres de la famille). A manger avec une salade par un jour de pluie. 

Adapté d’une recette de Dorian, qui en a toute une collection, mais j’aurais pu utiliser aussi celle de Rosa, ou bien celle d’Hélène qui cuisent les leurs à four beaucoup plus chaud.

Toad in the hole au thym
  • 6 saucisses Cumberland (mes préférées)
  • 1 gros oignon doux 
  • 100g de farine
  •  1 œuf légèrement battu
  •  25 cl de lait
  •  20g de beurre ½ sel
  • Quelques brins de thym frais
  • Sel, poivre, muscade
  • 2 grosses pincées de moutarde anglaise en poudre
Préchauffer le four à 180°. Mettre le morceau de beurre à fondre dans un petit plat à four. Une fois le beurre fondu, ajouter  l'oignon et les saucisses, parsemer de thym frais et de poivre  et bien mélanger. Enfourner pendant environ 15 à 20 minutes. Mélanger assez régulièrement, les oignons doivent commencer à fondre légèrement et les saucisses à dorer (note à moi-même : la prochaine fois je ferai un peu plus dorer les oignons et les saucisses, disons 30 minutes).

Pendant ce temps, verser la farine dans un grand bol, ajouter une pincée de sel, quelques tours de poivre, une pointe de muscade et la moutarde en poudre. Bien mélanger.  Comme pour une pâte à crêpes, creuser un puit, verser l'œuf et un peu de lait, bien mélanger à la spatule, puis verser peu à peu le reste de lait en mélangeant.

Sortir alors le plat du four et verser la pâte dessus, ça ne doit surtout pas couvrir, au contraire. Remettre au four cette fois pour 20 à 25 minutes jusqu'à ce que la pâte soit bien gonflée et dorée (note : la prochaine fois je monterai le four à 200 et je laisserai dorer un peu plus).

Servir avec une salade verte, ou comme les anglais avec de la gravy aux oignons, de légumes et de la purée (mais bon faut pas exagérer quand même, on est encore au mois d’août)

jeudi 26 février 2009

Panini con krauti


Le plus dur, c’était de s’extirper du lit. Un dimanche matin, l’hiver, à Rome. A l’aube, le vacarme assourdi du marché nous avait brièvement réveillés. Trop tôt.

Bien plus tard, un rayon de lumière nous réveillait de nouveau. Ou bien c’était Spooky, le chat, qui ronronnait trop fort, étalé de tout son long au milieu du lit. Tard, trop tard pour les panini al latte de la seule épicerie ouverte le dimanche matin, trop tard pour une expédition jusqu’au fornaio du Trastevere. Restaient les panini du marché de Porta Portese.

L’immense marché aux puces commençait à l’angle de la rue. A peine éveillés, aveuglés par la lumière, bousculés par les passants, nous jetions un coup d’œil rapide à l’amoncellement de fripes, d’antiquités plus ou moins antiques, de cassettes copiées, de bijoux de pacotille et de T-shirts aux couleurs de la Jamaïque. Le but de la balade était toujours le même : le camion à sandwichs, au cœur du labyrinthe. L’été, il vendait des panini à la porchetta, poivrés, aillés, craquants, infiniment satisfaisants. L’hiver, nous avions eu la surprise d’y trouver des sandwichs garnis de choucroute chaude – que les italiens appelaient krauti – et de burgers de saucisse grillée. Un vestige, peut-être, du passage d’une armée étrangère, allez savoir. Exotiques, en tout cas, sous le ciel bleu de l’hiver Romain, au son de la pop du dernier festival de San Remo. Et bons !



En Italie, les pain utilisés étaient des rosette, un pain rond, assez creux à l’intérieur, craquant. J’ai préféré utiliser des pains à sandwich plus moelleux, sur la même base de pâte que celle des hot-dog buns. Décidément, je ne m’en lasse pas. Encore une fois, merci Sandra.

Panini saucisse-choucroute
Pains à sandwich
(pour 10 pains)

425g farine T65
2 cc levure sèche instantanée
1 cc sel
1 cs sucre
1 oeuf entier
15g beurre mou
125 ml lait
120 ml eau
1 oeuf pour le glaçage

Dans la cuve de la machine à pain, mettre l’eau, le lait, le sel, le sucre, l’œuf entier battu.
Ajouter ensuite la farine et la levure. Lancer le pétrissage. Quand la pâte forme une boule et commence à se détacher des parois, incorporer le beurre mou. Pétrir ensuite environ une dizaine de minutes, puis laisser la pâte lever dans la machine environ 1h30. Elle doit presque tripler de volume. (Attention, certaines machines à pain chauffent pendant la levée. La mienne chauffe un peu trop pour les pâtes qui contiennent du beurre, elle a tendance à les cuire un peu, donc je l’éteins).

Couvrir deux plaques de cuisson d’une feuille de papier cuisson. Verser doucement la pâte sur un plan de travail fariné, la diviser en 10 morceaux de même poids, couvrir d’un linge et laisser détendre 5 min. Bouler les 10 morceaux et les disposer sur les plaques.

Couvrir avec un torchon humide et laisser lever dans un endroit tiède environ 30 min. Ne pas laisser le chat se coucher sur la plaque de cuisson.

Préchauffer le four Th6 (180°C).

Badigeonner les pain d’œuf battu et enfourner pour environ 15 minutes. Laisser refroidir sur une grille.

Après, c’est du fast-food, encore ! Un peu de moutarde forte, de la choucroute réchauffée doucement avec un peu de vin blanc, de la saucisse au couteau formée en burgers et poêlée pour qu’elle soit bien dorée. Le burger d’un dimanche soir d’hiver.

jeudi 29 mai 2008

Rougails, etc..

Elle me fait toujours terriblement envie, Murielle, quand elle se lance dans la cuisine de son île natale. Cette semaine là, alors qu’elle préparait un repas pantagruélique pour des blogueuses en balade à Paris, elle me tenait au courant, pas à pas, d’un laconique : « Aujourd’hui sarcives… », « aujourd’hui civet de zourites », etc…

Forcément, arrivée à la fin de la semaine, je n’y tenais plus. D’autant plus que j’avais au congélateur 1kg de viande de cabri et quelques saucisses créoles, cadeau de la même Murielle, qui n’attendaient que mon bon vouloir. A moi le cabri massalé, le rougail saucisses, le rougail tomates gingembre, les haricots rouges et les achards. Mes invités du jour ne s’en sont pas plaint.

J’ai du être Réunionnaise dans une autre vie…


Rougail tomates gingembre, la petite sauce qui pique et qui réveille les massalés. Cette fois-ci je l’ai faite avec des piments verts frais, c’est tout ce que j’avais sous la main. Ca lui donne un goût légèrement plus acide peut-être. J’aime bien.

Pour 2 à 4 personnes :
2 tomates
1 petit oignon
4 piments "zoiseau" ou 2 piments verts frais
environ 1,5 cm de gingembre frais
sel

Laver, essuyer et couper les tomates finement. Couper ou râper finement le gingembre et ajouter aux tomates. Émincer l'oignon finement et mélanger aux tomates et gingembre. Piler les piments avec le sel et ajouter à la préparation.


Cabri massalé. C’était une première. La même recette que celle de l’agneau massalé, avec la pâte de tamarin et les feuilles de caloupilé qui vont bien, encore une recette de Murielle (elle est mon livre de cuisine de La Réunion). Le goût est finalement assez différent, la sauce plus gélatineuse, mais c’est tout aussi délicieux. Je l’ai cuit en deux fois, sur deux jours, pour que la viande soit la plus tendre possible, en rajoutant le cumin en fin de cuisson seulement pour qu’il ne développe pas d’amertume.



Un rougail saucisses, avec ces petites saucisses créoles déjà passablement assaisonnées et fumées, qui se mangent avec plaisir au naturel. C’est tout simple :

4 saucisses
4 oignons
4 tomates
1 petite boîte de tomates concassées (facultatif)
piments zoiseaux, ou Thai, ou verts, enfin des piments
sel
poivre
huile

Mettre les saucisses dans une marmite et recouvrir d'eau. Faire bouillir les saucisses, puis retirer l'eau et découper les saucisses en rondelles. Faire dorer dans un peu d'huile.
Ajouter les oignons émincés finement et le piment pilé avec du sel. Faire revenir.
Ajouter les tomates coupées finement et les tomates concassées. Couvrir d'eau et laisser cuire jusqu'à réduction de la sauce.


Des achards de légumes, des haricots rouges et du riz blanc en accompagnement, cela va sans dire.

Un vrai festin je vous dis, réjouissant. Merci Murielle, de nous avoir tant régalés.

Et à part cuisiner pour toute la blogomiam, travailler et s’occuper de sa famille, Murielle trouve le temps de s’occuper avec Stanislas de leur joli site, La Table Monde, de passer à la télé avec ses Marmitons, de publier des livres de cuisine. Bravo, quelquefois, l’énergie de certains me dépasse…

mercredi 21 mai 2008

Opération saucisses

Je ne sais pas ce que vous avez fait vous ce weekend, mais nous, avec la pétillante Marion et la douce Hélène, on a fait ça:

Et puis aussi ça:

Trois femmes toute une après-midi dans une cuisine. Trois femmes qui réapprennent au milieu des éclats de rire le "gai savoir" de la génération des grands-parents.

Deux qui démêlent les boyaux:
- Tu crois qu'il faut les laver à l'intérieur?
- Oui, il me semble avoir lu ça quelque part.

Une qui marmonne entre son bouquin et le plan de travail:
- Alors...700g de collier d'agneau, 700g de veau. Où est-ce que j'ai mis le veau?

Trois qui assaisonnent:
- Tu crois que ça suffit une cuillerée à soupe de harissa?
- Non rajoute, encore, et de la coriandre aussi, et encore du cumin, vas-y.


Un homme, Steve, qui passe la tête de temps en temps, donne un coup de main pour le montage de la machine, attendant avec une impatience gourmande la réalisation des premières merguez. Et deux petites filles lutin, filmant subrepticement le travail et les rires.



On goûte, on goûte encore. Elles vont être bonnes!
On est fières. On trinque à la santé des saucisses. Il est délicieux le Vouvray de Steve. On imagine ce qu'on pourrait bien faire par la suite, du boudin, des saucisses anglaises, du saucisson?

Les recettes et les détails techniques sont chez Hélène. Le reportage tout en images chez Marion. Merci les filles pour ce joyeux moment de partage. Et merci à Steve et aux filles, pour votre accueil.

mardi 26 juin 2007

Apéro chic pour weekend choc

Vous les connaissez certainement vous aussi, si vous avez des enfants, ces weekends du mois de juin complètement surbookés, où on arrive au lundi matin sans avoir eu le temps de souffler.
La kermesse et le spectacle de l'école, les parents la larme à l'oeil derrière leur objectif, les petits tout fiers sur la scène, la pluie qui fait fondre les costumes en papier crépon.
Les fêtes des clubs de sport pour lesquelles il faut un gâteau, le gamin tout content de sa nouvelle ceinture de judo, la petite droite comme un i sur son poney.
Les fêtes de fin d'année des associations, la fête de la musique chez les voisins, la remise des coupes des jeux inter-villages et le pot de Monsieur le Maire...
Sans compter les courses, le rangement, le linge et la confiture, parce que les fruits mûrissent en juin eux aussi. Ah bon, il y avait du repassage à faire?

Alors si vous avez un moment, voilà trois petites idées pour l'apéro, pour la fête de la musique chez les voisins par exemple.



Sablés au romarin et à la mimolette vieille
. Je les ai refaits, j'adore ça!



Petites bouchées saucisse-garam massala, que j'ai piquées à Dorian et dont je ne me lasse pas. Faciles à faire et évidemment dévorées en cinq minutes.


Feuilletés pâte d'olives - sardines au poivre vert

Sur une idée de Cathy, qui venait au départ de Philippe Conticini. J'ai utilisé une pâte d'olives vertes qui me venait de Pascale, un truc à manger à la petite cuillère, et des sardines au poivre vert de La Belle-Illoise - évidemment.

ingrédients

1 pâte feuilletée toute prête, pré-étalée
1 pot de pâte ou de tapenade d'olives vertes
1 boîte de sardines au poivre vert
1 oeuf pour la dorure
2 cs de panko (chapelure japonaise)
2 cs de parmesan rapé
1 cc de thym frais

Etaler la pâte d'olives sur la moitié de la pâte. Oter l'arrête centrale des sardines et les émietter sur la pâte d'olive. Ajouter un filet de l'huile des sardines. Refermer la pâte, dorer à l'oeuf (1 oeuf battu avec un peu de sel). Saupoudrer du mélange chapelure-parmesan-thym. Mettre le tout sur un plat au congélateur pendant 20 minutes pour le raffermir.
Préchauffer le four à 190°C. Sortir la pâte préparée du congélateur et couper en bandes d'1,5 cm de largeur, puis détailler en portions de 4 cm (vous avez vu, c'est précis). Les disposer sur la plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé (attention, un peu délicat). Enfourner pour 15 minutes environ.

Un vrai succès, je suis ravie du résultat.

samedi 24 juin 2006

Des fois j'en ai marre!



Vous faites quoi vous le samedi soir, quand vous vous retrouvez seule à la maison avec les gosses, dont le fils des voisins partis à un festival punk (c'est moi qui l'ai proposé, et il est sympa le petit) et six chats dont cinq chatons qui font des bêtises, l'Homme parti vers ses activités associatives diverses et variées, le frigo vide pour cause de non-courses pour cause de kermesse de l'école toute la journée, les lessives à faire d'urgence pour préparer le départ du petit en stage de cheval, et le lendemain dimanche qui ne s'annonce pas mieux?

Moi je fais des pâtes aux saucisses:

  • 2 saucisses de Toulouse
  • 1 cs d'huile d'olive
  • 1 verre de vin blanc sec
  • 1 grand verre d'eau
  • poivre
  • 1 branche de thym
  • 1 peu de romarin
  • 1 feuille de laurier
  • 400g de spaghetti
  • 3 cs de concentré de tomates
  • parmesan rapé

Faire chauffer l'huile d'olive dans un faitout. Ouvrir les saucisses de Toulouse et récupérer la chair. La faire revenir à feu moyen dans l'huile jusqu'à ce qu'elle soit dorée. Mouiller avec le vin blanc, laisser évaporer 1 minute. Rajouter l'eau, le poivre, le concentré de tomates, le thym, le romarin, le laurier et laisser mijoter à feu doux une demi-heure. Si la sauce devient trop dense, ajouter un peu d'eau. Pendant ce temps, faire chauffer l'eau, cuire les spaghettis al dente et les mélanger à la sauce. Servir de suite avec du parmesan.

On peux rajouter du piment, mais là c'était pour les enfants.

Bon, après ça, ça va tout de suite mieux! Vous m'excuserez, pas de visite de blogs pour moi ce soir, je m'en vais me coucher avec "The Gastronomical me" de MFK Fisher, c'est excellent pour la santé!


mardi 14 mars 2006

Il fait froid pour un mois de mars, non?


Contrairement a la rumeur répandue sur certains blogs, qui prétendent qu’on peut se ballader en chemisette tout en dégustant des apéros au bord de la piscine, ce n’est pas encore le printemps. Et même pas du tout. Chez moi ce matin il faisait -4º. Si, si! Venez vous geler dans le Vexin, on a un micro-climat ici.

Bref, pour se réchauffer, et avant que ce soit vraiment le printemps, voici une petite recette goûtée à Dole, dans le Jura. Une très jolie ville Dole, belle architecture, et bien belle région autour. Mais froide. Ce jour là il faisait -10º.

Là-bas, ils appellent ça une potée je crois, pour moi c’est plutôt un ragoût.

Ragoût de porc et saucisse de Morteau
  • 600g d’échine coupées en morceaux
  • 1 saucisse de Morteau
  • 3 oignons
  • 1 bon kg de pommes de terre à chair ferme
  • 2 gousses d’ail
  • 1 feuille de laurier
  • 1 branche de thym
  • 1 pincée de farine
  • 1 bouteille de vin blanc sec
Dans une cocotte, faire revenir la viande, les oignons et les gousses d’ail en chemise dans un mélange beurre-huile (1 noix de beurre, un bon filet d’huile mélangés pour éviter que ça ne brûle). Une fois la viande dorée, rajouter les pommes de terre épluchées. Faire dorer quelques instants. Saupoudrer d’un peu de farine, mélanger. Saler, poivrer. Ajouter environ ¾ de la bouteille de vin. Vous pouvez vous servir un petit verre à ce moment là. Ajouter thym et laurier, fermer la cocotte et laisser cuire à feu doux environ deux heures jusqu’à ce que la viande soit tendre. Environ 20 minutes avant la fin de la cuisson, enfouir la saucisse de Morteaux dans le ragoût.

Je vais vous dire, c’est délicieux, le goût fumé de la Morteau se transmet à la sauce et aux pommes de terre. Mais surtout ne faites pas comme moi, prenez de la bonne viande à ragoût chez le boucher, pas une barquette de ragoût de porc au supermarché du coin. Ils sont bien d’habitude pourtant, mais là, deux heures de cuisson n’ont pas suffi à attendrir la viande, il en aurait fallu 6, au moins!