jeudi 22 octobre 2015

Tang Zhong Buns fourrés à la crème de noix de coco


C’est le matin, encore tièdes, qu’il faudrait les manger. Quand ils dégagent encore cette odeur sucrée si particulière. Que le bun est tout moelleux et la crème fondante, une frangipane de coco. Avec un thé au lait servi dans un grand verre, comme dans les cafés de Hong-Kong. Dans la chaleur étouffante et le bruit incessant, la frénésie, de la cité chinoise. Là-bas, ils tiennent la vedette avec les pinapple buns, autre brioche chinoise extra moelleuse et tous les bao divers et variés, au four ou à la vapeur, fourrés de viandes rôties ou de pâtes de taro ou de lotus et les dan dat

J’ai toujours voulu reproduire le moelleux de ces pains asiatiques. C’est encore chez Christine que j’ai trouvé mon bonheur. Le Tang Zhong fait toute la différence, rendant les brioches extra moelleuses et les conservant fraiches plus longtemps. Ceux-ci n’ont pas la forme des cocktail buns de Hong-Kong, mais le goût et la texture sont là, sans conteste.


J’ai adapté cette recette en utilisant la garniture des cocktail buns, que je trouve plus réussie.

Tang Zhong Buns fourrés à la crème de noix de coco
(pour un moule de 20 cm de diamètre)

Tang zhong:

  • 25 g de farine T55
  • 125 g d’eau de source

Pâte

  • 350 g de farine T55 ou T65 *
  • 55 g de sucre en poudre
  • 5 g de sel
  • 56 g d’oeuf battu
  • 7 g de lait en poudre (facultatif)
  • 125 g de lait
  • 120 g de tangzhong 
  • 10 g de levure fraiche 
  • 30 g de beurre (à température ambiante, coupé en petits morceaux)

Garniture

  • 90 g de beurre mou
  • 40 g de sucre
  • 25 g de farine T45
  • 30 g de lait en poudre
  • 45 g de noix de coco en déshydratée en poudre

*je n’avais presque plus de T55 et j’ai mélangé avec de la T45 cette fois-ci. Le niveau d’absorption des liquides n’est pas du tout le même et j’ai dû pétrir très longtemps, puis rajouter un peu de farine pour que la pâte se tienne. Le résultat était tout à fait honorable, mais il vaut mieux éviter quand même.

Préparation du Tang Zhong
Mélanger dans une casserole, au fouet, 25g de farine et 125g d’eau. Laisser chauffer à feu moyen en fouettant constamment jusqu’à obtenir un mélange de la consistance d’un roux. En principe, il faut le faire chauffer jusqu’à 65ºC – en pratique, dès que le mélange épaissit (2-3 minutes), devient homogène, et que le fouet y laisse un sillage, il est prêt. Verser le Tang Zhong dans un bol, laisser tiédir, filmer au contact pour éviter la formation d’une peau. Laisser refroidir complètement avant de l’utiliser. On peut aussi le faire la veille et le réfrigérer jusqu’à utilisation (remettre le Tang Zhong au moins une demi-heure à température ambiante avant de l’utiliser).

Préparation de la garniture
Mélanger ensemble les ingrédients de la garniture, pour former une pâte. Former un long rouleau, emballer de papier film et réfrigérer. Une demi-heure avant utilisation, couper le rouleau en 6 parts, bouler et laisser en attente à température ambiante.

Dans un grand bol, fouetter ensemble le lait, le Tang Zhong et l’œuf.

Dans le bol du robot ou de la machine à pain, mélanger la farine, le sucre et le lait en poudre. Disposer au-dessus la levure fraîche émiettée. Faire un puits, ajouter le mélange liquide et commencer à pétrir. Au bout de quelques minutes, ajouter le sel.

Pétrir longuement, pendant environ 15 minutes, jusqu’à ce que la pâte soit bien élastique et homogène. Ajouter ensuite le beurre mou et pétrir de nouveau jusqu’à ce que la pâte prenne du corps et se détache des parois du bol. C’est une pâte humide, très collante, il faut la pétrir longtemps pour parvenir à la consistance désirée. Chez moi, le pétrissage a duré en tout environ 30 minutes.

Former une boule, la déposer dans un saladier, le recouvrir d’un torchon et laisser la pâte doubler de volume (environ 1 heure).

Reprendre la pâte, la verser sur un plan de travail légèrement fariné et la diviser en 6 parts égales. Bouler chaque morceau et laisser reposer environ 10 minutes sous un torchon.

Beurrer les parois du moule.

Etaler chaque pâton au rouleau à pâtisserie pour former un ovale. Placer au centre la garniture. Replier les bords en portefeuille pour enfermer la garniture. Etaler à nouveau au rouleau puis rouler la pâte sur elle-même en partant du bord le plus étroit. Former une boule.

Garnir le moule beurré des 6 boules ainsi formées, une au centre, les cinq autres autour. Couvrir d’un linge et laisser reposer une heure environ, le temps que la pâte double de volume.

Préchauffer le four à 180°C. 

Glacer les buns à l’œuf battu et parsemer de graines de sésame.

Enfourner pour 30 minutes environs ou jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.


mardi 13 octobre 2015

Le riz frit du lundi

Le riz frit, fried rice, chao fan. En Asie, il est de tous les coins de rue, des gros woks fumants parfumant les gargotes, fast-food de base pour mangeurs modestes, disponible à toute heure. Jamais le même, à chacun sa recette, bien loin de la version standardisée et pâlichonne qu’on nomme ici « riz cantonais ». 

A la maison, c’est le plat de recyclage par excellence, on y met tous les restes, même le riz est meilleur cuit de la veille. Quand le weekend a été abondant, riche en viande rôties (un petit bout de magret, un morceau de côte de bœuf, une carcasse de poulet rôti, rien ne se perd, et surtout pas le jus de cuisson), en légumes verts dont il reste une poignée, il est temps de sortir le wok. 

Plat complet, reposant après les agapes, il est toujours différent, mais savoureux, odorant, rassurant. Familial.

Je vous donne la recette du dernier en date.

Riz frit
  • 4 tasses de riz (cuit et refroidi)
  • 1 oeuf
  • 1 tasse de viande rôtie coupée en petits morceaux
  • ½ tasse de talon de jambon coupé en petit morceaux
  • 1 oignon émincé
  • 2 gousses d’ail en lamelle
  • 2 tranches de gingembre, en lamelle
  • 2 tasses de champignons de Paris émincés
  • 1 grosse poignée de haricots verts cuits, coupés en morceaux
  • 2-3 ciboules
  • 2 bonnes giclées de sauce soja claire
  • 2 pincées de 5 parfums
  • 2 pincées de piment d’Espelette
  • poivre

Battre l’œuf en omelette. Dans le wok, ou une grande poêle, le faire cuire rapidement en le détachant en petits morceaux. Réserver. Dans la même poêle, faire revenir dans un fond d’huile (pas trop) les oignons, qu’ils fondent un peu. Ajouter l’ail, le gingembre et les morceaux de viande, laisser dorer un peu, ajouter les champignons, les laisser dorer, puis les haricots verts et enfin les morceaux d’omelette. Assaisonner de 5 parfums, piment, poivre, saler de quelques giclées de sauce soja. 
Ajouter le riz, bien mélanger, laisser revenir quelques minutes en mélangeant, pour bien enrober les grains de riz de sauce.
Parsemer de ciboules émincées au dernier moment et servir fumant.

Pour une recette un peu plus orthodoxe, voir la version de Margot Zhang


mardi 6 octobre 2015

Meringues aux tourbillons de chocolat


Il faudrait peut-être que je me remette à cuisiner ? J’ai comme une paresse ces derniers temps, un manque d’enthousiasme, d’imagination. Pas que je ne cuisine plus, non, il faut bien nourrir son monde, d’autant plus qu’ils sont plutôt gourmets. Mais je fais simple, je retourne à mes classiques,  la cuisine sans réfléchir, en mode automatique : un veau marengo pour le réconfort, des pâtes à toutes les sauces, aux artichauts, aux saucisses, aux aubergines, aux blettes, al ragù, des tomates farcies,  de la ratatouille, les fameuses aubergines à la parmigiana, faites et refaites, les viandes grillées et patates sautées du dimanche, les boulettes d’Hélène.  

Il y a peu, j’ai eu comme un sursaut, une envie subite de moussaka (grâce à Mingou qui m’avait donné une de ces faims !), tout un remue-ménage de casseroles et de poêles pour un résultat somme toute moyen, tant pis. Nettement plus réussi, le rôti de veau aux champis du dimanche, accompagné de délicieuses côtes de bettes (du jardin de Rosalie) braisées n’a pas non plus eu l’honneur d’une photo – bien trop simple.

Mais non, je ne mange pas que des desserts – d’ailleurs en général je ne les mange pas, je les offre. C’est juste qu’ils sont plus photogéniques.

L’idée des tourbillons de chocolat du Pétrin était séduisante, les photos de Sandra y sont pour beaucoup. J’ai utilisé pour les meringues la technique d’Ottolenghi qui me réussit à chaque fois et décoré façon Sandra. Le résultat était comme espéré, croquant à l’extérieur, moelleux à l’intérieur, la légère amertume du chocolat tout à fait bienvenue. A refaire.

Meringues aux tourbillons de chocolat 
(pour 7-8 meringues moyennes)
  • 400g de sucre semoule
  • 200g de blancs d’œufs à température ambiante (*)
  • 70g de chocolat noir 66-70%
(*) les blancs d’œufs montent mieux quand ils sont un peu « âgés », donc conservés au réfrigérateur plusieurs jours avant utilisation. Pour cette recette, la quantité de blanc d’œufs importe peu, puisque la proportion de sucre est toujours le double du poids des œufs – simple, non ?

Préchauffer le four à 200°C.

Sur une plaque à pâtisserie doublée d’une feuille de papier sulfurisé, verser le sucre en poudre et l’étaler en une couche uniforme.  Enfourner la plaque pour environ 8 minutes, ou jusqu’à ce que le sucre soit chaud et commence à fondre un peu sur les côtés. Il ne faut pas que le sucre caramélise, il vaut mieux surveiller.

Pendant ce temps, verser les œufs dans le bol du robot. Environ 1 minute avant la fin de la cuisson du sucre, commencer à battre les blancs à vitesse élevée, il doivent juste commencer à mousser un peu. 
Oter la plaque du four, et, à l’aide de la feuille de cuisson repliée en cornet, commencer à verser doucement le sucre chaud sur les blancs tout en continuant à battre. 

Baisser la température du four à 90°C.

Continuer à fouetter pendant environ 10 minutes jusqu’à ce que la masse ait refroidi et soit brillante et ferme.

Pendant ce temps, casser le chocolat en petits morceaux et le faire fondre au bain-marie en mélangeant régulièrement. Lorsque le chocolat est parfaitement fondu et lisse, réserver sur le bain-marie hors feu.

Sur un grande plaque recouverte d’une feuille de papier sulfurisé, disposer les meringues formées avec deux grandes cuillères, en les espaçant bien car elles devraient normalement gonfler en cuisant. Verser quelques gouttes de chocolat au-dessus de chaque meringue et avec un cure-dents, faire d'autres marbrures dans la meringue.

Enfourner pour 2 heures (elles sont cuites lorsqu’elles se détachent facilement de la feuille de papier cuisson) et laisser refroidir complètement dans le four avant de les consommer, de les conserver, ou de les offrir en cadeaux gourmands.

mercredi 30 septembre 2015

Gâteau épicé aux dattes et pommes


C’est bien le théâtre au village. J’ai beaucoup ri. Ça fait du bien de rire. Les acteurs sont familiers, on peut les croiser tous les jours dans la rue, et pourtant on oublie cette proximité, ils deviennent leurs personnages, le temps d’une fin d’après-midi dominicale. Les murs de la salle communale disparaissent, les décors esquissés et l’imagination laissant toute la place au talent de la troupe et de son metteur en scène. Le temps fuit. Un grand bravo à tous, c’était du joli travail !

J’avais apporté pour le buffet de « l’après » ce gâteau au parfum automnal, admiré chez Hélène et aussitôt essayé. Moelleux et épicé, légèrement exotique – anglais quoi – il a eu son petit succès d’estime lui aussi (cabotin, va !)

J’ai changé un tout petit peu les ingrédients par rapport à la recette d’Hélène, mais les quantités sont exactement les mêmes. Par manque de temps, je n’ai pas fait la sauce au caramel, et franchement il s’en passe très bien, mais Hélène propose aussi une recette de toffee sauce très tentante.

Spiced Apple cake / Gâteau épicé aux dattes et pommes
Pour un moule rectangulaire de 20 cm X 30 cm ou carré 20 cm X 20 cm Ingrédients
Environ 10 parts à 15 parts
  • 200 g de dattes dénoyautées puis hachées grossièrement 
  • 200 ml de lait
  • 200 g de beurre doux ramolli + extra pour graisser le moule
  • 50g de beurre demi-sel ramolli 
  • 280 g de farine
  • 100 g de cassonade
  • 100g de sucre complet de canne
  • 1, ½ cc de levure chimique
  • 4 œufs
  • 1 cs de poivre de la Jamaïque moulu *
  • 2 cc d’extrait de vanille maison
  • 3 pommes rouges bios
  • un filet de jus de citron
  • Sucre glace
Servir avec de la confiture de lait ou de la toffee sauce Butterscotch.

* le poivre de la Jamaïque moulu, ou Allspice, est souvent utilisé dans la pâtisserie anglaise. Les anglais lui donnent ce nom car son parfum évoque à la fois la cannelle, le clou de girofle, le poivre et la muscade. En France, on peut en trouver chez Marks & Spencer et certainement dans les épiceries fines. Sinon, le remplacer par du quatre épices.

Beurrer le moule et le tapisser d’une feuille de papier sulfurisé.
Préchauffer le four à 180 °C.
Transférer les dattes et le lait dans une casserole.
Porter à ébullition.
Enlever la casserole du feu et laisser dix minutes, le temps que les dattes absorbent un peu le lait.
Mixer le mélange puis le verser dans un grand saladier.
Ajouter le beurre, la farine, le sucre, la levure chimique, les œufs, le poivre de la Jamaïque et l’extrait de vanille. Laisser poser le temps de couper les pommes en quartiers (sans les peler), les évider et les tailler en très fines lamelles. Arroser les lamelles de jus de citron au fur et à mesure pour éviter qu’elles ne noircissent.
Fouetter les ingrédients du gâteau. Verser la préparation dans le moule et lisser le dessus.
Répartir les lamelles de pommes en les chevauchant, en longueur, sur trois rangés.
Enfourner pour 45 minutes (cuisson plus longue pour un moule carré). Au bout de 30 minutes, recouvrir le gâteau d’une feuille de papier aluminium pour éviter de brûler les lamelles de pommes. Vérifier la cuisson en insérant la lame d’un couteau au centre du gâteau. Il doit ressortir presque sec. Laisser refroidir le gâteau. 
En vous aidant de la feuille de papier sulfurisé, transférer le gâteau sur une planche à découper.
Saupoudrer de sucre glace et (éventuellement) à l’aide d’une cuillère à soupe, déposer des filets de confiture de lait ou de toffee sauce (sauce caramel) sur le dessus.

jeudi 24 septembre 2015

Le Bistrot de Christine et la torta Caprese


Il y a fort fort longtemps, au pays des premiers blogs de cuisine, naïfs, non mercantiles, généreux, aux photos moches et floues mais c’était pas grave, j’aimais beaucoup le Bistrot de Christine. Christine rêvait son futur bistrot, l’atmosphère qu’elle y ferait régner, la musique qu’on y jouerait, les livres qu’on pourrait y trouver, les vins bios, les ptites mousses et les chocolats chauds, les recettes qu’elle y servirait – une cuisine de voyage, métissée et familiale. Et puis il y avait le samovar, posé sur le comptoir, avec le « thé du moment » à volonté. 

Un bistrot de femme, celui qu’on voudrait tous avoir au coin de la rue, pour s’y reposer, un moment, échanger, emprunter un livre, découvrir un vin, se régaler d’une recette lointaine, un bistrot-maison.
Dix ans plus tard, il vient d’ouvrir pour de vrai, le bistrot de Christine. Sous la forme d’un bar associatif au sein du Lavoir – Ateliers réunis, à Rennes, au 26, rue de Léon. 

Evidemment, je n’y suis jamais allée, je ne connais pas Rennes, j’y suis toujours passée sans m’arrêter. Je ne connais pas non plus Christine pour de vrai d’ailleurs, même si j’échange avec elle depuis dix ans. Mais je suis contente qu’elle ait enfin ouvert son rêve. Il y a même un samovar

Christine, félicitations et longue vie à ce projet. Peut-être auras tu envie d’y servir un de ces jours, avec ton thé du moment, une part de cette torta Caprese, que j’ai piquée un jour à Edda, et que j’ai faite et refaite depuis, aux amandes, aux noisettes ou aux deux mélangées, mais toujours à la fleur d’oranger. C’est un gâteau simple et élégant à la fois, il se conserve bien plusieurs jours (quand on sait lui résister).

(cette version ci est tirée du livre d’Edda, Un déjeuner de soleil en Italie, et ne contient pas d’écorces d’orange confites)

Torta Caprese à la fleur d’oranger
  • 200 g de poudre de noisettes ou d’amandes
  • 130 g de sucre
  • 100 g de beurre mou
  • 160 g de chocolat noir entre 60% et 70% de cacao
  • 4 oeufs petits ou 3 grands (entre 180 et 200 gr)
  • 1/2 petit verre d'eau de fleur d'oranger
  • sucre glace

Séparer les blancs des jaunes d'œufs et monter les blancs en neige ferme. Mettre de côté
Faire fondre le chocolat au bain marie ou au micro-onde.
Travailler le beurre ramolli avec le sucre, puis rajouter les jaunes d'œufs un à un, jusqu'à obtenir un mélange homogène.
Ajouter à ce mélange: la poudre de noisettes ou d’amandes, le chocolat fondu et les blancs d'œufs montés en neige.
Mélanger délicatement du haut vers le bas (pour garder l'air incorporé par les blancs d'œufs)
Ajouter l'eau de fleur d'oranger et mélanger à nouveau
Verser la pâte dans un moule beurré et fariné.
Cuire dans le four à 170°C pendant environ 25-30 minutes. Le gâteau sera croustillant à l'extérieur mais moelleux à l'intérieur (il ne faut pas que le chocolat cuise trop). (*)
Démouler une fois tiédi et laisser refroidir sur une grille. Saupoudrer de sucre glace.

Note : 
à 170°C, dans mon four, il faut environ 45 minutes pour cuire ce gâteau. A 25-30 minutes il n’est vraiment pas assez cuit et ne se démoule pas. Personnellement je le fais plutôt cuire à 180°C  pendant 30 minutes, mais comme d’habitude, tout est une question de four. A tester avec une brochette en métal pour vérifier la cuisson.
J’utilise un moule à fond amovible (et hermétique) qui me permet de le démouler sans le casser. C’est un gâteau humide donc fragile, il vaut mieux utiliser un moule à charnière, ou bien tapisser le moule d’une feuille de papier sulfurisé pour faciliter le démoulage.
Il se bonifie en vieillissant, je le trouve bien meilleur après une nuit au frais.

jeudi 17 septembre 2015

Toute la misère du monde...


Mi petit, mi grand…

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© ZEP 2015 tous droits réservés.

extrait du blog de ZEP, What a Wonderful World, hébergé par le site du Monde.fr

Merci Zep

vendredi 10 juillet 2015

Terrine de poulet au Muscadet


Le Muscadet, c’est toujours l’été, autour de la table ronde de pierre, dans un jardin des bords de l’Erdre. Dans le Pays Nantais, on met du Muscadet partout, dans les verres d’abord, puis dans les marinades des viandes, les sauces des poissons, et même les charcuteries. C’est comme ça que j’ai découvert, et adoré,  le pâté de Couffé au Muscadet – dont j’aimerais bien la recette si quelqu’un réussit à la trouver. 

C’est une habitude que j’ai prise là-bas, j’ai toujours au frais une bouteille de Muscadet ouverte, c’est un de mes ingrédients de base. 

Voici donc une terrine d’été, au parfum de vacances, délicatement aromatisée, moelleuse, à servir avec la petite gelée au Muscadet qui s’est formée tout autour, du bon pain, et quelques verres de blanc bien frais (ici du Côte du Rhône rouge, mais ça va bien aussi, même si ça ne fait pas aussi joli sur la photo).



Sur la base d’une recette d’Hélène, avec ce que j’avais sous la main, donc une version bien plus méditerranéenne au final.

Terrine de poulet au Muscadet
  • 200 g de fines tranches de lard fumé
  • 1 c à soupe d’huile d’olive
  • 1 oignon pelé et haché finement
  • 4 chipolatas peaux enlevées
  • 125 g de rillette d’oie
  • 2 blancs et 2 cuisses de poulet sans peau, coupés en petits morceaux
  • ¼ cc de poivre de la Jamaïque moulu
  • 50 g de pistaches entières
  • 50 g de chapelure fraîche
  • 4 cs de Muscadet
  • 2 gousses d’ail ecrasées
  • 1 cs de thym frais
  • 1 cs de romarin frais
  • Sel et poivre
Tapisser une terrine de tranches de poitrine fumée. Réserver quelques tranches de côté.

Préchauffer le four à 180 °C.

Chauffer l’huile d’olive dans une poêle puis ajouter l’oignon et le faire revenir pendant 5 minutes jusqu’à ce qu’il ramollisse.

Dans un saladier, mélanger la chair à saucisse, les cuisses et blancs de poulet coupés en petits morceaux, la rillette, le poivre de la Jamaïque, les pistaches, la chapelure, les herbes ciselées et le Muscadet. 

Ajouter les oignons cuits, bien saler et poivrer.

Verser le mélange dans la terrine bordée de tranches de lard et appuyer dessus
.
Replier les extrémités des tranches de lard sur le dessus, puis couvrir les trous avec les tranches de lard réservées.

Couvrir hermétiquement de papier aluminium, pour éviter que la vapeur ne s’échappe..
Enfourner pendant 1 h 45.

Au bout de ce temps, ôter la feuille d’aluminium. Remettre au four et laisser dorer le dessus de la terrine une dizaine de minutes de plus.

Laisser refroidir la terrine, la couvrir puis la réfrigérer au moins une nuit (pour laisser les parfums se diffuser) avant de la déguster.

lundi 6 juillet 2015

Granita al caffè


Si vous avez arpenté, un jour de forte chaleur, étouffante, lourde, à peine atténuée de temps en temps par le vent de la mer, les rues pavées du centre de Rome, cherchant l’ombre et la fraicheur des fontaines. Si vous vous êtes finalement assis, toute velléité de tourisme épuisée, à l’une des tables ombragées d’un petit bar, au coin d’une ruelle. Si, inspiré par la douce et forte odeur de café frais qui embaume l’air ambiant, vous vous êtes laissé tenter par une granita al caffè, que vous avez planté la longue cuillère dans le verre embué de cristaux glacés, que vous avez dégusté lentement l’arôme doux amer qu’ils renferment. Si, oui, alors vous savez ce que je veux dire.

Cette recette vient du livre d’Edda, Un déjeuner de soleil en Italie. Il n’y a pas plus simple. Il faut du bon café. Et un peu de patience.

Granita al caffè / Granité au café
(pour 6-8 personnes)
  • 200g de bon expresso
  • 100g de sucre
  • 100g d’eau
  • 350/400g d’eau froide

Préparer 200g de bon expresso bien tassé (3-4 tasses à expresso). Dans une casserole, porter à ébullition 100g de sucre et 100g d’eau pour obtenir un sirop. Ajouter l’eau froide, puis ajouter le café. Verser dans un récipient en métal (pour aider au refroidissement) et laisser refroidir. Mettre le tout au congélateur et égrener à la fourchette toutes les heures pendant 4 heures pour obtenir de jolis cristaux. Egrener une dernière fois avant de servir dans des verres rafraichis, surmontés ou non d’un nuage de crème fouettée.