vendredi 9 février 2007

Pain du Vexin

Croix de l'Ormeteau-Marie - Théméricourt - XIIème siècle

Mon instituteur était un personnage. A l'ancienne, avec une blouse grise et un air sévère. Il s'appelait Roland Vasseur. Nous on l'appelait "M'sieur".
Arrivée de la ville, je savais écrire au stylo 4-couleurs. Il a fallu apprendre à écrire à la plume, à remplir les encriers avec la grande bouteille à bec. S'habituer à cette odeur particulière de l'encre, du buvard, mélangée à celles de la craie et de la colle au parfum d'amande amère.

C'était une toute autre façon d'enseigner. Il nous faisait apprendre par coeur Apollinaire,
Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses

ou étudier des extraits du Quart Livre de Rabelais
...un faquin mangeoit son pain à la fumée du roust, et le trouvoist ainsi perfumé grandement savoureux.

Un enseignement élitiste pour une classe unique de village. Mais il ne fallait pas décrocher, on se retrouvait vite au piquet.


Lui, c'était un collectionneur de patrimoine. Les murs de sa maison étaient couverts de ses objets, des crémaillères, des clefs, des serrures, des outils anciens, des crucifix, des plats de faïence, des vistemboires...et des livres. Il avait construit sa maison autour de ses objets.
A force de collectionner tous ces objets du patrimoine rural, il était passé au stade supérieur, Conservateur des antiquités et objets d'art du Val d'Oise. Ca, c'est de la collection!
Loin de s'arrêter là dans sa passion de la conservation, il a été à l'origine, parmi d'autres, de la création du Parc Naturel Régional du Vexin Français.




C'est dans cette région que nous vivons, dans sa maison, vidée de ses objets, mais pas encore tout à fait de ses fantômes. Au coeur d'une poche de campagne accolée aux grandes banlieues grises, d'une région autrefois essentiellement rurale, maintenant habitée par des semi-citadins. Tellement protégée qu'elle est en quelque sorte muséifiée.
Et voilà que cette région, trop proche de Paris pour avoir conservé de véritables traditions populaires, autres qu'architecturales, cherche à s'en créer de nouvelles. Après la bière du Vexin, voilà le pain du Vexin, fait de grain et de farine locale et décoré d'une Croix pattée, ces croix bornales du 11-13ème siècle devenues l'emblème de notre petit coin de terre.
Ségolène, à la suite de plusieurs articles sur le pain, nous a demandé de lui envoyer une photo de nos pains régionaux. Voilà le notre, fruit d'une tradition recréée.
Je me demande ce que mon instituteur aurait pensé de cette invention. M'est avis qu'il en aurait souri.

57 comments:

Claude-Olivier a dit…

Quel bien joli récit, un temps que je ne connais pas (je suis trop jeune ;-) Merci pour ces quelques minutes d'évasion

Amitiés
Claude

Poumette a dit…

Je confirme, joli moment passé sur ton blog :o)

auré a dit…

Comme toujours, une lecture intemporelle, coupée du bruit alentour, qui nous transporte pour quelques minutes.... Merci Gracianne

Adèle a dit…

Je ne sais pas ce qui est le plus joli, ton histoire ou le superbe pain! C'est vrai Gracianne quand on te lit on est transporté dans un "ailleurs" nostalgique et apaisant!

Mamina a dit…

Que dire qui n'a déjà été dit dit et que les commentaires suivants vont confirmer. c'est un bonheur de te lire . Et en plus, aujourd'hui, Ségolène va être contente deux fois.

esterelle a dit…

Ce poème d'Apollinaire, c'est un de mes préférés... Je n'ai jamais compris le "suivont nous d'ahan", je pense que c'est pour cela que c'est si doux à mon oreille.
Et ce pain... il doit être aussi doux dans le goût que dans le souvenir.

Rosa's Yummy Yums a dit…

Quel très beau billet! J'aime beaucoup ta façon de conter les choses et tes superbes images...
Un temps que je ne connais pas non plus.

Claire a dit…

Une petite parenthèse de calme dans ma matinée effrénée... merci!

Gracianne a dit…

Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans...
Vous allez me faire passer pour une grand-mère:)
Déjà à l'époque où j'étais en primaire, on n'écrivait plus à la plume. Mais dans cette école là, les traditions avaient la vie dure.

Liliy a dit…

Un très beau récit! La lecture de tes billet est d'ailleurs toujours un régal!

beah a dit…

Moi qui habite à l'orée du Vexin, je n'ai jamais vu ce pain, mais je suis de l'autre côté, à la limite du plateau et de la vallée de Seine.

anne a dit…

Très beau billet, comme je les aime!

Gracianne a dit…

Et bien, la campagne vous fait un de ces effets!
Esterelle, moi aussi je l'aime ce poème. Evidemment, je l'ai appris à l'époque sans en comprendre les mots, et je ne prétends pas les comprendre plus maintenant que je suis grande, mais la mélodie est si belle! Quel cadeau vraiment, que d'apprendre ce genre de choses à des enfants.
Beah, c'est vraiment un pain local, je pense qu'on ne le trouve qu'à l'intérieur des "frontières" du parc. De plus, il est tout récent, il est né à l'automne dernier.

jojo a dit…

Quel bel hommage à ton instituteur! Pour le pain "traditionnel" né l'automne dernier, ça peut prêter à sourire mais souvent c'est aussi gage de bonne qualité, ça change des pains industriels!

Véro (C.Métisse) a dit…

Je pense que tu peux changer les paroles d'Aznavour... Tu nous parles d'un temps que, du haut de mes trente, je ne connais pas non plus... On avait encore les bureaux avec le trou pour l'encrier, mais d'encrier, point! "Et c'est pour quoi faire le trou, maîtresse?" ;-)
Quel belle histoire... Merci de nous l'avoir contée...

brigitte a dit…

tu me plonge dans un univers inconnu, moi qui pourtant , suis encore plus grande que toi!
je n'ai jamais suivi l'école primaire en métropole, mais les poèmes nous les récitions aussi avec un autre accent ou les sons étaient encore plus musicaux!
les fantômes t'inspirent joliement :-)

hélène a dit…

Quel beau récit !
Je vais venir faire un petit tour chez toi. Depuis le temps, que je passe devant la maison du parc du Vexin pour aller au centre équestre et je ne me suis jamais arrêter au musée du Pain.

Eglantine a dit…

Un petit retour dans le passé pour moi. Incomparable odeur de la colle au parfum d'amandes amères, encrier sur les petites tables et plumes sergent-major à la main, cire des pupitres...

Ce pain est beau, est-il bon au moins ? Il m'en a tout l'air !

Valérie a dit…

Quel instituteur ! Et j'adore ta première photo ! Dans l'Aveyron, où nous allons souvent et où nous aimons randonner, je suis folle amoureuse de ces croix qui ornent les chemins.

Alhya a dit…

Que c'est beau quand tu parles des gens qui te marquent... sublime, j'y étais quelques instants à tes côtés dans cette salle de classe à l'ancienne et cet homme m'a l'air d'être de ceux dont on croise trop peu souvent la vie... l'élitisme à du bon quand elle est ainsi maniée

ringo churros a dit…

La vie a l'air si douce par chez toi...J'en rêve....Peut-être trouverais-je moi aussi un jour mon coin de paradis...Et je t'entendrai murmurer des vers à mes oreilles...

Gato Azul a dit…

Bonne bouille qu'il a ton prof. Heureusement qu'il y a des gens qui s'investissent... et qui laissent leurs traces. Le métier de professeur est plus qu'un métier, c'est une vocation (mot si ancien et passé d'usage). Tu m'as donné le goût d'aller prendre en photo une croix de chemin faite par mon grand-oncle. Nous, au Québec, elles sont en bois. Oh et après, je fais la charlotte à l'érable du dîner St-Valentin québécois pour le blog. Bonne journée, Gracianne et merci.

Ségolène a dit…

Gracianne

Bravo et merci pour ce bel article.
Un pain formidable, s'il est aussi bon qu'il est beau...

Et une émouvante et belle évocation de l'école primaire, de ses odeurs et de l'apprentissage par coeur des poésies, tables de multiplication et règles de grammaire.
Et surtout de ses maîtres d'école, ce monsieur quelle figure.

Patrick a dit…

Très bel article, merci Gracianne.

Pour ce qui est du trou de l'encrier, et pour répondre à Véro, nous en avions trouvé une utilisation originale en Terminale pendant les cours de philosophie. C'était l'époque des chahuts généralisés dans les classes, et nous avions des bureaux par 2 avec donc 2 trous d'encrier. Il est des cours où la moitié de la classe se prenait pour l'aviation allemande, et l'autre moitié pour la RAF. Avec force bruitages de moteurs et de mitraillettes, nous faisions pivoter nos bureaux pour se trouver face-à-face et "s'entretuer". Lorsque nous décidions de capituler, nous allumions une cigarette et soufflions la fumée dans les casiers, qui ressortait par le trou de l'encrier, simulant le panache de fumée qui accompagne le mitraillage d'un moteur... puis nous allions retirer nos 2 heures de "colle" au bureau du Surveillant Général et plus tard nous indignions de notre 2/20 en philo au bac ;-)

Gracianne a dit…

Ah bravo Patrick, bel exemple, aucun respect pour l'autorité! Comment veux tu que notre jeunesse se tienne correctement maintenant si leurs parents ont de tels antécédents? Sans rire, il y des époques où il ne faisait pas bon enseigner.
J'aurais adoré faire ça :)

Estèbe a dit…

Ben moi, c'était l'Albatros.
"Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers..."
Arghhh, souvenirs douloureux

maloud a dit…

Quelle belle promenade dans le Vexin d'autrefois.

Papilles et Pupilles a dit…

Pour moi c'est Robert Desnos ;=)

Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n'existe pas, ça n'existe pas.

Eh ! Pourquoi pas ?


Et Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure,
Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà
Pareil à la
Feuille morte.

Une bien jolie histoire Gracianne. Il me semble qu'en première année d'école (j'avais 4 ans) il y avait des encriers. Mais je n'ai jamais écrit à la plume

bergeou a dit…

Peut-être que si tu n'avais jamais connu la plume et l'encrier ton écriture ne serait pas aussi douce à lire...

Marielle a dit…

ah Graciane que de souvenirs !!! les plumiers, les encriers, le bout des doigts tous bleus.. j'ai deux fois vingts ans et j'ai bien connu ça en primaire.
connais tu l'origine des croix pâtées ?? il y en a une certains nombre dans un coin de campagne aux alentours de Dole (Jura) mais apparement, d'après ce que j'ai pu lire, personne ne connais l'origine de cette forme de croix.

Mijo a dit…

Bien sûr qu'il aurait souri Mr Vasseur mais c'est en quelque sorte une autre façon de perpétuer le patrimoine du Vexin.

Fabienne a dit…

Quel instituteur !
Et quel joli pain en signe d'un très beau clin d'oeil !

marion a dit…

je suis plusieurs fois heureuse de lire un billet de toi Gracianne ...
J'ai appris ce qu'était un vistemboire :) J'ai vu un bien joli pain et surtout j'ai lu une très belle histoire, un peu comme quand j'étais petite, quand on m'en racontait pour m'endormir :)
Merci !

pom d'api a dit…

Très beau billet, c'est toujours un paisir

Snapulk a dit…

Ben moi j'ai écrit à la plume trempée dans l'encrier, et c'était même pas encore démodé :-/. J'assume, surtout que la mélodie de ces poésies-là, même si on n'y comprenais rien, en les récitant près du poële à charbon, c'était magique. Enfin, c'est magique maintenant quand on y repense...

bea at La tartine gourmande a dit…

Quelle belle histoire encore une fois Gracianne. Je ne m'en lasse vraiment pas. Tu écris si bien ces thèmes. Je crois que Monsieur l'instituteur aurait été fier de ce beau pain.

Anonyme a dit…

Et moi, je crois qu'il aurait été fier de son élève. Lui qui était collectionneur aussi de livres - une pièce de sa maison en était emplie, du sol au plafond -, il aurait souhaité qu'elle fasse "dans les livres" : bibliothécaire? archiviste ?.. Aurait-il imaginé qu'elle deviendrait un jour écrivain..e !
Danièle, maman de Gracianne,très fière aussi de sa fille.

Gracianne a dit…

Merci Maman!

Chris a dit…

Tout est beau : le récit, le pain... que dire de plus.
Ton institiuteur pourrait être fier de toi!

Hélène (Cannes) a dit…

Que de jolis souvenirs d'enfance... Et quel pain ! On en mangerait ! Dommage que le Vexin soit un peu loin de chez moi... Snifff...
Grosses bises et bon week-end
Hélène

Patrick CdM a dit…

Quelle belle tête d'honnête homme, je crois qu'on ne peut lui faire plus beau compliment que ton billet. Comme Estèbe, je suis encore capable de réciter "L'albatros" intégralement, et je me souviens d'un "Vent tourbillonnant qui rabat les volets et tord la forêt comme une chevelure. Des trons entrechoqués monte un puissant murmure, pareil au bruit des mers rouleuses de galets"
Tu vois, à la communale du Nord-Finistère, on restait quand même proche de notre élément!

Gamelle a dit…

Ah Gracianne, Quel beau billet! Véritable hommage aux instituteurs d'un autre age. j'ai écris à la plume sergent major et pourtant, c'était hier il me semble. Ce pain d'un nouvel age semble aussi bon que beau.
Merci pour ce récit

annie - dedicacessen a dit…

Très inspiré. Joli.

nuage de lait a dit…

Très beau billet Gracianne. Moi aussi dans mon village j'ai connu les encriers ect..... en primaire et lorsque j'ai changer d'école pour aller en ville , les élèves écrivaientt déjà avec les stylos à bille.

JCP a dit…

Magnifique hommage aux Apôtres-Enseignants qui nous ont pétris. Il faudra que j'écrive aussi quelquechose à leur gloire, tu soulèves là un sujet passionnant.
Moi, c'étaient Monsieur Hénaut et Monsieur Goyer. Le premier m'a appris à écrire, mais hélas pas à compter (à son grand désespoir).
Le second m'a appris l'Aviation et le Cinéma, au-delà de l'accord des participes passés.
Quant au pain, tu sais ce que j'en pense.

PS: c'est un bonheur de constater combien ce brillant billet a délié les langues de si jolie façon. J'y serais bien allé aussi de mon poème, mais Patrick CdM m'a soufflé L'Albatros...

Eliflo a dit…

Merci pour ce joli billet, Gracianne. Pas évident d'ajouter quelque chose après les 45 précédents. Juste que l'instituteur qui crée le parc, le boulanger le pain du Vexin, c'est l'invention d'une tradition que l'on se donne comme racines, celles auxquelles on accroche l'identité que l'on souhaite se construire.

Véro a dit…

Ah non mais je crois rêver Patrick... L'émeute pendant les cours de philo!!???? Ca devait être génial!!...
Ma génération était nettement moins gonflée, on n'était pas des révolutionnaires... On se contentait de lancer des boulettes de papier avec le stylo bic sur la blouse du prof de maths (quand elles se collaient elles restaient là toute l'heure!!), et de gribouiller des BD mettant en scène le prof de philo et la prof d'histoire!!! mdr!! Je suis quand même devenue prof, comme quoi...
Quand à la cigarette: ça risque plus d'arriver, quand on veut griller une clope maintenant, il faut sortir du bahut et traverser les grilles!!

Gracianne a dit…

Ah Véro, je suis ravie quand tu reviens discuter! A ce que je vois, je ne suis pas la seule qui aurait adoré participer à des chahuts monstres comme ceux que décrit Patrick :)
Et puis, JCP m'a soufflé mon commentaire. Je voulais dire comme lui que nos instituteurs seraient fiers de nous voir réciter, si longtemps après, ces poèmes qu'ils ont eu tant de mal à nous faire apprendre. Pardonnez moi si je suis un peu fleur bleue, mais je trouve ça très émouvant.

Dorian a dit…

Et forcément de mon temps de dinosaure à moi on écrivait avec des plumes mais effectivement l'encre était aussi souvent utilisée à d'autres fins... c'était toujours très artistique et très spontané mais pas toujours au goût de celui qui se retrouvait à devenir une oeuvre contemporaine sous nos doigts envieux !... bon quand j'étais l'oeuvre je n'étais pas plus content que les autres !

Gracianne a dit…

Tous des cancres! Des artistes-cancres :)

Sonia M la Cuisine a dit…

Superbe histoire, superbe pain...Merci

fredlulu a dit…

Oui merci Gracianne pour les flash back que ta chronique nous fait faire...., il y avait l’encre qu’on fabriquait, les plumes Sergent Major…qu’en sixième on abandonnait au profit d’un magnifique stylo plume, je n’ai jamais su, ni pu, écrire au « bic ».Et aussi le poêle, avec la grande corbeille en écorce de châtaignier avec laquelle on allait chercher les bûches à tour de rôle, par le vieil escalier en bois patiné par des générations d’élèves… Nous portions des tabliers (ou blouses), uniquement des jupes pour les filles, la seule exception étant les jours de neige (rares sur la côte Basque…) où l’on pouvait mettre un « fuseau de ski » (ceux qui tenait sous le pied avec un élastique !). D’où j’arrivais, tout cela était très « exotique » et ça m’a marqué....
Merci pour ces belles photos qui nous rappellent encore d'autes souvenirs mais plus proches et qu'on espère retrouver bientôt...
bises

mickymath a dit…

c'était pas tous les jours pour riire alors?? ton pain est splendide!! bises micky

garance a dit…

tu m'as plongé dans une foule de souvenirs et ton récit est trés émouvant , topn pain une splendeur ) et moi toujours derniére devant l'éternel
Garance

Colette Cayenne a dit…

tu es une artiste au grand coeur.....bisous

Le marmiton de ces dames a dit…

l'hommage que vous faitepour votre instituteur est poignant, j'avais aussi un professeur qui a su rendre ses cours d'histoire vivant et j'ai encore aujourd'hui(j'ai 48 ans) la nostalgie de ses cours

JCP a dit…

J'adore l'expression de Gracianne "artistes cancres". Elle plairait sans doute à Michel Galabru qui airait aimé l'inventer pour son propre cas.

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