lundi 30 octobre 2006

Et si je faisais un gâteau?


Requia, c'est une gourmande! En plein Ramadan, elle qui ne mangeait ni ne buvait de toute la journée, passait ses pauses déjeuner à feuilleter des livres de cuisine dans les librairies. Vous y croyez vous? Moi j'aurais été victime d'une grave crise d'hypoglycémie dès les premières pages. Elle non, tranquille!

Comme elle avait l'intention de se livrer à son passe-temps favori chez WH Smith, et que c'est en quelque sorte ma librairie de quartier, dont je hante les rayons depuis des années à la recherche de mes livres de science-fiction et de fantasy favoris, je l'ai accompagnée un midi.

J'avais mangé. Bien m'en a pris. Elle m'a entrainée au rayon livre de cuisine, que j'avais soigneusement évité jusqu'ici. Des livres de cuisine anglaise aux livres de gâteaux d'anniversaires délirants, en passant par les cuisines indienne et italienne, j'ai eu le plus grand mal à résister. Je me suis rabattue finalement sur le magazine Delicious, chaudement recommandé par Requia, laquelle n'a pris qu'un seul magazine - un exploit!

Depuis, je rêvais d'essayer LE gâteau aux carottes de Jamie Oliver, plein de noix, d'amandes, de gingembre et autres épices, et surmonté d'une couche épaisse de glaçage au citron vert. Donc hier, je prépare soigneusement tous les ingrédients, je pèse tout au gramme près - la pâtisserie ne s'improvise pas - et je me lance. Un vrai désastre: gâteau brûlé dehors, pas cuit à l'intérieur malgrè plus d'une heure au four. Je n'ai rien compris. Il est parti à la poubelle.

Bon, je ne vais pas me laisser démonter, et puis j'aime trop les gâteaux anglais: essayons le Lemon drizzle cake, LE gâteau au citron anglais par excellence. Il est délicieux, mais je n'ai pas suivi complètement les instructions du magazine sur la chaleur du four (thermostat 4), le temps de cuisson (50 minutes) et les proportions du glaçage que j'ai diminué de moitié (ça suffisait amplement). Une fois de plus, je suis un peu déçue par les recettes de magazine, ceux qui les écrivent ne les testent visiblement pas toutes.


Lemon drizzle cake
  • 115g de beurre doux ramolli
  • 115g de sucre en poudre
  • 4 gros oeufs
  • 125g de farine avec poudre levante, tamisée
  • 180g d'amandes en poudre
  • 30g de graines de pavot (je les ai oubliées)
  • zeste et jus de deux citrons
Sirop de citron
  • 100g de sucre
  • 90g de jus de citron
glaçage
  • 150g de sucre glace tamisé
  • zeste d'un citron + jus d'1/2 citron
Préchauffer le four à 180/thermostat 6. Mélanger au batteur le beurre et le sucre jusqu'à ce que le mélange soit blanc et crémeux. Rajouter les oeufs un à un en ajoutant un tout petit peu de farine pour que le mélange reste bien homogène. Ajouter les amandes, les graines de pavot, le zeste et le jus de citron et la farine. Verser le mélange dans un moule de 20 cm chemisé de papier sulfurisé (le papier doit remonter sur les bord pour que le gâteau puisse lever sans déborder). Enfourner pour environ 30 minutes, jusqu'à ce que le gâteau soit doré.
Faire fondre sur feu doux le sucre et le jus de citron pour obtenir un sirop.
Démouler le gâteu sur une grille. Avant refroidisssment, le percer de trous sur toute la surface avec une brochette fine et verser le sirop doucement pour qu'il imprègne tout le gâteau.
Mélanger progressivement le jus de citron dans le sucre glace jusqu'à obtenir un glaçage épais. Ajouter le zeste. Verser sur toute la surface du gâteau et le laisser couler sur les bords.

jeudi 26 octobre 2006

Puisque vous semblez aimer les classiques...



Qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter, me dis-je en regardant les paysages de la campagne endormie défiler par les fenêtres du train. On voit mal, il fait encore nuit dehors, les sièges oranges se reflètent dans les fenêtres. On passe les étangs, tout embrumés du matin, le petit manoir au fond, comme dans un rêve.

Quand j’étais gosse déjà, dans le car qui m’amenait au collège, j’essayais de me mettre toujours à la même place, celle d’où j’avais la meilleure vue sur les paysages fugaces que j’attendais au tournant: les trois peupliers qui se détachaient seuls au bout d’un champ, comme un petit bout de Toscane, le petit château d’Us noyé dans la verdure, les clochers des églises. J’ai toujours aimé l’aube.

Plus tard, c’était dans le métro aérien entre Porte Dauphine et Nation que je m’installais de façon à apercevoir, l’espace d’un instant, le Sacré Coeur en haut de Montmartre, repère espéré sur ma route quotidienne.

Ce matin le soleil se lève rouge et jaune sur la banlieue, les petits pavillons tous différents avec leurs jardinets carrés, leurs tables de jardin bachées et leurs barbecues de brique. Les murs le long des voies sont mangés par les mauvaises herbes et les tags. Au loin, les immeubles de la Défense et la Tour Eiffel se détachent dans une brume rosâtre.

Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir leur raconter…Ah si tiens, puisque vous aimez les classiques, encore une recette réconfortante pour dimanche de flemme:

Poulet à l’estragon
  • 1 poulet d’1,2 kgs
  • 1 bouquet d’estragon
  • 1 petit verre de vin blanc sec
  • 1 tête d’ail
  • 1 brin de thym
  • 1 brin de romarin
  • sel, poivre, piment d’espelette
  • 25 cl de crème fraiche
  • 1 cs d’huile d’olive
Préchauffer le four à 200/thermostat 8. Saler, poivrer, pimenter l’intérieur du poulet. Y ajouter deux gousses d’ail, thym, romarin et une branche d’estragon. Masser le poulet à l’huile d’olive, saler, poivrer. Le déposer dans un plat à four sur le flanc, avec le reste des gousses d’ail en chemise, et enfourner pour 20 minutes. Au bout de ce temps, le retourner sur l’autre flanc, et ré-enfourner pour 20 minutes. Surveiller la cuisson, arroser de temps en temps, et rajouter un peu d’eau au fond quand le poulet commence à bien dorer pour allonger le jus. Au bout de 20 minutes, disposer le poulet poitrine vers le bas et remettre au four pour 20 minutes supplémentaires.

Une fois cuit, le sortir du four et l’emballer dans une feuille d’aluminium pour qu’il reste chaud. Le laisser reposer 10 minutes poitrine vers le bas, en surélevant légèrement les pattes, de façon à ce que les sucs se diffusent bien dans la poitrine.

Pendant ce temps, dégraisser si besoin le jus de cuisson, le déglacer à même le plat avec le vin blanc. Ajouter la crème fraiche, sel, poivre et estragon ciselé et laisser cuire à feu doux jusqu’à ce que la sauce épaississe. J’utilise un plat en fonte que je peux mettre directement sur le gaz sans avoir besoin de transférer la sauce dans une casserole, mais en l’absence, faire chauffer doucement la sauce dans une casserole une fois le plat déglacé.
Découper le poulet et servir la sauce à part.

lundi 23 octobre 2006

Comme un lundi


Ca y est, il fait nuit quand je pars le matin. La longue saison humide, froide et sombre s’installe. Bientôt il faudra dégivrer la voiture le matin. Il me faudra attendre des mois avant de revoir le lever de soleil sur la plaine, des mois pendant lesquels je me demanderai pourquoi je ne suis pas allée m’installer plus au sud.

Le dimanche est passé trop vite, comme d’habitude. Couchés tard, levés tard, la tête dans le brouillard. Pas envie de cuisiner, enfin, si, mais pas le courage. Alors retournons vers les classiques réconfortants, le déjeuner dominical de base, rôti de boeuf, salade verte, patates au Bleu.

Ca ne mérite peut-être pas un billet, mais c’est tellement bon. Juste des pommes de terre coupées en tranches et revenues dans la graisse d’oie, puis recouvertes de Bleu d’auvergne qu’on laisse fondre doucettement avant de retourne la poêle sur une assiette. Ca donne une galette craquante et fondante, idéale en accompagnement d’une viande, ou simplement dégustée seule avec une salade.

Patates au bleu
  • 1 kg de pommes de terre
  • 125 g de Bleu (ou Roquefort)
  • 50 g de Beaufort (ou Comté ou autre fromage bien fondant)
  • 1 cs de graisse d’oie
  • 2 gousses d’ail en chemise

Dans un faitout, faire revenir les pommes de terre coupées en rondelles dans la graisse d’oie avec l’ail en chemise. Faire cuire à feu moyen jusqu’à ce que les pommes de terre soient dorées (mais pas trop). Saler mais peu, le fromage est très salé. Poivrer. Tasser les pommes de terre et les recouvrir de lamelles de fromage. Couvrir et laisser fondre environ 10 minutes a feu doux. Demouler sur une assiette et servir la belle galette dorée.

    jeudi 19 octobre 2006

    Les cigares aux amandes de Mémé


    Mémé était une toute petite bonne femme, toute courbée, toujours habillée de couleurs sombres. Pour les fêtes, sa seule coquetterie était un peigne de perles noires et blanches qu'elle fixait dans ses cheveux tirés en arrière, au dessus d'un minuscule chignon serré dans une résille.

    D'une famille originaire de la communauté Juive de Malaga, elle était née à Melilla, enclave espagnole en terre marocaine. Puis elle était partie vivre et se marier à Oran, en Algérie, pour venir finir ses jours en banlieue parisienne. Elle évoquait de temps en temps une partie de sa famille, émigrée en Amérique du Sud, et qu'elle n'avait jamais revue. Certaines familles semblent plus que d'autres vouées à l'exil.

    Elle n'aimait rien tant que nourrir sa famille. Même quand elle était invitée, elle arrivait toujours avec des paniers de choses à picorer, qui venaient s'ajouter à tout ce qu'avait déjà préparé la maîtresse de maison (qui n'avait qu'à s'adapter): petits cigares au fromage, méghina (omelette froide aux légumes), fritta (salade de poivrons), fèves grillées salées, petits fruits en pâte d'amande. Et puis des cigares aux amandes, des gâteaux faits de pâte d'amande maison roulée dans des feuilles de brick, puis frits et plongés dans un bain de miel. Un vrai délice, ça croustillait, la pâte d'amande moelleuse était parfumée de fleur d'oranger et de cannelle, le miel coulait, on s'en mettait plein les doigts.

    Elle parlait l'espagnol, l'arabe et le français, mais n'avait jamais su lire ni écrire. Elle aurait été bien incapable de me donner une recette. Quand je lui demandais des détails sur la fabrication d'un plat, elle me disait: "Ma fille, vous (parce qu'elle me vouvoyait) viendrez me voir à la maison et je vous montrerai". J'étais jeune, je n'ai pas pris le temps. Je le regrette, maintenant qu'il est trop tard.

    Un jour, j'ai retrouvé la recette des cigares aux amandes que j'aimais tant sur le blog de Nawal. Je les ai faits, c'était ceux là! Mon beau-père m'a dit: "Ils sont comme ceux de ma mère." Vous imaginez si j'étais fière!

    Je ne reprendrai pas ici la recette, allez voir chez Nawal, elle explique même le pliage en images.


    lundi 16 octobre 2006

    Le pain des blogs


    Aujourd’hui c’est World Bread Day, la journée mondiale du pain. Zorra nous invite à célébrer cet événement à notre manière, en vous montrant de jolis pains virtuels. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Ce sont les blogs qui m’ont donné le goût du pain maison. La première fois c’était un pain aux noix absolument délicieux, réalisé avec l’aide et les conseils personnalisés d’Anne Papilles. Puis j’ai suivi les conseils de Sandra, auteure de l’indispensable Pétrin, mais aussi de Fidji, Scherneel et Manue, qui boulangent comme de vrais mitrons.

    Ah le plaisir de pétrir la pâte chaude, l’émerveillement devant les pâtons qui lèvent comme par magie. L’odeur qui se dégage dans la maison pendant la cuisson. Et la profonde satisfaction de trancher son propre pain, de se faire de belles tartines de fromage ou de rillettes, de les frotter d’ail pour les bruschette.

    Mais il faut avoir le temps de regarder la pâte lever, et le temps est une denrée plus rare que la farine. Alors je n’en fais pas souvent, mais c’est à chaque fois le même plaisir.



    Et puis, une petite dernière pour la route:


    jeudi 12 octobre 2006

    Loubia

    Bagneux, banlieue grise du sud de Paris, une cité HLM aux ascenseurs taggés. Cétait un soir de Pessah, la fête de Pâques Juive, et j'étais là, petite Gauloise, pour la première fois invitée à partager le repas des grands-parents.

    C'était il y a longtemps, très longtemps, quand je n'avais aucune idée du goût que peut avoir l'Orient. J'étais partie loin pourtant déjà, j'étais familière avec le lait de soja chaud et les you tiao du petit déjeuner, les cornets de pattes de poulet frites ou la soupe de nouille au boeuf pimenté. Mais j'étais presque totalement ignorante de toute une culture géographiquement plus proche.

    Le grand-père disait la prière dans une langue aux consonnances inconnues. Les plats de fête qui se succédaient étaient totalement étrangers à mon palais. Autour de la table, les hommes parlaient fort, le ton montait, de plus en plus fort, à la limite de l'engueulade. Mais non, c'était juste le volume normal de la conversation. L'oncle racontait des histoires Juives, de celles que seuls les Juifs peuvent se permettre de raconter et qui durent dix minutes, font fuser deux ou trois fois les rires pour se terminer en un bouquet final d'éclats de rire. Et puis il y avait l'accent.
    Pendant ce temps la grand-mère, Mémé, toute petite, toute courbée, apportait des plats, encore des plats, servait, nous disait de manger, toujours debout à servir ses hommes. On se serait cru dans un bouquin de Cohen, mais là c'était du vrai. Un véritable choc culturel à portée de Métro.

    Je ne saurais vous dire ce que j'ai mangé ce soir là, j'ai oublié, et puis ce n'est pas ma tradition. D'autres sont certainement plus qualifiés pour le faire. Mais je me suis avec le temps acclimatée à cette cuisine particulière, profondément imprégnée de celle du pays dans lequel vivait telle ou telle communauté. En l'occurence, c'était l'Algérie.

    Mémé a disparu avec ses recettes, ma belle-mère les perpétue, il est temps que j'apprenne. J'ai commencé avec la loubia, un plat Arabe dit mon beau-père, un genre de cassoulet nord-africain au cumin. La recette, que je tenais d'une tante, était succinte:

    HARICOTS ROUGES (LOUBIA)
    Dans une marmitte mettre oignons+tomates+lingots blancs+viande+pied. Dès cuisson des haricots rajouter concentré de tomates, ail, poivre rouge, cumin. Si aux merguez les ajouter en fin de cuisson avec le concentré de tomates.

    J'ai interprété. C'est un plat de pauvre, j'en ai fait un plat riche en y mettant trop de viande. On corrigera la prochaine fois. Mais c'était bon!

    Loubia (pour 6)
    • 1 boîte de 500g de haricots lingots
    • 2 boîtes de tomates pelées en dés
    • 2 oignons
    • 1 pied de veau
    • 6 merguez
    • 2 souris d'agneau*
    • 1 tête d'ail
    • romarin, laurier
    • 3 cs de cumin (ou plus, au goût)
    • 2 cs de poivre rouge moulu (noura concassée)
    • 3 cs de concentré de tomate
    * J'en avais mis 4, c'était trop. On peut aussi utiliser du boeuf à pot au feu, de la joue par exemple.

    Faire tremper les haricots pendant 12 heures. Dans une grande cocotte, faire revenir légèrement à l'huile d'olive les oignons émincés et l'agneau. Ajouter les haricots égouttés, le pied de veau et les tomates, laurier et romarin. Mouiller d'eau à hauteur. Laisser mijoter environ 1 heure jusqu'à ce que les haricots soient cuits et la viande très tendre. Ajouter ensuite le concentré de tomates, la tête d'ail entière, non épluchée, sel, poivre et épices. Faire revenir les merguez à la poêle et les rajouter au plat. Laisser encore mijoter doucement 3/4 d'heures et servir.
    C'est encore meilleur le lendemain...

    lundi 9 octobre 2006

    Une bonne chose de faite!

    Anniversaire de notre grand garçon: 8 octobre, 8 ans, 18 schtroumphs dans la maison.


    Des gamins partout. Ceux qui rentrent en courant par la cuisine, ceux qui sortent en hurlant par la salle à manger, ceux qui se poursuivent autour de la maison, sortant par la porte d'entrée et rentrant par le portail. Ceux qui jouent au foot. La petite blonde bouclée au visage d'ange qui s'ennuie fermement. Ceux qui font des paniers de basket. Celle qui planque ses ballons dans un coin, en lieu sûr. Les petites filles qui jouent au diabolo. Celui qui n'a pas eu de coca. Ceux qui préfèrent le chamboultout. Celui qui tient un gâteau dans chaque main. Celle qui boude parce que personne ne veut jouer avec elle. Une grande récré en quelque sorte...


    Non, on n'est pas fous. Un peu fatigués, certes, mais contents. Ils se sont bien amusés.


    Les Fairy cakes viennent du petit livre de Pascale Weeks, Cookies, muffins & Co, un vrai succès! Les brownies arrivent tout droit du Pétrin d'Avital. Il n'en restait plus, j'ai du en refaire.

    jeudi 5 octobre 2006

    Petite Tatin basco-ritale pour KKVKVK n°13


    Je ne suis pas un Chef, ça se saurait...

    Je ne suis pas non plus une pâtissière émérite, je n'en ai ni l'équipement, ni le talent. Ce n'est pas que je méprise la pâtisserie, au contraire, les réalisations de certaines m'enchantent, et parfois m'intimident. C'est juste que ce n'est pas mon truc.

    Alors, devant les thèmes proposés, j'avais un peu laissé tomber le KiKiveuKiVienKuisiner de Manue. Un peu grognon je dois dire, parce que j'aime bien ces jeux. Pas pour gagner, non, juste parce qu'ils stimulent la créativité et font vivre cette "communauté" virtuelle.

    Mais cette fois-ci, je ne sais par quel miracle, sur le thème des tartes Tatin proposé par Lilo, l'idée m'est venue tout de suite. J'étais en plein dans une période Basque, entre les récoltes de piments de mon père et de nos tomates, j'avais trouvé, j'allais faire une Tatin Basquaise! Je suis donc allée dévaliser le jardin de mes parents de leurs dernières tomates cocktail, et de quelques piments, et inspirée par les Tatins de tomates de Béa, je m'y suis mise. Et bien c'était vraiment bon, léger, craquant, moelleux, légèrement acide, doux et pimenté. Le genre de chose que j'aimerais manger au restaurant. Et je ne suis pas peu fière.

    Petites Tatins de tomates confites, piments, ventrèche et caramel de vinaigre balsamique:
    (je sais c'est un peu pompeux comme intitulé....)

    Pour deux petites tartes
    • 10 cl de vinaigre balsamique
    • 2 cs de sucre
    • 1 rouleau de pâte feuilletée
    • 1 belle barquette de tomates cocktail (un peu plus grosses que les tomates cerises)
    • 4 piments verts doux
    • 2 très fines tranches de ventrèche (ou poitrine fumée)
    • thym frais
    • piment d'espelette
    Dans une casserole à fond épais, faire fondre le sucre dans le vinaigre balsamique et laisser bouillonner à feu moyen jusqu'à épaississement. Je dirais environ 5 minutes, mais il faut surveiller, sinon le caramel se solidifie. C'est ce qui m'est arrivé, je l'ai réchauffé avec un peu d'eau pour le récupérer.

    Préchauffer le four thermostat 5. Verser un fond d'huile d'olive dans un plat à four. Couper en deux les tomates, les disposer côté peau dans le plat, ainsi que les piments. Enfourner pendant environ 20 minutes, afin qu'elles se déssèchent un peu. Au bout de ce temps, ôter la peau des piments qui devrait avoir cloqué, ainsi que les graines.

    Couper deux ronds de pâte feuilletée à la taille des moules (j'ai utilisé des moules à crème brûlée). Verser 1 cc de caramel de vinaigre balsamique dans chacun des moules, y disposer les piments et des morceaux de ventrèche. Disposer par dessus les tomates, côté peau vers le bas, bien serrées. Saupoudrer de thym et de piment d'espelette. Ne pas saler, normalement la ventrèche est assez salée. Etaler les ronds de pâte par dessus, en rabattant les bords vers l'intérieur. Enfourner environ 10-15 minutes à four moyen (thermostat 7), jusqu'à ce que la pâte soit cuite et dorée. Démouler et servir sans attendre, avec un salade de roquette.

    Je n'en avait fait que deux pour tester, il n'y en avait pas assez.
    P.S.: au cas ou certains seraient choqués par l’utilisation du terme “rital” dans le titre, sachez que je l’ai écrit sans intention de blesser. Ma langue est parfois un peu verte, et je pensais à Cavanna surtout. Dans mon esprit, ce terme est presque affectueux.

    lundi 2 octobre 2006

    Questionnaire farfelu


    Mamina m’a envoyé ce questionnaire farfelu, auquel je m’empresse de répondre avant qu’il ne s’enterre de lui-même dans mes archives (ils ont tendance à faire ça avec moi les questionnaires). Difficile de répondre après la version décapante qu’en a publiée Anaik l’autre jour, mais essayons. J’y ai rajouté la question 3, que j’avais vue sur d’autres versions du questionnaire.

    Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la quatrième ligne:
    “And beyond, where the Honeywine widened into Whispering Sound, rose the Hightower, its beacon fires bright against the dawn.” George R. R. Martin – A Feast for Crows
    Encore de l’Heroic Fantasy, oui je sais, je sais…On ne se refait pas.

    Quelle est le dernière chose que vous ayez regardée à la télévision?
    “Urgences”, oui je sais, je sais…

    Vous faites un dîner et vous avez la possibilité d'inviter 11 personnages célèbres à votre table (mort ou vivants), qui invitez vous?
    Tolkien, JK Rowling, Li Po, Apollinaire, Baudelaire, Voltaire, Zola, Hugo, Marin Marais, Billie Holiday…et Jean-Marie Le Pen, à eux tous ils arriveraient sûrement à le faire taire (à mon avis, il partira sûrement avant la fin, on pourra prendre le dijo tranquilles) .

    Que servez vous?
    Simple. Du magret de canard rôti au gros sel et des pommes de terre sautées à la graisse d’oie accompagnées d’une belle salade verte. Un beau plateau de fromage, des figues, des pommes et des noix.

    Sans vérifier, quelle heure est-il?
    17:30

    Vérifiez, il est ?
    17:27

    En dehors du bruit de l'ordinateur, qu'entendez-vous?
    Je n’entends pas le bruit de l’ordinateur, j’écris sur une feuille, avec un feutre pointe fine (vous savez ces objets cylindriques dont on se servait autrefois). Autour de moi les conversations des voyageurs et en fond sonore le bruit des roues sur les rails.

    Quand vous êtes sortie la dernière fois, qu'avez-vous fait?
    J’ai marché très vite, de la Place de la Concorde à la Gare St Lazare pour attraper mon train de banlieue. Il pleuvait.

    Que portez-vous?
    Un pantalon marron, un tee-shirt ocre et des boucles d’oreilles en perles de verre ocre et argent.

    Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?
    Je regardais vaguement les grandes verrières gris sale de la Gare St Lazare.

    Avez-vous rêvé cette nuit?
    Sûrement, je ne m’en souviens jamais.

    Quand avez-vous ri pour la dernière fois?
    Je ne sais plus, je ris souvent. La dernière fois dont je me souvienne vraiment, c’était en regardant un reportage de Capital sur deux filles qui organisaient des sortes de réunions Tupperware, sauf qu’elles vendaient des sex-toys (c’est comme ça qu’on dit godemichets de nos jours) de toutes les couleurs et formes possibles. Vous auriez vu la tête des participantes à la réunion…

    Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes?
    Rien, c'est un wagon de train, tout au plus quelques autocollants "interdiction de fumer".

    Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui?
    Malheureusement non, rien à signaler.

    Que pensez-vous de ce questionnaire?
    Plutôt révélateur, si on répond tout de go.

    Quel est le dernier film que vous avez vu?
    Kingdom of Heaven, mais pas jusqu’à la fin. Je me suis ennuyée, malgrè la présence d’Orlando Bloom.

    Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez?
    Un ordinateur portable pour pouvoir bloguer dans le train. Et puis non, j’achèterais la ligne Paris-Gisors directement. Je l’équiperais de sièges confortables et de postes Wi-Fi à toutes les places. Plus des machines à café, une bonne ventilation, des journaux à disposition, un wagon bibliothèque et un wagon restaurant. Enfin tout ça, c’est en attendant qu’on nous invente la téléportation.

    Dites nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore?
    Je n'aime pas les tripes.

    Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et de la politique, que changeriez-vous?
    Je redistribuerais les ressources hydrauliques et énergetiques un peu mieux entre les diverses parties du globe, ça réglerait déjà quelques problèmes.

    Aimez-vous danser?
    Non, c’est vraiment pas mon truc. Mais j’aime beaucoup voir danser le tango.

    George Bush?
    Je suis contente de ne pas avoir à voter pour les élections américaines, le choix est déjà suffisamment problématique chez nous.

    Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille?
    Un fille, j’en ai une, elle aurait pu s’appeler Alaïa.

    Et si c'était un garçon?
    Et mon garçon aurait pu s’appeler Joël.

    Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger?
    C’est déjà arrivé, à Taiwan et en Italie. Je repartirais sur le champ si l’occasion s’en présentait.

    Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis?
    “Maintenant tu le sais, je n’existe pas.”

    Quelles sont les quatre personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog?
    Je passe à Mijo, Cathy, Véro Cuisine Métisse et Anne Papilles