vendredi 31 mars 2006

Vous qui pâtissez et boulangez...

J’aurais besoin d’un petit conseil, s’il vous plait.

Ma vieille cuisinière à gaz, qui a déjà fidèlement servi deux générations de cuisinières, est en train de rendre l’âme. Suite à un accident de foie gras à Noël, la porte intérieure du four a explosé (pour la deuxième fois). Et puis elle fuit, de plus en plus, la vétusté et la rouille nous empêchent de la démonter pour la réparer.

J’y suis très attachée, comme on l’est à une vieille bagnole dont le coffre tient avec des sandows, mais il faut pourtant que je me résigne la changer.

C’est là que j’ai besoin de vous. Le four à gaz était parfait pour le pain, puisqu’il dégage de l’humidité, mais il avait tendance à brûler les gâteaux. Il faut dire qu’il est devenu inréglable, on ne voit même plus les chiffres sur le thermostat. En bref, j’attends vos commentaires, que me conseillez vous: four à gaz ou électrique? (pour les plaques je reste au gaz) Existe-t’il un four magique qui réussit mieux le pain et les gâteaux que tous les autres?

Merci d’avance.

mardi 28 mars 2006

KiKiVeut des sablés au romarin?


Sur une idée originale de Manue et suivant le thème proposé par Soizic, voici une interprétation des sablés apéritifs de Pascale. Elle nous les avait proposés au roquefort, je les ai faits au romarin, au parmesan et à la mimolette vieille. Je n'ai qu'une chose à dire: c'est une bonne recette!

Sablés au Romarin, parmesan et mimolette vieille
  • 100 g de farine
  • 65 g de beurre demi-sel froid
  • 1 cs d'huile d'olive
  • ½ cuil. à café de piment d’Espelette
  • 1 cuil. à soupe de polenta ou de semoule de blé dur
  • 70 g de parmesan
  • 30 g de mimolette vieille
  • 1 cs de romarin frais hache fin
Rapez les fromages.
Coupez le beurre froid en petits morceaux.
Dans un grand bol, mélangez tous les ingrédients en sablant avec vos doigts puis formez une boule.
Sur une surface farinée, roulez la boule de pâte avec vos mains en un boudin d’à peu près 3 cm de diamètre.
Emballez ce boudin dans du film étirable et laissez reposer au frais pendant au moins une heure.
Vous pouvez même le conserver sans problème jusqu’au lendemain matin.

Au moment de faire cuire les sablés

Préchauffez votre four sur 180°C (th 6).
Coupez le boudin en tranches d’à peu près 1 cm.
Disposez les tranches sur une plaque de cuisson antiadhésive en les espaçant, car les biscuits vont un peu s’étaler.
Faites cuire de 10 à 15 minutes jusqu’à ce que les bords commencent à dorer.
Laissez-les refroidir sur une grille.
Rangez les sablés dans une boite hermétique mais pas trop longtemps (pas plus de 3 jours).

* j'utilise de la mimolette vieille qui a la même consistance que le parmesan, et qui est bien meilleure que la mimolette jeune!
Surtout utilisez du parmesan a la coupe pour faire cette recette, pas ce sable insipide en sachet que l'on vend sous le nom de parmesan.

samedi 25 mars 2006

Poulet à la bière du Vexin



Sur une idée originale de Laurent l’Epicurien, interprêtée à la bière locale.

Il est bien le blog de Laurent! Pas beaucoup de photos, c’est sûr, mais c’est une vraie bible, très bien organisé aussi. Même sans illustrations, quelquefois les recettes parlent d’elles mêmes. Et cette recette de poulet à la Chimay m’avait interpellée. Rien qu’à lire la liste des ingrédients, j’imaginais déjà l’odeur. Et bien je ne me trompais pas….

Ma région est un peu un désert culinaire. C’est une grande région de culture céréalière, mais il y a peu d’élevage ou de production de légumes. La proximité de Paris transforme peu à peu nos villages en dortoirs. La population change, les grands-mères qui élevaient des poules, des lapins, et cultivaient leurs potagers, laissent peu à peu la place à de grands-banlieusards qui n’ont pas de temps pour tout ça.

Pourtant, certains agriculteurs réagissent. Depuis quelques années, certaines fermes produisent, et vendent directement aux consommateurs, légumes, fruits, volailles et laitages et leurs produits dérivés. Dans mon village, Denis Sargeret, un jeune agriculteur, lui même fils d’agriculteurs (j’allais chercher le lait à la ferme de ses parents quand j’étais petite), a créé une brasserie artisanale dans sa ferme. Il produit lui-même son orge et la transforme sur place. Ses bières, blondes et ambrées, sont tellement bonnes qu’elles ont obtenu une médaille d’or pour la bière blonde en 2004, une médaille de bronze pour l'ambrée en 2005, ainsi qu’une médaille d’argent cette année, au Concours Général Agricole.

Son travail méritait d’être salué: vous vous imaginez vous, décider du jour au lendemain de vous transformer en brasseur? Apprendre un nouveau métier, réaliser les investissements, assurer la commercialisation du produit, et réussir…




J’ai donc utilisé une bouteille de sa bière ambrée pour interpréter la recette de Laurent. Et bien m’en a pris…Je ne vous raconte pas l’odeur dans la cuisine, après deux heures de lent mijotage. Ca sentait comme dans une bonne auberge Belge, une odeur douce et comfortable, qui invite à la sieste en suivant. Comme c’était une recette Belge, j’ai servi ça avec des frites. Et à la première bouchée, je me suis mise à sourire.

Pour 4 personnes:
  • 1 gros poulet fermier
  • 75 cl de bière Chimay bleue (ou équivalent)
  • 250 g de champignons de Paris
  • 250 g de poitrine de porc fumée ou de la ventrêche
  • 2 gros oignons
  • 15 oignons grelots
  • 2 gousses d’ail
  • 2 grosses carottes
  • 1 branche de céleri
  • 50 g de beurre
  • 4 clous de girofle
  • ½ cuillère à café de cannelle en poudre
  • Sel, poivre
  • 1 branche de thym
  • 2 feuilles de laurier


Préparation de la marinade

Découper ou faites découper votre poulet en morceaux (cuisses, ailes, etc…)
Eplucher l’ail, les carottes et les gros oignons
Couper les carottes et la branche de céleri en petits cubes (brunoise)
Hacher l’ail et les oignons finement.
Couper la poitrine de porc en lardons.
Placer le poulet dans un saladier avec le céleri, l’ail, les carottes, les oignons et les lardons
Recouvrir avec la bière
Ajouter les clous de girofle, la branche de thym, les feuilles de laurier la cannelle et saler à votre convenance
Recouvrir d’un film plastique et laisser mariner 12 h au frigo.

Cuisson

Eplucher les oignons grelots
Nettoyer les champignons, retirer la terre des pieds tout en les gardant entiers
Retirer les morceaux de poulets de la marinade et les laisser égoutter
Retirer les clous de girofle de la marinade.
Passer la marinade dans une passoire de manière à séparer les légumes de la bière. Conserver la bière.
Faire fondre le beurre dans une cocotte à feu moyen
Ajouter les morceaux de poulet et les laisser blondir pendant 10 minutes
Ajouter les oignons grelots, les champignons, les légumes et lardons de la marinade
Laisser suer 5 minutes
Verser la bière sur le tout et laisser cuire à couvert pendant 1h30 à 2h à feu moyen.
Retirer le poulet et le réserver bien au chaud
Retirer les oignons grelots, les champignons et les lardons et les mettre de côté
Passer le jus de cuisson au chinois et récupérer le liquide. Bien presser les légumes pour en extraire tout le jus
Remettre le jus de cuisson dans la cocotte à feu vif et laisser réduire jusqu’à obtenir une consistance nappante.
Ajouter 25 g de beurre mou et mélanger à la sauce
Remettre les lardons, oignons grelots et champignons 1 minute dans la sauce
Saler et poivrer à votre convenance.

Pour les conseils sur la bière, retournez chez Laurent.

Si vous êtes tentés par notre bière locale, la brasserie se visite tous les week-ends et jours fériés de 10H30 à 12H30 et de 14H30 à 18H00.

Ferme brasserie du Vexin
3, rue de la Croix des Ruelles
95450 THEMERICOURT
Tél./ fax : 01 30 39 24 43

située à proximité de la Maison du Parc du Vexin

jeudi 23 mars 2006

J'ai retrouvé la photo de Tarzile

Spaghettis aux boulettes de viande façon T arzile

Tarzile avait perdu sa photo. Je ne pouvais pas laisser une aussi jolie recette sans photo.

J'ai juste utilisé des échalottes à la place des oignons, parce que je n'en avais plus, et remplacé le veau par du boeuf. Mais sinon c'est la même recette. Et c'était bon!

samedi 18 mars 2006

Quand le fast-food devient slow: part II


Dans la série fast-food: la pizza du vendredi.

Chez nous le vendredi c'est pizza. Le vendredi, quand le frigo est désespérément vide en attendant le remplissage du samedi, quand tout le monde, fatigué de la semaine, n'aspire qu'à du facile, une pizza surgelée dorée au four, une part de pizza devant la télévision.

Mais c'était trop facile, ça ne pouvait pas durer. Quelques temps passés en Italie nous avaient quand même ouvert les papilles sur ce qu'est la vraie pizza. Je me souviens encore avec gourmandise de ma première pizza en débarquant à Gènes, de la pâte fine et croustillante de cette très grande pizza, qui débordait de l'assiette de tous côtés. Des pizza fines de Rome, au vrai goût de bon pain. Jamais, rentrée en France, je n'avais retrouvé ce goût. Ici, nous ne savons pas la faire la pizza, elle est toujours trop pâteuse, mal cuite, trop garnie. Quand elle n'est pas couverte de gruyère et de mauvais jambon.

Quoi, j'suis snob? Non, juste gourmande. Et toujours déçue de ne pas retrouver ce goût que j'aimais. J'ai essayé les préparations pour pizza aussi: pas mal, sans plus. Et puis est venue la machine à pain, et la première pâte à pizza. Et là, la révélation: mais oui on peut les faire soi-même à la maison aussi bonnes qu'en Italie! Je ne vous raconte pas le bonheur en croquant dans ma première part de pizza maison, il y a des moments comme ça où on se sent vraiment bien!

Depuis, j'ai progressé. J'en fait à tous les parfums. Sur les conseils de Lolie, je me suis procuré une pierre à pizza, qui les cuit juste bien. On les mange toujours le vendredi, c'est carrément plus de travail, mais c'est si bon.

Pâte pour deux pizza:
  • 25,5 cl d'eau
  • 2 cc de sel
  • 4 cs d'huile d'olive
  • 450 g de farine T55
  • 1 et 1/2 sachet de levure de boulanger

Machine à pain programme pâte - 1h10
On doit pouvoir la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure.

Une fois la pâte levée, la diviser en deux et l'étaler sur deux carrés de papier sufurisés farinés. On doit avoir deux grandes pizza assez fines.
Préchauffer le four thermostat 8.

Garnir les pizza:
  • 1 petite boite de sauce aux tomates fraîches Buitoni (95g)
  • 2 boules de mozzarella
  • Et le reste
Que je vous explique: cette sauce en boîte c'est la meilleure que j'ai trouvée jusque là, moins liquide que la sauce faite maison, sans conservateurs et pour moi cette petite quantité suffit pour 2 pizza.
La mozzarella: ne prenez pas celle en plastique, spéciale pizza, elle n'est pas bonne. Prenez la mozzarella classique, égoutez et essuyez là bien, et hâchez là comme un oignon pour bien la répartir. Ne prenez quand même pas une mozzarella de bufflone, ça serait dommage de la gâcher, et puis elles sont trop humides et laiteuses pour une pizza.

Ce jour là, ma base a été passée au four 15 minutes, puis garnie de tranches fines de Bresaola (viande de boeuf séchée) que la chaleur de la pizza a suffi à cuire, d'un peu d'origan et d'une salade de roquette à l'huile d'olive et vinaigre balsamique. Essayez, vous allez voir!

mardi 14 mars 2006

Il fait froid pour un mois de mars, non?


Contrairement a la rumeur répandue sur certains blogs, qui prétendent qu’on peut se ballader en chemisette tout en dégustant des apéros au bord de la piscine, ce n’est pas encore le printemps. Et même pas du tout. Chez moi ce matin il faisait -4º. Si, si! Venez vous geler dans le Vexin, on a un micro-climat ici.

Bref, pour se réchauffer, et avant que ce soit vraiment le printemps, voici une petite recette goûtée à Dole, dans le Jura. Une très jolie ville Dole, belle architecture, et bien belle région autour. Mais froide. Ce jour là il faisait -10º.

Là-bas, ils appellent ça une potée je crois, pour moi c’est plutôt un ragoût.

Ragoût de porc et saucisse de Morteau
  • 600g d’échine coupées en morceaux
  • 1 saucisse de Morteau
  • 3 oignons
  • 1 bon kg de pommes de terre à chair ferme
  • 2 gousses d’ail
  • 1 feuille de laurier
  • 1 branche de thym
  • 1 pincée de farine
  • 1 bouteille de vin blanc sec
Dans une cocotte, faire revenir la viande, les oignons et les gousses d’ail en chemise dans un mélange beurre-huile (1 noix de beurre, un bon filet d’huile mélangés pour éviter que ça ne brûle). Une fois la viande dorée, rajouter les pommes de terre épluchées. Faire dorer quelques instants. Saupoudrer d’un peu de farine, mélanger. Saler, poivrer. Ajouter environ ¾ de la bouteille de vin. Vous pouvez vous servir un petit verre à ce moment là. Ajouter thym et laurier, fermer la cocotte et laisser cuire à feu doux environ deux heures jusqu’à ce que la viande soit tendre. Environ 20 minutes avant la fin de la cuisson, enfouir la saucisse de Morteaux dans le ragoût.

Je vais vous dire, c’est délicieux, le goût fumé de la Morteau se transmet à la sauce et aux pommes de terre. Mais surtout ne faites pas comme moi, prenez de la bonne viande à ragoût chez le boucher, pas une barquette de ragoût de porc au supermarché du coin. Ils sont bien d’habitude pourtant, mais là, deux heures de cuisson n’ont pas suffi à attendrir la viande, il en aurait fallu 6, au moins!

dimanche 12 mars 2006

Meme Souvenirs culinaires d'enfance: et de trois!


Quand Madame Papilles m'a transmis ce meme, il y a déjà plus d'un mois, je me suis demandée de quoi j'allais bien pouvoir parler. Souvenirs culinaires d'enfance? Je n'en trouvais pas. Je ne sais pas pourquoi, on a toujours bien mangé à la maison, je n'étais pas une enfant difficile, mais impossible de me rappeler d'un plat en particulier. Je pourrais bien sûr vous parler des bonbons de madame Vanlède, l'épicière en bas de l'immeuble, les petites souris en caramel recouvertes de chocolat blanc, les petites meringues roses et blanches, mais ça a déjà été fait. Et puis franchement, les sucreries ne sont pas mes friandises préférées. Moi, ça serait plutôt les côtes de porc.

En fait, en y réfléchissant, j'ai retrouvé mes souvenirs, mais ils commencent plus tard, vers 11-12 ans. Et, allez savoir pourquoi, ils sont tous liés à des voyages, à des lieux particuliers, je pourrais vous décrire l'environnement aussi bien que ce qu'il y avait dans mon assiette.

C'est par exemple un gratin dauphinois, moelleux, doré à souhait, avec une saucisse de morteau enfouie dans les pommes de terre, partagé à la table commune d'un chalet de montagne, à Plaine-Joux, en Savoie. Ou bien une Wiener Schnitzel, dans un petit restaurant sombre de Salzbourg. Une raclette en plein air en haut des montagnes Valaisannes en Suisse, au dessus de Vercorin, le demi-fromage fondu au feu de bois avant d'être versé dans les assiettes, le ciel bleu pur au dessus. Ou encore mes premiers sashimi, et le barbecue Coréen des sorties au restaurant avec mes parents. Le Provolone tout rond, recouvert d'une couche de paraffine, acheté dans une petite épicerie du nord de l'Italie, près du lac de Côme. Mon premier fish & chips, mangé à même le papier journal, dans la Mini des parents de ma correspondante anglaise sur une route de l'Essex. Ou encore les beignets de calamar, achetés dans une baraque sur la plage en Catalogne, et les grosses coupes de fraises au marasquin de Calella, le soir dans les rues, à une heure où normalement nous aurions dus être couchés. Ah, l'Espagne!

Dans tous ces souvenirs, il y en a un qui me tient plus à coeur, parce qu'il fait partie intégrante de mon héritage gastronomique.
J'étais partie en vacances toute seule avec mon père, au pays Basque, dans la ferme de son cousin. C'était octobre, la saison à laquelle tous les hommes du Sud-Ouest sont dans la montagne, à la recherche de cèpes ou de palombes. C'est selon moi la plus belle saison pour visiter ce pays, quand les forêts prennent leurs belles couleurs d'automne, et qu'il fait bon encore à marcher dans les sous-bois.
Nous rentrions sur Paris, fin des vacances, il fallait se lever tôt pour faire toute cette route. Il devait être cinq heures du matin, et déjà mon cousin préparait sa gamelle pour la journée de chasse. Une odeur de ventrèche, le lard séché traditionnel du sud-ouest, fait à la ferme celui-là, envahissait la cuisine. J'en ai voulu. Avec des oeufs de la ferme frits dans le gras de la ventrèche, des oeufs d'un jaune intense, arrosés à la cuillère du gras de cuisson. C'était bon!
Je l'ai regretté un peu plus tard sur la route, mon petit déjeuner un peu riche. J'ai demandé à mon père d'aller voir la mer. Et j'ai enfin digéré sur la plage de Cap-Breton, déserte à cette époque de l'année.

La ferme est toujours là. Mon cousin a toujours des poules, et il y a encore, dans le garde-manger odorant, au bas du buffet de la cuisine, le morceau de ventrèche et le fromage du pays. C'est un peu loin d'ici. On peut trouver de la bonne ventrèche à Paris pour faire remonter les souvenirs, mais elle n'aura jamais le même goût.

Je passe à Liza, si ça l'amuse.

mercredi 8 mars 2006

Hors Cuisine

Leeloo est révulsée et révoltée. Moi je m'interroge. Rien à voir avec la cuisine cette fois, mais j'ai des enfants aussi. Allez jeter un coup d'oeil à cet article et à cette pétition, lancée par de grands noms de la pédopsychiatrie.

Je crois que nos enfants sont suffisamment suivis déjà du point de vue psychologique par leurs enseignants, sans en rajouter à des fins incertaines. Il me suffit de discuter autour de moi, au travail ou dans mon train de banlieue - mon café du commerce à moi - pour me rendre compte que les parents et les enseignants sont sollicités très tôt par le monde des pédopsychiatres, psychomotriciens, orthophonistes. Déjà on ne laisse pas assez aux enfants le temps de grandir. Alors je crois qu'il ne faut pas en rajouter.


Copie de l'Article du monde.fr daté du 18 février 2006 : Le projet de dépistage précoce des troubles du comportement suscite un tollé

En moins d’un mois, le texte a déjà été signé par plus de 12 000 personnes, pour la plupart professionnels de la pédopsychiatrie et de la petite enfance. Intitulée "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans", la pétition, qui circule sur Internet, s’insurge contre l’idée d’un dépistage des troubles du comportement chez les enfants en bas âge, préconisé par un rapport de l’Inserm (Le Monde du 23 septembre 2005).

Lancée par une dizaine de praticiens, dont Pierre Delion, pédopsychiatre au CHU de Lille, Bernard Golse, pédopsychiatre à l’hôpital Necker, à Paris, Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, Christine Bellas-Cabane, présidente du Syndicat national des médecins de protection maternelle et infantile (PMI), Sylviane Giampino, présidente de l’Association nationale des psychologues, et François Bourdillon, président de la Société française de santé publique, la pétition a dépassé le cercle médical et circule désormais chez les enseignants et les parents.

Très controversée dans le milieu psy, l’expertise de l’Inserm préconisait "le repérage des perturbations du comportement dès la crèche et l’école maternelle" pour éviter la survenue de comportements délinquants à l’adolescence. "Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ?", s’insurgent les pétitionnaires, qui récusent la "stigmatisation comme pathologique de toute manifestation vive d’opposition inhérente au développement psychique de l’enfant". "Plutôt que de tenter le dressage ou le rabotage des comportements, il convient de reconnaître la souffrance psychique de certains enfants à travers leur subjectivité naissante et de leur permettre de bénéficier d’une palette thérapeutique la plus variée", affirme le texte.

L’expertise de l’Inserm suscite d’autant plus d’inquiétudes que ses orientations ont été reprises dans un rapport rédigé par le député Jacques-Alain Bénisti (UMP) et remis au ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, puis dans l’avant-projet de loi sur la prévention de la délinquance.

Actuellement en discussion à Matignon, ce texte souligne ainsi "l’importance de la détection précoce des troubles du comportement" pour éviter plus tard les "comportements autodestructeurs ou agressifs pouvant conduire (les enfants) à la délinquance".

cécile Prieur

samedi 4 mars 2006

Faut que je vous raconte...


Cathy et moi, on s'est rencontrées chez Requia. Nous avions toutes les deux depuis quelques temps, allez savoir pourquoi, une envie irrépressible de faire quelque chose avec de la pâte de pistache. Anne-Cé aussi, qui sous des dehors de matamore, aime quand même les douceurs.

Bref, nous voilà parties toutes les deux, faire les courses chez Dehillerin et G. Detou, dans l'idée de partager la fameuse pâte de pistache en trois. Quelques dépenses et deux verres de rouge Chilien plus tard, l'histoire de nos vies et de nos recettes préférées à peine ébauchée, nous nous sommes décidées à sortir bocal et cuillère pour nous partager notre butin. Et à l'ouverture de la boîte, quelle odeur! Vous savez cette odeur de la colle blanche en pot qu'on attrapait avec une petite pelle en plastique à l'école: cette odeur là, mais en plus pistachée. Une odeur pleine de promesses...

Nous nous sommes séparées à regret, moi pour retourner au boulot, Cathy pour retrouver son homme un peu énervé d'avoir été lâchement abandonné au profit d'une copine inconnue rencontrée sur internet. Mais ce n'est que partie remise.

En attendant, j'ai fait des petits trucs avec ma part de pâte de pistache. On verra bien ce que Cathy et Anne-Cé feront avec la leur.

Panna Cotta pistache-fraisepour 8 verrines

  • 1/2 litre de crème fleurette
  • 65g de sucre
  • 3 feuilles de gélatine
  • 15g de pâte de pistache
  • fraises
  • 2 CS de gelée de groseille
Mettre dans une casserole la crème, ajouter le sucre, mélanger et porter à ébullition. A ébullition, éteindre et ajouter la pâte de pistache, bien mélanger.

Mettre les feuilles de gélatine dans un bol d'eau froide pendant 5 minutes. Les essorer. Les ajouter à la crème et bien mélanger. Laisser refroidir pendant 1/4 d'heure. Verser dans les verrines et mettre au frigo.

Une fois la crème prise, ajouter sur le dessus des fraises coupées en petits morceaux. Faire fondre la gelée de groseille au micro-onde 1 minute et en arroser les fraises. Remettre au frais.

Recette adaptée de la Panna Cotta de Papilles et Pupilles.




Pour aller avec ça, j'ai fait quelques petites madeleines à la pistache, ma foi fort bonnes:

3 oeufs
120g de farine
1/2 sachet de levure chimique
100g de sucre
120g de beurre
30g de pâte de pistache

Préchauffer le four thermostat 7. Faire fondre le beurre et le laisser tiédir.

Mélanger farine, levure et sucre; incorporer les jaunes d'oeufs. Fouetter légèrement les blancs à la fourchette sans les monter, les incorporer à l'appareil puis ajouter le beurre fondu, bien mélanger le tout. Faire ramollir 30 secondes la pâte de pistache au micro-onde et l'incorporer.

Remplir les alvéoles des moules (pour moi deux plaques de neuf). Enfourner 4 minutes à thermostat 7 puis baisser à 6 pour encore 4 minutes. Démouler tièdes et laisser refroidir sur une grilles.

Recette adaptée des madeleines de Lorette, elles même adaptées d'une recette de Mercotte.

Elles étaient délicieuses! Ma voisine testeuse m'a quand même fait remarquer "C'est quoi cette couleur? Ah bon, c'est de la pistache, elles ne sont pas moisies donc?" Bon question couleur, c'est un peu bizarre, mais elle en a quand même repris...

mercredi 1 mars 2006

Le gâteau de Nami-Nami


Je ne sais pas si vous connaissez Pille de Nami Nami. Elle est Estonienne et vit à Edinburgh en Ecosse. J'aime beaucoup sa cuisine et ses textes, qui me font voyager vers des régions d'Europe que je ne connais pas.

Elle avait publié juste avant Noël cette recette de gâteau renversé aux cranberries dont la couleur m'avait fait rêver, une recette de Nigella Lawson. Je l'ai fait il y a quelques temps, et il était tellement bon, à la fois acidulé, moelleux et croquant, bien parfumé à la cannelle, que je ne résiste pas au plaisir de vous en offrir une tranche.

Il n'y a déjà plus de canneberges/cranberries fraiches dans les supermarchés, mais on doit pouvoir encore en trouver des surgelées chez un marchand de surgelés bien connu. Essayez le, vous m'en direz des nouvelles.

Gâteau renversé aux cranberries

Couche de fruits :
  • 125 g de beurre (j'ai utilisé du 1/2 sel)
  • 150 g de sucre
  • 200 g de cranberries/canneberges

Pâte :
  • 200 g de farine
  • 1 sachet de levure
  • 1 pincée de sel
  • 1 CC de cannelle en poudre
  • 125 g de sucre
  • 125 g de beurre, coupé en cubes
  • 2 gros œufs
  • 50-100 ml de lait

Faire fondre le beurre dans une casserole à fond épais. Ajouter le sucre et remuer jusqu’à dissolution. Ajouter les cranberries et mélanger jusqu’à ce qu’elles soient bien enrobées du mélange beurre-sucre. Les verser dans un plat anti-adhérent, style plat à tarte tatin.
Mélanger les ingrédients de la pâte. Si vous le faites au robot culinaire vous aurez besoin d’une moins grande quantité de lait (env. 50 ml). Verser la pâte sur les fruits.

Cuire au four préchauffé à 180 C pendant environ 30 minutes, jusqu’à ce que le gateau ait monté et soit bien doré. Puis couvrir le plat d’une assiette et renverser. Attention c’est chaud !

Déguster froid. Egalement délicieux le lendemain matin au petit déjeuner.