vendredi 30 mai 2014

Revenons à la douceur : tarte aux fraises et parfait rhubarbe


Ce weekend il fera beau. Vous aurez le temps, un peu, de prendre le temps. Le temps d’avoir du monde à table, de les régaler, de vous éclater en cuisine.

Le temps d’une tarte aux fraises.

Celle-ci me vient de chez Manue, bien moins jolie que la sienne (je ne serai jamais décoratrice) mais absolument délicieuse, avec sa délicate pâte sucrée, sa discrète couche de crème d’amande sous la fine crème anglaise, les fraises généreuses au-dessus.


Je lui ai ajouté une cuillérée de parfait glacé à la rhubarbe, dont la douce acidité s’accordait parfaitement à la fraicheur croquante de la tarte. Essayez, vous verrez bien…



Mon moule étant plus grand (22x22) que le cercle de Manue, j’ai doublé la quantité de pâte. J’en ai eu trop, mais elle se congèle parfaitement bien pour un futur dessert.
Pour 500g de fraises (la prochaine fois j’en prendrai plus, j’en ai eu juste assez, il vaut mieux prévoir large – du coup j’ai rajouté quelques petites fraises des bois)

Tarte aux fraises

Pâte sablée 
  • 240g de farine
  • 60g de poudre d'amandes
  • 130g de beurre
  • 130g sucre glace
  • 60g d'œuf battu

Mélanger la farine du bout des doigts avec la poudre d'amandes, le beurre en dés et le sucre glace. Une fois le sablage obtenu, ajouter alors les 60g d’œuf. Lorsque la pâte est lisse et homogène la filmer et la réserver au frais.

Crème d'amandes
  • 25 g de beurre mou
  • 25 g de poudre d'amandes
  • 25 g de sucre
  • 25 g d’œuf
  • 5 g de Maïzena 

Mélanger tous les ingrédients ensemble à la spatule, réserver.

Étaler la pâte sablée sur le plan de travail légèrement fariné, foncer le moule ou le cercle. (Personnellement j’ai beaucoup de mal à travailler ce type de pâte, donc je l’étale entre 2 feuilles de papier sulfurisé un peu farinées, ce qui évite au rouleau de coller et facilite grandement le fonçage du moule)
Déposer dessus la crème d'amandes et réserver 10 minutes au froid (elle se rétractera moins à la cuisson). Note : j’aurais dû la laisser au moins une demi-heure, la mienne s’est un peu rétractée à la cuisson.

Crème pâtissière
(la prochaine fois je ferai le double de quantité, il y en avait vraiment trop peu pour mon moule un peu trop grand)
  • 125 g de lait + 1/4 de pulpe de gousse de vanille
  • 30 g de sucre
  • 12 g de Maïzena
  • 25 g d’œuf

(Il y en a très peu, c'est presque jute pour coller les fraises sur la tarte)
Faire chauffer le lait avec la pulpe de la gousse de vanille.
Blanchir les œufs avec le sucre, ajouter la Maïzena, fouetter.
Lorsque le lait bout ôter la gousse et le verser sur les œufs, fouetter énergiquement puis reverser le tout dans la casserole, faire chauffer jusqu'à épaississement, stopper au 1er bouillon.

Faire refroidir la crème le plus rapidement possible en l'étalant entre 2 feuilles de film alimentaire (bon, ça j’ai fait, je n’ai pas trouvé la méthode très efficace. Je crois qu’il vaut mieux laisser tiédir et étaler ensuite avec le dos d’une cuillère à soupe)

Cuire la tarte à four préchauffé à 180°C pendant 20 à 30 minutes selon la puissance de votre four.

Laisser refroidir puis déposer la crème pâtissière sur la crème d'amandes sans recouvrir les bords de la tarte.

Disposer les fraises.

Parfait glacé à la rhubarbe

Une recette prise sur Marmiton et légèrement modifiée. Pour les amateurs de rhubarbe c’est un vrai délice (ils en ont repris plusieurs fois) mais pour les autres aussi. J’ai trop épluché ma rhubarbe qui n’a donc pas gardé sa jolie couleur rose, c’est dommage.

Important : il faut penser à sortir le parfait du congélateur une bonne heure avant dégustation, au risque d’avoir un bloc de glace.

1 kg de rhubarbe (750 g épluchée)  / pour moi un peu moins 530g une fois épluchée
200 g sucre (sucre blond de canne si possible) / pour moi 150g
1 cuillère à soupe de Maïzena (pas mise, ma compote était bien épaisse)
2 jaunes d'oeuf
2 cuillères à soupe de sucre glace
20 cl de crème fraîche liquide
1 cuillère à café zeste de citron (pas mis)
1 CS de Grand Marnier (ajoutée pour éviter la cristallisation)

Nettoyer et éplucher la rhubarbe, la couper en petits morceaux. Mettre dans une casserole avec les 150g de sucre et porter à ébullition, laisser "compoter" 15/20 mn pour ôter l'excédent d'eau (je lai laissée 30 minutes, à feu très doux).

Délayer la Maïzena et ajouter à la rhubarbe, porter à ébullition 1 mn ; mixer et laisser refroidir.

Battre les jaunes avec le sucre glace en ruban. Fouetter la crème fraîche en chantilly et ajouter aux œufs, puis mélanger délicatement avec la rhubarbe.

Passer un moule à cake rapidement à l'eau froide et verser la préparation. Mettre au congélateur 3 heures au minimum.

Pour démouler plonger le fond du moule dans de l'eau très chaude. 

mardi 27 mai 2014

Le cake des bananes perdues


Trois bananes qui s’ennuient dans la corbeille à fruits, noircissent, tristes, délaissées par les enfants avides de nouveautés fraiches. Même pas grave, c’est quand elles sont mûres à point qu’elles sont les meilleures dans ce cake piqué un jour chez Nadia et que je fais et refais régulièrement.

Il est délicieux, tout moelleux, légèrement parfumé de rhum à la vanille et du parfum un peu alcoolisé de la banane trop mûre. Pas trop sucré, parfait pour le petit déjeuner. Et qui plus est préparé en trois coups de cuillère à pot, 10 minutes top chrono je dirais. Qui dit mieux ?

Trois fois rien. Le temps de mettre un bulletin dans l’urne. Histoire de montrer aux enfants qu’elle nous concerne, l’Histoire, justement. Qu’on n’a pas oublié les Républicains Espagnols, la lutte des Grecs contre les Colonels, les œillets de la révolution Portugaise, les partisans anti-fascistes italiens. Ni les soldats Américains, Canadiens, Anglais, Australiens, Français, Néo-Zélandais, Polonais, Tchèques, Belges, Hollandais, venus mourir sur nos côtes pour nous débarrasser d’un autre nationalisme. On ne doit pas oublier l’histoire. Les nationalismes sont toujours liberticides.

Nos enfants, je l’espère, s’en souviendront, et auront l’intelligence d’aller voter, quand ils seront en âge de le faire.

Ah oui, la recette ....

Cake aux bananes

  • 3 bananes bien mûres
  • 2 œufs
  • 225 g de farine
  • 200 g de sucre
  • 125 g de beurre fondu
  • 1/2 sachet de levure
  • 1 cc d'extrait de vanille maison

Préchauffer le four à 180°C.
Eplucher et écraser les bananes à la fourchette.
Fouetter ensemble les œufs, le sucre et le beurre fondu. Ajouter la farine et la levure ensemble. Bien mélanger. Puis ajouter les bananes écrasées.
Verser dans un moule beurré et fariné.
Cuire environ 50 minutes (tout dépend du four et de la taille du moule, la recette originale disait 35 minutes mais chez moi il en faut au moins 50 – vérifier la cuisson au couteau ou à l’aide d’une brochette de métal)


lundi 19 mai 2014

Riche brioche aux pralines roses (du train)


De nos coutumes voyageuses, l’une des plus sympathiques est certainement celle de rapporter de vacances quelques spécialités locales à partager avec les copains de train. Qui du pâté landais, qui du jambon du Montenegro, qui du chorizo et du Manchego d’Espagne, qui des biscuits d’Angleterre, toutes choses qui vous embaument à coup sûr tout un wagon de train. Il y a quelques mois, Séverine rapportait ainsi de Savoie une belle brioche de St Genix qui ne fit pas long feu. Et me laissa avec l’envie de reproduire la délicieuse onctuosité de la praline rose fondue à l’intérieur de la brioche.

Evidemment, les copains ne demandaient pas mieux…Je n’avais pas de pralines ? Qu’à cela ne tienne, Stéphanie m’en trouva un paquet. La recette de Mercotte du vrai gâteau Labully me faisait envie depuis longtemps, encore fallait-il trouver le temps de la faire. Les mois passèrent…

Jusqu’à ce dimanche où ayant fait ma pâte à brioche habituelle, si riche en beurre et fondante que je n’en change plus, j’en utilisai la moitié pour la garnir de pralines roses concassées. Le résultat fut un vrai délice. Riche, fondante, presque crémeuse là où le sucre rose enrobant les pralines avait fondu, avec un délicat goût d’amandes. Je vous la recommande absolument.

Je l’ai refaite, pour une fête d’anniversaire du train. En dessert après le délicieux chorizo artisanal, le Manchego et le Rioja d’Olivier, le pain épicé aux figues de chez Kayser. J’ai même soufflé mes bougies dessus, parsemant de sucre perlé toute la compagnie. Lazarre le lapingurumi était là bien sûr, quand je vous disais qu’il ne manque pas une occasion.

Merci à Stéphanie pour les photos, et à tous les potes pour la chaleur humaine.


Il ne s’agit pas ici du vrai gâteau Labully, même si j’ai utilisé la technique de Mercotte pour le façonnage. Celle-ci est faite sur la base de la recette de brioche de Nicolas Bernardé (in brioche, éditions Marabout)

Brioche aux pralines roses
  • 350g de farine T45
  • 4 œufs bien froids
  • 8g de sel (1 cc)
  • 45g de sucre
  • 21g de levure de boulanger fraiche
  • 220g de beurre à température ambiante, coupé en morceaux
  • 1 œuf pour la dorure
  • 200g de pralines roses (+ quelques-unes pour la décoration)
  • Sucre perlé + 1 cs de pralines concassées pour la décoration


Mettre 350 g de farine T 45 dans la cuve du robot (ou sur le plan de travail), faire un puits et déposer 4 œufs bien froids. Ajouter autour, en formant un triangle, 8 g de sel, 45 g de sucre en poudre et 21 g de levure de boulanger fraîche (les trois ingrédients doivent être bien séparés). Pétrir pendant 10 à 15 minutes.

Incorporer 220 g de beurre coupé en morceaux (par petites quantités), pétrir pendant une dizaine de minutes - la pâte doit se décoller du bol ou ne plus coller aux mains (quand je la fais, la pâte reste très collante, il faut vraiment que je trouve de la bonne T45. Mais ce n’est pas très grave : après réfrigération, la pâte est plus dure et relativement facile à travailler. Ne rajoutez pas de farine, j’ai essayé, elle est moins bonne).

Laisser la pâte reposer pendant 30 minutes. La déposer sur le plan de travail fariné et faire deux rabats pour la rendre un peu plus ferme et y incorporer de l’air avant de la bouler. Faire une boule, la mettre dans un saladier légèrement fariné, couvrir de film alimentaire au contact et mettre au frigo pendant au moins 3 heures (je l’ai laissée 12 heures cette fois-ci, elle était parfaite).

Pendant ce temps concasser les pralines en petits morceaux : les mettre dans un torchon propre et réservé à cet usage (il risque d’avoir des trous par la suite) et les concasser au travers du torchon à l’aide d’un pilon. J’ai lu qu’il valait mieux éviter d’utiliser le mixer pour concasser les pralines, au risque de casser les lames.

Beurrer un moule à manqué de 22 cm.

Verser la pâte sur un plan de travail bien fariné. Avec les mains légèrement farinées l’étendre en un cercle un peu plus grand que le moule, sur une épaisseur d’1 cm environ. Déposer au centre les pralines concassées et ramener les 4 coins de la pâte vers le milieu pour y enfermer les pralines. Souder la pâte avec les doigts. Déposer délicatement la pâte dans le moule, soudure au-dessous.
Couvrir le moule d’un linge propre et laisser doubler de volume, dans un endroit tiède, pendant environ 1 h30. Passer délicatement un peu d’œuf battu sur le dessus au pinceau. Saupoudrer de sucre perlé et de pralines concassées. Décorer de pralines entières.

Enfourner dans un four préchauffé à 180°C pendant environ 40 minutes, jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée (tout dépend des fours, tester la cuisson avec la pointe d’un couteau ou une brochette métallique). Laisser refroidir dans le moule avant de démouler. Se conserve très bien jusqu’au lendemain enveloppée dans un sac en plastique.

lundi 5 mai 2014

Sur le pouce: foies de volaille au vinaigre de framboise



Ceci n'est pas une recette, juste un déjeuner vite fait sur un coin de table avant de se remettre au boulot. Plus 80's tu meurs! C'était tout à fait tendance il y a quelques années de déglacer la poêle où avaient cuit les foies de volaille d'un trait de vinaigre de framboise. J'étais seule, avec un beau foie de volaille qui s’ennuyait dans le frigo. J'avais oublié combien j'aimais ça.

Un beau foie de volaille vite revenu dans un fond de beurre salé mousseux, du sel, pas mal de poivre. Débarrassé sur une assiette avec un peu de salade sans assaisonnement. Deux traits de vinaigre dans la poele chaude, on déglace vite fait et hop, la sauce toute chaude sur la salade.

Avec du pain pour saucer!

mercredi 30 avril 2014

Easter in West Sussex ; hot cross buns


Loin de la beauté abrupte des paysages du Nord, le charme indéniable du sud-est de l’Angleterre. Une campagne comme un jardin, la nature juste assez maitrisée pour qu’elle ait encore l’air naturelle, les routes serpentant sous des frondaisons jointes, les maisons de brique aux jardins fleuris, soignés. Et verte, si verte.

Une architecture de carte postale, façon Agatha Christie,  briques, colombages, églises romanes de pierre grise, et partout des pubs, certains très anciens, obligeant le client à baisser la tête sous les poutres des plafonds bas.

L'Ale y est moins bonne que dans le Nord de l’Angleterre, ils ne savent pas la verser doucement, avec suffisamment de pression pour que se forme cette mousse crémeuse  - head - si typique de la real ale. Et pourtant  les beer gardens sont accueillants, ouverts sur les collines boisées, on y resterait des heures, hors du temps.


On y serait encore, s’il n’avait fallu rentrer.


J’avais fait, avant de partir des Hot Cross Buns, ces petits pains aux raisins épicés marqués d’une croix, traditionnels des fêtes de Pâques anglaises.  Ils sont consommés chauds le Vendredi Saint,  puis toastés et garnis de confiture le lendemain.

Voulant les garder moelleux plus longtemps, j’ai testé la recette de Christine, méthode Tangzhong, qui me réussit plutôt bien d’habitude. Ils étaient délicieux le jour même, encore tièdes, à la sortie du four, mais ne se sont pas gardés moelleux plus longtemps que le lendemain. A refaire, en les congelant pour pouvoir les réchauffer juste avant le petit déjeuner.


Hot Cross Buns
  • 350g de farine T55
  • 35g de sucre
  • 5g de sel fin
  • 7g de lait en poudre
  • 125g de lait
  • 120g de tangzhong *
  • 11g de levure fraiche
  • 30g de beurre mou
  • 60g de raisins secs
  • 40g d’écorce d’orange confite coupée en petit dés
  • ¼ cc de gingembre en poudre
  • ¼ cc de cannelle en poudre
  • ½ cc de 4 épices
  • Pour les croix de pâte
  • 4 CS de farine
  • 2 cs d’eau

 * Utiliser cette recette pour le Tang zhong

Dans le bol du robot ou la machine à pain, verser la farine, le sucre, le lait en poudre et les épices. Faire un puits au milieu et y verser le lait et l’oeuf battu.  Emietter la levure fraiche sur le dessus de la farine. Commencer à pétrir et dès que la pâte commence à s’amalgamer, ajouter le sel. Pétrir pendant environ 10 minutes puis ajouter le beurre. Pétrir encore 15-20 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit élastique et se détache des parois. Ajouter à ce moment-là les raisons et les écorces d’orange et pétrir quelques minutes pour bien les répartir dans la pâte.

Verser la pâte dans un grand bol, couvrir d’un linge propre et laisser doubler de volume dans un endroit tiède - en hiver, un four juste allumé quelques minutes,  puis éteint,  est parfait – environ 1 :30.

Verser la pâte sur un plan de travail fariné. Couper 12 portions de poids égal. Les façonner en boules régulières et les disposer sur une plaque de cuisson couverte d’une feuille de papier cuisson, en les espaçant de 1 cm. Couvrir et laisser lever environ 30 minutes dans un endroit tiède.

Préchauffer le four à 190°C

Préparer la pâte pour les croix : verser les 4 cuillérées de farine dans un bol puis mélanger les 2 cuillérées  d’eau graduellement de manière à obtenir une pâte homogène. Ajouter un petit peu d’eau si le mélange semble trop épais. Verser dans une poche à douille.

Dorer la surface des petits pains à l’œuf battu. Couper le bout de la poche et dessiner une croix de pate sur chaque petit pain. Enfourner pour 12 à 14 minutes, ou jusqu’à ce qu’ils soient dorés.


vendredi 25 avril 2014

Lazarre le lapingurumi du train et le cake au citron de Stéphanie


Lazarre, notre amigurumi fétiche, crocheté un jour avec amour pour Séverine, l’accompagne depuis dans tous ses voyages, et dans les nôtres. Loin du modèle de lapin rose brodé de fleur très kawaii - dont je vous donnerai le tuto si vous me le demandez gentiment – elle l’a voulu tout noir avec des yeux en croix, sans doute pour l’accorder à son style vestimentaire punk-rock-gothique. Heureusement encore qu’elle ne m’a pas demandé de lui faire des petites Dr Martens…


Bien que très jeune encore, il a vécu plein d’aventures, partagées au quotidien par Séverine sur Facebook. Déjà une star montante du web, repéré par Ouest France il y a peu, il est bien parti pour une longue carrière en tant que doudou officiel du Paris-Gisors.



Ce jour-là, invité à la fête d’anniversaire de Béné et Stéphanie, il a trinqué avec nous à leur santé, chanté, ri, partagé les charcuteries Corses et n’a pas été le dernier à apprécier ce délicieux cake glacé au citron que Stéphanie réussit si bien. Il a d’ailleurs insisté pour que je vous en donne la recette.



D’après une recette de Christophe Felder, trouvée par Stéphanie sur Un déjeuner sur l'herbe, il est extrêmement moelleux, avec un délicat glaçage au citron. On ne s’en lasse pas.

Cake au citron-mascarpone,  glaçage citron
  • 190g de farine
  • 1/2 sachet de levure chimique
  • 100g de mascarpone
  • 70g de beurre demi sel fondu
  • zeste de 2 citrons bio
  • jus d'1/2 citron
  • 200g  de sucre
  • 4 oeufs
  • Une pincée de sel
  • 150g de sucre glace mélangé au jus d'un citron

Préchauffer le four à 180°.

Prélever le zeste des citrons et réserver. Battre dans un grand bol les oeufs et le sucre jusqu'à avoir un mélange bien blanchi, ajouter le sel et les zestes, mélanger.

Dans un petit bol fouetter le mascarpone pour l'assouplir et le verser au mélange précédent, bien fouetter. Ajouter le jus d’un demi-citron.

Incorporer la farine et levure tamisées ensemble et mélanger. Ajouter le beurre fondu et mélanger encore.
Verser dans un moule à cake beurré et fariné. Enfourner pour  10 minutes à 180°, puis 30 minutes à 150° (à adapter selon les fours). Démouler et laisser tiédir sur une grille.

Mélanger le sucre glace et le jus d’1 citron dans un bol pour avoir un texture bien épaisse et étaler sur le dessus du cake (toujours sur la grille posée sur une plaque à pâtisserie pour éviter les coulures). Le faire sécher un peu dans le four éteint mais encore chaud (1 minute). Laisser refroidir.

jeudi 10 avril 2014

Une envie de Vietnam : travers de porc grillé à la citronnelle


Envie saisonnière de saveurs asiatiques, ces temps-ci c’est l’Asie du Sud-Est qui revient souvent me tenter. En particulier le Vietnam, sa cuisine colorée, fraiche, vibrante de saveurs. L’équilibre du sucré et du salé, du piquant et du doux, du croquant des petits légumes et du moelleux des viandes ou des pâtes de riz.

Je laisse le soin aux gourmands d’origine vietnamienne de vous expliquer l’équilibre du yin et du yang, les 5 saveurs de leur cuisine. Comme dans beaucoup de cuisines d’Asie, les textures, les couleurs et la fonction curative de certains ingrédients sont partie intégrante du plat.  

Ignorante de ces subtilités, je me contente d’aimer ça, d’essayer d’apprendre à jouer avec les herbes, épices et aromates de ce coin du monde.  Et de piocher allègrement dans le carnet de recettes de Miss Tâm, excellente introduction aux cuisines de ce pays.


Ses travers de porc à la citronnelle, je les ai faits deux fois. Ils sont tellement moelleux malgré leur air un peu caramélisé, et j’ai un grand faible pour la citronnelle. Cette fois-ci, j’ai ajouté un peu de poudre 5 parfums dans la marinade, et pris le temps de faire les petits légumes marinés au vinaigre qui vont si bien avec.



Travers de porc grillés à la citronnelle
  • 1 kg de travers de porc
  • 1 cs de nuoc nam
  • 2 cs de sauce soja
  • 3 cs de miel liquide
  • 3 ou 4 tiges de citronnelle (partie blanche) hachées
  • 2 ou 3 échalotes finement hachées
  • 2 ou 3 gousses d’ail finement hachées
  • Poivre
  • Piment épépiné et haché selon envie et selon goût (facultatif)
  • ¼ cc Poudre 5 parfums (facultatif)
  • 6 cs d’eau tiède

Dans un bol, mélanger le nuoc nam, la sauce soja, le miel, les échalotes, l’ail et la citronnelle hachés finement (allez voir chez Miss Tâm comment on fait), le poivre, le piment et la poudre de 5 parfums.

Couper les travers de porc en morceaux de 2 cotes, bien dégraisser et fendre chaque morceau entre les os pour éviter qu’il ne se rétracte à la cuisson (là encore, les photos sont chez Miss Tâm).

Mettre à mariner au moins 3 heures ou toute une nuit au frais.

Préchauffer le four à 210°C. Placer les morceaux sur la grille du four, la lèchefrite remplie d’un peu d’eau au-dessous. Enfourner pour 30 à 40 minutes en retournant les morceaux régulièrement et en les arrosant de marinade.

Servir avec du riz, de l’huile de ciboulette et des petits légumes croquants en saumure (et éventuellement de la salade, des lamelles de concombres et des herbes aromatiques fraiches).

Huile de ciboulette
(j’ai utilisé l’ail des champs qui pousse en abondance au jardin)
  • 1 botte de ciboulette chinoise ciselée.
  • 6-8 cuillères à soupe d’huile neutre (tournesol ou arachide)
  • Sel

Laver et ciseler la ciboulette chinoise. Réserver dans un bol.
Chauffer l’huile dans une petite casserole. Dès ébullition, arrêter le feu. Ajouter une bonne pincée de sel.
Verser l’huile bouillante sur la ciboulette. Réserver.

Petits légumes aigre-doux
Pour 1 grand bol de légumes mélangés (carottes, concombre, fleurettes de chou-fleur, piment vert, nettoyés et coupés en bâtonnets ou en lamelles)

Marinade au vinaigre:
  • 1 tasse de vinaigre blanc de riz ou vinaigre blanc usuel (j’ai utilisé du Melfort)
  • 1 tasse de sucre
  • 1,5 tasse d’eau
  • 1 cc de sel

Porter à ébullition le vinaigre, l’eau et le sucre. Ajouter le sel. Laisser refroidir.
Mettre les légumes mélangés dans un bocal, les couvrir de marinade, fermer et conserver au frais. Laisser mariner au moins une nuit avant de consommer.

Là-encore, allez voir la recette chez Miss Tâm. Elle fait dégorger les légumes au sel avant de les mettre dans la marinade. Je ne l’ai pas fait parce que j’aime les légumes bien croquants. Elle explique les différentes variantes, pimentées ou non, avec ail ou non, et le temps de conservation. Cette fois-ci j’ai fait au plus simple, mais je referai des essais, j’adore ça (malheureusement ce n’était pas le cas de tout le monde à la maison…) – je trouve que ça va merveilleusement bien avec une viande un peu grasse.

vendredi 4 avril 2014

Gâteau (nantais) : des amandes, du beurre et beaucoup de rhum


Au rayon gâteaux, celui-ci est sur l’étagère des péchés capitaux. Sous son allure assez humble, il est redoutable. A la frontière entre le gâteau breton bien beurré et la frangipane, complètement imbibé de rhum brun, s’affinant de jour en jour un peu plus sous sa coque de glaçage, il se consomme à petites parts – ne pas exagérer surtout.


Je n’ai jamais goûté de gâteau Nantais, mais cette recette bricolée par Bernard est un vrai délice pour les amateurs d’amandes (et/ou de rhum). D’ailleurs ses recettes, mélange de classicisme et d’exotisme,  très clairement expliquées et illustrées, me tentent régulièrement. Si elles sont toutes à la hauteur de celle-ci, il faudra s’y arrêter plus souvent.


J’ai interprété une seule chose : j’ai utilisé du beurre ½ sel (du vrai beurre quoi) – Bernard ne le précisait pas, mais puisque la recette est nantaise, l’évidence s’imposait.
Et doublé les proportions, comme précisé dans la recette pour un moule de 20cm.

Gâteau au rhum et aux amandes
(pour un moule de 20 cm) 
  • 300g d'amandes en poudre
  • 190g de beurre ½ sel, fondu
  • 260g de sucre
  • 90g de farine
  • 180g d'œuf (deux œufs + 1 jaune pour moi)
  • 50g de rhum ambré (+ ½ verre pour imbiber le gâteau à la sortie du four)

Glaçage
  • 50g de blanc d'œuf
  • 280g de sucre glace (ou un peu moins, mon glaçage était un peu trop épais)

Préchauffer le four à 170°C (180 pour moi, mais mon four est plutôt doux).
Beurrer un moule à manqué de 20 cm et tapisser le fond d’un rond de papier sulfurisé.

Dans un saladier ou au robot, mélanger le beurre fondu avec le sucre. Ajouter progressivement les amandes en poudre, la farine, le rhum ambré puis les œufs en mélangeant entre chaque ajout pour obtenir une pâte bien homogène.

Verser dans le moule préparé. Enfourner pour 45 minutes à 1 heure, selon les fours, jusqu’à ce que le gâteau soit bien doré et que la lame du couteau inséré en son milieu ressorte sèche.

Laisser tiédir 5 minutes puis démouler délicatement le gâteau sur une grille (attention, je n’ai pas été assez délicate, j’en ai écorné un bout). Le laisser sur l’envers et l’imbiber de rhum au pinceau.

Laisser complètement refroidir. Pendant ce temps préparer le glaçage en mélangeant au fouet les blancs d’œuf et le sucre glace progressivement, jusqu’à obtenir une pâte assez épaisse.

Etaler le glaçage sur le gâteau posé sur une grille (avec une plaque au dessous), lisser à la spatule le dessus et les côtés et laisser sécher une bonne heure. Remettre le gâteau au four 12 minutes à 150°C pour durcir le glaçage. Laisser refroidir sur une grille.
(Attention, encore une fois j’ai voulu aller trop vite et j’ai fêlé le glaçage en posant le gâteau sur la grille. Je pense qu’il vaut mieux le laisser refroidir sur la plaque du four avant de le poser sur la grille – délicatement. Ou bien mettre l’enfourner sur la grille).

Bernard indique qu’on peut se passer du glaçage, mais que de toutes façons le gâteau gagne à être conservé plusieurs jours dans une boite avant d’être dégusté, et qu’il peut se garder jusqu’à un mois. J’ai donc attendu 2 jours pour l’entamer, et je peux confirmer qu’il se bonifie de jours en jour au fur et à mesure qu’il change de texture et devient plus humide. Il ne durera pas un mois par contre.

lundi 31 mars 2014

Un dimanche tranquille: brochettes de canard et navets glacés


Moins de soleil que prévu, mais la douceur est là. Comment résister?

Rien de neuf, mais que du savoureux (j’aurais pu faire des sandwichs au pulled pork, tiens, j’ai encore de jolis buns au congélo, mais j’avais la flemme d’innover ce jour-là).

Peu de choses ont changé depuis cet autre dimanche dans la recette des brochettes de magret, juste un peu de poudre 5 parfums et un trait de Worcestershire sauce rajoutés dans la marinade.



Les petits navets glacés aussi sont toujours les mêmes. On en trouve déjà de jolis, tout tendres, profitons en.