vendredi 9 juillet 2010

Pfffffffffff fait chaud : poivrons et pastèque

poivrons grillés


Quand il fait déjà plus de 20 degrés au petit matin. Quand Paris est une fournaise inhumaine. Quand le train se transforme en sauna roulant.
On n’a plus faim. Faisons des salades.

Quelques poivrons multicolores grillés sur le barbecue, refroidis (dans un sac), puis pelés. On les dispose joliment sur un plat. Sel, poivre, piment d’Espelette, lamelles d’ail, thym frais et huile d’olive. C’est tout. Ils seront parfaits dans quelques heures, après un petit séjour au frais.


Salade de pasteque et feta


Une salade de pastèque, féta et coriandre fraiche, une pincée de sel et de poivre, huile d’olive et jus de citron (pas trop). Surprenant mais bon. Et frais.

Et puis on part en vacances. Dormir. Ne rien faire. Enfin !

P.S. Enrico, napolitain de Rome et auteur très francophile du blog italien Le Franc Buveur, m’a fait l’amitié de me demander une interview (le sérieux du mot me fait sourire). Vous trouverez mes réponses dans les deux langues chez lui. J’ai un faible pour la version italienne, traduite par Enrico, ça sonne tout de suite mieux.

Ciao ! Passez un bel été. Et restez à l’ombre.

mercredi 7 juillet 2010

Un clafouti aux cerises

clafouti


Ce jour là tout va bien. Le ciel est sans nuage au dessus de la Concorde. La journée promet d’être belle.
Je souris encore de la cascade de bonnes nouvelles du moment.

En traversant le cour pavée déjà chaude, j’ai senti un souffle d’air frais entre mes doigts, comme un sillage.
Ma pizza bianca est partie au bout du monde, au bout des doigts d’une voyageuse inconnue. L’air sent les vacances. Bientôt, on entendra les mouettes.

Une part de gourmandise m’attend au coin du bureau, petit déjeuner parfait. Les cerises charnues, d’un si beau rouge, du jardin de mes parents ont trouvé dans le clafouti de Mingou un nid douillet, au léger goût d’amande.

Je crois que je deviens taoïste.

clafouti 2

lundi 5 juillet 2010

Champagne!

champagne


Pour Olivier. Pour Fany et Elsa. Pour Valérie. Pour Camille. Vraiment bravo!

Et pour tous les plus jeunes qui ont réussi leur année.

On est contents et fiers de vous.

vendredi 2 juillet 2010

Pizza bianca

pizza bianca 1


Assis à l’ombre sur la margelle de la fontaine, la pierre encore chaude du soleil matinal, on ouvrait le sac de papier brun et on déchirait les morceaux tièdes, un peu huileux sur les doigts, croustillants et moelleux à la fois. La meilleure pizza bianca de Rome, pour nous, celle du Fornaio de la Piazza Campo dei Fiori.
Elle fondait dans la bouche de la petite fille blonde aux yeux bleus pétillants qui la dévorait avec tant de gourmandise. Sa grande sœur, la fine brunette, buvait au jet de la fontaine.

C’était la fin du marché. Il se défaisait dans les cris et les rires. Il y en avait partout, des charrettes, des petits pick-ups remplis de cageots, des épluchures, des fruits jetés sur les pavés. Les reliefs de l’abondance de ce marché si plein de fraicheur, de belles tomates, de pêches avec un vrai goût de pêches, de petits artichauts, de rughetta, de verdures de toutes sortes, de poissons de la région. Le plaisir des yeux et des sens sous l’œil sévère de la statue de Giordano Bruno.

Bientôt la place allait retrouve la torpeur, écrasée de chaleur sous le soleil de midi. Il était temps de rentrer se mettre à l’ombre chez la Signora Anna, d’aller attendre notre panino a la frittata, un peu piquant, en faisant des parties de flipper interminables. En pensant, encore une fois, à la chance que nous avions de vivre là, dans La Ville.

pizza bianca


Pizza bianca

La mienne ne vaut pas la celle du Campo dei Fiori bien sûr, et puis je n’ai pas le four à bois sous la main. Mais elle se défend, surtout quand on n’en trouve pas à la boulangerie du coin.

Pâte

26 cl d'eau
1,5 cc de sel
3 cs d'huile d'olive
450 g de farine T55
1,5 sachet de levure de boulanger (soit 1 ½ cc ou 7g)
Romarin frais
Fleur de sel

Machine à pain programme pâte - 1h10.

Mettre tous les ingrédients dans la machine dans cet ordre, en terminant par la levure.

On peut aussi la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée, la rabattre, la mettre en boule délicatement et la laisser reposer 5 minutes. Puis l'étaler à la main sur un carré de papier sulfurisé fariné posé sur un plateau de cuisson. Laisser lever environ une demi-heure.
Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 230°C/cuisson combinée)
Une fois levée, enfoncer le bout du doigt à intervalles réguliers dans la pâte. Passer de l’huile d’olive au pinceau sur toute la surface. Parsemer de romarin frais.
Enfourner pour environ 10/15 minutes, jusqu’à ce qu’elle soit dorée. A la sortie du four, saupoudrer de fleur de sel.

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Elle se mange encore tiède, en morceaux, pour l’apéro. Ou bien encore en entrée, tartinée de caviar d’aubergine, des petits champignons de Paris crus émincés dessus, comme à la Gazzetta.

pizza bianca au caviar d'aubergine et champignons


Caviar d’aubergine

2 aubergines moyennes
Huile d’olive
Sel, poivre, piment d’Espelette
1 cc de cumin
1 gousse d’ail écrasée

Laver et fendre les aubergines en deux. Entailler la chair sur environ 1 cm en diagonales avec un couteau pointu. Verser un peu d’huile d’olive sur le dessus.
Les faire cuire dans des papillotes de papier alu hermétiquement fermées (je sais, ça ne se fait pas, mais c’est pratique) sur un barbecue pendant environ 20 minutes. On peut aussi les faire cuire à four chaud (dans ce cas utiliser du papier cuisson), ou bien à la vapeur pendant 20 minutes.
Laisser un peu refroidir, détacher la chair de la peau. L’écraser à la fourchette dans un bol en ajoutant sel, poivre, piment d’Espelette, cumin et ail jusqu’à obtenir la consistance d’une purée. Ajouter éventuellement un peu d’huile d’olive.

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Ou encore en sandwichs jambon de Parme/mozzarella, a l’ombre, un midi, sur la Piazza Farnese. C’est comme vous voulez.

panini mozza prosciutto

mardi 29 juin 2010

Les bouquins des copines: les yaourts d’Estérelle


On dirait que je me spécialise en revues de presse amicales. Après les livres de mon amie Véro Chapacou, dont j’aime la cuisine ludique et inventive, et celui de Lilo, frais, saisonnier, raisonné, en voilà un d’Estérelle. Mais c’est qu’elles sont douées ces filles là, je le sais pour avoir maintes fois testé leurs recettes ces dernières années. Et j’éprouve une certaine fierté à voir leurs noms imprimés sur de si jolis objets. C’est la seule forme de pub que vous trouverez sur ce blog, gratuite et amicale.

Etonnante Estérelle, qui nous fait des articles à la pelle, trois bouquins et un bébé en même temps. L’énergie de certaines femmes me confond.

Cette fois-ci, c’est de yaourts et des façons de les réussir qu’il s’agit. Natures, sucrés, fruités, salés, épicés : en bref, métamorphosés. J’ai pris plaisir à tester ce joli bouquin bleu (bravo au photographe et à la styliste, au passage), tout plein de gourmandises onctueuses. Mon cœur balançait entre les yaourts au citron et à la framboise, ceux à l’abricot et aux fleurs de lavande et les yaourts salés aux poivrons et aux noix. La saison a choisi pour moi, il commence à y avoir des pêches sur les étals, les framboises du jardin sont mûres, allons y pour les yaourts Melba.

Une vraie réussite, mais je m’y attendais, délicatement parfumés de vanille, onctueux et acidulés à la fois, peu sucrés, avec le léger craquant des amandes, ces yaourts font un dessert très frais, idéal pour un jour de canicule. C’est pour ça que je l’aime bien Estérelle, elle cuisine les desserts que j’aime – et mes enfants aussi (pour une fois).

Yaourts
Estérelle Payany
Solar Editions



Yaourts Melba

Pour 8 yaourts
1 yaourt nature ou un sachet de ferments lactiques
80 cl de lait
2 à 6 cs de lait en poudre (facultatif)
1 gousse de vanille
2 cs de sucre en poudre

Pour la compotée
3 pêches blanches
2 cs de sucre en poudre

Pour la décoration
16 framboises
3 cs d’amandes effilées

Epluchez, dénoyautez et coupez les pêches en dés. Saupoudrez les de sucre et faites les cuire à couvert 3 minutes au micro-onde à pleine puissance. Laissez refroidir.
Prélevez les graines de la gousse de vanille. Faites chauffer le lait et faites-y infuser les graines de vanille. Laissez refroidir jusqu’à ce que le lait soit tiède (maximum 45°C) et filtrez.
Fouettez le yaourt avec le sucre dans un saladier ou un pichet à bec verseur. Ajoutez le lait en filet, en mélangeant à l’aide s’une spatule en bois ou en silicone. Si nécessaire, ajoutez le lait en poudre.
Déposez deux cuillérées à café de compotée de pêches au fond de chaque pot. Versez la préparation par-dessus et faites prendre les yaourts en yaourtière, au four ou à l’autocuiseur.
Fermez les yaourts avec leur couvercle et mettez les au frais pour au moins 3 heures.
Au moment de servir, décorez d’amandes effilées et de framboises.

Notes :
- j’ai utilisé des pêches jaunes, c’est tout ce que j’avais sous la main (ça marche tout aussi bien).
- je n’ai pas ajouté de lait en poudre, mais utilisé du lait entier, ce qui donne des yaourts assez denses et crémeux.

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vendredi 25 juin 2010

Les traditions de juin


Presque fini le mois marathon. On dirait qu’à chaque fois l’année se résume en juin.
Les mariages qui klaxonnent dans la campagne et les fêtes de fin d’année obligatoires, leurs buffets froids douteux et leur amoncellement de gâteaux au chocolat.
Les examens, le nœud aux trippes du petit matin, les candidats un peu blêmes, les parents qui revivent leurs angoisses d’antan.
Les conflits sociaux et leurs cortèges parfumés merguez-frites, avec promesse de se revoir à la rentrée.
L’humanité grouillante et suante entassée pendant des heures dans les trains de banlieue chauffés à blanc. Explosive, l’humanité en question, on se dit parfois qu’une simple allumette…
Et le foot, le foot, et encore le tennis, qui engluent tout le reste dans un flot d’images et de débats inutiles.
Du pain et des jeux.
Des traditions.

Comme la pizza du vendredi.




Pan Pizza Bresaola

Pâte

165g de farine T45
3,5g de levure déshydratée
1/4 cc de sel
105 ml de lait
1 cs d’huile d’olive
1 cc de sucre

Garniture
2 cs de sauce tomate
1 boule de mozzarella di buffala
Origan
Quelques tranches fines de bresaola
2 champignons de Paris très frais coupés en fines lamelles
Ciboulette fraiche

En machine à pain : verser le lait, l’huile d’olive, le sel et le sucre. Ajouter la farine puis la levure. Lancer sur programme pâte (15 minutes de pétrissage et repos de 45 minutes pour la mienne).

A la main : dissoudre la levure dans un peu de lait, verser la farine, le sucre et le sel dans un grand bol. Faire un puits et ajouter les liquides. Commencer à mélanger à la main. Ajouter la levure. Mélanger jusqu’à former une boule. Verser sur un plan de travail fariné et pétrir environ 10-15 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit souple et élastique. Déposer la pâte dans un grand saladier huilé, couvrir d’un film alimentaire, et laisser lever environ 45 minutes dans un endroit chaud (par exemple le four préchauffé a 95°C puis éteint).

Une fois la pâte levée, la verser sur un plan de travail fariné, bouler et laisser reposer 5 minutes.
Verser 3 cs d’huile d’olive dans un moule à manqué de 27 cm. Bien répartir.
Etaler le pâton à la main, à la taille du moule, et le déposer au fond du moule (la pâte ne doit pas recouvrir les bords).
Dans le four préchauffé puis éteint, laisser la pâte lever environ 20 minutes.

Une fois levée, sortir la pâte du four. Préchauffer le four à 205°C. Garnir la pizza avec précaution, en évitant d’écraser la pâte et sans surcharger la garniture. Laisser un espace libre d’environ 1 cm tout autour. Commencer par le coulis de tomate, saupoudrer d’origan, puis la mozzarella coupées en petits cubes, les tranches de bresaola et les champignons. Eparpiller un peu de ciboulette ciselée. Verser un filet d’huile d’olive sur le dessus. Enfourner pour 20 minutes environ.

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mercredi 23 juin 2010

France Inter: la différence?



Merci à vous Monsieur Guillon, pour les francs éclats de rire du matin. Vous allez nous manquer aussi.

lundi 21 juin 2010

Parce que c’est la fête après tout!



Bother me tomorrow, today, I'll buy no sorrows.
Doo, doo, doo, Looking out my back door.

vendredi 18 juin 2010

Complètement Yakitori

yakitori poulet

Les journées où tout s’emballe.

Ce jour là tu es enfouie jusqu’au cou dans les cartons et la poussière du bureau, à trier des fonds de tiroir passablement sédimentés.
Ce jour là les téléphones sonnent dans le vide, l’internet ne répond plus, aucune évasion possible.
Ce jour là ton train se traine comme un escargot, désespérément, pour finalement lâcher son chargement de voyageurs las dans une gare de campagne improbable.
Le ciel est gris.
Ce soir là tu cuis trop le poisson du diner (une sole, malheur) et pas assez les pommes de terre et les fenouils qui l’accompagnent, occupée que tu es à préparer un marbré choco-vanille (celui là a l’air réussi) pour la kermesse de l’école du lendemain.

Ce jour là tu aurais mieux fait de préparer des yakitori de poulet pané au panko et parmesan. Ca au moins ça marche à tous les coups.


yakitori poulet 2


La recette vient de chez Réquia, une spécialiste en recettes pour parent pressé et débordé. Moi avec ça j’aime bien la sauce Bulldog, ce ketchup japonais aigre-doux à base de prunes qui va si bien au tonkatsu. Les enfants préfèrent le ketchup, le vrai, mais ils ont définitivement adopté les yakitori.

Yakitori de poulet pané
(pour 4 personnes)

3 ou 4 filets de poulet
1 œuf
1 tasse de panko (chapelure japonaise)
1 tasse de parmesan râpé
Petites brochettes de bois

Détailler les filets de poulet en aiguillettes.
Battre l’œuf avec un peu de sel et de poivre. Mélanger dans un plat creux la chapelure et le parmesan.
Enfiler les morceaux de poulet sur les brochettes. Passer rapidement dans l’œuf battu et la chapelure.
Faire dorer à la poêle dans un fond d’huile, à feu moyen (attention de ne pas trop les cuire, le parmesan prendrait un goût amer).

Servir avec du riz blanc et des brocolis sautés au sésame – ou bien des épinards, pour ceux qui n’aiment pas les brocolis.

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