lundi 30 août 2010
mercredi 25 août 2010
Un kir à la Frégate et du porc aux palourdes
C’est un autre rituel d’été, de ces jours où on prend le temps.
Descendre tranquillement au marché, jeter un coup d’œil aux poissons – mais il y a foule de chalands, à cette heure là – prendre au passage quelques courgettes, des tomates, des herbes fraiches, ou un de ces petits chèvres , magnifiques de saveur, qui ont le goût de l’ile. Essayer de résister à l’odeur enivrante du lard rôti.
Pousser plus loin vers le port, prendre un journal au passage et terminer immanquablement à la Frégate, à l’heure du kir. Regarder les bateaux défourner leurs cargaisons de touristes un peu égarés. Prendre le vent, la température, voir où en est la marée.
Ne rien faire, tout simplement, pendant que le port se vide doucement, retrouve son calme de mi-journée.
Remonter. Le marché se démonte. Il commence à faire faim. Prendre des palourdes au passage peut-être?
Cette recette de porc aux palourdes, ça fait des années qu’elle me tentait, à chaque fois qu’ Elvira en publiait une nouvelle version. Cette fois-ci, j’avais tout ce qu’il faut sous la main : la recette, les palourdes, le temps, l’envie et le ciel atlantique. On s’est régalés.
Carne alentejana
(pour 6)
- 1 kg de filet mignon de porc
- 2 kg de palourdes
- sel & poivre du moulin
- 2-3 gousses d'ail écrasées
- 2 feuilles de laurier
- 1 trait de vinaigre de vin blanc
- vin blanc sec (Muscadet)
- 1 cuillère à café bombée de paprika
- huile d’olive
- jus d'1 citron
- 1 bouquet de coriandre fraîche
Arroser avec le vinaigre et du vin blanc en quantité suffisante pour que la viande soit couverte aux 3/4 environ. Saler et poivrer. Bien mélanger et couvrir avec du film alimentaire. Laisser mariner au réfrigérateur d'un jour sur l'autre.
Le jour même: rincer les coquillages. Je n’ai pas eu besoin de les faire dégorger, les palourdes que j’achète sur le marché sont déjà nettoyées. Si vous les ramassez vous-mêmes par contre, il est plus prudent de les faire dégorger à l’eau salée. (environ 3-4g de sel par litre d’eau).
N.B et correction: Ne pas utiliser d’eau de mer, qui devient très rapidement un bouillon de culture et provoque des intoxications, dixit Patrick (Cuisine de la Mer).
Egoutter la viande en ayant soin de réserver la marinade. La faire dorer à l’huile d’olive sur toutes les faces. Verser la marinade petit à petit en laissant mijoter à couvert jusqu'à ce que la viande soit bien tendre (environ une heure, en rajoutant éventuellement un peu d’eau dans la sauce si elle se dessèche trop).
N.B et correction: Ne pas utiliser d’eau de mer, qui devient très rapidement un bouillon de culture et provoque des intoxications, dixit Patrick (Cuisine de la Mer).
Egoutter la viande en ayant soin de réserver la marinade. La faire dorer à l’huile d’olive sur toutes les faces. Verser la marinade petit à petit en laissant mijoter à couvert jusqu'à ce que la viande soit bien tendre (environ une heure, en rajoutant éventuellement un peu d’eau dans la sauce si elle se dessèche trop).
Egoutter les coquillages. Les ajouter à la préparation et couvrir. Secouer la casserole de temps en temps jusqu'à ce que les coquilles commencent à ouvrir, sans laisser bouillir.
Retirer de la chaleur. Saupoudrer avec un peu de poivre et la coriandre préalablement hachée. Arroser avec le jus de citron et servir sans attendre, avec des frites.
Imprimer la recette
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vendredi 20 août 2010
La maison du Gros Rocher
C’est cette maison là que je veux.
Une maison toute blanche avec des fenêtres aux volets bleus mer, bordées de liserés roses.
Une maison à flanc de vallon, entourées de genêts et d’ajoncs, de roses trémières et de fleurs dragons, à l’ombre d’un immense figuier chargé de fruits.
Une maison avec une terrasse où paresser, sous le grand parasol blanc, un livre abandonné ouvert sur le banc de bois.
Une maison d’où descendre à la plage au soleil couchant, quand tout le monde l’a désertée, pour laisser la vague creuser paisiblement le sable sous nos pieds.
Une maison à ouvrir en grand le matin, sur le bruit des vagues et la fraicheur de l’océan.
Une maison avec une cheminée suffisamment grande pour y faire rôtir une côte de bœuf de légende, tendre, juteuse, au bon goût de fumée.
On en rêvera longtemps je crois.
Peu importe, la côte de bœuf était bien réelle, et légendaire, façon madeleine de Proust. Les quelques tranches sauvées des gourmands ont fini dans une salade façon thaï, croquante et parfumée de coriandre et de menthe, qui n’était pas mal non plus.
Salade de bœuf façon thaï
(pour 4)- quelques tranches de bœuf rôti froid
- une belle chicorée rouge
- deux carottes
- ½ concombre
- 1 poignée de tomates cerises
- menthe fraiche
- coriandre fraiche
- 1 poignée de cacahouètes grillées
- 2 cs de sauce soja
- 2 cs d’huile d’olive
- 2 cc de jus de citron vert
- 1 dé de gingembre frais râpé
- 1 gousse d’ail émincée finement
Dans chaque assiette, disposer quelques feuilles de salade. Repartir au dessus les carottes, concombre, tomates cerises coupées en deux, menthe et coriandre ciselées. Surmonter de tranches de bœuf et parsemer de cacahouètes concassées.
lundi 16 août 2010
Plus loin, au large
Il faudrait peut-être aller découvrir le monde, mais on est si bien là, à vivre notre été au rythme des marées et des nuages.
une île
un port
voyage immobile
Plus loin, au large, il y a aussi des langoustines, friandises espérées toute l’année, comme un rituel.
Oh, maman, ils sont super beaux !
Je pourrai en faire cuire un tout seul ?
Contrairement à la mienne, sa main ne tremble pas au moment de balancer la bête dans l’eau bouillante. Il n’a pas hésité non plus à glisser ses mains sous les rochers pour attraper des étrilles. Il aura le goût de la Bretagne.
Plus loin, au large, c’est encore un autre rituel d’été, rapporté autrefois d’Italie, celui des spaghetti alle vongole. Cette fois-ci, ce seront des linguine. On ne les mange qu’ici les palourdes, près de l’océan où elles ont été péchées, avec les tomates et les herbes cueillies dans les jardins de l’île. Un de ces plats qui imposent le silence.
On pourrait certes aller découvrir le monde…
jeudi 12 août 2010
Ca me coupe l’appétit
Nicolas Sarkozy et l'immigration : changement de ton
envoyé par lemondefr.
Décidément, les français ont vraiment la mémoire courte, très courte.
Nous somme tous français.
jeudi 5 août 2010
Sillage
Ce jour là le ciel de Bretagne roulait nos regrets.
Oooh, comme j’aimerais des vacances définitives.
vendredi 9 juillet 2010
Pfffffffffff fait chaud : poivrons et pastèque
Quand il fait déjà plus de 20 degrés au petit matin. Quand Paris est une fournaise inhumaine. Quand le train se transforme en sauna roulant.
On n’a plus faim. Faisons des salades.
Quelques poivrons multicolores grillés sur le barbecue, refroidis (dans un sac), puis pelés. On les dispose joliment sur un plat. Sel, poivre, piment d’Espelette, lamelles d’ail, thym frais et huile d’olive. C’est tout. Ils seront parfaits dans quelques heures, après un petit séjour au frais.
Une salade de pastèque, féta et coriandre fraiche, une pincée de sel et de poivre, huile d’olive et jus de citron (pas trop). Surprenant mais bon. Et frais.
Et puis on part en vacances. Dormir. Ne rien faire. Enfin !
P.S. Enrico, napolitain de Rome et auteur très francophile du blog italien Le Franc Buveur, m’a fait l’amitié de me demander une interview (le sérieux du mot me fait sourire). Vous trouverez mes réponses dans les deux langues chez lui. J’ai un faible pour la version italienne, traduite par Enrico, ça sonne tout de suite mieux.
Ciao ! Passez un bel été. Et restez à l’ombre.
mercredi 7 juillet 2010
Un clafouti aux cerises
Ce jour là tout va bien. Le ciel est sans nuage au dessus de la Concorde. La journée promet d’être belle.
Je souris encore de la cascade de bonnes nouvelles du moment.
En traversant le cour pavée déjà chaude, j’ai senti un souffle d’air frais entre mes doigts, comme un sillage.
Ma pizza bianca est partie au bout du monde, au bout des doigts d’une voyageuse inconnue. L’air sent les vacances. Bientôt, on entendra les mouettes.
Une part de gourmandise m’attend au coin du bureau, petit déjeuner parfait. Les cerises charnues, d’un si beau rouge, du jardin de mes parents ont trouvé dans le clafouti de Mingou un nid douillet, au léger goût d’amande.
Je crois que je deviens taoïste.
lundi 5 juillet 2010
Champagne!
Pour Olivier. Pour Fany et Elsa. Pour Valérie. Pour Camille. Vraiment bravo!
Et pour tous les plus jeunes qui ont réussi leur année.
On est contents et fiers de vous.
vendredi 2 juillet 2010
Pizza bianca
Assis à l’ombre sur la margelle de la fontaine, la pierre encore chaude du soleil matinal, on ouvrait le sac de papier brun et on déchirait les morceaux tièdes, un peu huileux sur les doigts, croustillants et moelleux à la fois. La meilleure pizza bianca de Rome, pour nous, celle du Fornaio de la Piazza Campo dei Fiori.
Elle fondait dans la bouche de la petite fille blonde aux yeux bleus pétillants qui la dévorait avec tant de gourmandise. Sa grande sœur, la fine brunette, buvait au jet de la fontaine.
C’était la fin du marché. Il se défaisait dans les cris et les rires. Il y en avait partout, des charrettes, des petits pick-ups remplis de cageots, des épluchures, des fruits jetés sur les pavés. Les reliefs de l’abondance de ce marché si plein de fraicheur, de belles tomates, de pêches avec un vrai goût de pêches, de petits artichauts, de rughetta, de verdures de toutes sortes, de poissons de la région. Le plaisir des yeux et des sens sous l’œil sévère de la statue de Giordano Bruno.
Bientôt la place allait retrouve la torpeur, écrasée de chaleur sous le soleil de midi. Il était temps de rentrer se mettre à l’ombre chez la Signora Anna, d’aller attendre notre panino a la frittata, un peu piquant, en faisant des parties de flipper interminables. En pensant, encore une fois, à la chance que nous avions de vivre là, dans La Ville.
Pizza bianca
La mienne ne vaut pas la celle du Campo dei Fiori bien sûr, et puis je n’ai pas le four à bois sous la main. Mais elle se défend, surtout quand on n’en trouve pas à la boulangerie du coin.
Pâte
26 cl d'eau
1,5 cc de sel
3 cs d'huile d'olive
450 g de farine T55
1,5 sachet de levure de boulanger (soit 1 ½ cc ou 7g)
Romarin frais
Fleur de sel
Machine à pain programme pâte - 1h10.
Mettre tous les ingrédients dans la machine dans cet ordre, en terminant par la levure.
On peut aussi la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée, la rabattre, la mettre en boule délicatement et la laisser reposer 5 minutes. Puis l'étaler à la main sur un carré de papier sulfurisé fariné posé sur un plateau de cuisson. Laisser lever environ une demi-heure.
Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 230°C/cuisson combinée)
Une fois levée, enfoncer le bout du doigt à intervalles réguliers dans la pâte. Passer de l’huile d’olive au pinceau sur toute la surface. Parsemer de romarin frais.
Enfourner pour environ 10/15 minutes, jusqu’à ce qu’elle soit dorée. A la sortie du four, saupoudrer de fleur de sel.
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Elle se mange encore tiède, en morceaux, pour l’apéro. Ou bien encore en entrée, tartinée de caviar d’aubergine, des petits champignons de Paris crus émincés dessus, comme à la Gazzetta.
Caviar d’aubergine
2 aubergines moyennes
Huile d’olive
Sel, poivre, piment d’Espelette
1 cc de cumin
1 gousse d’ail écrasée
Laver et fendre les aubergines en deux. Entailler la chair sur environ 1 cm en diagonales avec un couteau pointu. Verser un peu d’huile d’olive sur le dessus.
Les faire cuire dans des papillotes de papier alu hermétiquement fermées (je sais, ça ne se fait pas, mais c’est pratique) sur un barbecue pendant environ 20 minutes. On peut aussi les faire cuire à four chaud (dans ce cas utiliser du papier cuisson), ou bien à la vapeur pendant 20 minutes.
Laisser un peu refroidir, détacher la chair de la peau. L’écraser à la fourchette dans un bol en ajoutant sel, poivre, piment d’Espelette, cumin et ail jusqu’à obtenir la consistance d’une purée. Ajouter éventuellement un peu d’huile d’olive.
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Ou encore en sandwichs jambon de Parme/mozzarella, a l’ombre, un midi, sur la Piazza Farnese. C’est comme vous voulez.
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