mercredi 6 avril 2016

L’art de saucer : le poulet rôti au diable


C’est un de ces jolis livres de la collection Mise en appétit de l’Epure. Il a trouvé sa place tout naturellement sur la pile de mes livres de chevets, entre deux polars et un roman de SF. Je n’ai pas l’habitude d’emporter au lit mes livres de cuisine, mais celui-ci se dévore comme un roman.

N’en déplaise aux ayatollahs de la bienséance, qui voudraient nous interdire de saucer comme il se doit notre assiette en société, Mayalen Zubillaga nous écrit dans l’art de saucer une ode au trempage gourmand, au pain imbibé d’huile d’olive, à la mouillette,  aux crêpes gorgées de miel et de fleur d’oranger, en bref à toutes les sauces et aux divers moyens utilisés pour en capter jusqu’à la dernière goutte. Avec l’humour et l’intelligence sans arrogance qui la caractérisent, elle nous transmet, par petites touches, le gai savoir de ses traditions gourmandes, méditerranéennes, pyrénéennes et voyageuses. On s’y laisse entrainer, le sourire aux lèvres. Et on en redemande. 

A offrir et à s’offrir.

Mais je la laisse parler :




«Côté terre, la moitié de mon ADN vient des montagnes pyrénéennes, où, par un heureux déterminisme, naquit le roi préféré des sauceurs – comment ne pas avoir d’affection pour Henri IV, seul chef d’Etat ayant érigé, avec la poule au pot, une recette de cuisine en guise de slogan politique ? […]
Mais le plat le plus attaché à la Bigorre de mon enfance n’a rien d’exclusivement régional : il s’agit du poulet locavore – distance entre la maison et le poulailler : quinze mètres – que notre douce et généreuse grand-mère Jeanne faisait rôtir chaque fois que nous lui rendions visite. Elle le préparait dans une cocotte ordinaire, sur le feu et non dans le four, à vue d’œil et de nez. De l’huile achetée chez l’épicier au bout de la rue, quelques gousses d’ail, du thym du jardin, et zou : chef-d’œuvre. 
Malgré de longues heures pour essayer de percer Le grand secret d’une cuisson toujours impeccable, j’ai pour ma part longuement échoué à mitonner un poulet moelleux, doré et parfumé. La seule méthode m’assurant désormais un résultat constant, quels que soient le mode d’élevage de la bête, sa taille ou la précision du four, c’est la cuisson dans une brique en terre. Celle-ci permet par ailleurs d’extorquer au poulet un jus abondant qui se sauce directement dans le plat, puis à table dans le bol faisant office de saucière (en disant « ça ne se fait pas mais…slurp scrunch scrotch ») et enfin dans l’assiette. En bonus, Jeanne farcissait le poulet, avant de le cuire, de morceaux de pain rassis frottés à l’ail : avec la panzanella, voici l’une des plus grandes réussites de l’art du sauçage incorporé."


Le résultat est délicieux, parfumé et moelleux – j’ai juste allongé le temps de cuisson sans couvercle par rapport à la recette initiale pour faire dorer un peu plus le poulet – et je ne vous raconte pas le goût complètement addictif des croutons à l’ail trempés de sauce à la sauge !

Au passage, cette recette m’a réconciliée avec le Römertopf (utilisé en guise de diable) , qui ne m’avait pas donné jusque-là des résultats convaincants. 

Poulet rôti au diable
Ingrédients pour 6 personnes
  • 1 poulet fermier d’environ 2kgs
  • Sel fin
  • 10 gousses d’ail
  • 6 feuilles de sauge
  • 3 ou 4 morceaux de pain rassis
  • Poivre
Une demi-heure avant de commencer, immerger la cocotte en terre avec son couvercle dans de l’eau froide.
Saler généreusement l’intérieur du poulet.
Peler une gousse d’ail (garder les autres en chemise) et la frotter sur les morceaux de pain rassis. Les glisser à l’intérieur du poulet avec les feuilles de sauge.
Mettre le poulet dans la cocotte, saler, ajouter autour les gousses d’ail en chemise. 
Fermer la cocotte et la mettre dans le four froid.
Allumer le four à 160°C. Laisser cuire pendant 2h30, en enlevant le couvercle la dernière demi-heure pour faire dorer. Poivrer en fin de cuisson.

vendredi 1 avril 2016

La Pastiera


C’est sur un caillou volcanique des iles Pontines, au large de Naples, que nous avions eu le privilège de la goûter la première fois, la pastiera, le gâteau de Pâques des napolitains. Et pas n’importe quelle pastiera, mais celle de la Mamma de Salvatore, acclamée de tous les convives quand elle fut présentée à table.

J’en garde un souvenir doré, comme tous ceux que j’ai de ce petit bout de terre. L’air si léger, presque cristallin, chargé d’effluves maritimes. Le parfum puissant du fenouil et de la roquette sauvage, écrasés au creux de la main. Les asperges sauvages poussant dans la garrigue le long des falaises. La roche noire contrastant avec les eaux turquoise de la baie. Les ballades en gommone, l’eau transparente dans les grottes, les yeux fermés sous le soleil d’Avril, la rumeur des vagues et des mouettes. La pizza al taglio partagée sur la plage. L’apéro sur la petite place, toujours généreusement accompagnés de petites choses délicieuses à grignoter, les cris des gamins, les chats partout. Le café arrosé de Sambuca, les oranges et citrons de l’ile pressés en jus délicieux, l’espadon grillé et les vins blancs locaux, légèrement pétillants. Les danseurs de tango vêtus de noir, hiératiques, sur la terrasse au soleil couchant. L’agneau de Pâques cuit au four à pain.

Et la pastiera à la croûte dorée, croquante, entourant une garniture moelleuse, un peu humide, de blé cuit, de ricotta et d’œufs parfumée d’agrumes confits et de zestes, d’eau de fleur d’oranger et de cannelle. Unique dans son genre et symbole de renaissance, un concentré de Campanie.


Ca faisait des années que j’avais envie d’en faire une, d’essayer de retrouver ce goût unique. Avec l’excellente recette d’Edda, et les précieux ingrédients comme le blé cuit, la ricotta fraiche ou les cédrats confits trouvés chez Rap, l’épicerie caverne d’Ali baba d’Alessandra Pierini (merci à elle d’être allée chercher le cédrat confit dans ses réserves), l’exercice était assez réussi. 

Mais il m’a manqué la tradition, la connaissance des gestes familiaux, de la juste texture, du dosage des parfums. Il faudra certainement recommencer, ou prendre des cours avec une mamma napolitaine, pour retrouver la pastiera des souvenirs.


Pastiera napolitaine 

Pasta frolla (pâte sucrée)
  • 250 g de farine ordinaire (T55)
  • 110 g de beurre (ou de saindoux)
  • 100 g de sucre semoule
  • 1 oeuf entier + 1 jaune (70 g environ en tout)
  • zeste de citron jaune (facultatif)
  • une pincée de sel

Préparation du blé
  • 300 g de blé précuit en bocal (à défaut  voir note*)
  • 450 g de lait frais entier
  • 20 g de sucre
  • 20 g de beurre (ou de saindoux)
  • une pincée de sel

Garniture
  • 380 g de ricotta fraîche de brebis bien égouttée (à défaut, un mélange de ricotta pasteurisée et de brousse ou de brocciu)
  • 200 g de sucre
  • 80 g d'orange confite
  • 80 g de cédrat confit 
  • 3 oeufs entiers, jaunes et blancs séparés (150 g)
  • 2 jaunes d'oeuf (40 g)
  • zeste de citron et d'orange non traités, cannelle, 30-40 ml environ d'eau de fleur d'oranger

À préparer dans l'idéal deux jours avant (ou la veille).
Préparer la pâte sucrée. Mélanger la farine avec le sucre, le sel et le zeste de citron. Ajouter le beurre en morceaux et travailler du bout des doigts jusqu'à obtenir un mélange sablé (la farine doit recouvrir la matière grasse). Ajouter les oeufs et travailler à nouveau, rapidement de manière à obtenir une pâte lisse et homogène. Former une boule aplatie et couvrir de papier film. Faire reposer au réfrigérateur au moins 3 heures voire toute la nuit.

Préparer le blé. Verser le blé déjà cuit dans une casserole avec le lait, le sucre, le sel et le beurre. Cuire à feu doux (très petite ébullition) pendant au moins une vingtaine de minutes de manière à ce que le blé absorbe le lait. Mélanger de temps à autre. L'ensemble doit toutefois rester crémeux. Laisser refroidir dans un autre récipient.
*Préparer le blé cuit : (si on en a pas du tout prêt) mettre 150 g blé cru dans un bain d'eau pendant 3 jours en ayant soin de changer l'eau tous les jours, matin et soir. Ensuite cuire le blé couvert d'eau jusqu’à ébullition et jusqu'à ce qu'il ait absorbé l'eau. Voilà, il est prêt à être utilisé pour la pastiera.

Pendant ce temps préchauffer le four à 160°C (chaleur statique ou 150°C tournante) et préparer la garniture. Mélanger la ricotta avec le sucre, la cannelle et les zeste d'agrumes, laisser reposer une demi-heure. Couper les fruits confits en petits dés puis les ajouter à la ricotta avec le blé au lait froid. Incorporer les jaunes d'œufs et l'eau de fleur d'oranger. 

Fouetter en neige les blancs d'œufs puis les incorporer très délicatement au mélange précédent par mouvement circulaires du bas vers le haut. Couvrir la farce et la garder au réfrigérateur.

Etaler 4/5 de pâte sucrée entre deux feuilles de papier cuisson (ou à défaut sur un plan fariné) à 3-4 mm d'épaisseur environ. L'enrouler sur le rouleau et la dérouler sur un moule à manquer rond en métal de 25 cm de diamètre et 8 cm environ de hauteur, préalablement beurré. Faire bien adhérer aux parois.
Verser la farce (elle sera liquide, c'est normal). Avec le reste de pâte former des bandes et les poser, croisées, sur la farce. Sceller bien sur les bords.

Cuire la pastiera dans le bas du four 40 minutes environ puis la mettre au centre et cuire encore une vingtaine de minutes environ (voire plus). La pâte et la superficie doivent dorer, presque brunir. Eteindre et laisser refroidir dans le four une dizaine de minutes. Déguster la pastiera au moins le lendemain, elle est parfaite 2 à 3 jours après.

Conservation : pour plus de fraîcheur et d'humidité, garder la pastiera au frigo (si elle a bien cuit, elle ne bouge pas)

Notes : 
Je n’avais qu’un moule à bords aussi hauts, mais de 22 cm – il vaut mieux d’ailleurs utiliser un moule à charnière pour pouvoir démouler la pastiera. J’ai du allonger le temps de cuisson d’une vingtaine de minutes, et elle était encore un peu trop humide au centre. A affiner donc.
La pâte est très collante et délicate à étaler, malgré les heures de réfrigération. Il faut penser à l’étaler entre deux feuilles de papier sulfurise, puis la mettre ainsi au frigo (ou quelques minutes au congélateur) pour la raffermir avant de pouvoir foncer le moule ou découper des bandes.

mardi 29 mars 2016

La Pointe du Groin


Ce coin-là de Paris, c’est un peu un village, les rues pavées serpentent derrière l’église St Vincent de Paul, il y a des arbres, de la vigne vierge sur les murs, on y entend même les oiseaux. Comme un retour en arrière. La Pointe du Groin aussi est dans son jus, un rien bordélique, déco tellement vintage qu’elle semble authentique, des tables de bois brut, des nappes à carreaux, de la pénombre, des lumières indirectes, un piano à queue, des pots de terre cuite. De la musique aussi, de la gouaille, un coté très parisien malgré la charcuterie bretonne, les huitres et les galettes saucisses.  

Au-delà du décor, et du casse-tête inutile des jetons (groins) qui sont la monnaie locale, c’est surtout un chouette endroit pour se poser sur un tabouret un midi, avec des copines, regarder la lumière changeante jouer dans une pinte de bière (excellente) et déguster en devisant quelques assiettes faussement rustiques composées d’excellents produits. Ce jour-là j’ai saucé jusqu’à la dernière tranche de pain au levain mon œuf de la mort aux asperges et aux épinards. Et pas vu passer le temps.

La Pointe du Groin
8 rue de Belzunce
75010 Paris

jeudi 24 mars 2016

Velouté de chou-fleur au chou-fleur (et au garam masala)

Pour un peu de douceur et de réconfort, on en a sérieusement besoin. Parce qu’il fait froid encore, malgré l’arrivée du printemps, que la fatigue est présente au cœur et au corps.

Cette recette aurait pu être intitulée : la soupe qu’on n’a jamais mangée. L’histoire avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices : pour une fois j’avais à la fois les ingrédients sous la main, le temps de préparer le plat et le rayon de soleil suffisant pour le photographier. Ce qui fut fait. Puis elle fut goûtée, trouvée fort délicieuse et remisée au frais pour plus tard. Sauf que, honte sur moi, elle fut oubliée au fond du frigo. 

Promesse à moi-même : ne plus jamais cuisiner sous prétexte d’un rayon de soleil.

Quant à vous, ne vous privez pas de cette recette simplissime et gourmande de Gordon Ramsay, qu’il parfume avec du safran au lieu de garam massala (rien à voir, évidemment, mais ça marche très bien aussi, et du safran, je n’en avais pas).

Velouté de chou-fleur au garam massala
(pour 4 personnes)
  • 1 chou-fleur
  • 2 oignons doux emincés
  • 50cl de lait
  • 50 cl de bouillon de volaille maison
  • Sel, poivre
  • Quelques pincées de garam massala
  • Brins de ciboulette

Nettoyer le chou-fleur en détachant bien les bouquets. Dans une grande casserole, amener à ébullition le lait et le bouillon mélangé. Y plonger les bouquets de chou-fleur et laisser cuire 7-8 minutes jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Oter le chou-fleur du liquide avec une écumoire. Réserver un tiers des bouquets et mixer le reste avec la moitié du liquide. Ajouter ensuite suffisamment de liquide de cuisson pour obtenir la consistance désirée. Parfumer de quelques pincées de garam massala, au gout. Rectifier l’assaisonnement en sel et poivre. 
Faire mousser un peu de beurre ½ sel dans une poêle et y faire revenir les bouquets de chou-fleur réservés quelques minutes, jusqu’à ce qu’ils soient dorés. Saler, poivrer, saupoudrer de garam massala et parsemer de ciboulette ciselée. 
Les répartir dans les bols, ajouter le velouté de chou-fleur. Couler un trait d’huile d’olive autour et servir de suite. 

lundi 14 mars 2016

Fenouils braisés aux anchois et aux câpres (et au piment)


Les italiens ont le génie des légumes. De trois-quatre ingrédients tout simples, ils font un « contorno »  de choix. C’est un joli mot « contorno », contour plutôt qu’accompagnement. En Italie le plat de viande ou de poisson étant présenté seul, souvent le contorno est un plat de légumes à part entière, pouvant se suffire à lui-même. Ce qui explique sans doute le soin avec lequel il est composé.

C’est le cas de ces fenouils braisés, boostés par les saveurs piquantes du piment, de l’ail, des anchois, l’acidité des câpres, la douceur des oignons, l’onctuosité de la sauce tomate. J’ai une tendresse particulière pour la saveur anisée des fenouils, et j’ai beaucoup aimé cette version pimentée de Jamie Oliver, en contorno d’un poulet rôti lui aussi bien épicé. 

Fenouils braisés aux anchois et aux câpres (et au piment)
(d’après une recette du magazine Jamie, the Italian Issue, March 2011)
  • 2 filets d’anchois à l’huile
  • 1 bel oignon, émincé finement
  • 3 gousses d’ail émincées finement
  • 2 piments oiseau secs
  • 1 cs de capres
  • 2 très gros fenouils coupés en 6
  • 3 cs de sauce tomate ou passata
  • 25 cl de bouillon maison
  • Huile d’olive
  • Feuilles de basilic (en option)

Préchauffer le four à 180°C
Dans une poêle faire revenir doucement dans une bonne quantité d’huile d’olive les filets d’anchois coupés en petits morceaux, en les écrasant avec le dos d’une cuillère en bois, jusqu’à ce qu’ils fondent un peu. 
Ajouter l’oignon, l’ail, les piments et les câpres et laisser revenir 5 minutes tranquillement jusqu’à ce que les oignons deviennent transparent, mais pas dorés.
Ajouter les quartiers de fenouil et laisser revenir en les retournant une dizaine de minutes, jusqu’à ce qu’ils colorent légèrement. Saler, poivrer.
Ajouter le bouillon et la purée de tomates. Donner un bouillon. Ajuster l’assaisonnement.
Transférer dans un plat à four. Couvrir d’un couvercle ou d’une feuille d’aluminium. Enfourner pour 30 minutes jusqu’à ce que les fenouils soient bien tendres.
Décorer avec des feuille de basilic (si vous en avez).

mercredi 9 mars 2016

Favorite cookies


Comme ça, pour rien. 
Pour le plaisir de les faire.
Parce que ce sont nos préférés, de loin.

Pour ranger enfin, cette recette que je vais rechercher à chaque fois sur le blog de Mingou.

Et puis, pour vous en faire profiter.

Cookies moelleux aux pépites de chocolat
pour une vingtaine de cookies de taille moyenne
  • 60g de beurre demi-sel ramolli
  • 50g de purée d'amandes blanches
  • 130g de sucre blond de canne
  • 1 oeuf
  • 2 cc d'extrait de vanille liquide
  • 160g de farine
  • 1/4 cc de bicarbonate de soude
  • 160g de pépites de chocolat noir et au lait mélangées
Dans un saladier, ou au robot, mélanger le beurre ramolli (quelques secondes à très faible puissance au micro-onde) et la purée d'amandes.
Ajouter le sucre et mélanger énergiquement.
Ajouter l'œuf et la vanille, et mélanger à nouveau (énergiquement, toujours).
Incorporer la farine et le bicarbonate de soude.
Une fois que la pâte est homogène, ajouter les pépites de chocolat.
Mettre le saladier au réfrigérateur une bonne heure.
Préchauffer le four à 180°C.
Avec deux cuillères, prélever de petites quantités de pâte et former des boules (en veillant à ce qu'il y ait suffisamment de pépites et de noix sur chacun, mais pas trop non plus). Puis les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé (inutile de les aplatir, à moins d'aimer les cookies très fins - de toute façon, ils s'étaleront à la cuisson).
Enfourner 10 minutes à 180 °C (11-12 minutes pour de très gros cookies ; les bords doivent être à peine dorés).
Laisser refroidir au moins 10 minutes sur la plaque avant de les manipuler/déguster/dévorer (ils sont très mous au sortir du four).

lundi 29 février 2016

Vert Ottolenghi : brocolis grillés au piment et à l’ail

Il n’y a rien de plus ennuyeux et fadasse qu’un brocoli trop cuit à l’eau, verdâtre et  mollasson. Je les aime croquants et verts vif, à la chinoise, ou à l’italienne. Ottolenghi aussi on dirait. Lui c’est plutôt la version méditerranéenne évidemment, mais en rajoutant un peu de gingembre et en remplaçant l’huile d’olive par de l’huile neutre on obtiendrait un plat tout à fait chinois.

C’est simple, coloré et frais. A essayer aussi en salade, avec une sauce au tahini et au miel comme dans cette autre recette d’Ottolenghi. Ou à l’italienne, avec des pâtes.

Décidément cet homme ferait aimer les légumes  aux plus réticents d’entre nous.


Brocolis grillés au piment et à l’ail 
  • 2 têtes de brocolis (environ 500 g)
  • 115 ml d’huile d’olive
  • 4 gousses d’ail, émincées finement
  • 2 piments rouges pas trop forts, coupé en rondelles
  • Sel de mer et poivre du moulin 
  • Amandes émincées grillées ou fines tranches de citron (optionnel)
A l’avance : 
Nettoyer les brocolis en séparant les bouquets. Préparer un grand saladier d’eau glacée (avec quelques glaçons). Porter à ébullition une grande quantité d’eau. Y plonger les brocolis et blanchir pendant 2 minutes seulement. Avec une écumoire les transférer immédiatement dans le saladier d’eau glacée pour arrêter la cuisson. Les débarrasser ensuite dans une passoire et laisser égoutter. Ils doivent être complètement secs avant d’être utilisés. Eventuellement les faire sécher sur un linge. 
Mélanger les brocolis dans un bol avec 70 ml d’huile d’olive et une quantité généreuse de sel et poivre.

Placer un grill en fonte sur le feu et le laisser bien chauffer. Faire griller les brocolis en plusieurs fois en les tournant (je n’ai pas de grill en fonte, j’ai utilisé une grande poêle tout simplement, l’important est qu’il y ait assez d’espace dans la poêle pour griller chaque bouquet individuellement).

Les débarrasser sur un plat de service et garder au chaud. 

Pendant que les brocolis grillent, faire chauffer sur feu moyen les 70 ml d’huile restants avec le piment et l’ail émincé jusqu’à ce que les pétales d’ail soient dorées. Attention de ne pas laisser trop chauffer, et brûler l’ail qui deviendrait amer. Verser immédiatement sur les brocolis et bien mélanger. Ajuster l’assaisonnement.

Servir chaud ou à température ambiante. Garnir éventuellement d’amandes toastées ou de fines tranches de citron.

mercredi 24 février 2016

Recette paresseuse et acidulée : poulet caramélisé au miel du Vexin, moutarde et herbes fraiches


Il n’y a rien de plus simple que ce genre de recette fourre-tout. Un peu d’assemblage au début, tiens, si je mettais du miel d’Olivier dans la marinade – il est bon le miel d’Olivier, parfumé, puissant – et puis un peu de citron. Ah, et je voulais mettre un peu de céleri branche. Bon, thym, ail, romarin, laurier… ah oui, de la sauge !

Et hop, au four !

Au final, c’est bon, très bon même. La viande est moelleuse et caramélisée. L’acidité du citron, du vin blanc et du céleri atténue la richesse de la sauce crème-moutarde. Le miel adoucit et parfume le tout. Pour amateurs de saveurs acidulées.

Bon, sinon, j’ai signé la pétition contre la loi El Khomri – ca m’irrite passablement qu’on prenne les salariés et les électeurs pour des canards sauvages. Vous faites ce que vous voulez, c’était juste pour dire (il n’y a pas que la cuisine dans la vie).

Poulet caramélisé au miel, moutarde et herbes fraiches
  • 1 poulet coupé en morceaux
  • 1 cs de miel
  • 2 cs d’huile d’olive
  • 1 cs de jus de citron
  • 1 cc de moutarde anglaise en poudre
  • Sel, poivre
  • 4 gousses d’ail en chemise
  • 4 échalotes pelées, en morceaux
  • 1 belle branche de céleri coupée en tronçons
  • Quelques brins de thym et romarin frais
  • 4-5 feuilles de sauge fraiche
  • 1 feuille de laurier fraiche
  • Vin blanc sec
  • 1 cs de moutarde à l’ancienne
  • 2-3 cs de crème fraiche

Préchauffer le four à 200°C.
Au fond d’un plat à four (en fonte ou en pyrex), mélanger ensemble le miel, l’huile d’olive, le jus de citron et la moutarde en poudre. Ajouter les morceaux de poulet et bien les enrober de ce mélange. Ajouter au plat échalotes, ail et céleri. Saler et poivrer abondamment. Parsemer d’herbes fraiches.
Enfourner pour environ 45 minutes. Retourner le poulet en cours de cuisson, et ajouter une ou deux rasades de Muscadet pour que la sauce n’attache pas au fond.
Une fois le poulet bien doré, le réserver sur un plat chaud. Remettre à chauffer le plat de cuisson et déglacer la sauce avec un peu de vin blanc. Laisser bouillonner 1 minute puis ajouter la crème fraiche et la moutarde. Laisser épaissir 1 minute et servir rapidement.

mardi 16 février 2016

Crêpes favorites


Mais où ai-je encore mis la recette de crêpes de Caroline? Me dis-je à chaque fois que l’envie me prend d’en faire sauter quelques-unes. En général une fois l’an, aux environs de la Chandeleur, pas forcément le jour J. Et toujours avec la même recette, adoptée depuis que Caroline l’a publiée en 2005. La recette minute, sans temps de pause, hyper facile à faire, qui donne des crêpes fines qui ne se déchirent pas, se retournent sans problème, un peu croustillantes sur les côtés et moelleuses au centre. Je ne sais pas si ce sont les meilleures crêpes, mais certainement mes favorites. 

Oui d’accord, il y a du beurre. Et beaucoup d’œufs. Et alors ? Une fois par an…

Bon, cette fois-ci je la range, la recette de Caroline.

La pâte à crêpes de Jean-André Charial
Pour 8 grandes crêpes (crêpière de 28 cm de diamètre) ou 12 petites :
  • 1/4 de litre de lait demi-écrémé
  • 60 g de beurre
  • 3 œufs
  • 125 g de farine
  • 20 g de sucre semoule
  • 1 pincée de sel
  • 1 rasade de rhum
  • 1 trait de fleur d’oranger
  • Bière blonde

Chauffer ensemble le lait et le beurre dans une casserole (ou au micro-onde, c’est plus rapide et ça refroidit plus vite)
Dès que le beurre est fondu, retirer la casserole de la plaque de cuisson, et laisser tiédir-refroidir.
Battre les 3 œufs avec une fourchette. 
Mettre la farine en fontaine dans un récipient, ajouter dans le puits les œufs battus, 20 g de sucre semoule, 1 pincée de sel, et mélanger à l'aide d'un fouet.  Ajouter rhum, fleur d’oranger (ou vanille, au gout).
Incorporer le mélange lait-beurre petit à petit tout en fouettant énergiquement. 

La pâte est prête. Si elle vous semble un peu épaisse, ajouter un peu de lait et rebattre.

Notes :
- A ce stade, souvent, je rajoute un peu de bière blonde pour obtenir la consistance optimale. Là c’est à l’œil – mais vous savez faire. J’aime bien le coté dentelle que ça donne aux bords de la crêpe. 
- Cette pâte ne nécessite pas de temps de pause, mais elle attend très bien et se conserve parfaitement au frais pour le lendemain, s’il en reste. Là encore, je rajoute un peu de bière pour l’alléger un peu si elle s’est épaissie.

mardi 2 février 2016

Deux anniversaires, un Trianon, une tarte au citron


Elles ont eu quinze ans. Déjà. Je n’y crois pas vraiment. Elles si. Elles veulent des fringues, des chaussures, des parfums. Des bijoux. Des trucs de filles.
Elles rêvent d’aller habiter à Londres, de vivre en Californie. Elles suivent les youtubeuses du moment, la énième saison de leur série préférée. Elles lisent des pavés dont les héros sont toujours jeunes et toujours survivants de catastrophes apocalyptiques. Elles vivent dans un monde où tout est encore possible.
Les bougies les intéressent plus que le gâteau.


La recette de ce Trianon, dont j’ai pris la photo au vol, me vient de Gwenn, une pote de train, pâtissière passionnée et talentueuse. Elle a parfaitement simplifié cette recette, qui se révèle du coup bien plus facile à réaliser que je ne l’imaginais. Et parfaitement délicieuse.

Le Trianon de Gwenn
(pour un cercle de 25 cm)

Génoise

  • 3 œufs
  • 100g de sucre
  • 50g d'amande en poudre
  • 60g de farine

Préchauffer le four à 170°C.
Battre les blancs en neige. Incorporer le sucre et continuer à battre pour serrer les blancs. Incorporer les jaunes battus, la farine et la poudre d'amande.
Couler dans le cercle (ou dans un moule chemisé de papier sulfurisé)
Enfourner pour environ 18 minutes, ou jusqu’à ce qu'elle soit un peu dorée (chaque four est différent). Laisser refroidir.
Chemiser l’intérieur du cercle de rhodoïd – bon je n’en avais pas, j’ai bricolé avec de la feuille plastique transparente épaisse, celle qui sert à couvrir les livres, pas l’idéal mais ça marche. 

Craquant
  • 150g de pralinoise
  • 70g de crêpe dentelles
Faire fondre la pralinoise (au bain marie ou au micro-onde). Incorporer les gavottes en miettes. Etaler sur le dessus de la génoise. 

Mousse
  • 250g de crème fleurette très froide
  • 50g de lait
  • 200g de chocolat noir
Faire fondre le chocolat au bain marie ou au micro-onde. Ajouter le lait, bien mélanger le tout, laisser tiédir.
Pendant ce temps, monter la fleurette bien froide en chantilly. Incorporer le mélange chocolat-lait et fouetter brièvement. Etaler sur le dessus du gâteau et lisser. Faire prendre la crème au frais quelques heures. 

Oter le cercle et le rhodoïd. Décorer de chocolat amer tamisé. 


Quant à la tarte au citron, très sucrée, mais très bonne, c’est un mélange de plusieurs recettes testées ailleurs. La pâte sablée vient de chez Manue. Mon moule étant plus grand que le sien (22x22), je double la quantité (il en restera mais elle se congèle très bien pour utilisation ultérieure). La crème au citron vient d’une recette précédente, il y en avait tout juste pour mon moule de 22 cm, si le vôtre est plus grand, doublez la quantité. La meringue cuite, c’est la méthode d’Ottolenghi, que je trouve plus pratique que de faire un sirop pour la meringue italienne.

Tarte au citron meringuée

Pâte sablée 
  • 240g de farine
  • 60g de poudre d'amandes
  • 130g de beurre
  • 130g sucre glace
  • 60g d'œuf battu
Mélanger la farine du bout des doigts avec la poudre d'amandes, le beurre en dés et le sucre glace. Une fois le sablage obtenu, ajouter alors les 60g d’œuf. Lorsque la pâte est lisse et homogène, bouler et étaler entre 2 feuilles de papier sulfurisé. Conserver au frais une bonne demi-heure pour la raffermir puis foncer le moule. Remettre le moule au frais une bonne heure (cela évite que la pâte ne se rétracte à la cuisson).
Préchauffer le four à 180°C. Couvrir le fond de tarte d’une feuille de papier sulfurisé et de poids (légumes secs, cailloux). Enfourner pour 10 minutes puis ôter le papier sulfurisé et poursuivre la cuisson pendant environ 15-20 minutes, jusqu’à ce que le fond soit doré.

Crème au citron
  • Jus et zeste de deux citrons
  • 2 jaunes d'oeuf + 1 oeuf entier
  • 3/4 de tasse de sucre (environ 170g)
  • 60g de beurre doux
Mélanger le jus, les œufs et le sucre dans un cul de poule. Le placer sur une casserole d'eau bouillante et fouetter, puis mélanger continuellement jusqu'à ce que la crème ait la consistance d'une sauce hollandaise, environ 8 minutes. Ajouter le beurre en petits morceaux et fouetter pour mélanger. Ajouter le zeste. Etaler la crème sur le fond de tarte précuit.

(Note: si la crème est encore chaude quand on y étale la meringue, elle ne se détache pas par la suite)

Meringue
  • 100g de blanc d’œuf
  • 200g de sucre
Préchauffer le four à 200°C.

Sur une plaque à pâtisserie doublée d’une feuille de papier sulfurisé, verser le sucre en poudre et l’étaler en une couche uniforme.  Enfourner la plaque pour environ 8 minutes, ou jusqu’à ce que le sucre soit chaud et commence à fondre un peu sur les côtés. Il ne faut pas que le sucre caramélise, il vaut mieux surveiller.

Pendant ce temps, verser les œufs dans le bol du robot. Environ 1 minute avant la fin de la cuisson du sucre, commencer à battre les blancs à vitesse élevée, il doivent juste commencer à mousser un peu. 
Oter la plaque du four, et, à l’aide de la feuille de cuisson repliée en cornet, commencer à verser doucement le sucre chaud sur les blancs tout en continuant à battre.
Continuer à fouetter pendant environ 10 minutes jusqu’à ce que la masse ait refroidi et soit brillante et ferme.
Mettre la meringue dans une poche à douille et étaler artistiquement sur la tarte.

Passer au chalumeau ou rapidement sous le grill du four (en surveillant) pour dorer un peu la meringue.

vendredi 29 janvier 2016

Une Gâche



C’était un de ces jours sombres, à la lumière rare. Encore un jour à hiberner près de la cheminée. Un jour à brioche. Il faut croire que ça aide à traverser l’hiver.


Pas vraiment une gâche, disons plutôt une brioche en forme de, puisque sa texture n’a rien à voir avec celle de la brioche vendéenne à la mie plus serrée. 

Gâche
(pour deux brioches)
  • 350g de farine T45
  • 4 œufs bien froids
  • 8g de sel
  • 45g de sucre
  • 21g de levure de boulanger fraiche
  • 220g de beurre à température ambiante, coupé en morceaux
  • 1 œuf pour la dorure

Mettre 350 g de farine T 45 dans la cuve du robot (ou sur le plan de travail), faire un puits et déposer 4 œufs bien froids. Ajouter autour, en formant un triangle, 8 g de sel, 45 g de sucre en poudre et 21 g de levure de boulanger fraîche (les trois ingrédients doivent être bien séparés). Pétrir pendant 10 à 15 minutes.

Incorporer 220 g de beurre coupé en morceaux (par petites quantités), pétrir pendant une dizaine de minutes - la pâte doit se décoller du bol ou ne plus coller aux mains (quand je la fais, la pâte reste très collante, il faut vraiment que je trouve de la bonne T45. Mais ce n’est pas très grave : après réfrigération, la pâte est plus dure et relativement facile à travailler. Ne rajoutez pas de farine, j’ai essayé, elle est moins bonne).

Laisser la pâte reposer pendant 30 minutes. La déposer sur le plan de travail et faire deux rabats pour la rendre un peu plus ferme et y incorporer de l’air avant de la bouler. Faire une boule, la mettre dans un saladier légèrement fariné, couvrir de film alimentaire au contact et mettre au frigo pendant au moins 3 heures (jusqu'à 24 h).

Verser la pâte sur un plan de travail fariné. La couper en 2 morceaux de même poids. Bouler chaque morceau et le rouler en un boudin de 20 cm, avec la paume des mains farinées. Couvrir d’un linge et laisser reposer.

Laisser doubler de volume, dans un endroit tiède, pendant environ 1 h30. Passer un peu d’œuf battu sur le dessus au pinceau. Avec une lame de rasoir ou un couteau bien aiguisé faire une entaille sur le dessus de chaque brioche. Enfourner à 180°C pendant environ 15 minutes, puis baisser la température à 160 et laisser encore 10 minutes, jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée. Laisser refroidir sur une grille.

Recette tirée du livre brioches de Nicolas Bernardé chez Marabout

jeudi 21 janvier 2016

Kanelsnurrer – Pirouettes à la cannelle


Des brioches à la cannelle (ou des pirouettes, j’aime bien cette traduction du danois). Je comprends maintenant qu’on en mange à toutes les pages des romans de Camilla Läckberg - qui est suédoise, mais ce sont plus ou moins les mêmes brioches. L’odeur même qui s’en dégage parle de neige, de froid glacial, de maison cosy, de coin du feu, de café chaud.

Découverte étonnée de l’accord parfait entre la cannelle et l’amertume du café.

Il fait si froid, c’est un temps à brioches.  A déguster encore tièdes en songeant aux paysages glacés de Scandinavie.


Celles-ci sont danoises et viennent de chez Cakes in the City. Je reprends sa recette qui est parfaite, j’ai juste ajouté un zeste d’orange et utilisé de la levure fraiche. Pour le façonnage des torsades, allez voir ses jolies photos.

Kanelsnurrer – brioches à la cannelle
Pour 9 brioches

La pâte à brioche
  • 90 ml de lait légèrement tiédi
  • 1 œuf
  • 30 g de beurre fondu
  • 2 pincées de sel
  • 40 g de sucre
  • 240 g de farine T65
  • 10g de levure fraiche
La garniture
  • 40 g de beurre fondu
  • 100 g de sucre roux
  • 4 c. à c. de cannelle
  • 1 zeste d’orange bio râpé
+ 1 jaune d’œuf mélangé à 2 ou 3 cuillerées à soupe d'eau pour dorer les brioches

Dans le bol d'un robot pétrin (ou dans la cuve d'une machine à pain), verser le lait tiédi, le beurre fondu, le sel, le sucre, la farine, la levure et l’œuf. Pétrir à vitesse moyenne pendant 15 minutes. La pâte, lisse et souple, doit se décoller sans difficulté des bords de la cuve.

Ôter la cuve du robot, la couvrir d'un linge et laisser lever la pâte pendant une heure au moins dans un endroit chaud (au-dessus d'un four ou près d'un radiateur).

Lorsque la pâte a doublé de volume, l'étaler sur un plan de travail légèrement fariné et lui donner la forme d'un rectangle de 40 x 30 cm.
Badigeonner de beurre fondu toute la surface de la pâte puis saupoudrer de sucre, de cannelle et de zeste d'orange rapé. Plier la pâte en 3 afin d'obtenir 3 épaisseurs.

Étaler la pâte encore une fois et lui donner la forme d'un rectangle de 40 x 30 cm que vous découperez en 9 bandes.

Torsadez chaque bande de pâte.

Enrouler chaque torsade 2 fois autour de votre pouce avant de la déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier cuisson. Les 2 extrémités doivent être dissimulées sous la brioche.

Laisser lever les brioches pendant 1h30 dans un endroit chaud à l'abri des courants d'air. Elles doivent presque doubler de volume.

Préchauffer le four à 180°C, chaleur ventilée.

Dorer les brioches à l’œuf et les faire cuire pendant 12 à 15 minutes en les protégeant avec une feuille d'aluminium à mi-cuisson si nécessaire. Pour rester moelleuses, les brioches doivent cuire et dorer sans excès.

vendredi 15 janvier 2016

Simples St Jacques, beurre salé et thym frais


En souvenir d’un Nouvel An au bord de l’Erdre.

Il n’y a pas plus simple : des coquilles St Jacques, du beurre ½ sel, du thym frais, du poivre. C’est tout. Et de belles grosses coquilles, comme celles-ci, dodues en diable, rapportées de Belle-Ile par Edith et Jacques. Juste nicher les noix au creux des coquilles, émietter un peu de thym frais, poivrer, coiffer d’une noisette de beurre et passer sous le grill du four jusqu’à ce qu’elles soient dorées.

Je sais, il est de bon ton de les apprécier à peine cuites, voire crues – et je les aime aussi comme ça – mais celles-ci étaient suffisamment grosses pour supporter le passage au four, elles sont restées tendres. Toutes dorées dans leur jus parfumé. 



lundi 11 janvier 2016

Porc au caramel - 红烧肉


Bon d’accord, c’est à la fois trop gras, trop sucré et trop salé. Sûrement un petit peu trop carné aussi pour certains. Et puis c’est du porc (que l’on appelle désormais cochon, pour l’anoblir un peu peut-être). Mais c’est sans gluten…

Et surtout, qu’est-ce que c’est bon ! La viande si tendre, moelleuse, enrobée de sauce onctueuse, comme laquée. Sur un riz blanc nature, avec un peu de légumes croquants, c’est une véritable gourmandise.

Sur une recette très simple de Margot Zhang, avec des morceaux d’échine bien persillés (mais oui, c’est bon le gras).

Porc au caramel – Hong Shao Rou

  • 600 g d'échine ou de poitrine de porc
  • 1 cs d'huile végétale
  • 40 g de sucre candi chinois (ou pas)
  • 15 g de gingembre
  • 2 ciboules chinoises
  • 3 cs de vin de riz shaoxing
  • 3 cs de sauce soja claire
  • 1 cc de sauce soja noire
  • un peu de sel 

Couper la viande en grands morceaux. Les faire dorer sur toutes les faces dans une cocotte dans un fond d’huile. Réserver les morceaux et baisser le feu.
Ajouter le sucre candi, faire fondre à feu moyen. Quand le sucre est bien fondu et devenu de couleur ambrée, remettre la viande dans la cocotte, augmenter le feu au plus fort et bien mélanger vigoureusement pour que chaque morceau soit enrobé de caramel.
Ajouter le vin de riz et la sauce soja, mélanger de nouveau.
Couper le gingembre en gros morceaux sans le peler, couper les ciboules en gros tronçons. Ajouter les ciboules et le gingembre dans la cocotte.
Couvrir la viande à hauteur avec de l'eau bien chaude.
Faire mijoter à couvert à feu doux pendant 1 heure environ. Mettre un peu de sel au bout d'une heure de cuisson.
Augmenter le feu au plus fort, faire réduire la sauce sans couvercle en touillant délicatement de temps en temps (et en surveillant). Quand il n'y a presque plus de sauce, arrêter tout de suite la cuisson et déguster chaud avec du riz blanc nature.

vendredi 1 janvier 2016

Bonne année 2016

En ce début d'année qui a des airs de printemps, profitez bien de tous les petits bonheurs de l'existence.

Carpe diem!