mercredi 19 novembre 2008
lundi 17 novembre 2008
English apple cake
Oublions un moment le monde qui crie dehors. Vous prendrez bien une tasse de thé ? Du Wu Long, subtil, à la douce amertume. Ou bien plus corsé, un thé fumé du Yunnan ?
Et une part de cake anglais aux pommes, non ? Il est encore tiède, tout moelleux, parfumé de cannelle, avec la pointe d’acidité qui va si bien aux gâteaux anglais.
Politiquement correct, ce cake, en plus. Les œufs sont bio, depuis quelques temps, on ne prend plus que ça. Et les petites pommes acidulées du jardin de mes parents sont tout ce qu’il y a de plus bio – hors l’influence des pesticides épandus sur les champs alentour – il y a même des vers dedans. Mais qu’est-ce qu’elles sont bonnes !
Une autre part ?
English apple cake
130g de beurre
130g de sucre blond de canne
3 jolies pommes (ou 6 petites, comme ici)
Le jus d’un demi-citron
½ cc de cannelle moulue
2 cs de sucre rapadura
2 gros œufs
130g de farine
1 cc de levure
3 cs de chapelure fraiche
(pour un petit moule à manqué – env. 24 cm)
Beurrer un moule à manqué, le chemiser d’une feuille de papier cuisson.
Eplucher et couper les pommes en petits quartiers. Les mélanger dans un bol avec le jus de citron et le sucre rapadura.
Préchauffer le four à 180°C.
Dans le bol d’un robot, mixer ensemble le beurre et le sucre de canne jusqu'à une consistance crémeuse. Casser les œufs, les battre à la fourchette et les ajouter petit à petit au mélange beurre-sucre. Tamiser ensemble la farine et la levure et les incorporer au mélange précédent.
Verser dans le moule. Egaliser la surface puis ajouter les pommes au dessus. Parsemer de chapelure et de quelques pincées de sucre rapadura.
Enfourner pour 55 minutes à une heure, jusqu’à ce que le gâteau soit bien doré. Attendre 10 minutes avant de démouler. Déguster tiède.
Notes :
Encore une recette que j’aime de Nigel Slater. Décidément, ce bouquin !
Le sucre rapadura est un sucre de canne complet, très foncé, assez humide. Il a un goût particulier, assez fort, un peu réglissé. Parfait sur ces pommes acidulées.
130g de beurre
130g de sucre blond de canne
3 jolies pommes (ou 6 petites, comme ici)
Le jus d’un demi-citron
½ cc de cannelle moulue
2 cs de sucre rapadura
2 gros œufs
130g de farine
1 cc de levure
3 cs de chapelure fraiche
(pour un petit moule à manqué – env. 24 cm)
Beurrer un moule à manqué, le chemiser d’une feuille de papier cuisson.
Eplucher et couper les pommes en petits quartiers. Les mélanger dans un bol avec le jus de citron et le sucre rapadura.
Préchauffer le four à 180°C.
Dans le bol d’un robot, mixer ensemble le beurre et le sucre de canne jusqu'à une consistance crémeuse. Casser les œufs, les battre à la fourchette et les ajouter petit à petit au mélange beurre-sucre. Tamiser ensemble la farine et la levure et les incorporer au mélange précédent.
Verser dans le moule. Egaliser la surface puis ajouter les pommes au dessus. Parsemer de chapelure et de quelques pincées de sucre rapadura.
Enfourner pour 55 minutes à une heure, jusqu’à ce que le gâteau soit bien doré. Attendre 10 minutes avant de démouler. Déguster tiède.
Notes :
Encore une recette que j’aime de Nigel Slater. Décidément, ce bouquin !
Le sucre rapadura est un sucre de canne complet, très foncé, assez humide. Il a un goût particulier, assez fort, un peu réglissé. Parfait sur ces pommes acidulées.
Ce gâteau se conserve très bien deux jours, bien emballé.
vendredi 14 novembre 2008
Ceci n’est pas un blog politique
La politique et la bouffe font rarement bon ménage. On a tous en mémoire des dîners un peu trop chauds, des assiettes délaissées dans le tumulte des voix. Je n’aime pas ça.
Pourtant je ne vous invite pas aujourd’hui à une conversation polie autour d’une tasse de Wu Long et d’un English apple cake, ou à partager la Morteau-lentilles d’hier soir.
Il y a quand même des sujets qui me grattent encore plus que d’autres, qui méritent un éclairage. Dans le vacarme des nouvelles catastrophiques qui tombent dru ces temps-ci, on n’entends pas la voix de l’école publique.
Elle aurait bien besoin d’un porte-voix l’école, mais nos politiques sont trop occupés à leurs luttes intestines pour s’en préoccuper à temps. Et pourtant, là comme chez Renault, on prévoit des coupes sombres. Suppressions de postes, fermetures de classes, classes surchargées à double niveau, enseignants démotivés, attendent nos enfants. On voit déjà le résultat au niveau local. Or une classe qui ferme ne rouvre pas, un village qui, comme le mien, perd son école, perd en même temps une partie de son âme. C’est l’école qui fait le lien social, c’est l’école qui intègre. C’est encore l’éducation nationale qui permet de repêcher certains ados, ceux qui s’empêtrent dans l’écriture, ceux qui dorment sur la table en cours parce qu’ils doivent bosser au McDo le soir.
Evidemment, nos gouvernants escomptent bien que ces réformes passeront inaperçues, que la population n’ira pas défendre ces fainéants d’enseignants qui ont trop de vacances. Mais souvenez vous que les fainéants en question vous ont appris à lire, entre autres, avant de l’apprendre à vos enfants. Que vous ne les trouviez pas à l’époque si paresseux que ça. Qu’on n’a pas tous voté pour le gouvernement en place et que peut-être il serait temps de défendre notre école, avant qu’il ne soit trop tard.
Alors, allez lire le billet de Pascale, sur la suppression des Réseaux d’Aide Spécialisés aux Enfants en Difficulté, ou les réflexions de Véro dans les commentaires de ce billet. Ce sont des professionnelles, elles en parlent mieux que moi. Il est temps de les écouter.
Ca sert aussi à ça, pourquoi pas, un blog.
mardi 11 novembre 2008
Sambos'kap?
Y'a des fois, j'ai plus envie. Je me demande pourquoi je fais ça. A quoi ça sert de partager des bouts de vie avec le monde virtuel. Mais qu'est-ce que ça peut bien nous apporter?Longtemps, ça fait trop longtemps. Une partie de ceux avec lesquels je voulais partager au début ont abandonné, ou bien sont partis jouer ailleurs.
Pascale, qui nous a emmené avec elle en Inde ces dernières semaines, et fait partager ses révoltes, m'a demandé de faire ses sambos, des samoussas de Madagascar. Je les ai accompagnés d'une salade assaisonnée de moutarde, miel, vinaigre au piment d'Espelette, d'un peu de poivron rouge émincé et de noix de cajou. On s'est régalés. Merci Pascale. C'est peut-être à ça que ça sert. Finalement.
Alors je joue le jeu, encore une fois. Marion, Estèbe, est-ce que ça vous tente de faire des toasts au porc et crevettes Thaï?

Ou bien du poulet à la bière? Vous jouez si vous voulez.
lundi 10 novembre 2008
Instants d’Automne
Les derniers feux, comme un moment suspendu avant les grands vents. Le soleil, si bas à cette saison, n’éclaire plus que la cime des arbres.
Les herbes se couvrent
d'automne
Je m'assieds
Matsuo Bashô 1644-1694
Quand j’ai coupé cette courge, elle s’est perlée de gouttes transparentes. J’en ai fait une soupe toute simple, à laquelle les graines de coriandre et de cumin torréfiées ont donné un délicat parfum de noisette.
Soupe de courge musquée aux épices torréfiées
1 oignon moyen
2 gousses d’ail
50g de beurre
900g de courge
1 cs de graines de coriandre
2 cc de graines de cumin
1 litre de bouillon de volaille
100 ml de crème liquide
4 tranches de ventrèche
Eplucher et émincer l’oignon et l’ail. Eplucher et couper en morceaux la courge (on doit obtenir environ 650g de chair). Dans une casserole à fond épais, faire chauffer le beurre et faire revenir l’oignon et l’ail jusqu’à transparence. Ajouter les morceaux de courge. Les laisser revenir jusqu’à ce qu’ils soient un peu dorés. Dans le même temps, faire chauffer une poêle et torréfier à sec les graines de coriandre et de cumin pendant 2 minutes environ. Les moudre au moulin à café et en saupoudrer les morceaux de courge. Laisser cuire ensemble 1 minute puis ajouter le bouillon. Laisser cuire 20 minutes. Mixer. Ajouter la crème et mélanger. Saisir les tranches de bacon à la poêle, les couper en morceaux et les déposer sur les assiettes de soupe.
Décidément j’aime bien The Kitchen Diaries de Nigel Slater.
mercredi 5 novembre 2008
Des lasagnes, ça vous dirait ?

Quelquefois, on a juste envie de faire un truc ensemble, comme ça, pour le fun. Quand la proposition vient de Marion et Dorian, et qu’en plus il s’agit de lasagnes, je dis oui, sans réfléchir. Pourquoi on organise ça à trois ? Par amitié je crois. En résumé.
Donc l’idée, c’est de vous faire lasagner tous ensemble le 6 décembre, 1st Lasagne Day. De jouer avec la pasta, les viandes, les légumes, les poissons, les sauces, et de nous faire gratiner tout ça joyeusement. La pasta maison n’est pas obligatoire – il n’y a rien d’obligatoire – mais essayez. Vous allez voir comme elle est belle et élastique cette pâte, facile à manier, comme elle sait s’étaler finement. C’est une question de goût, mais aussi de texture, de finesse, de la façon dont la pâte absorbe la sauce en cuisant. Essayez, vous allez comprendre.
Ma recette de lasagne est tout ce qu’il y a de plus classique, mais vous trouverez largement sur la toile de quoi vous inspirer.
Donc l’idée, c’est de vous faire lasagner tous ensemble le 6 décembre, 1st Lasagne Day. De jouer avec la pasta, les viandes, les légumes, les poissons, les sauces, et de nous faire gratiner tout ça joyeusement. La pasta maison n’est pas obligatoire – il n’y a rien d’obligatoire – mais essayez. Vous allez voir comme elle est belle et élastique cette pâte, facile à manier, comme elle sait s’étaler finement. C’est une question de goût, mais aussi de texture, de finesse, de la façon dont la pâte absorbe la sauce en cuisant. Essayez, vous allez comprendre.
Ma recette de lasagne est tout ce qu’il y a de plus classique, mais vous trouverez largement sur la toile de quoi vous inspirer.

Quant aux règles – ben oui, il y en a quand-même – je me contente de copier-coller Dorian.
Pour participer c'est simple, vous avez un mois pour trouver votre recette de lasagnes, avec vos ingrédients, vos proportions. Avec une pâte maison c'est mieux mais sinon c'est bien aussi !
Ensuite si vous avez un blog, vous publiez votre recette sur votre blog entre aujourd'hui et le 6 décembre prochain et vous nous envoyez votre prénom, le nom de votre blog et la photo (480x640 c'est bien) de votre plat et hop direction le mail, là : lasagneday@free.fr
Et si vous n'avez pas de blog vous nous envoyez votre prénom et la photo (480x640 c'est toujours bien) de votre plat et hop direction le mail, là : lasagneday@free.fr
Nous après le 6 décembre nous publierons toutes vos recettes sur un des trois blogs !
Au fait il n'y a rien à gagner si ce n'est le plaisir du partage c'est déjà bien non ? N'hésitez pas à reprendre les logos mais rien d'obligatoire comme toujours !
Yes we can!
lundi 3 novembre 2008
Lazy Sunday
vendredi 31 octobre 2008
Coquelets en crapaudine et harissa
Samedi matin, attirée sans doute par leur forme ronde et dodue, j’achète des coquelets. Sans idée précise, sinon une envie que m’avait donnée Paprikas de les cuisiner à la marocaine.
Jusqu’au dimanche, ils me trottent dans la tête, sans que je trouve de quelle façon les accommoder. Je compte sur ma bible de la cuisine marocaine pour trouver l’inspiration, puis me souviens que le livre est parti faire un séjour chez ma copine Isabelle, du train Paris-Gisors.
Jusqu’au dimanche, ils me trottent dans la tête, sans que je trouve de quelle façon les accommoder. Je compte sur ma bible de la cuisine marocaine pour trouver l’inspiration, puis me souviens que le livre est parti faire un séjour chez ma copine Isabelle, du train Paris-Gisors.
Finalement, c’est encore Nigel Slater qui vient à la rescousse, avec, comme dit Marion, trois fois rien.
Quelques cuillérées de yaourt, de l’huile d’olive et de la harissa et le tour est joué. Les coquelets ouverts en crapaudine marinent tranquillement dans cette sauce onctueuse, puis bronzent joyeusement sous le grill. Parsemés de feuilles de coriandre, encore moelleux sous leur peau craquante et parfumée, ils sont délicieux accompagnés d’un peu de semoule et de salade d’aubergine au citron confit.
Trois fois rien.
Coquelets en crapaudine et harissa(pour 4)2 coquelets
3 cs de yaourt nature
2 cc de harissa*
3 cs d’huile d’olive
Fouetter ensemble les ingrédients de la marinade. Ajouter éventuellement du sel, si la harissa n’est pas salée. Avec un bon couteau, couper les coquelets entre les deux blancs. Les ouvrir en deux, les étaler à plat et les enduire de marinade des deux côtés. Laisser mariner une bonne heure.
Cuire au grill, ou mieux cuisson combinée four plus grill à 200°C, ou encore au barbecue, pendant environ 30 minutes – en les retournant une fois – jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.
* prenez de la harissa berbère, en pot, plutôt que la pâte qui arrache vendue en tubes. On la trouve en grande surface, ou bien dans les épiceries arabes. Elle est plus douce, très aillée et parfumée.
mercredi 29 octobre 2008
Ciao JCP
Salut à toi le sudiste hédoniste. Tu me demandais il y a peu quand je descendrais au Portugal. Je n'aurai malheureusement pas le plaisir de te rencontrer, dans ce sud du 38ème parallèle que tu aimais tant.
Une autre fois peut-être, dans une autre vie.
Hommage à Jean-Claude Petit
Une autre fois peut-être, dans une autre vie.
Hommage à Jean-Claude Petit
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