mercredi 1 août 2007

Départ


Encore un peu déphasée, la tête dans les nuages, à mi-chemin entre les odeurs de foin coupé du Pays Basque et les embruns Bellilois.

Les rues de Paris, pourtant en train de se vider progressivement de tous leurs habitants en ce début d'août, sont un réel choc après cette débauche de verdure.
Il faut abandonner la nonchalance des vacances, réapprendre à marcher au rythme de Paris.

Le sac de voyage est resté dans un coin, ouvert, abandonné. Je tourne autour, je ne me résoud pas à ranger les vacances.

Pas de recette aujourd'hui, laissez moi le temps d'accoster. Et puis j'ai mon Harry Potter à finir.

En attendant, si ça vous dit, vous pouvez lire une petite interview de ma pomme sur Cocooking. Pas vraiment le genre d'exercice que je préfère, mais Lucile Escourrou a su le demander si gentiment...

mercredi 4 juillet 2007

Cédrat


Encore le cédrat. l'autre jour j'en avais mis des petits morceaux d'écorce confite dans ma brioche. Toujours il me rappelle l'Italie, le Pandoro, le Panforte di Siena.
Je me plaignais de n'en avoir jamais vu; Vanessa m'en a envoyé un. Livré Place de la Concorde par Fred en plus, qui a fait du vin d'agrumes avec le sien.
Des cédrats voyageurs.
Je lui ai fait prendre le Paris-Gisors, toute contente je l'ai montré à tout le monde, tellement je le trouvais beau, charnu, brut. Etonnant fruit, qui sent si bon quand on en perce l'écorce avec l'ongle.
Une fois ouvert, à l'intérieur, il n'y a rien, très peu de chair. C'est un fruit tout en peau.
Je l'ai fait confire doucement, dans un sirop, sur plusieurs jours, comme on fait pour les écorces d'orange.
C'est bon. Je ne sais pas encore ce qu'il va devenir, mais j'ai quelques idées qui me trottent dans la tête...
Merci encore à Vanessa pour ce rayon de soleil du midi qui a traversé la France. Les colis postaux contiennent de drôles de choses de nos jours.




Cédrat confit

Brosser et sécher soigneusement le cédrat. Le couper en quartiers. Vider l'intérieur en gardant environ 1 cm d'épaisseur de peau blanche.
Faire blanchir les écorces: les mettre dans une casserole d'eau froide avec 1 cc de sel. Porter à ébullition et laisser frémir 5 minutes.
Renouveler l'opération 3 fois, mais sans ajout de sel par la suite, en changeant l'eau à chaque fois. Donc 4 bains en tout.
Egoutter puis peser les écorces. Faire un sirop avec le même poids en sucre et en eau que les écorces.
Dès que le sirop commence à bouillir, verser les écorces et laisser frémir 5 min. Eteindre le feu et laisser refroidir (environ 20 min). Recommencer 2 fois cette opération puis couvrir la casserole et laisser reposer plusieurs heures voire la nuit.
Découvrir la casserole et porter à nouveau à ébullition 5 min puis baisser le feu et laisser mijoter jusqu'à ce que la peau du cédrat soit devenue translucide et qu'il ne reste qu'un fond de sirop dans la casserole .
Eteindre le feu et laisser complètement refroidir. Retirer les écorces de la casserole et les déposer sans qu'elles se touchent sur une grille.
Laisser sécher (vu l'humidité ambiante, j'ai été obligée de laisser sécher plusieurs jours).
Conserver dans une boite en métal.

Sur ce, je vous laisse, j'ai des sacs à faire, des enfants à emballer. Je vais voir si les cieux sont plus cléments dans le sud-ouest. Passez un bon mois de juillet et bonnes vacances à tous ceux qui partent.

lundi 2 juillet 2007

Caviar rouge


Comment ça, ce n’est pas du caviar? Au prix de la main d’oeuvre, ça s’en rapproche. Bon d’accord, j’exagère un peu. Mais je vous assure que tous les ans je me dis que c’est la dernière fois pour la gelée de groseilles. Le ramassage, l’égrappage (et dire qu’il y en a qui prétendent que c’est facile à la fourchette), la première cuisson, le filtrage qui fait des beaux murs blancs tachetés de rouge, la deuxième cuisson, la mise en pot. Tout ça pour 4 ou 5 pots…

En plus je ne mange pas de confiture.

Et tous les ans je me laisse avoir par ceux qui aiment la gelée de groseille. Il faut dire que c’est fameux quand c’est fait maison, plus acidulé, bien plus fruité que celle du commerce. Mais pas toujours facile à réussir. Tout dépend de la pluviosité, de la teneur en sucre des fruits. Je l’ai souvent ratée, trop liquide. J’ai tout essayé, le sucre gélifiant qui donne des gelées un peu trop solides. Le thermomètre à sucre qui ne montait pas au delà de 109ºC – je m’en suis aperçue trop tard, ça m’a donné un bloc de confiture de pêches de vignes.

Mais cette année, j’ai compris quelque chose. La confiture, ça se fait au feeling. Il ne faut pas se fier au temps de cuisson des recettes, il est différent à chaque fois, en fonction de la teneur en sucre des fruits. Il faut rester à côté de la bassine à confiture et regarder les bulles se former. Au début elles sont grosses, on écume une première fois, puis graduellement elles deviennent plus petites. On écume encore, et finalement les bulles sont toutes petites, plus aucune écume ne se forme. C’est bon, on peut mettre en pots. Si vous avez un thermomètre à sucre qui fonctionne, la température devrait alors être de 110ºC. On peut faire aussi le test de la goutte de gelée qui doit arrêter sa course sur le milieu de l’assiette froide. Je n’ai jamais trouvé ça très convaincant.


Gelée de groseilles (environ 5 pots)

2 kgs de fruits
1,100 kg de sucre
1 verre d’eau
le jus d’un petit citron

Stériliser les pots de confitures. Cette année je les ai passés 5 minutes au micro-onde, je me suis dit que ça devrait tuer les bactéries, je vous dirai si ça marche.
Passer les groseilles sous l’eau et les égrapper. Les mettre avec un verre d’eau dans la bassine à confiture. Faire chauffer à feu vif quelques minutes jusqu’à ce qu’elles éclatent.
Filtrer au travers d’une passoire fine. Presser les fruits avec le dos de l’ecumoire pour obtenir le plus de jus possible.
Filtrer le jus obtenu au travers d’une mousseline humide. Vous devriez obtenir à peu près 1,100 kg de jus pour cette quantité de fruits.
Verser dans la bassine, avec le sucre et le jus de citron. Faire chauffer à feu vif jusqu’à dissolution du sucre, puis porter à ébullition. Ecumer soigneusement. Laisser bouillonner pendant environ 10 minutes, en écumant de temps en temps, jusqu’à ce que la température atteigne 110ºC.
Mettre en pot, refermer et retourner les pots jusqu’à refroidissement.

Je me suis inspirée d’une recette de Christine Ferber, qui préconisait 5 minutes de cuisson. Les groseilles doivent être bien plus sucrées dans sa région.

samedi 30 juin 2007

Promesse de tomate et fleur dragon


Elles promettent d'être belles. Et je ne vous raconte pas l'odeur qui s'en dégage...



Je ne connais pas leur nom. Nous on les appelle fleurs dragon.

vendredi 29 juin 2007

7 vérités et 1 pizza au gorgonzola

J’ai été taguée par Senga, Eglantine, Lily et Ringochurros…pour vous révéler 7 choses que vous ne savez pas encore de moi. Encore un questionnaire? Mais qu’est-ce que je vais bien trouver à dire que vous ne savez pas encore. C’est bien pour vous faire plaisir.

Puisque tel est le principe, je vous donne le règlement (copié-collé) :

Chaque personne devra dévoiler 7 choses la concernant.
Celles qui ont été taguées devront écrire aussi ces 7 choses sur leur blog ainsi que le règlement.
Elles devront ensuite taguer 7 autres personnes et les énumérer dans leur article.
Pour finir il faudra laisser un message sur le blog des 7 personnes choisies et les inviter à venir voir sur votre blog

1) Je n’aime pas les betteraves, j’ai beau essayer, je n’y arrive pas.

2) Quand j’étais petite, j’aurais voulu être grande, blonde, avec des cheveux frisés: c’est râté.

3) En parlant de coiffeur, ça doit bien faire 15 ans que je n’y ai pas mis les pieds. C’est comme pour les betteraves, je fais un blocage.

4) Si je pouvais, je marcherais en sandales toute l’année. J’adore les premiers jours de la belle saison, quand on peut enfin marcher nu pieds. Je me sens libre.

5) Pour la fête des mères, j’ai reçu des poèmes, des dessins, une boite bleue en forme de coeur qui déteint et une plante dans un pot de yaourt (en terre) décoré. Et plein de bisous.

6) J’adore la voix de Léonard Cohen.

7) J’ai lu ce matin, au rythme du train, une traduction de Tabacaria de Pessoa, que m’a envoyé Elvira. C’est beau

Je ne suis rien.
Je ne serai jamais rien.
Je ne peux vouloir être rien.
A part ça, je porte en moi tous les rêves du monde.

A mon tour, je tague Hilda, Alex, Bea et Fabian, Bolli, Christiane et Glucose.
Pour passer à des choses plus prosaïques, et puisque c’est vendredi, aujourd’hui c’est pizza au gorgonzola. Je sais c’est basique, facile à faire, mais c’est ma préférée quand même, alors je l’ajoute à ma collection.



Pâte

  • 13 cl d'eau
  • 1 cc de sel
  • 2 cs d'huile d'olive
  • 225 g de farine T55
  • 1 sachet de levure de boulanger

Machine à pain programme pâte - 1h10.

On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza assez fine. Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée)

Garniture

  • 2 cs de sauce tomate fraiche (optionnel)
  • 1 boule de Mozarella (125g)
  • 150g de Gorgonzola

Couper la Mozarella en petits dés. Etaler une fine couche de sauce tomate sur le fond de la pizza (c’est en option, on peut très bien ne pas en mettre). Ajouter la Mozarella puis émietter le morceau de Gorgonzola.Enfourner pour environ 15 minutes.

PS: attention, ça a tendance à couler dans le four le fromage, prevoir un papier sulfurisé assez large.

mardi 26 juin 2007

Apéro chic pour weekend choc

Vous les connaissez certainement vous aussi, si vous avez des enfants, ces weekends du mois de juin complètement surbookés, où on arrive au lundi matin sans avoir eu le temps de souffler.
La kermesse et le spectacle de l'école, les parents la larme à l'oeil derrière leur objectif, les petits tout fiers sur la scène, la pluie qui fait fondre les costumes en papier crépon.
Les fêtes des clubs de sport pour lesquelles il faut un gâteau, le gamin tout content de sa nouvelle ceinture de judo, la petite droite comme un i sur son poney.
Les fêtes de fin d'année des associations, la fête de la musique chez les voisins, la remise des coupes des jeux inter-villages et le pot de Monsieur le Maire...
Sans compter les courses, le rangement, le linge et la confiture, parce que les fruits mûrissent en juin eux aussi. Ah bon, il y avait du repassage à faire?

Alors si vous avez un moment, voilà trois petites idées pour l'apéro, pour la fête de la musique chez les voisins par exemple.



Sablés au romarin et à la mimolette vieille
. Je les ai refaits, j'adore ça!



Petites bouchées saucisse-garam massala, que j'ai piquées à Dorian et dont je ne me lasse pas. Faciles à faire et évidemment dévorées en cinq minutes.


Feuilletés pâte d'olives - sardines au poivre vert

Sur une idée de Cathy, qui venait au départ de Philippe Conticini. J'ai utilisé une pâte d'olives vertes qui me venait de Pascale, un truc à manger à la petite cuillère, et des sardines au poivre vert de La Belle-Illoise - évidemment.

ingrédients

1 pâte feuilletée toute prête, pré-étalée
1 pot de pâte ou de tapenade d'olives vertes
1 boîte de sardines au poivre vert
1 oeuf pour la dorure
2 cs de panko (chapelure japonaise)
2 cs de parmesan rapé
1 cc de thym frais

Etaler la pâte d'olives sur la moitié de la pâte. Oter l'arrête centrale des sardines et les émietter sur la pâte d'olive. Ajouter un filet de l'huile des sardines. Refermer la pâte, dorer à l'oeuf (1 oeuf battu avec un peu de sel). Saupoudrer du mélange chapelure-parmesan-thym. Mettre le tout sur un plat au congélateur pendant 20 minutes pour le raffermir.
Préchauffer le four à 190°C. Sortir la pâte préparée du congélateur et couper en bandes d'1,5 cm de largeur, puis détailler en portions de 4 cm (vous avez vu, c'est précis). Les disposer sur la plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé (attention, un peu délicat). Enfourner pour 15 minutes environ.

Un vrai succès, je suis ravie du résultat.

vendredi 22 juin 2007

Saveurs de nos Terroirs...Lapin en compote


Je vis dans un coin de campagne un peu trop proche de Paris – 30 kms à vol d’oiseau – pour avoir de véritables traditions culinaires. Depuis fort longtemps cette région est un des greniers à blé autour de la capitale. On y faisait du vin aussi, un peu partout, et notamment du côté d’Argenteuil. Des légumes et des fruits, produits par les vergers des grands monastères, alimentaient Paris.

Aujourd’hui champs de blé, orge, maïs, colza et betteraves s’étalent à perte de vue dans la plaine, et ces petites productions locales ont pratiquement disparu au profit de régions plus ensoleillées. Quelques producteurs locaux néanmoins relancent ou réinventent des produits du terroir. J’ai déjà parlé de l’excellente bière du Vexin, et du pain du Vexin lancé l’année dernière, mais il existe aussi des vergers et des élevages, comme la ferme du Lapin Compote à Commeny, qui commercialise de délicieux pâtés et rillettes élaborés à partir de lapins et volailles élevés sur place.



J’ai choisi de faire la seule et unique recette locale que je connaisse pour représenter le Vexin dans la collection de recettes du Terroir d’Elvira: le lapin en compote. Cuit longuement dans du vin blanc et des aromates, désossé, émietté, et recouvert de son bouillon pris en gelée, il se déguste froid, en tranches, accompagné de frites et de salade. C’est simple, délicat, léger (on peut se passer des frites…). Une recette parfaite pour l’été.



Lapin en compote
(pour 1 grande terrine)

1 lapin d’environ 1kg 300
5 échalottes pelées
3 carottes pelées
2 gousses d’ail
100g de lardons fumés
1 branche de thym
1 branche de romarin
sel, poivre
30 cl de vin blanc sec
4 feuilles de gélatine

Couper le lapin en morceaux. Le faire colorer dans un mélange de beurre et d’huile d’olive. Ajouter les lardons, les échalottes, les carottes coupées en rondelles. Laisser colorer quelques instants. Ajouter le vin, les herbes aromatiques et l’ail.
Baisser le feu et laisser mijoter deux heures à feu très doux.
Au bout de ce temps, égoutter les morceaux de lapin et désosser soigneusement la viande. Emietter un peu les morceaux. Les disposer dans une terrine, ainsi que les rondelles de carotte. Filtrer le jus, y ajouter la gélatine préalablement ramollie dans un fond d’eau. Verser le jus sur la viande et laisser prendre au réfrigérateur jusqu’au lendemain.

Je me suis inspirée d’une recette Marmiton (que je n’arrive pas à retrouver) dans laquelle il fallait 10 cl de vin blanc. J’en ai mis 15, mais à mon avis il en faut au moins le double pour avoir suffisamment de gelée pour recouvrir la viande.

lundi 18 juin 2007

Des croissants pour la Table Monde


Samania et Stanislas ont fait un nouveau bébé: La Table Monde, leur site tout neuf, beau et riche en recettes, nous invite au voyage culinaire.
Paris est le premier port de ce voyage en recettes. J’aime les ports, et celui-ci, j’y suis née. C’est pour moi la plus belle ville du monde, avec Rome et Naples; on a les plus belles villes du monde qu’on veut…

Petite, ma grand-mère m’emmenait au square du Sacré Coeur, dans le quartier où elle était née. Il y avait là un marchand de ballons, de gros ballons multicolores accrochés à un bâton. Un jour, le marchand a lâché le bâton. Je me souviens de ce gros bouquet multicolore s’envolant dans le ciel de Paris. Je ne saurai jamais si j’ai rêvé ce souvenir.

C’était ma ville, je ne la voyais pas. J’ai découvert qu’elle était belle en la quittant. Mon père qui me conduisait à l’aéroport, était passé par les Champs Elysées et la place de la Concorde, pour dire au revoir à Paris. L’aube était rose, la Concorde était vide. J’ai emporté l’image à l’autre bout du monde.


Depuis, je n’ai jamais cessé de la regarder, cette ville polluée, bruyante, grise. Mais magnifique et vibrante aussi. Cette ville dont j’arpente les rues depuis des années et dans laquelle je me perds toujours. Cette succession de villages et de mondes. J’aime voir le toit des Invalides briller de tous ses feux le matin, quand j’arrive sur la Place de la Concorde par la rue Boissy d’Anglas. J’aime cette place, les pique-niques aux Tuileries, les péniches-maisons sur les bords de Seine. Les traces de l’enceinte de Philippe Le Bel dans les entrailles du Louvres, les bancs tranquilles des jardins du Palais Royal. Les petites rues tortueuses du Marais, la Place des Vosges et les jardins de l’hotel Sully. Je m’arrête là, mais je pourrais vous emmener plus loin. Paris est un spectacle permanent, les Parisiens sont d’éternels badauds.

Quand on est loin, très loin, et qu’on pense à Paris, ce qui vient à l’esprit c’est tout ça, mais c’est aussi l’odeur du café noir trop amer au bar d’en face et les croissants tout chauds de la boulangerie du coin. Vous allez me trouver chauvine, mais c’est à Paris qu’on trouve les meilleurs croissants du monde, les plus moelleux et feuilletés. Ils ont un goût qu’on ne retrouve pas ailleurs, le goût d’un croissant Parisien.

Alors je vous ai fait des croissants:


La recette vient du Pétrin, extrêmement précise comme d’habitude et illustrée de diapos. Vous pouvez y aller en toute confiance. Si j’arrive à le faire, tout le monde en est capable. Il faut simplement avoir du temps devant soi et de la patience.

Sandra, grâce à toi, si un jour je vais vivre de nouveau loin d’ici, je saurai retrouver le goût de Paris. Merci aussi à Samania et Stanislas de m’avoir poussée à me lancer dans cette recette. C’etait extrêmement satisfaisant, la pâte était douce, un plaisir à travailler, le résultat égal aux espérances. Longue vie à la Table Monde.

Et merci à William, un de mes copains du train Paris-Gisors, qui m’a gentiment autorisée à utiliser ses photos de Paris. Elles sont bien meilleures que les miennes.

vendredi 15 juin 2007

Mauvaise humeur et pizza aux aubergines



Fatiguée ce matin. Trop de boulot. Pas envie d’écrire. Decidément pas envie de faire de la qualité, mais plutôt d’adhérer à la Ligue des blogs de cuisine tout pourris.

Vivement ce soir, le weekend et la pizza.

Pizza aux aubergines
Pâte
  • 13 cl d'eau
  • 1 cc de sel
  • 2 cs d'huile d'olive
  • 225 g de farine T55
  • 1 sachet de levure de boulanger
Machine à pain programme pâte - 1h10. On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza assez fine (à peu près la taille de la plaque de cuisoon). Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée)
Garniture
  • 2 cs de sauce tomate fraiche
  • 1 boule de Mozzarella (125g)
  • 2 petites aubergines allongées
  • 2 tranches de jambon blanc tranché fin
  • sel, poivre, origan, piment d’espelette
Couper les aubergines en tranches fines (1/2 cm) dans le sens de la longueur. Les faire dorer à l’huile d’olive dans une poêle à fond épais. Saler, poivrer, pimenter. Réserver.
Egoutter et sécher la mozzarella. La couper en tout petits morceaux.
Etaler la sauce tomate en fine couche sur la pâte. Ajouter la mozzarella, puis les tranches d’aubergine. Disposer de petits morceaux de jambon entre les tranches d’aubergine. Saupoudrer d’origan et enfourner pour 10 à 15 minutes (selon les fours).

Pour ceux qui ne mangent pas de jambon, elle est délicieuse aussi sans, suffisamment parfumée par les aubergines.
PS: Avant de refermer ce billet et de passer à autre chose, je voulais préciser que ma mauvaise humeur n’est en aucun cas dirigée contre Anne ou Pascale. Je lis leurs blogs depuis le début, elles m’ont appris beaucoup de choses. Je les connais toutes les deux, ce sont des amies et j’admire toujours autant leur travail. Elles ont les sponsors qu’elles veulent, ça ne me gêne pas outre mesure, j’ai appris à ne plus voir les pubs.
Ce qui me fait bondir par contre, c’est l’essai de récupération de nos blogs par une marque de vaisselle en verre incassable. C’est peut-être un mouvement inéluctable, mais je ne vois pas en quoi une marque peut s’arroger le droit de juger de la qualité de nos blogs, nous imposer une charte, tout en se faisant de la publicité gratuitement à nos dépends. Je suis désolée, mais je refuse de me laisser formater. J’aimerais avoir l’humour d’Estèbe ou de Grand Chef pour exprimer les choses, ça passe toujours mieux avec le sourire.

mardi 12 juin 2007

Blondies


Quelques douceurs pour se remettre de la soirée électorale du dimanche, ennuyeuse et acide à souhait. Dommage, la politique pourrait être drôle, spirituelle, intelligente même (je sais, il ne faut pas rêver).

Du sucré donc, une version chocolat blanc des brownies, tirée du livre de Pascale Weeks, Cookies, muffins & co. J’ai goûté, c’était moelleux et fondant, mais vraiment trop sucré pour moi. Vrai succès auprès des enfants par contre, le plat est parti très vite. Une recette facile et idéale pour les goûters d’anniversaire, les fêtes des clubs de sport ou les kermesses de fin d’année qui s’annoncent.

Blondies

125g de beurre
180g de sucre roux
2 oeufs
175g de farine
1 pincée de sel
1 cc de levure chimique
75g de chocolat blanc

Préchauffer le four à 180ºC (th 6). Couper le chocolat en petits morceaux. Faire fondre le beurre dans une grande casserole à feu doux. Lorsque le beurre est fondu, retirer la casserole du feu, ajouter le sucre et bien mélanger. Ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien entre chaque ajout. Ajouter la farine, le sel, la levure chimique et les morceaux de chocolat et mélanger.
Verser dans une moule beurré et enfourner pour 15 minutes environ. Une lame de couteau insérée au centre du gâteau doit ressortir sèche.

Notes:
Bien vérifier la cuisson, mes blondies n’étaient pas tout à fait assez cuits par endroits. La prochaine fois je les laisserai quelques minutes de plus.
J’ai utilisé des palets de chocolat blanc Valrhona. Qu’est-ce que vous voulez, on est fashion ou on ne l’est pas…En tout cas, prenez du bon chocolat blanc, sinon ce serait vraiment trop sucré.
J’utilise du sucre roux de la marque Ethiquable, il a un léger goût de réglisse que j’aime bien dans les gâteaux.