lundi 7 mai 2007

Ferme de la Vauzelle

Complètement séduite par la beauté brute des lieux.

Et par la table généreuse de nos hôtes. Le houmous avait une fraicheur authentique.


Le tabouleh persillé réveillait les papilles.

Le marbré très chocolaté était aussi moelleux que le suggérait ses rondeurs.

E. est français, né au Liban. J. est une citoyenne du monde de nationalité allemande. Leurs enfants sont des gamins du Vexin. Il faisait beau ce dimanche là sur la campagne.

vendredi 4 mai 2007

C'est vendredi, c'est pizza!

Au début, il y a fort longtemps, le vendredi c'etait pizza surgelée. On les a toutes essayées je crois. Pas mauvais, mais sans plus. Et puis, comme on était en manque de pizza italienne, on a essayé les préparations pour pâte à pizza. Pas mauvais, mais sans plus.

Un jour est venue la machine à pain, et la première pâte maison. Une révélation. Enfin de la vraie pizza, avec une bonne pâte bien moelleuse et craquante, étalée fin comme je l'aime. Depuis, le vendredi, c'est toujours pizza et c'est nettement plus de travail. Mais impossible de faire autrement, c'est devenu un rituel, l'indispensable pique-nique du vendredi soir devant la télévision. Du coup, la première chose que je fais quand je rentre c'est de mettre tous les ingrédients de la pâte dans la machine à pain. C'est devenu presque un automatisme, à peine si je m'émerveille encore de la voir lever si bien. Désolée Sandra, je ne pétris pas à la main, j'ai pas mal de choses à faire le vendredi en rentrant du boulot, prendre l'apéritif par exemple...

Alors, à force d'en faire comme ça toutes les semaines depuis deux ans, je me suis dit que je devrais peut-être en publier quelques unes. Le vendredi.

Pizza à la Libanaise

Pâte:
  • 13 cl d'eau
  • 1 cc de sel
  • 2 cs d'huile d'olive
  • 225 g de farine T55
  • 1 sachet de levure de boulanger
Machine à pain programme pâte - 1h10
On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure.

Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sufurisés farinés. On doit avoir une grande pizza assez fine.
Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée)

Garniture:
  • 400g de viande hachée
  • 1 oignon émincé
  • 1 gousse d'ail émincée
  • 1 cc d'origan
  • 1 cc de cumin
  • 1 cc de sumac
  • 1 pincée de piment d'espelette (ou plus si affinités)
  • sel, poivre
  • 1 petite boite de sauce aux tomates fraîches Buitoni (95g)
  • 2 boules de mozzarella de 125g
  • 1/2 poivron rouge ou jaune émincé
Faire revenir l'oignon dans un fond d'huile d'olive. Ajouter la viande hachée et faire revenir rapidement. Ajouter la sauce tomate, l'ail et les épices. Bien mélanger et réserver.

Etaler la garniture à la viande sur le fond de pâte puis la mozzarella coupée en petits morceaux et le poivron émincé. Enfourner pour environ 15 minutes.

mercredi 2 mai 2007

Les 4 livres de Maloud

Vous connaissez certainement déjà Maloud. C’est une des rares lectrices qui soit sortie de son anonymat pour laisser des commentaires, souvent pertinents, sur un certain nombre de nos blogs. Notre “étrangère sans blog”, comme elle le dit elle-même, m’honore aujourd’hui de sa confiance en me donnant un texte sur les livres qui ont accompagné sa vie. Je la remercie d’autant plus que, venant d’une autre culture, elle nous ouvre d’autres perspectives et de nouveaux horizons de lecture.
Je la laisse parler, dans le joli français qui est le sien.








25 de Abril
Esta é a madrugada que eu esperava
O dia inicial inteiro e limpo
Onde emergimos da noite e do silêncio
E livres habitamos a substância do tempo

Sophia de Mello Breyner Andresen




Tu connais le Crayon Bleu? Non, Gracianne, tu connais des crayons bleus. Le Crayon Bleu était l’instrument de la censure sur la presse et la littérature. La « loi » donnait à des colonels souffrant d’analphabétisme fonctionnel le pouvoir discrétionnaire de le manipuler. Tous les articles des journaux, tous les livres avant d’être publiés étaient revus par "la Commission Nationale" de Censure qui a été baptisée d’Examen Préalable, quand notre «sauveteur » est tombé de la chaise. Il y avait des fous qui osaient échapper à ces défenseurs patriotiques et publiaient des livres qui pourraient corrompre le bon peuple portugais. Mais personne ne trompait ces fonctionnaires zélateurs et tout de suite ils visitaient les éditeurs et les libraires et vidaient les étagères honteuses. Un jour tout ce monde s’est effondré. Et nous, ingrats, nous ne nous sommes pas précipités vers les librairies. Nous étions les acteurs de la plus belle pièce de notre Histoire qui se jouait dans les rues. Et pendant presque deux ans on a vécu dehors. L’avantage du sud et de la jeunesse. Quand le rideau est tombé, j’ai recommencé à lire.

les 4 livres de mon enfance


Je ne savais pas lire et j’écoutais ces histoires universelles de Cendrillon, Blanche de Neige, Petit Pouce … et je les suivais sur les livres avec des couleurs merveilleuses. Quand j’ai appris, je lisais les journaux, car je connaissais tous mes livres par cœur. Lire le journal c’était lire le monde, car mon père m’expliquait les entrelignes. Mon premier livre a été O Rapaz de Bronze écrit par Sophia de Mello Breyner Andresen, poétesse portugaise, qui en 74 a publié le plus beau poème sur le 25 Avril. Mon père était un de ses fidèles et m’a encore offert Fada Oriana et Menina do Mar. Déjà adolescente j’ai lu d’autres histoires pour enfants et les miens ont grandi lisant Sophia. Je crois qu’elle est traduite et je recommande vivement. Mais je voulais lire adulte et chez-nous il y avait une bibliothèque où figuraient beaucoup d’œuvres proscrites {connaître des libraires donnaient des fruits}. Et là, j’ai fait la connaissance avec Eça de Queiroz, écrivain portugais réaliste, quelques néo-réalistes {la plupart étaient interdits} et Jorge Amado, écrivain brésilien. Encore enfant j’ai eu le premier contact avec le français. Et j’étais bonne élève. Pour me stimuler on m’a offert le Petit Prince et Poil de Carotte. J’ai lu peut-être deux pages du Petit Prince et j’ai dévoré Poil de Carotte. À 14 ans j’ai découvert ce monstre détesté de tous les étudiants portugais, Luís de Camões et c’était le coup de foudre. Encore aujourd’hui il m’accompagne. Oups! Je ne peux pas parler de Tolstoi, ni de Dostoyevsky, ni de Carlo Levi... Dommage!

les 4 écrivains que je lirai et relirai encore

Orwell à mon avis devaient figurer obligatoirement sur touts les programmes d’enseignement, sinon un jour 2+2=5. Les premiers Milan Kundera m’ont fasciné. Il y a deux ou trois années j’ai eu ma période Malouf et pour m’aider à comprendre la haine je suis tombé sur Le Jardin de Badalpour de Kenizé Mourad. Mais il y a un auteur portugais que je mets au sommet. Non, ce n’est pas le Nobel Saramago. Il est intéressant, mais prévisible. C’est António Lobo Antunes. Il est traduit partout. Pauvres traducteurs !

les 4 auteurs que je n’achèterai ou n’emprunterai probablement plus

Michel Houellebecq, Agustina Bessa Luís {elle existe en français} et Paulo Coelho. Les deux premiers j’ai déjà lu. Agustina est une femme intéressante, très lucide et ironique, mais son style m’agace un peu. Houellebecq adore choquer, mais je n’aime pas qu’on me pousse. Paulo Coelho je n’ai jamais lu. Les sujets de ses livres ne m’intéressent pas. Et encore Somerset Maugham, car on ne le lit qu’une seule fois et j’ai lu tous ses livres.

les 4 livres que j’emporterai sur une île déserte


Les œuvres complètes de Camões, Eça de Queiroz et António Lobo Antunes. Je triche, mais je ne veux pas me suicider. Et toute la saga Boussardel de Philippe Hériat. Ça c’est le choix le plus personnel. Les Boussardel c’est ma famille, sans le sens d’humour et quelques folies. Mes cousins plus âgés m’appellent Enfant Gâtée. Comme ça. En français.


les 4 {X 4} derniers mots d’un de mes livres préférés


« …vers les vignobles du Piémont, et cet avenir mystérieux d’exil, de guerre et de mort qui alors m’apparaissait à peine comme un nuage dans le ciel sans limites » Carlo Levi « Le Christ s’est arrêté à Eboli »

les 4 premiers livres de ma liste de livres à {re}lire

Le dernier, traduit en portugais, de Philip Roth {j’ai commandé et je ne me rappelle plus du titre}, « Expiação » de Ian Mcewan, « O Livro de Hitler » Henrik Eberle et Mathias Uhl {orgs.} et « A República dos Corvos » José Cardoso Pires {le seul que je n’ai pas lu de ce merveilleux écrivain mort il y a peu d’années}

les 4 lecteurs {de Gracianne} dont j’aimerais connaître les 4

Mamina, Senga, Claude-Olivier et Elvira qui ne me pardonnera jamais ne pas citer Pessoa.

dimanche 29 avril 2007

Le magret qui tue



Véro cuisine exactement ce que j'ai envie de manger quand me vient une envie irrépressible de cuisine asiatique. De cette cuisine qu'on ne trouve pas ici, ou rarement, dans les restaurants asiatiques. La cuisine familiale et celle des petites cantines de marché, la cuisine des rues, qu'on mange avec les doigts. J'adorais les Food halls où, d'étals en étals, toutes les cuisines d'Asie étaient représentées, du Sukiyaki Japonais au Bo Bhun Vietnamien, en passant par les brochettes Satay indonésiennes et les soupes au boeuf pimenté chinoises. Le blog de Véro est un Food hall à lui tout seul.

Ca faisait longtemps que j'avais envie d'essayer sa recette de poulet qui tue. Mais il me manquait toujours un ingrédient ou un autre de la marinade, ou bien le poulet, ou bien le soleil pour mettre en route le barbecue.

Cette fois là j'avais tout ce qu'il faut pour la marinade, le soleil était là, mais pas de poulet. Alors va pour le magret qui tue. Longuement mariné et cuit à la perfection par le Chef, c'est délicieux évidemment. Avec ça du riz blanc et un wok de légumes à la chinoise, sauce d'huitre et sésame. Tout va bien.

Marinade (pour deux magrets)
3 cs de sauce de soja claire
1 cs de sucre en poudre,
1 dé de gingembre râpé
1 oignon et 2 gousses d'ail réduits en purée,
1 càs d'huile d'arachide

Entailler les magrets côté peau et côté chair, bien les enduire de la marinade et les laisser reposer deux heures.
Les cuire au barbecue sans flamme environ 25 minutes en les arrosant de marinade régulièrement (très approximatif, c'est vraiment au goût de chacun et de votre Chef barbecue). Les envelopper d'un papier aluminium et les laisser reposer une dizaine de minutes avant de les découper.

Wok de légumes
1/2 brocoli
1 poivron rouge
1 blanc de poireau
1 gousse d'ail
1 dé de gingembre
1 cs de graines de sésame

sauce
1 cs de sauce d'huitre
3 cs de sauce soja douce
1 cc de maizena
1 bol d'eau

Réunir les éléments de la sauce et bien mélanger.
Laver et émincer finement les légumes. Eplucher l'ail et le gingembre et les détaille en minces lamelles.

Faire chauffer le wok à vide jusqu'à ce qu'il fume puis rajouter un fond d'huile neutre et bien répartir. Ajouter en rapide succession l'ail, le gingembre et les légumes et faire sauter 2 minutes à feu vif, sans laisser noircir. Ajouter la sauce. Bien mélanger, baisser le feu et couvrir. Laisser cuire environ 5-10 minutes, il faut que les légumes restent croquants. Ajouter éventuellement un peu d'eau si la sauce devient trop dense. Ajouter les graines de sésame en fin de cuisson.

Pour le riz, je vous laisse faire, mais pas trop cuit surtout.

jeudi 26 avril 2007

Quatres livres...


Quand Alhya m’a envoyé ce questionnaire, je ne savais pas que j’aurais tant de mal à y répondre. Faire un choix parmi tous les livres qu’on a aimé est incroyablement difficile. Mais j’ai adoré répondre, et plus encore lire les réponses de tous ceux qui se sont pliés à l’exercice: j’y ai découvert une mine de livres à rajouter à ma liste, et dieu sait si j’aime avoir une pile de livres à lire d’avance.

Les 4 livres de mon enfance

Enfant, je lisais tout ce qui me tombait sous les yeux, des étiquettes de boite de camembert aux Clubs des Cinq et Clans des Sept, en passant par Pif Gadget, Spirou, Tintin, Astérix, Gaston Lagaffe, Alix, et toute la collection des Contes et Légendes de tous les pays. Et puis Conan Doyle, Agatha Christie, les Rouletabille de Gaston Leroux, les Aventures d’Arsène Lupin, un grand nombre de Jules Verne et tout la série des Trois mousquetaires d’Alexandre Dumas. Sans oublier la collection de revues Historia et la série des Histoires d’amour de l’histoire de France de ma grand-mère, et les bouquins de science-fiction, les Exbrayat et les San Antonio de mon père. Tout un programme…
Difficile d’en sélectionner quatre parmi tout ça. Essayons:

La guerre des boutons de Louis Pergaud
Cette histoire de bandes de gamins de deux villages qui jouaient à la guerre, faisaient les pires bêtises et construisaient des cabanes me parlait, évidemment, je l’imaginais dans mon propre village. J’adorais le passage dans lequel les enfants creusaient des pommes pour en faire des verres et boire la gnole piquée dans la cave d’un des parents. J’aimais le lire avec une pomme et un morceau de camembert à portée de main.


Le Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier
Je l’avais reçu en prix de fin d’année de CM2. Je l’ai lu de nombreuses fois, il satisfaisait pleinement mon côté fleur-bleue, aventure, cape et épée, bravoure et histoire d’amour, tout y était.
J’ai lu à la même époque Le roman de la momie de Théophile Gauthier, excellent aussi pour stimuler une imagination enfantine en quête d’exotisme.


Pêcheurs d’Islande de Pierre Loti
Pas vraiment un livre pour enfant celui-là, une histoire d’hommes perdus en mer, de femmes qui attendent et de veuves résignées. Un histoire de mer, de ports et de départs. D’une tristesse infinie, mais très beau.

Le Petit Larousse illustré
Le vieux dico à la tranche jaunie, recouvert d’un épais papier vert, était posé sur l’étagère au dessus de mon lit. C’est à travers ses pages que j’ai déchiffré la mythologie grecque, l’histoire des Atrides et les travaux d’Hercule, sautant de définitions en définitions, de Clytemnestre à Agamemnon. Depuis j’aime les dictionnaires, tous les dictionnaires.

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore

En tout premier lieu Tolkien, parce que c’est un fait, ça fait bien 25 ans que je lis et relis Le Seigneur des Anneaux, mais aussi Bilbo, le Silmarillion et les Unfinished Tales, sans me lasser, en y découvrant toujours autre chose. C’est dans ses livres que j’ai appris l’anglais. C’est toujours vers eux que je reviens quand j’ai besoin qu’on me raconte des histoires.

Marguerite Yourcenar, pour la beauté classique de son écriture et la profonde humanité de ses personnages. D’elle j’ai à peu près tout lu, relu, et je relirai encore.

John Irving, dont j’ai lu presque tous les livres, du Monde selon Garp à son dernier pavé Until I find you, et dont j’admire la virtuosité de conteur d’histoire, cette façon d’écrire avec un humour décapant les plus cruelles expériences de la vie.


Salman Rushdie, parce que c’est lui aussi un extraordinaire conteur d’histoires, qui sait écrire les goûts les odeurs et les couleurs de la vie. Parce que souvent j’exulte en lisant ses pages, devant la richesse de son vocabulaire et la juste utilisation des mots. J’ai eu beaucoup de mal à terminer le dernier, Shalimar the Clown, particulièrement dur et violent. Mais je sais qu’il fait partie des livres dont je me souviendrai.


Les 4 auteurs que je n’achèterai ou n’emprunterai probablement plus

C’est difficile. Il ne faut jamais dire jamais n’est-ce pas? Il y a des livres qu’on adore à certaines périodes de sa vie et qu’on ne peut plus lire à d’autres.
J’ai essayé de relire Proust, que j’avais tant aimé, je n’ai pas dépassé le premier chapitre de La recherche. Récemment je me suis relancée dans Les Misérables de Victor Hugo. J’ai réussi à aller au bout du premier tome, bien que la bataille de Waterloo m’ait parue particulièrement longue. Mais je ne suis pas certaine d’aller au bout du second.
Je n’ai jamais réussi à lire Céline.
Je ne supporte pas les livres d’Amélie Nothomb, qui déclenchent chez moi un ennui profond. Mais d’autres les aiment et les publient n’est-ce pas?

Les 4 livres que j’emporterais sur une île déserte

Là encore, j’ai beaucoup de mal à me limiter. Je crois que je serais vraiment très malheureuse sur une île déserte.
Alors, disons des pavés plutôt:

The Lord of the Rings de Tolkien, pour continuer à rêver, encore et encore.


L’Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar, tant qu’à être coincée sur une île déserte, autant essayer d’atteindre la sagesse.


Les Fleurs du Mal de Baudelaire, parce que la poésie est essentielle.

Un Grand Atlas mondial, bien détaillé, pour continuer à voyager dans ma tête.

Mais aussi, si on m’en accorde quelques uns de plus, Belle du Seigneur de Cohen, Le Quatuor d’Alexandrie de Durrell, Alexis Zorba de Nikos Kazantsakis, Si c’est un homme de Primo Levi, les Oeuvres complètes de Li Po, et des cartons d’autres, et suffisamment de papier et de stylos pour pouvoir écrire longtemps.

Les 4 (x4) derniers mots d’un de mes livres préférés

He drew a deep breath. "Well I'm back," he said.
Tolkien, The Lord of the Rings

Les 4 premiers livres de ma liste de livres à (re)lire

The children of Hurin de Tolkien, une série de textes non publiés de son vivant et compilés par son fils Christopher. En commande, je l’attends avec impatience.


Silverthorn de Raymond E. Feist, le volume III de la série d’Heroic Fantasy A riftwar Saga (La guerre des Failles). Là c’est entièrement la faute de Stanislas, qui m’a aiguillée vers Feist. J’en ai pour un bout de temps, il en a publié quelques uns…

Alexis Zorba de Nikos Kazantzakis, un de mes livres préférés, celui qui m’a appris qu’il faut aimer chaque instant de la vie. Ca fait très longtemps que je ne l’ai pas relu. Patrick CdM me l’a remis en mémoire.

Le tome 7 de Harry Potter. Pas avant le 21 juillet, mais il est pré-commandé déjà depuis des mois.
Les 4 lecteurs dont j'aimerais connaitre les 4

4 qui j'en suis certaine aiment les livres autant que moi, Cathy, Anne, Snapulk et Maloud, qui n'a pas de blog, mais je lui prête mon blog si elle a envie d'y répondre. Maloud, même en Portugais, si ça te chante, on se débrouillera pourla traduction.

jeudi 12 avril 2007

Pour Aurélia


Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses

L'espace d'un matin.
Malherbe

vendredi 6 avril 2007

mercredi 4 avril 2007

Le cake à l’anglaise qu’elle aime


Elle, c’est Lilizen, la gastronomade. Je me suis toujours sentie à l’aise dans sa cuisine, en harmonie. Parce qu’elle cuisine avec les herbes du jardin, avec les fleurs, sans ostentation, naturellement. Parce qu’elle renouvelle par petites touches de saveurs, de parfums, la cuisine de tous les jours, les tartes salées des pique-niques et les gâteaux du goûter. Parce que l’ouverture de son restaurant ne l’a pas empêchée de continuer à partager avec nous ses trouvailles et sa gourmandise. Pour sa gaité aussi.

Lili est l’une des rares personnes qui me donne envie de faire des gâteaux, sans doute parce qu’elle en parle avec tant de gourmandise. Bizarrement, je n’en avais encore testé aucun. Mais celui-ci, quand j’ai lu la recette, j’ai su tout de suite qu’il était bon. Vous savez ces recettes qu’on lit et qui nous parlent, immédiatement.

Je l’ai fait pour ma famille, moi en général je n’aime pas beaucoup les fruits confits. Et bien c’est moi qui l’ai fini!

Comme j’ai remplacé les raisins secs par des canneberges séchées, et utilisé une proportion de fruits confits différente, je me permets, Lili, de reprendre ta recette. Mais c’est surtout pour la conserver, parce que je sais que je le referai ce gâteau. Avec sa petite touche de rhum, il est parfait!

Cake aux fruits confits et aux canneberges
125g de beurre bien mou
125g de sucre semoule
3 oeufs de taille normale
160g de farine
1/3 de sachet de levure chimique
1/2 càc de sel
150g de fruits confits mélangés taillés en petits dés
100g de de canneberges séchées
5 càs de rhum
3 càs de sucre pour le sirop

Préchauffer le four T°190. Plonger les canneberges dans un peu d'eau tiède + le rhum, veiller à bien les immerger (1 demi-heure d'immersion c'est bien). Couper les fruits confits en petits dés, de taille équivalente et les fariner. Dans un robot ou bien à la main fouetter le beurre bien mou avec le sucre et ajouter les oeufs un à un en amalgamant bien. Incorporer la farine et la levure en les tamisant. Ajouter le sel. Ajouter les canneberges égouttées (garder le liquide qui servira de base au sirop qui arrosera votre gâteau), essuyées et farinées ainsi que les fruits confits farinés. Versez cette préparation dans un moule à cake garni de papier sulfurisé. Mettre au four, baisser la température à 180° au bout de 10 minutes puis laisser cuire 35 minutes. Laisser refroidir à la sortie du four. Pendant le temps de refroidissement préparer le sirop : ajouter 2/3 cuillères à soupe de sucre semoule au rhum+eau récupéré et porter à ébullition dans une casserole. Verser sur le cake une fois totalement refroidi. Déguster le cake minimum 3 heures après.

Imprimer la recette.

samedi 31 mars 2007

Lettre à Sibylle

Source : Wikipedia

Tu te souviens, Sibylle, de cette fin d’été en Toscane ? Un an que nous en rêvions de ces vacances, toute une terminale. Nous voulions aller en Grèce, j’avais collé une carte de Grèce sur mon manuel de philo, et je rêvais les yeux perdus dans la mer Egée. L’épistémologie ne m’a laissé que peu de souvenirs.
Et puis, nos plans grecs étaient tombés à l’eau, alors ce fut la Toscane. J’apprenais l’italien pendant les cours d’anglais, la méthode Assimil dissimulée sous le bureau.

Nos premières vacances d’adulte, sac au dos et guide du routard à la main. Liberté totale. Le voyage en Italie, version classique. Une overdose de culture. Deux jours entiers aux Uffizi de Florence, Da Vinci, Botticelli, les croupes splendides des chevaux d’Ucello. Les graffitis de Leonardo sur les livres de la bibliothèque San Lorenzo. Les portes du Duomo, San Miniato al Monte, les glycines de Fiesole. Et puis David, LE David, au bout de sa gallerie d’esclaves s’arrachant du marbre. On avait 17 ans…

Tu avais décidé que je parlais l’italien, alors c’est moi qui achetais les billets de train, de bus. C’était parti pour Arezzo et les fresques de Piero della Francesca, les tours de San Gimigniano, et Sienne.

Sienne, fin du voyage. Nous avions ralenti le rythme, l’Italie nous imposait enfin le sien. Nous prenions le temps de nous asseoir sur les briques chauffées de soleil de la Piazza del Campo, la place coquillage. Les ragazzi te sifflaient, toi la belle blonde, Ciao Bella ! Nous étions passées insensiblement de la fringale culturelle à la douceur de vivre Toscane. A nous les balades sans but dans les rues tortueuses, les fontaines cachées, le caffè ristretto du matin et mon sandwich au boudin qui t’avait fait plisser le nez. Les gelatti, le panforte, les spaghetti caccio et peppe, si forts, si poivrés !

Et puis ce dernier soir, les lasagne al forno comme nous n’en avions jamais mangées, et nos premiers verres de Chianti. C’était la première fois que je t’entendais rire si fort.

Tu te souviens Sibylle, de cette fin d’été en Toscane ? Je n’ai jamais oublié.

Et maintenant, des lasagne al forno, je saurai t’en refaire :


C’est un travail de longue haleine. Si jamais ça vous tente, je vous conseille de préparer la sauce à la viande la veille, et de vous lever tôt pour préparer la pâte le lendemain.

Lasagne al forno

Sauce bolognaise

  • 60g de pancetta
  • 2 petites carottes
  • 1 côte de céleri
  • 1 oignon jaune
  • 1 gousse d’ail
  • 30g de beurre
  • 500g de viande de bœuf hachée
  • 10 cl de vin rouge
  • 1 boite de tomates pelées concassées
  • 2 cs de concentré de tomates
  • 50 cl de bouillon de bœuf
  • Sel, poivre, muscade
  • Thym, laurier, romarin

Hacher finement l’oignon, les carottes, le céleri, l’ail. Couper la pancetta en dés. Faire revenir le tout à feu doux dans un peu de beurre et d’huile pendant environ ¼ d’heure. Ajouter la viande et faire dorer le tout. Déglacer avec le vin rouge. Ajouter les tomates, le concentré, le bouillon, les épices et les aromates. Laisser cuire à feu doux et à couvert pendant environ 2 heures. La sauce doit être dense mais encore liquide. Rajouter du bouillon au fur et à mesure de la cuisson si besoin.

Sauce blanche

  • 75 cl de lait entier
  • 100g de beurre
  • 60g de farine
  • ½ cc de sel

Faire chauffer le lait sur feu moyen. Poser une casserole à fond épais sur feu moyen et faire fondre le beurre. Ajouter la farine et faire cuire 2 ou 3 minutes en remuant sans cesse, jusqu’à l’obtention d’un roux. Ne pas laisser brunir. Retirer la casserole du feu et verser le lait chaud en filet, sans cesser de remuer. Ajouter le sel et remettre la casserole sur feu moyen pendant 1 minute sans cesser de remuer, jusqu’à ce que la sauce soit suffisamment épaisse et onctueuse pour napper une cuillère. Laisser refroidir.

La pasta a l’uovo

  • 400g de farine de blé
  • 4 gros œufs
  • 2 cc d’huile d’olive

Verser 325g de farine dans le bol du robot. Y casser les œufs puis ajouter l’huile d’olive. Mixer jusqu’à obtention d’une pâte humide et grumeleuse : il faut compter environ 10 secondes. Si la pâte semble trop collante, ajouter un peu de la farine réservée, cuillerée après cuillérée, en mixant entre chaque ajout. Au bout de 30 secondes environ, la pâte doit former une boule au dessus de la lame. Lorsque vous la pincez, elle doit être légèrement humide sans être collante.
Choisissez un plan de travail en bois ou plastique légèrement rugueux pour faciliter le pétrissage. Farinez le. Poser la boule de pâte au centre de la surface et commencez à pétrir. Avec la paume d’une main, repoussez la boule. Avec l’autre main, saisissez la par l’extrémité la plus éloignée de vous, repliez la vers vous, puis tournez la d’un quart de tour. Renouvelez l’opération en tournant à chaque fois la pâte d’un quart de tour. Arrêtez de pétrir lorsque la pâte est humide sans être collante et d’un jaune uniforme. Cette opération de pétrissage prend 2 ou 3 minutes. Laissez reposer la pâte pendant 30 minutes.


Pétrissage et abaissage

Couper la pâte en 4 morceaux. Fariner un morceau et le passer au laminoir en le réglant au maximum d’écartement. Replier chaque morceau sur lui même et répéter cette opération 8 à 10 fois en farinant la pâte entre chaque passage. Puis diminuer l’écartement et commencer d’abaisser la pâte, en la farinant légèrement entre chaque passage et en diminuant progressivement l’écartement. Elle sera prête quand elle atteindra environ 2 mm d’épaisseur (on doit voir sa main à travers).
Poser les bandes de pâte sur un plateau fariné et recommencer avec les pâtons restants.
Montage

Beurrer un plat à gratin. Verser un peu de sauce blanche au fond du plat, puis disposer progressivement une couche de pâte, une couche de sauce blanche, une couche de sauce à la viande et une couche de parmesan râpé. Recommencer l’opération jusqu’à épuisement en terminant par une couche de sauce blanche et une couche de parmesan. Si la sauce à la viande est suffisamment liquide, il n’est pas nécessaire de précuire la pâte.

Enfourner les lasagnes environ 40 minutes dans un four préchauffé à 190°C.

Recette adapté de Pâtes et nouilles – Editions Fleurus

Ces lasagnes sont aussi dédiées à Thierry, le mari de Cathy, qui aimerait beaucoup qu'elle en fasse, et à mon amie Mijo, qui aime tant Sienne.