dimanche 18 mars 2007

Irish cream chocolate truffles



I know I am one day late. It was yesterday that Zorra had asked us to participate in the St Patrick celebration and post a green or Irish recipe. We did celebrate! Oh I wish I had been there yesterday evening, somewhere in the middle of Ireland, in a pub, listening to some good music, drinking a pint of Guinness, or two, falling asleep to the sound of the conversation in Gaëlic. But Ireland is far away. So I cooked an Irish stew, so filling, so satisfying, played some Irish music, drank a few glasses to the health of St Patrick and the Irish people, and forgot to write about it.

Mais l'idée de publier une recette irlandaise ce jour là sur un blog écrit en allemand me plaisait, comme me plait l'idée de l'Europe qui se construit ainsi petit à petit. Je n'ai jamais visité l'Irlande, je n'ai qu'une vague idée du goût que peut avoir ce pays. Zorra avait dit, cuisinez moi quelque chose de vert, ou un plat irlandais. L'Irlande pour moi c'est un bon Irish Stew, la Guinness, l'Irish cream et la musique, surtout la musique.

So here is my participation to St Patrick day's celebration, Irish cream chocolate truffles, coated with green colored chocolate to celebrate Ireland. Not really good looking but they turned out nice, creamy, and really tasty.

Irish cream truffles


200g dark chocolate
150 ml double cream
3 tbsp Irish cream liqueur
115g icing sugar
200g good quality white chocolate
1-2 tbsp cream

Melt the dark chocolate in a double boiler. Leave to cool. Whisk together the cream and the Irish cream to a thick consistency. Pour in the chocolate and mix well, then mix in the icing sugar. Leave to cool in the fridge for at least one hour.
Melt the white chocolate in a double boiler. Add some cream if the mixture is not smooth enough. Add a few drop of green food colouring. Using a teaspoon, make small balls of the truffle mixture and dip them into the green chocolate. Place the truffles to cool on a wire rack above a tray lined with greaseproof paper, then leave overnight in the fridge before eating all of them.
Et pour mes amis non-anglophones:

200g de chocolat noir bien corsé
150 ml de crème fraiche
3 cs de liqueur Irish cream (type Bailey’s)
115g de sucre glace
200g de chocolat blanc de couverture
1-2 cs de crème fraiche

Faire fondre le chocolat noir au bain-marie. Laisser refroidir. Battre ensemble la crème fraiche et la liqueur jusqu’à obtention d’une crème épaisse. Y verser le chocolat, bien mélanger puis ajouter le sucre glace tamisé. Laisser refroidir au frigo pendant au moins 1 heure.
Faire fondre le chocolat blanc au bain-marie. Ajouter un peu de crème au besoin si le mélange n’est pas assez souple. Ajouter quelques gouttes de colorant alimentaire. Avec une cuillère faire de petites boules de truffe et les plonger dan le chocolat “vert”. Les laisser refroidir sur une grille posée sur un plateau recouvert de papier sulfurisé. Les laisser au frigo jusqu’au lendemain, si vous pouvez vous retenir.
Recette inspirée des malt whisky truffles d’Hélène, délicieuses friandise que j’avais préparées à Noël.

jeudi 15 mars 2007

Marmelade d’oranges amères de Pascale


Je ne mange pas de confiture. J’aime trop le goût d’un toast chaud tout simplement beurré.
Pourtant, allez comprendre, j’adore faire des confitures. J’aime le bouillonnement des sirops dans la grosse bassine de cuivre, l’écume que l’on ôte pour découvrir le mélange pur et brillant, le moment magique où la confiture prend. A force d’habitude on le sent ce moment, au changement d’aspect du mélange, à la taille des bulles qui remontent à la surface. La confiture, c’est un peu de l’alchimie, comme le pain.
Sur le marché de Cannes, j’avais trouvé des oranges amères. Je n’en avais jamais vues, j’étais surprise de leur aspect brut, de leur peau épaisse, rustique. J’en ai pris en me souvenant d’une recette de marmelade d’oranges amères à l’anglaise, publiée par Pascale il y a quelques temps. Le produit britannique par excellence, tout le monde y a goûté un jour, avec réticence souvent la première fois. L’amertume est un goût qui s’acquiert, pas toujours accessible au premier abord, même s’il est comme ici tempéré par le sucre.
Six heures de cuisson, en deux fois: étrange recette, mais qui fonctionne parfaitement. Elle a le goût inimitable de la marmelade anglaise, mais “home made”. Si jamais vous trouvez des oranges amères, n’hésitez pas, la recette est chez Pascale, vous pouvez y aller les yeux fermés.
Ces jours-ci, je mets de la marmelade sur mes toasts. Merci Pascale. Au fait, je l’aime "medium cut" moi aussi.

dimanche 11 mars 2007

En 2 et en 7


Elvira, Véro, vous vouliez savoir ce que j’avais fait de ma vie ces dernières années…alors voilà:

Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement accidentelle.

**** 72
Il avait fait très froid cette année là sur la lande de Vazen, les ajoncs, les genêts semblaient morts à jamais. La neige couvrait le pays, on entendait les loups hurler. J’avais huit ans et j’errais sans fin dans les corridors du vieux chateau. Impossible de se réchauffer, même auprès des immenses cheminées, le froid et l’humidité pénétraient tout.

**** 77
Treize ans. Bientôt il serait temps d’entrer dans la vie d’adulte. Pour l’heure, je passais mes journées à cheval sur la lande et les rives de l’océan, attirée plus que de raison par l’ancienne cité engloutie, celle sont on entend les cloches les soirs de tempête.

**** 82
Le long hiver semblait vouloir enfin céder, le dégel apparaissait par endroit. A dix-huit ans je ne connaissais des autres saisons du monde que les souvenirs des anciennes. J’avais hâte, et en même temps grande crainte. J’arrivais à l’âge de la maturité, celui du choix. Aux premiers bourgeons aurait lieu le rassemblement des anciens à Kerdonis, les cérémonies secrètes qui déterminaient les choix des plus jeunes. C’en serait fini des longues chevauchées vers la cité engloutie. A moins que…

**** 87
Cinq années déjà depuis l’heure du choix, cinq années d’études. Et il en faudrait bien d’autres pour avoir ne serait-ce qu’une intuition des mystères du monde. Ce n’était pas pesant, j’avais soif de savoir, et aucune hâte. De toutes les matières étudiées, je préférais le langage des mers, des fleuves et des ruisseaux. Un jour sans doute je découvrirais pourquoi.

**** 92
Ving-huit ans, depuis bientôt un an j’étais devenue la gardienne de l’ancienne cité sous les eaux. J’avais repris mes chevauchées sur la lande, heureuse de retrouver les embruns après ces longues années passées au coeur de la forêt. Je n’étais plus seule. Mon compagnon, gardien des vents et des brumes, aimait lui aussi l’océan et les étranges lueurs sous-marines.

**** 97
Le printemps éclatait de splendeur sur la lande mauve et jaune. Nos enfants étaient beaux. Ils avaient la peau transparente et les yeux verts des elfes du Nord-Ouest. Peut-être un jour seraient-ils appelés eux aussi?

**** 02
Deux années depuis le tournant du millénaire. La terre avait temblé. On sentait dans l’air, l’humus et l’océan le glissement des mondes. Des lueurs, étrangement rythmées, apparaissaient à intervalles réguliers dans la cité engloutie. Les cloches résonnaient de plus en plus souvent, comme un appel.

**** 07
J’ai quarante-trois ans. La saison d’été est glorieuse mais finissante. Nos enfants ont été appelés. Nous avons organisé à notre tour les rites du choix. Malgré les grands feux, les festins de viandes grillées rôtissant dans les nuits d’été et les chariots de liqueurs et de fruits apportés de toute la région, la joie se mêlait de nostalgie et de crainte. Le monde a changé, ses couleurs palissent peu à peu. Ces derniers temps, l’océan a reculé, découvrant peu à peu la cité engloutie, ses rues désertes depuis des millénaires, ses bâtiment intacts, immuables. On dirait qu’elle attend.

**** 12
J’aurai quarante-huit ans. Nos enfants seront partis depuis longtemps, sans doute vers les terres lumineuses de l’Ouest. La saison d'automne sera bien avancée déjà. Sans doute approcherai-je de la fin de mon apprentissage de la magie des eaux. Je serai prête alors pour le retour des Autres, prête à les accueillir.
Quand je vous disais qu'on peut en faire n'importe quoi de ce questionnaire...
Qui en veut? Cathy, Gato Azul, Eglantine?

jeudi 8 mars 2007

Panna cotta Basquaise

Il y a quelques temps, Véronique, dont j’aimais tant le blog, Saveurs Sucrées Salées, décidait de fermer boutique et de nous abandonner à notre triste sort. Depuis, elle a ouvert une autre boutique et sorti ce joli livre, Vous les connaissiez sucrés? Les voici en version salée…et vice versa, aux éditions Tana.

Une fois n’est pas coutume, je vais faire un peu de pub sur ce blog. Non seulement parce que Véro est une amie, mais parce que ce livre est très inventif, plein d’humour, pas prétentieux pour un sou et très agréable à lire.
J’ai eu envie de cuisiner beaucoup de ses recettes, des churros aux épices orientaux, au Brest-Paris au homard, en passant par la glace aux oignons de Trébon, le sabayon aux tomates confites et les sels et sucres aromatisés maison. Mais je me devais de tester d’abord cette panna cotta Basquaise, dont j’ai été très émue de découvrir, en ouvrant pour la première fois le livre, qu’elle m’en avait dédicacé la recette.



Comme elle m’a gentiment permis de reproduire la recette, la voici:

Panna cotta Basquaise (pour 4 personnes)
30 cl de crème liquide
4 feuilles de gélatine
1 belle tomate
1 poivron rouge
1 cc de concentré de tomate
1 oignon
1 gousse d’ail
8 tranches fines de poitrine de porc fumée
½ poivron vert
1 cs de vinaigre balsamique blanc
huile d’olive
piment d’espelette en poudre
sel

A faire la veille. Eplucher et émincer ail et oignon. Laver, épépiner et couper en petits morceaux le poivron rouge et la tomate. Faire revenir les légumes avec un peu d’huile d’olive, saler, ajouter le concentré de tomate et du piment d’espelette, laisser cuire à feu doux et à couvert pendant 15 minutes. Passer ensuite au blender afin d’obtenir une purée puis au chinois pour une texture plus fine. Faire tremper les feuilles de gélatine dans l’eau froide pour les faire ramollir. Faire chauffer doucement la crème liquide dans une casserole. A ébullition, retirer la casserole du feu et incorporer la gélatine égouttée. Ajouter le coulis de légumes et bien mélanger. Verser dans des ramequins ou des moules en silicone. Laisser refroidir puis couvrir de film alimentaire et laisser au réfrigérateur pendant 6h au minimum. Le jour même, préchauffer le four à 150ºC. Poser les tranches de poitrine sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et les cuire pendant 20 minutes pour les faire sécher. Réserver ensuite sur du papier absorbant.
Préparer le coulis: laver et épépiner le demi poivron vert puis le couper en morceaux et le faire cuire à la vapeur pendant une dizaine de minutes. Mixer finement dans le blender en ajoutant 3 cs d’huile d’olive, le vinaigre, du sel et du piment d’espelette. Démouler les panna cotta, poser dessus les tranches de poitrine croustillante et servir avec le coulis.

C’est drôle, c’est bon, la légère acidité de la sauce contre-balance le gras de la panna cotta et le lard relève bien le tout. Je pense que c’est une entrée à réserver au plein été, quand ce type de plat rafraichit. Je la ferais aussi en plus petites portions, après une entrée de ce type, je n’ai plus faim.
Pour découvrir d’autres recettes de ce livre, allez voir le cheesecake menteur abricot-curry chez Cathy, la crème brûlée au goût de Provence chez Dorian, le flan parisien aux rillons chez Mijo, la blanquette de fruits à la réglisse chez Choupette et la confiture de betteraves au carvi chez Gloria.

Oups, Dorian me signale que sa recette de crème brûlée n'était pas de Véro. Pourtant, elle était bien dans l'esprit du livre, allez donc la lire quand même.

mardi 6 mars 2007

Suis-je ce que je mange?

Voilà que Lolie, en plus de me faire envie avec ses pains, ses gâteaux et sa crème façon Danette (si, si, allez voir), se met à m’envoyer des questionnaires. C’est la saison on dirait, j’en ai trois en attente. Alors voilà, on s’y met:

Si vous étiez coincés sur une île pour le reste de votre vie et que vous ne pouviez choisir qu'une seule cuisine (française, italienne...), laquelle adopteriez-vous ? Pourquoi ?
Je refuse de choisir, j’aime trop tout. A chaque fois que j’ai vécu ailleurs, les autres cuisines m’ont manquées. A Taiwan, j’ai appris à faire de la béchamel. A Rome, j’ai fait des rillettes et je me suis acheté un wok chez Castroni. Dans le Vexin, je cuisine italien.
Je crois que j’emporterais une sac de survie bourré d’épices et de graines pour démarrer un jardin d’herbes. Et puis ma famille, sinon pour qui cuisiner?

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez mangé ?
Des pouce-pieds, ces petits arthropodes étranges accrochés aux rochers, qu’on ramasse à ses risques et périls à Belle-Ile et au Portugal. Certains en raffolent…
Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez mangé et aimé ?
A Taiwan, on pouvait acheter dans la rue des cornets de pattes de poulet grillées. Qu’est-ce que j’aimais ça!

Quels aliments évitez-vous de manger (que ce soit à cause d'allergies, d'un régime alimentaire précis ou juste parce que vous n'aimez pas) ?
J’ai un peu de mal avec tout ce qui est mou et gluant: la cervelle, les tripes, les holothuries, ne me tentent pas vraiment. Et, si j’ai mis des années à apprécier les choux, je ne mange toujours pas de choux de Bruxelles. J’ai le même problème avec la betterave.

Est-ce-que vous cuisinez ?
Visiblement, ce questionnaire vient d’une autre partie de la blogosphère.

Quel est le plat favori que vous préparez lorsque vous souhaitez impressionner ?
Je n’ai jamais cherché à cuisiner pour impressionner, sinon pour m’impressionner moi-même peut-être, mais à faire plaisir. Et pour ça, rien de tel qu’un bon plat de lasagne al forno, une pièce de viande rôtie dans son jus, ou un cassoulet. Ca me donne envie tiens!

Lorsque vous allez au restaurant, quels plats préférez-vous choisir ?
Si c’est un petit resto, je prendrai le plat du jour. Sinon, il n’y a pas de règles, c’est selon les envies du moment.

Avez-vous déjà retourné un plat ou vin au restaurant ? Si oui, pourquoi ?
Surement une ou deux bouteilles bouchonnées, je ne me souviens pas vraiment. Sinon, des travers de porc avariés dans un restaurant chinois de Paris. Ca m’a sérieusement coupé l’appétit.

Combien de livres de cuisine possédez-vous ?
J’ai compté hier soir, environ 47. C’est difficile à dire, ils sont un peu disséminés chez moi. Mais ça reste raisonnable non?

Quel est l'aliment dont vous ne pourriez vous passer ?
Un seul? Le pain, évidemment le pain! Et puis l’huile d’olive, l’ail, le piment et les pâtes…


Je passe à Sandra, si elle en veut bien.

dimanche 4 mars 2007

On dirait le sud...

Importer un peu de l'art de vivre du sud vers le nord, pourquoi ne pas tenter? Même si les produits d'ici n'auront jamais le goût ensoleillé d'un plat dégusté sur les bords de la Méditerranée ou au sud du Portugal.

Bien sur il faudra attendre la saison, partir à la chasse des bons légumes, regarder patiemment les tomates mûrir.

En attendant, je n'ai pas pu résister à ces tout petits artichauts poivrade, trouvés sur le marché de Cannes. Effeuillés, coupés, citronnés pour éviter qu'ils ne noircissent, je les ai mélangés à de la feta, des tomates et des olives noires. Huile d'olive, citron et basilic pour le goût. Cru, c'est un peu particulier les artichauts, je les préfère sott'olio, à l'italienne. Mais si ça vous tente...

Après ça, une poêlée de petits calmars simplement farinés, revenus dans l'huile d'olive. Du sel, du poivre, du citron. Du vin blanc pour aller avec. Tout va bien.

mercredi 28 février 2007

Fritto misto a San Remo

900 bornes plus au sud, il pleuvait. Mais qui donc nous avait certifié, photos à l'appui, qu'il fait toujours beau dans le sud-est?
Grosse pluie à Vidauban, quelques gouttes à Cannes, nuageux sur Mandelieu, trombes d'eau sur San Remo. Des éclaircies sur Grasse, Tourettes sur Loup et l'Estérel.
Tant pis, on aura vu du pays, et puis la mer, c'est essentiel d'aller voir la mer de temps en temps.

Et l'accueil familial valait le voyage. Comme des princes on a été traités, ma balance l'atteste! Les pieds-noirs savent recevoir. Merci!

Un petit tour par l'Italie, aussi essentiel que de voir la mer. Ah les antipasti di mare, les pâtes aux coquillages, le fritto misto et le petit blanc frizzante du coin - frisé, mousseux, c'est beau l'italien! Un petit moment de bonheur.

Le plus beau du voyage pour moi, le marché couvert de Cannes. Quelle profusion de verdure, de fruits, de fleurs de toutes sortes. Une explosion de fraicheur, des envies de salades, de petits légumes croquants. Je me retrouvais en Italie.
Mais pourquoi n'avons nous pas au nord de tels marchés, vivants, bruissants, foisonnants, ouverts tous les jours?
Pourquoi rester au nord, écrivait l'autre jour jp, fuyez ces climats ingrats, venez vivre au sud. Pourquoi pas? J'ai toujours rêvé de retourner vivre en Italie.
Mais pourquoi aussi ne pas importer au nord un peu de cet art de vivre méridional?

samedi 17 février 2007

Bonne année du cochon!

Hong Bao

Imaginez comment ça doit pétarader ce soir, là-bas, de l'autre côté du monde. Vous les voyez ces grandes villes, Hong-Kong, Canton, Shanghai, illuminées de leurs milliers de néons clignotants? Là-bas les dragons dansent et les scooters klaxonnent, les longues bandes de pétards rouges explosent. Les familles attablées autour de grandes tables rondes portent des toasts au Chivas. Les enfants ouvrent leurs petites enveloppes rouges, leurs hong bao ornées de dragons, remplies de billets. Les woks fument dans les cuisines, ça sent si bon dans les rues.
C'est la nouvelle année, elle sera bonne et prospère, cochon oblige. Xin Nian Kuai Le! Gong Xi Fa Cai!

Pour les accompagner un peu ce soir, je vous propose quelques plats simples, moins compliqués qu'un repas traditionnel de nouvel an, mais néanmoins authentiques. Du cochon bien sûr, mais aussi des crevettes, et quelques légumes pour accompagner. Je n'ai pas eu le temps de cuisiner un poisson, qui en chinois se prononce Yu, comme la richesse, et serait nécessaire sur cette table de fête. Demain peut-être. En attendant, à vos woks!

Crevettes emmaillotées frites
Cette recette vient de chez Rasa Malaysia
  • 20 grosses crevettes
  • 20 galettes de riz triangulaires
marinade
  • 1 cs de jus de gingembre*
  • 1/8 cc de sel
  • 1/4 cc de sucre
  • 1/4 cc de citron vert
  • 1/4 cc d'huile de sésame
  • 1/4 cc de graines de sésame
  • 1/4 cc de maïzena
  • poivre
  • 1 piment rouge, épépiné, émincé
  • 1 oignon vert émincé
* s'obtient en éminçant puis en pilant de la racine de gingembre. Presser ensuite la pâte obtenue dans une gaze pour exprimer le jus. J'ai utilisé ma décoction de gingembre habituelle.

Décortiquer les crevettes en gardant la queue et ôter la veine noire sur le dessus. Préparer la marinade en mélangeant tous les éléments. Faire mariner les crevettes une bonne heure. Faire tremper les feuilles de riz une à une dans de l'eau tiède. Les sécher sur un linge propre. Emmailloter chaque crevette et coller au blanc d'oeuf (pour le pliage voir ). Faire frire les crevettes dans un bain d'huile. Egoutter sur du papier absorbant. Servir avec de la sauce piquante.

Travers de porc poivre et sel
  • 700 g de travers de porc, coupé en morceaux
  • 1, 1/2 cs de maïzena
  • 1 cs de sel épicé
marinade
  • 3/4 cc de sel épicé
  • 1 1/2 cs de sauce soja claire
  • 1 cc de sucre
  • 8 tours de moulin à poivre
  • 2 cc de vin de Shaohsing ou Xeres
Sel épicé
  • 2 cs de sel
  • 3/4 cc de poivre du Sichuan moulu
  • 1/2 cc de mélange 5 parfums
Préparer le sel épicé. Faire chauffer le sel à sec dans un wok pendant environ 4 minutes ou jusqu'à ce qu'il colore. Le mélanger aux autres épices et laisser refroidir. Ce sel se conserve pendant des mois dans un flacon hermétique.

Mélanger les éléments de la marinade. Ajouter les travers de porc et bien mélanger. Laisser mariner environ deux heures en retournant la viande plusieurs fois.

Enrober les morceaux de viande de mïzena. Dans une friteuse, faire frire dans de l'huile neutre pendant environ 4 minutes, jusqu'à ce que les morceaux remontent en surface. Egouter, chauffer l'huile à nouveau, puis faire un deuxième bain. Egouter sur du papier absorbant et assaisonner de sel épicé. Servir immediatement avec du riz blanc.



Poêlée de haricots verts
  • 500g de haricots verts frais ou surgelés
  • 2 gousses d'ail émincées
  • 1 oignon de printemps émincé
  • 1 cm de racine de gingembre émincé
Sauce
  • 1 cs de sauce d'huitre
  • 1 cs de sauce soja douce (épaisse)
  • 1 cc de maïzena
  • 5 cs d'eau
Nettoyer et laver les haricots verts. Faire chauffer le wok, rajouter 2 cs d'huile et faire tourner pour bien huiler les parois. Faire frire en succession rapide l'ail, le gingembre et l'oignon. Ajouter les haricots verts et les faire sauter 1 minute. Saler, poivre. Ajouter la sauce et mélanger. Baisser le feu et couvrir. Laisser cuire jusqu'à la consistance désirée, selon que vous préférez les haricots croquants ou tendres. Rajouter de l'eau si besoin.

Bon appétit et bonne année!

mercredi 14 février 2007

Pain-surprise du Vexin - KKVKVK no. 17

C’est l’heure du Kikiveutvivienkuisiner n. 17. L’idée de départ de ce jeu était de Manue. C’est Fidji qui a remporté la précédente édition avec une brioche des rois somptueuse. Elle nous propose aujourd’hui de jouer avec la pâte à pain pour créer des pains surprise.

Suite à mon précédent billet, j’ai choisi de façonner mon pain en forme de croix pattée. C’est un peu facile direz vous, mais une fois que j’ai eu cette idée là en tête, elle n’en sortait plus. Ne voyez pas là une quelconque intention religieuse, je n’ai pas de religion. Mais tout comme les clochers des églises, ces croix font partie du paysage de ma campagne, et de la mémoire collective des gens du coin, depuis le 11ème siècle.

Marielle, qui nous disait que ces croix ornaient aussi les chemins de son coin de Jura, autour de Dole, se posait la question de leur origine. Je ne suis pas spécialiste, j’ai relu un article de mon ancien instituteur: “La croix pattée à branches égales, que l’on rencontre avec toutes ses variantes sur les sarcophages francs, est très répandue à l’époque romane et au début de l’époque gothique.” Apparues entre le 11ème et le 13ème siècle, on pense qu’elles servaient essentiellement à marquer les limites des terres de tel ou tel fief ou juridiction. “La sacralisation du monument, affirmée par la forme, rendait encore plus respectables les limites établies”.

J’ai repris la recette de la pâte à navette de Fidji, en machine à pain
500 g de farine T45
7 g de levure sèche de boulanger (ou 20 g de levure fraîche)
300 g de lait
40 g de sucre
9 g de sel

Mélanger tous ces ingrédients et dès que la pâte est bien lisse incorporer 80 g de beurre coupé en dés et mélanger jusqu'à ce qu’il soit bien incorporé.
Laisser lever la pâte dans un récipient couvert jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume (environ 1 heure pour moi ) .
Déposer la pâte sur un plan de travail légèrement fariné. Laisser détendre (reposer) quelques minutes .
Façonner en forme de croix puis laisser lever environ 45 min (suivant la température de votre pièce ).
Badigeonner d’un œuf battu et décorer de graines de pavot (du jardin de mes parent).
Faire cuire dans four préchauffé à 180°C pendant environ 20 minutes.
Dans le même temps, préparer une deuxième pâte. Après levée, déposer le pâton dans un moule à cake et laisser de nouveau doubler de volume. Enfourner à 180 pour environ 30 minutes.

Les deux pains étaient superbes. Je les ai laissés reposer jusqu’au lendemain pour qu’ils se découpent facilement. J’ai garni mon pain croix de quatres séries de sandwichs, taillés dans le deuxième pain:
- rillettes de lapin, délicieuses, faites par maman en suivant cette recette.
- béarnaise, mimolette, jambon blanc, tranches de tomates cerise
- feuilles d’épinard, thon mayonnaise
- St Moret, feuilles d’épinard, jambon blanc, tomates cerise.

J’aime autant vous dire qu’on s’est fait un pique-nique du dimanche soir de luxe! Ce pain est délicieux en sanwichs. Et maintenant je sais quoi apporter pour un buffet à thème régional.
Merci Fidji, c’était encore une fois une très bonne idée.