
Je marchais longtemps, de Porta Portese aux ruelles du Trastevere, pour aller jusqu’au fornaio acheter un casareccio, un demi, ou un quart, il était vendu au poids. Et je repartais contente, avec le pain encore chaud dans son enveloppe de papier brun, le ciel bleu de Rome au dessus. Des promesses de tartines plein la tête.
Là-bas, la baguette, les croissants nous manquaient. Allez savoir pourquoi, même dans un pays de cocagne, il manque toujours quelque chose aux expatriés. Mais il y avait les panini al latte, les cornetti, les rosette, la pizza bianca et le casareccio. Un gros pain de ménage à la croûte noire caramélisée, à la mie brune, très alvéolée, presque élastique, cuit au four à bois. Le pain idéal pour saucer, délicieux grillé, frotté d’ail et arrosé d’huile d’olive.
Ici, par un juste retour des choses, le casareccio nous manque. Alors, ce pain, je l’ai dans la tête depuis que Sandra en a publié une version de la région des Pouilles, il y a de longs mois. Mais où trouver le temps de commencer la biga la veille, de pétrir et d’attendre 3 à 5 heures que la pâte lève, de repétrir et d’attendre encore 1 heure, 1 heure 30 avant d’enfourner. Tout dépend de la température, le pain est une diva qui sait se faire désirer.
Il m'aura fallu une triste journée d'automne pour me lancer. Quoi de mieux à faire quand le brouillard couvre la campagne toute la journée que de regarder pousser la pâte et d'allumer le four?
Finalement, ce n'est pas le pain de mes souvenirs. Il manque la croûte noire, il me faudrait un four à bois peut-être. Mais qu'est-ce qu'il était beau, et bon! Quelle fierté de le sortir du four celui-là!
Sandra, merci. Ce pain est pour toi, et pour ta petite qui vient de naitre.
Pour la recette, allez visiter Le Pétrin, je n'ai rien modifié.
Là-bas, la baguette, les croissants nous manquaient. Allez savoir pourquoi, même dans un pays de cocagne, il manque toujours quelque chose aux expatriés. Mais il y avait les panini al latte, les cornetti, les rosette, la pizza bianca et le casareccio. Un gros pain de ménage à la croûte noire caramélisée, à la mie brune, très alvéolée, presque élastique, cuit au four à bois. Le pain idéal pour saucer, délicieux grillé, frotté d’ail et arrosé d’huile d’olive.
Ici, par un juste retour des choses, le casareccio nous manque. Alors, ce pain, je l’ai dans la tête depuis que Sandra en a publié une version de la région des Pouilles, il y a de longs mois. Mais où trouver le temps de commencer la biga la veille, de pétrir et d’attendre 3 à 5 heures que la pâte lève, de repétrir et d’attendre encore 1 heure, 1 heure 30 avant d’enfourner. Tout dépend de la température, le pain est une diva qui sait se faire désirer.
Il m'aura fallu une triste journée d'automne pour me lancer. Quoi de mieux à faire quand le brouillard couvre la campagne toute la journée que de regarder pousser la pâte et d'allumer le four?
Finalement, ce n'est pas le pain de mes souvenirs. Il manque la croûte noire, il me faudrait un four à bois peut-être. Mais qu'est-ce qu'il était beau, et bon! Quelle fierté de le sortir du four celui-là!
Sandra, merci. Ce pain est pour toi, et pour ta petite qui vient de naitre.
Pour la recette, allez visiter Le Pétrin, je n'ai rien modifié.




































