Ces temps-ci, le « wagon restaurant » du Paris-Gisors fonctionne à plein régime. Entre les brioches maison riches en beurre du petit matin, le café croissants frais d’un jour de grève précédent, le pain du mois de chez Kayser (petite préférence personnelle pour celui au chorizo), les invendus d’une grande maison de chocolat, les divers gâteaux et les crêpes au lait de ferme du goûter et les saucissonnades du soir, on tue le temps dans les éclats de rire.
Hier soir un voyageur non initié, assis au milieu de ce groupe de fêtards, regardait avec stupéfaction apparaitre autour de lui jambon, saucisson, foie gras, pain aux figues et aux noisettes, gâteaux et bouteilles, dans le joyeux bazar habituel. Timide de prime abord, son casque de moto sagement rangé sur les genoux, il a commencé par refuser les diverses charcuteries qui lui passaient sous le nez, pour finir par succomber à l’offre d’un verre de vin et de quelques gâteaux aux canneberges. Il faisait un peu trop chaud, le délicieux Bordeaux familial de Chai Dumè rosissait les joues, on était bien dans notre bar roulant.
Décidément j’aime bien ce train. On va encore nous dire qu’on ne pense qu’à manger. Mais non, on prend juste des forces en attendant les grèves de la semaine prochaine.
J’avais emprunté une recette de sablés chez Sandra. Comme d’habitude, je ne l’ai pas regretté, ils sont absolument délicieux, acidulés, totalement accoutumants. Je reprends sa recette, je tiens à la conserver celle-ci. Mais allez donc voir ses photos de sablés en direct, et essayez de ne pas succomber.
Sablés canneberges amandes
- 170g de beurre ramolli (ou margarine sans lait)
- 125g de sucre glace
- 2 jaunes d'oeufs
- 2 cc de jus de citron
- 190g de farine
- 110g d'amandes en poudre
- 110g de cranberries (canneberges) séchées sucrées
- une grosse poignée d'amandes mondées et/ou de pistaches mondées
Couper le beurre en petits morceaux. Au robot, travailler le beurre le pour lui donner une consistance pommade.
Verser le sucre glace et travailler le mélange jusqu’à obtenir un aspect crémeux et homogène.
Ajouter les jaunes d'oeufs et le jus de citron et mélanger jusqu’à incorporation complète.
Verser la farine tamisée et les amandes en poudre et mélanger jusqu'à formation d'une pâte épaisse mais sans travailler la pâte avec excès (une pâte trop travaillée rend les biscuits plus durs à la cuisson).
Incorporer les canneberges séchées en malaxant à la main pour une répartition plus homogène. Diviser la pâte en 2 morceaux de même poids et les façonner grossièrement en gros boudins.
Hacher finement les amandes (ou les pistaches) et rouler chaque boudin dans ce mélange. Les envelopper dans du film alimentaire et laisser reposer au réfrigérateur plusieurs heures de façon à raffermir la pâte.
Préchauffer le four à 180. Garnir deux plaques de cuisson de papier sulfurisé. A l’aide d’un couteau aiguisé couper des tranches d’environ 8 mm d’épaisseur dans un boudin (laisser l’autre au frais), les disposer un peu espacés sur la plaque et les enfourner pour environ 12 minutes. Les laisser refroidir sur la plaque 2 minutes avant de les disposer sur une grille jusqu’à complet refroidissement. Les conserver dans une boite en métal.
Imprimer la recette.
Imprimer la recette.
Et encore un grand merci à Dumè et à son frère pour le Château la Courtiade, un vin qui voyage plutôt bien.
































