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vendredi 8 octobre 2010

Jeudi du train, ça continue

apéro train


Ces temps-ci, le « wagon restaurant » du Paris-Gisors fonctionne à plein régime. Entre les brioches maison riches en beurre du petit matin, le café croissants frais d’un jour de grève précédent, le pain du mois de chez Kayser (petite préférence personnelle pour celui au chorizo), les invendus d’une grande maison de chocolat, les divers gâteaux et les crêpes au lait de ferme du goûter et les saucissonnades du soir, on tue le temps dans les éclats de rire.

apéro train jambon


Hier soir un voyageur non initié, assis au milieu de ce groupe de fêtards, regardait avec stupéfaction apparaitre autour de lui jambon, saucisson, foie gras, pain aux figues et aux noisettes, gâteaux et bouteilles, dans le joyeux bazar habituel. Timide de prime abord, son casque de moto sagement rangé sur les genoux, il a commencé par refuser les diverses charcuteries qui lui passaient sous le nez, pour finir par succomber à l’offre d’un verre de vin et de quelques gâteaux aux canneberges. Il faisait un peu trop chaud, le délicieux Bordeaux familial de Chai Dumè rosissait les joues, on était bien dans notre bar roulant.

apéro train saucisson

Décidément j’aime bien ce train. On va encore nous dire qu’on ne pense qu’à manger. Mais non, on prend juste des forces en attendant les grèves de la semaine prochaine.

J’avais emprunté une recette de sablés chez Sandra. Comme d’habitude, je ne l’ai pas regretté, ils sont absolument délicieux, acidulés, totalement accoutumants. Je reprends sa recette, je tiens à la conserver celle-ci. Mais allez donc voir ses photos de sablés en direct, et essayez de ne pas succomber.

apéro train sablés


Sablés canneberges amandes

  • 170g de beurre ramolli (ou margarine sans lait)
  • 125g de sucre glace
  • 2 jaunes d'oeufs
  • 2 cc de jus de citron
  • 190g de farine
  • 110g d'amandes en poudre
  • 110g de cranberries (canneberges) séchées sucrées
  • une grosse poignée d'amandes mondées et/ou de pistaches mondées
Couper le beurre en petits morceaux. Au robot, travailler le beurre le pour lui donner une consistance pommade.
Verser le sucre glace et travailler le mélange jusqu’à obtenir un aspect crémeux et homogène.
Ajouter les jaunes d'oeufs et le jus de citron et mélanger jusqu’à incorporation complète.
Verser la farine tamisée et les amandes en poudre et mélanger jusqu'à formation d'une pâte épaisse mais sans travailler la pâte avec excès (une pâte trop travaillée rend les biscuits plus durs à la cuisson).
Incorporer les canneberges séchées en malaxant à la main pour une répartition plus homogène. Diviser la pâte en 2 morceaux de même poids et les façonner grossièrement en gros boudins.
Hacher finement les amandes (ou les pistaches) et rouler chaque boudin dans ce mélange. Les envelopper dans du film alimentaire et laisser reposer au réfrigérateur plusieurs heures de façon à raffermir la pâte.
Préchauffer le four à 180. Garnir deux plaques de cuisson de papier sulfurisé. A l’aide d’un couteau aiguisé couper des tranches d’environ 8 mm d’épaisseur dans un boudin (laisser l’autre au frais), les disposer un peu espacés sur la plaque et les enfourner pour environ 12 minutes. Les laisser refroidir sur la plaque 2 minutes avant de les disposer sur une grille jusqu’à complet refroidissement. Les conserver dans une boite en métal.

Imprimer la recette.

Et encore un grand merci à Dumè et à son frère pour le Château la Courtiade, un vin qui voyage plutôt bien.

apéro train la courtiade

vendredi 28 mai 2010

Les Jeudi du Train

Anniversaire Catherine



C’est comme ça qu’on a décidé de les appeler nos apéros-train. Parce que la bande de gourmands y a pris goût à ce petit rituel. Evidemment, à force de parler de bouffe pendant tout le trajet, on se donne terriblement faim. Il fallait bien passer à l’acte.

Bon, pas tous les jeudi quand même, on va finir par se faire repérer, ces temps-ci les apéros collectifs dans les lieux publics sont assez mal vus. La France entière est un apéro géant pourtant.

lonzu
Disons un jeudi par mois, histoire de ne pas se lasser. Et de ne pas trop déranger les isolés branchés sur écouteurs, les lecteurs de Marc Levy, les mini-téléspectateurs, les endormis, les I-phone-addicts, les buveurs d’eau et les membres de la Ligue Anti Charcuterie. Une seule consigne : se faire plaisir !

Et c’est ce qu’on a fait. On a bu le cadeau d’entreprise d’Olivier, dévoré le pain Kayser de Stéphanie (noisettes et curcuma, complet, tout frais), tartiné des rillettes de saumon crémeuses et du guacamole onctueux de Catherine (c’est une crème cette fille !), goûté les petites flutes feuilletées au fromage de la boulangerie Alsacienne, merci Isa, bien apprécié le figatellu, le saucisson et le lonzu parfumés de la charcuterie Corse, beaucoup aimé les madeleines poulet-coriandre-coco-combava que j’avais piquées sur le blog de Véro Cuisine Métisse, et pas touché aux fromages d’Olivier. Plus faim.

Encore une fois, merci et bon anniversaire à Catherine.
Et merci à Olivier, notre photographe de train officiel (un peu de flou, mais ça cahote pas mal un train de banlieue).

PS : la prochaine fois il nous faudrait une bouteille d’eau peut-être. Non?



guacamole Catherine



Le Guacamole de Catherine

2 avocats bien mûrs
1 citron
1/2 pot de mascarpone
sel
poivre
piment d'Espelette ou tabasco

Ecraser les avocats à la fourchette. Les arroser du jus de citron. Continuer au batteur. Ajouter le mascarpone, le sel, le poivre et le piment.

Servir avec des chips de maïs (goût chili)

Imprimer la recette.


rillettes saumon Catherine


Les rillettes de saumon de Catherine

1 petit Saint Morêt
2 tranches de saumon fumé coupées en petits morceaux
Citron
Sel
Poivre
Ciboulette (du jardin)

Variante : remplacer le saumon fumé par de la truite fumée, des sardines, du thon....

Servir avec des tranches de pain toasté...

Imprimer la recette.


madeleines coco


Les madeleines trop bonnes de ma copine Véro avec ce petit goût du zeste de combava qui fait toute la différence, et les petits oignons frits qui ajoutent une douceur presque sucrée.

Madeleines poulet-coco-coriandre-combava

Préchauffer le four à 180° (th.6)

Base de pâte à cake (base normale, mais le lait est remplacé par du lait de coco) :
250g de farine
1 sachet de levure
3 œufs
100g de comté affiné râpé
5 cl d'huile
15 cl de lait de coco
1 pincée de sel.

Mélanger tous les ingrédients (pas trop).

Ajouter à cette base :
2 escalopes de poulet cru, coupées en petits cubes
2 belles poignées de coriandre fraîche hachée
le zeste d'un demi-combava (ou une feuille de combava hachée finement)
3 cuillères à soupe d'oignons frits

Mélanger de façon homogène. Verser dans des moules individuels, madeleines, muffins ou mini-cakes, ou dans un moule à cake traditionnel.
Mettre au four, et cuire de 15 à 20 minutes pour les petits moules, et 40 minutes pour un cake traditionnel.
Sortir du four, laisser refroidir.

Imprimer la recette

lundi 8 février 2010

17 :20, Quai 21, 2ème wagon


C’est notre wagon à nous, notre village roulant, notre café du commerce itinérant. Un petit coin de confort dans la transhumance francilienne, peuplé de visages connus, de sourires, de rires souvent aussi. De copains de train. Peu importe l’étroitesse de l’espace, on se connait si bien qu’on ne se gêne plus, on fait de la place sans grogner aux gros manteaux l’hiver, aux sacs encombrants des soldes. Et puis on cause – de tout, de rien, des gamins, du boulot, de cuisine, des vacances – on bouquine, on joue. Champions de mots fléchés et de blagues absurdes, on est devenus. Certains dorment, ou essaient ; c’est loin la Normandie.

Le reste de la France nous prend pour des fous. Mais nous on est d’ici. On fait avec. On se fait notre petit coin d’humanité là-dedans.




Ca faisait un bail qu’on n’avait pas fait un pot, un vrai. Il y avait bien eu un départ en retraite, un pot de mariage, des petits déjeuners dans le train du matin, mais pas de saucissonnage/vin rouge depuis un lointain jour de grève. Alors on a remédié à ça, et plutôt bien, autour d’un beau chorizo en provenance directe d’Espagne, de saucisson Corse, de Cantal et de St Marcelin, des rillettes de saumon et des brownies de Catherine, des pains de chez Kayser et du pain aux châtaignes de chez Olivier.




Le tout en équilibre instable sur les genoux, les bouteilles coincées sur le rebord des fenêtres, « il est où le tire-bouchon ? », « Tu peux me passer le saucisson ? », "Il reste des cornichons?".

Le rocailleux Pécharmant Château de Tiregand et le Côte de Brouilly si élégamment fruité de chez Christophe Pacalet nous ont accompagnés en douceur tout au long du voyage.

Un joli moment. Quelquefois, on regretterait presque que le train n’aille pas plus loin…




On le refera. Et on demandera à Catherine de nous refaire ses brownies tout tendres et moelleux.

Les Brownies de Catherine

4 œufs
200 g de chocolat noir
200 g de beurre
175 g de sucre en poudre
125 g de poudre d’amandes ou noisettes
1/4 c à café de cannelle

Faire fondre le chocolat avec le beurre au micro-ondes.

Mélanger les œufs, le sucre, la poudre d’amandes et la cannelle. Incorporer le mélange beurre/chocolat.

Verser dans un moule beurré.

Cuire th. 5 pendant 22 mn (à adapter selon le four…)

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mardi 19 décembre 2006

Les rescapés du Paris Gisors

Ca y est, ils ont terminé leur grève, nos cheminots préférés. Une semaine qu'on se galérait entre Paris et Gisors. C'est pas qu'on soit contre le droit de grève, remarquez. C'est juste que c'était un peu long, un peu avant Noël aussi. Et puis on est déjà fatigués par nos 3 heures de trajet quotidien, nous les Franciliens.

Des années que je le prends ce train, toujours dans le même wagon, à peu près toujours à la même place. Alors on finit par connaître les gens. Ceux qui dorment, et ceux qui jouent au tarot. Les dames qui brodent, là-bas dans le coin. Le ptit gars qui révise avant son contrôle. La dame qui emmène son bébé à la garderie du boulot. On se raconte nos vacances, les travaux de la maison, les soucis à l'école, on se montre des photos de gens qu'on ne verra sans doute jamais en vrai.

Et puis, il y a les galères. Les innombrables fois où on se retrouve abandonnés en rase campagne "suite à une avarie matériel". Le train supprimé à cause d'un "accident de voyageur": là, ça peut être long. Les arbres sur la voie, le catainer fauché par le vent, le sanglier sur la voie...Les heures passées à se geler les pieds dans les gares de campagne. Et les grèves...

Tout ça, ça rapproche. Drôlement même, on est bien serrés dans les trains en cas de grève. Alors, quand les copains m'ont gardé une place assise, bien que j'aie toujours refusé de jouer au tarot (je fais quand même les mots fléchés non?), et qu'en plus ce soir là on sort le vin, le pâté, le saucisson et la bonne baguette fraiche, ça fait chaud au coeur. Le trajet a été très court cette fois là.

Les photos ont été prises en temps réel, par Jojo sur son téléphone. Vous excuserez la qualité, mais les trains, ça bouge. Et puis fallait tenir la bouteille.
Merci Jojo, pour les photos, et merci à tous pour ce bon moment. A refaire, à la prochaine grève. Bonnes fêtes à tous, si je ne vous revois pas d'ici là.