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mercredi 27 février 2008

6 choses sans importance

Rain, Steam and Speed - William Turner


C’est gentil d’avoir pensé à moi Mireille, Débo, Anne, Natalia, Sacha et Karine, mais que pourrais-je bien vous dire encore que vous ne savez déjà ?
Ca fait plus de deux ans que je parle de moi sur ce blog, à tel point que ça en devient indécent parfois.

Alors voilà, six choses sans importance sur moi :

J’aime voir l’aube se lever sur la plaine quand je pars au boulot. C’est encore tôt dans la saison, mais bientôt…

Si c’était à refaire, je pourrais être boulangère peut-être, ou ébéniste, ou…

Je pourrais passer des heures à lézarder à la terrasse du café en bas des pistes, mais on ne me fera plus remonter sur des skis.

Je crois en l’avenir de la téléportation (quoi c’est pas le sujet ? mais c’est important comme question !)

Je suis née à Paris, pourtant je m’y perds toujours, allégrement.

J’aime les histoires qui ne finissent jamais et les piles de bouquins qui s’allongent.

Pour cette fois, je ne repasse pas le flambeau, je crois que tout le monde a déjà répondu. Le prend qui veut.

mercredi 30 mai 2007

Mon fond d'ecran


Pour Elvira qui voulait savoir ce qui habille notre écran. Je ne sais plus où j’ai trouvé cette image, elle s’intitule Clearing Autumn et me tient compagnie depuis quelques mois déjà. On peut y voir tant de choses.


Pour l’accompagner, un poème d’automne de Li Po, pas vraiment de saison, quoique aujourd’hui par ici, on se demande…

Air d’Automne

L’air d’automne est clair
La lune d’automne brillante
Les feuilles tombées se rassemblent et s’eparpillent
Le choucas se pose et tressaille à nouveau
Nous pensons l’un à l’autre, quand nous verrons nous?
A cette heure, en cette nuit, mes sentiments sont troublés

mercredi 2 mai 2007

Les 4 livres de Maloud

Vous connaissez certainement déjà Maloud. C’est une des rares lectrices qui soit sortie de son anonymat pour laisser des commentaires, souvent pertinents, sur un certain nombre de nos blogs. Notre “étrangère sans blog”, comme elle le dit elle-même, m’honore aujourd’hui de sa confiance en me donnant un texte sur les livres qui ont accompagné sa vie. Je la remercie d’autant plus que, venant d’une autre culture, elle nous ouvre d’autres perspectives et de nouveaux horizons de lecture.
Je la laisse parler, dans le joli français qui est le sien.








25 de Abril
Esta é a madrugada que eu esperava
O dia inicial inteiro e limpo
Onde emergimos da noite e do silêncio
E livres habitamos a substância do tempo

Sophia de Mello Breyner Andresen




Tu connais le Crayon Bleu? Non, Gracianne, tu connais des crayons bleus. Le Crayon Bleu était l’instrument de la censure sur la presse et la littérature. La « loi » donnait à des colonels souffrant d’analphabétisme fonctionnel le pouvoir discrétionnaire de le manipuler. Tous les articles des journaux, tous les livres avant d’être publiés étaient revus par "la Commission Nationale" de Censure qui a été baptisée d’Examen Préalable, quand notre «sauveteur » est tombé de la chaise. Il y avait des fous qui osaient échapper à ces défenseurs patriotiques et publiaient des livres qui pourraient corrompre le bon peuple portugais. Mais personne ne trompait ces fonctionnaires zélateurs et tout de suite ils visitaient les éditeurs et les libraires et vidaient les étagères honteuses. Un jour tout ce monde s’est effondré. Et nous, ingrats, nous ne nous sommes pas précipités vers les librairies. Nous étions les acteurs de la plus belle pièce de notre Histoire qui se jouait dans les rues. Et pendant presque deux ans on a vécu dehors. L’avantage du sud et de la jeunesse. Quand le rideau est tombé, j’ai recommencé à lire.

les 4 livres de mon enfance


Je ne savais pas lire et j’écoutais ces histoires universelles de Cendrillon, Blanche de Neige, Petit Pouce … et je les suivais sur les livres avec des couleurs merveilleuses. Quand j’ai appris, je lisais les journaux, car je connaissais tous mes livres par cœur. Lire le journal c’était lire le monde, car mon père m’expliquait les entrelignes. Mon premier livre a été O Rapaz de Bronze écrit par Sophia de Mello Breyner Andresen, poétesse portugaise, qui en 74 a publié le plus beau poème sur le 25 Avril. Mon père était un de ses fidèles et m’a encore offert Fada Oriana et Menina do Mar. Déjà adolescente j’ai lu d’autres histoires pour enfants et les miens ont grandi lisant Sophia. Je crois qu’elle est traduite et je recommande vivement. Mais je voulais lire adulte et chez-nous il y avait une bibliothèque où figuraient beaucoup d’œuvres proscrites {connaître des libraires donnaient des fruits}. Et là, j’ai fait la connaissance avec Eça de Queiroz, écrivain portugais réaliste, quelques néo-réalistes {la plupart étaient interdits} et Jorge Amado, écrivain brésilien. Encore enfant j’ai eu le premier contact avec le français. Et j’étais bonne élève. Pour me stimuler on m’a offert le Petit Prince et Poil de Carotte. J’ai lu peut-être deux pages du Petit Prince et j’ai dévoré Poil de Carotte. À 14 ans j’ai découvert ce monstre détesté de tous les étudiants portugais, Luís de Camões et c’était le coup de foudre. Encore aujourd’hui il m’accompagne. Oups! Je ne peux pas parler de Tolstoi, ni de Dostoyevsky, ni de Carlo Levi... Dommage!

les 4 écrivains que je lirai et relirai encore

Orwell à mon avis devaient figurer obligatoirement sur touts les programmes d’enseignement, sinon un jour 2+2=5. Les premiers Milan Kundera m’ont fasciné. Il y a deux ou trois années j’ai eu ma période Malouf et pour m’aider à comprendre la haine je suis tombé sur Le Jardin de Badalpour de Kenizé Mourad. Mais il y a un auteur portugais que je mets au sommet. Non, ce n’est pas le Nobel Saramago. Il est intéressant, mais prévisible. C’est António Lobo Antunes. Il est traduit partout. Pauvres traducteurs !

les 4 auteurs que je n’achèterai ou n’emprunterai probablement plus

Michel Houellebecq, Agustina Bessa Luís {elle existe en français} et Paulo Coelho. Les deux premiers j’ai déjà lu. Agustina est une femme intéressante, très lucide et ironique, mais son style m’agace un peu. Houellebecq adore choquer, mais je n’aime pas qu’on me pousse. Paulo Coelho je n’ai jamais lu. Les sujets de ses livres ne m’intéressent pas. Et encore Somerset Maugham, car on ne le lit qu’une seule fois et j’ai lu tous ses livres.

les 4 livres que j’emporterai sur une île déserte


Les œuvres complètes de Camões, Eça de Queiroz et António Lobo Antunes. Je triche, mais je ne veux pas me suicider. Et toute la saga Boussardel de Philippe Hériat. Ça c’est le choix le plus personnel. Les Boussardel c’est ma famille, sans le sens d’humour et quelques folies. Mes cousins plus âgés m’appellent Enfant Gâtée. Comme ça. En français.


les 4 {X 4} derniers mots d’un de mes livres préférés


« …vers les vignobles du Piémont, et cet avenir mystérieux d’exil, de guerre et de mort qui alors m’apparaissait à peine comme un nuage dans le ciel sans limites » Carlo Levi « Le Christ s’est arrêté à Eboli »

les 4 premiers livres de ma liste de livres à {re}lire

Le dernier, traduit en portugais, de Philip Roth {j’ai commandé et je ne me rappelle plus du titre}, « Expiação » de Ian Mcewan, « O Livro de Hitler » Henrik Eberle et Mathias Uhl {orgs.} et « A República dos Corvos » José Cardoso Pires {le seul que je n’ai pas lu de ce merveilleux écrivain mort il y a peu d’années}

les 4 lecteurs {de Gracianne} dont j’aimerais connaître les 4

Mamina, Senga, Claude-Olivier et Elvira qui ne me pardonnera jamais ne pas citer Pessoa.

jeudi 26 avril 2007

Quatres livres...


Quand Alhya m’a envoyé ce questionnaire, je ne savais pas que j’aurais tant de mal à y répondre. Faire un choix parmi tous les livres qu’on a aimé est incroyablement difficile. Mais j’ai adoré répondre, et plus encore lire les réponses de tous ceux qui se sont pliés à l’exercice: j’y ai découvert une mine de livres à rajouter à ma liste, et dieu sait si j’aime avoir une pile de livres à lire d’avance.

Les 4 livres de mon enfance

Enfant, je lisais tout ce qui me tombait sous les yeux, des étiquettes de boite de camembert aux Clubs des Cinq et Clans des Sept, en passant par Pif Gadget, Spirou, Tintin, Astérix, Gaston Lagaffe, Alix, et toute la collection des Contes et Légendes de tous les pays. Et puis Conan Doyle, Agatha Christie, les Rouletabille de Gaston Leroux, les Aventures d’Arsène Lupin, un grand nombre de Jules Verne et tout la série des Trois mousquetaires d’Alexandre Dumas. Sans oublier la collection de revues Historia et la série des Histoires d’amour de l’histoire de France de ma grand-mère, et les bouquins de science-fiction, les Exbrayat et les San Antonio de mon père. Tout un programme…
Difficile d’en sélectionner quatre parmi tout ça. Essayons:

La guerre des boutons de Louis Pergaud
Cette histoire de bandes de gamins de deux villages qui jouaient à la guerre, faisaient les pires bêtises et construisaient des cabanes me parlait, évidemment, je l’imaginais dans mon propre village. J’adorais le passage dans lequel les enfants creusaient des pommes pour en faire des verres et boire la gnole piquée dans la cave d’un des parents. J’aimais le lire avec une pomme et un morceau de camembert à portée de main.


Le Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier
Je l’avais reçu en prix de fin d’année de CM2. Je l’ai lu de nombreuses fois, il satisfaisait pleinement mon côté fleur-bleue, aventure, cape et épée, bravoure et histoire d’amour, tout y était.
J’ai lu à la même époque Le roman de la momie de Théophile Gauthier, excellent aussi pour stimuler une imagination enfantine en quête d’exotisme.


Pêcheurs d’Islande de Pierre Loti
Pas vraiment un livre pour enfant celui-là, une histoire d’hommes perdus en mer, de femmes qui attendent et de veuves résignées. Un histoire de mer, de ports et de départs. D’une tristesse infinie, mais très beau.

Le Petit Larousse illustré
Le vieux dico à la tranche jaunie, recouvert d’un épais papier vert, était posé sur l’étagère au dessus de mon lit. C’est à travers ses pages que j’ai déchiffré la mythologie grecque, l’histoire des Atrides et les travaux d’Hercule, sautant de définitions en définitions, de Clytemnestre à Agamemnon. Depuis j’aime les dictionnaires, tous les dictionnaires.

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore

En tout premier lieu Tolkien, parce que c’est un fait, ça fait bien 25 ans que je lis et relis Le Seigneur des Anneaux, mais aussi Bilbo, le Silmarillion et les Unfinished Tales, sans me lasser, en y découvrant toujours autre chose. C’est dans ses livres que j’ai appris l’anglais. C’est toujours vers eux que je reviens quand j’ai besoin qu’on me raconte des histoires.

Marguerite Yourcenar, pour la beauté classique de son écriture et la profonde humanité de ses personnages. D’elle j’ai à peu près tout lu, relu, et je relirai encore.

John Irving, dont j’ai lu presque tous les livres, du Monde selon Garp à son dernier pavé Until I find you, et dont j’admire la virtuosité de conteur d’histoire, cette façon d’écrire avec un humour décapant les plus cruelles expériences de la vie.


Salman Rushdie, parce que c’est lui aussi un extraordinaire conteur d’histoires, qui sait écrire les goûts les odeurs et les couleurs de la vie. Parce que souvent j’exulte en lisant ses pages, devant la richesse de son vocabulaire et la juste utilisation des mots. J’ai eu beaucoup de mal à terminer le dernier, Shalimar the Clown, particulièrement dur et violent. Mais je sais qu’il fait partie des livres dont je me souviendrai.


Les 4 auteurs que je n’achèterai ou n’emprunterai probablement plus

C’est difficile. Il ne faut jamais dire jamais n’est-ce pas? Il y a des livres qu’on adore à certaines périodes de sa vie et qu’on ne peut plus lire à d’autres.
J’ai essayé de relire Proust, que j’avais tant aimé, je n’ai pas dépassé le premier chapitre de La recherche. Récemment je me suis relancée dans Les Misérables de Victor Hugo. J’ai réussi à aller au bout du premier tome, bien que la bataille de Waterloo m’ait parue particulièrement longue. Mais je ne suis pas certaine d’aller au bout du second.
Je n’ai jamais réussi à lire Céline.
Je ne supporte pas les livres d’Amélie Nothomb, qui déclenchent chez moi un ennui profond. Mais d’autres les aiment et les publient n’est-ce pas?

Les 4 livres que j’emporterais sur une île déserte

Là encore, j’ai beaucoup de mal à me limiter. Je crois que je serais vraiment très malheureuse sur une île déserte.
Alors, disons des pavés plutôt:

The Lord of the Rings de Tolkien, pour continuer à rêver, encore et encore.


L’Oeuvre au Noir de Marguerite Yourcenar, tant qu’à être coincée sur une île déserte, autant essayer d’atteindre la sagesse.


Les Fleurs du Mal de Baudelaire, parce que la poésie est essentielle.

Un Grand Atlas mondial, bien détaillé, pour continuer à voyager dans ma tête.

Mais aussi, si on m’en accorde quelques uns de plus, Belle du Seigneur de Cohen, Le Quatuor d’Alexandrie de Durrell, Alexis Zorba de Nikos Kazantsakis, Si c’est un homme de Primo Levi, les Oeuvres complètes de Li Po, et des cartons d’autres, et suffisamment de papier et de stylos pour pouvoir écrire longtemps.

Les 4 (x4) derniers mots d’un de mes livres préférés

He drew a deep breath. "Well I'm back," he said.
Tolkien, The Lord of the Rings

Les 4 premiers livres de ma liste de livres à (re)lire

The children of Hurin de Tolkien, une série de textes non publiés de son vivant et compilés par son fils Christopher. En commande, je l’attends avec impatience.


Silverthorn de Raymond E. Feist, le volume III de la série d’Heroic Fantasy A riftwar Saga (La guerre des Failles). Là c’est entièrement la faute de Stanislas, qui m’a aiguillée vers Feist. J’en ai pour un bout de temps, il en a publié quelques uns…

Alexis Zorba de Nikos Kazantzakis, un de mes livres préférés, celui qui m’a appris qu’il faut aimer chaque instant de la vie. Ca fait très longtemps que je ne l’ai pas relu. Patrick CdM me l’a remis en mémoire.

Le tome 7 de Harry Potter. Pas avant le 21 juillet, mais il est pré-commandé déjà depuis des mois.
Les 4 lecteurs dont j'aimerais connaitre les 4

4 qui j'en suis certaine aiment les livres autant que moi, Cathy, Anne, Snapulk et Maloud, qui n'a pas de blog, mais je lui prête mon blog si elle a envie d'y répondre. Maloud, même en Portugais, si ça te chante, on se débrouillera pourla traduction.

mercredi 28 mars 2007

Le vin

Patricia et Eglantine m’ont passé toutes les deux ce questionnaire. Pourquoi, j’ai donc une tête à aimer le vin?

Selon vous le vin est-il masculin ou féminin ?
Le vin est au delà de ces considérations. Nom masculin aux qualités féminines, boisson des dieux et des hommes, il est, tout simplement.

Etes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?
Rouge, avec une préférence pour les vins capiteux, aromatiques, Gigondas, vins de Navarre, Chianti Classico, Barolo. Mais j’aime aussi les blancs de Sancerre et du Jura, les petits vins pétillants d’Italie et le Muscadet en Bretagne, tout dépend du contexte. Le rosé me donne mal à la tête, mais pas les vins gris du Maroc.

Etes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?
Plutôt blanc, mais à choisir, un verre de vin rouge me convient mieux.

Quelle est votre "première fois" ?
La première fois dont je me souvienne, c’était dans un restaurant de Fiesole, au cours d’un voyage scolaire, en classe de seconde. Notre prof de Grec, très jeune et encore sans enfants, nous avait demandé si nous prenions du vin à table. La reponse fut oui, unanime et sans remords. C’était bon! Je m’en souviens encore.

Votre meilleur "souvenir émotionnel" avec un vin ?
Une carafe de Chianti accompagnant des lasagne al forno, quelques années plus tard, à Sienne. Ce n’était sans doute pas un très grand vin, nous n’avions pas les moyens, mais il avait le goût des rires, de la liberté, du plaisir.

Votre meilleure association mets-vin ?
Alors si un jour vous êtes dans le Jura, allez faire un tour à la fruitière, prenez un morceau de bon Comté fruité. Ajoutez à votre panier un sac de noix fraiches, puis allez faire une dégustation de ces excellents vins d'Arbois, dont Olif et Estèbe savent nous parler avec tant de poésie, en terminant par un vin Jaune évidemment. Un grand moment!

Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?
Aucune idée, celui qui se présentera sera bon. Il faudrait peut-être que j’aille faire un tour à la cave moi.

Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?
Le vin, souvent, on nous l’offre à Noël. Et comme nous n’avons pas de cave, mais un cellier plein de courants d’air, il est à l’abri dans la cave de mon père. Ce qui fait qu’il se gère tout seul, loin des yeux et des tentations.

Combien de vins avez-vous en cave ?
Je n’en sais rien je dois dire, mais elle est pleine de trésors. Plus j’y réfléchis, plus je devrais y faire un tour.

Question subsidiaire : comment initierez-vous un jeune au vin ?
Initiation, c’est un bien grand mot, je n’ai pas la culture suffisante. Mais je l’emmènerais faire la route des Chianti en Toscane, s’asseoir à la terrasse du restaurant sur la petite place de Castellina in Chianti, déguster des crostini et des petits légumes farcis avec le vin qui leur convient le mieux, à l’ombre du parasol, puis faire la sieste au son des cigales avant de repartir découvrir d’autres lieux, d’autres goûts.

Ringo, il te tente celui-ci?

mercredi 21 mars 2007

Et si j’étais…

Gettyimages
Elliflo, Tiusha et Zaza voulaient savoir comment je pousse, et quel goût je pouvais bien avoir. Voilà bien des questions que je ne m’étais jamais posées. Comme les deux questionnaires étaient similaires, je les ai combinés, j’ai même rajouté une question comme si ce n’était pas assez long :)

Si j’étais un arbre…
Je serais un hêtre, bien enraciné dans une forêt des montagnes Basques, tout flamboyant l’automne et gardant mes feuilles au coeur de l’hiver.

Si j’étais un arbuste…
Je serais un noisetier dans une haie au bord des champs, repaire d’écureuils et de mésanges, porteur de belles branches souples idéales pour les arcs et les flèches des enfants.

Si j’étais une fleur…
Des glycines retombant doucement du haut d’un mur de pierre, sur un chemin de Toscane.



Un plante aromatique?
Un beau buisson de romarin en fleur, diffusant mes effluves au moindre souffle de vent.


Getty Images

Une épice?
Du piment d’espelette, pas d’hésitation.


Getty Images

Une herbe sauvage?
Le fenouil qui pousse au bord des falaises de Belle-Ile, dont on cueille des bouquets pour le poisson du soir – ou simplement pour le plaisir de le froisser entre les doigts.

Une plante aquatique?
Le bambou dans le regard du peintre qui l’observe, le pinceau immobile au dessus du rouleau de parchemin, de l’autre côté de la rivière.


Un fruit?
Une pêche, mure et juteuse, sur un étal de fruits du Campo dei Fiori, au coeur de Rome.

Un animal du jardin?
Une coccinelle, éternelle insecticide.

Getty Images

Une saison?
Un mois de Juin à Belle-Ile, un ciel lumineux au dessus de la lande fleurie et des soirées infinies.

Un légume?
Une pomme de terre, adaptable à toutes les sauces.

Un plat?
Des oeufs de la ferme, bien jaunes, et du lard frit dans la poêle, avec une bonne poêlée de cèpes qui grésille à côté.

Un dessert?
Une tarte au citron meringuée.


Un bonbon?
Je ne sais pas pour vous, mais je ne me vois pas en bonbon…

Un chocolat?
Bien noir, pourtant suave, parfumé d’orange.

Une confiture?
Une marmelade d’orange amère, sur un toast au beurre salé.


Une cuisine?
Toutes!

Un couvert?
Des baguettes, le plus pratique pour manger tout en bouquinant.

Une boisson alcoolisée?
Du vin rouge, puissant, fruité.



Une boisson sans alcool?
Mon ginger fizz que j’aime, jus de gingembre, citron vert et sucre de canne.

Propriétaire d’un restaurant?
Ouh là, vous êtes fous?

Annie, tu en fais ce que tu veux.

dimanche 11 mars 2007

En 2 et en 7


Elvira, Véro, vous vouliez savoir ce que j’avais fait de ma vie ces dernières années…alors voilà:

Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement accidentelle.

**** 72
Il avait fait très froid cette année là sur la lande de Vazen, les ajoncs, les genêts semblaient morts à jamais. La neige couvrait le pays, on entendait les loups hurler. J’avais huit ans et j’errais sans fin dans les corridors du vieux chateau. Impossible de se réchauffer, même auprès des immenses cheminées, le froid et l’humidité pénétraient tout.

**** 77
Treize ans. Bientôt il serait temps d’entrer dans la vie d’adulte. Pour l’heure, je passais mes journées à cheval sur la lande et les rives de l’océan, attirée plus que de raison par l’ancienne cité engloutie, celle sont on entend les cloches les soirs de tempête.

**** 82
Le long hiver semblait vouloir enfin céder, le dégel apparaissait par endroit. A dix-huit ans je ne connaissais des autres saisons du monde que les souvenirs des anciennes. J’avais hâte, et en même temps grande crainte. J’arrivais à l’âge de la maturité, celui du choix. Aux premiers bourgeons aurait lieu le rassemblement des anciens à Kerdonis, les cérémonies secrètes qui déterminaient les choix des plus jeunes. C’en serait fini des longues chevauchées vers la cité engloutie. A moins que…

**** 87
Cinq années déjà depuis l’heure du choix, cinq années d’études. Et il en faudrait bien d’autres pour avoir ne serait-ce qu’une intuition des mystères du monde. Ce n’était pas pesant, j’avais soif de savoir, et aucune hâte. De toutes les matières étudiées, je préférais le langage des mers, des fleuves et des ruisseaux. Un jour sans doute je découvrirais pourquoi.

**** 92
Ving-huit ans, depuis bientôt un an j’étais devenue la gardienne de l’ancienne cité sous les eaux. J’avais repris mes chevauchées sur la lande, heureuse de retrouver les embruns après ces longues années passées au coeur de la forêt. Je n’étais plus seule. Mon compagnon, gardien des vents et des brumes, aimait lui aussi l’océan et les étranges lueurs sous-marines.

**** 97
Le printemps éclatait de splendeur sur la lande mauve et jaune. Nos enfants étaient beaux. Ils avaient la peau transparente et les yeux verts des elfes du Nord-Ouest. Peut-être un jour seraient-ils appelés eux aussi?

**** 02
Deux années depuis le tournant du millénaire. La terre avait temblé. On sentait dans l’air, l’humus et l’océan le glissement des mondes. Des lueurs, étrangement rythmées, apparaissaient à intervalles réguliers dans la cité engloutie. Les cloches résonnaient de plus en plus souvent, comme un appel.

**** 07
J’ai quarante-trois ans. La saison d’été est glorieuse mais finissante. Nos enfants ont été appelés. Nous avons organisé à notre tour les rites du choix. Malgré les grands feux, les festins de viandes grillées rôtissant dans les nuits d’été et les chariots de liqueurs et de fruits apportés de toute la région, la joie se mêlait de nostalgie et de crainte. Le monde a changé, ses couleurs palissent peu à peu. Ces derniers temps, l’océan a reculé, découvrant peu à peu la cité engloutie, ses rues désertes depuis des millénaires, ses bâtiment intacts, immuables. On dirait qu’elle attend.

**** 12
J’aurai quarante-huit ans. Nos enfants seront partis depuis longtemps, sans doute vers les terres lumineuses de l’Ouest. La saison d'automne sera bien avancée déjà. Sans doute approcherai-je de la fin de mon apprentissage de la magie des eaux. Je serai prête alors pour le retour des Autres, prête à les accueillir.
Quand je vous disais qu'on peut en faire n'importe quoi de ce questionnaire...
Qui en veut? Cathy, Gato Azul, Eglantine?

mardi 6 mars 2007

Suis-je ce que je mange?

Voilà que Lolie, en plus de me faire envie avec ses pains, ses gâteaux et sa crème façon Danette (si, si, allez voir), se met à m’envoyer des questionnaires. C’est la saison on dirait, j’en ai trois en attente. Alors voilà, on s’y met:

Si vous étiez coincés sur une île pour le reste de votre vie et que vous ne pouviez choisir qu'une seule cuisine (française, italienne...), laquelle adopteriez-vous ? Pourquoi ?
Je refuse de choisir, j’aime trop tout. A chaque fois que j’ai vécu ailleurs, les autres cuisines m’ont manquées. A Taiwan, j’ai appris à faire de la béchamel. A Rome, j’ai fait des rillettes et je me suis acheté un wok chez Castroni. Dans le Vexin, je cuisine italien.
Je crois que j’emporterais une sac de survie bourré d’épices et de graines pour démarrer un jardin d’herbes. Et puis ma famille, sinon pour qui cuisiner?

Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez mangé ?
Des pouce-pieds, ces petits arthropodes étranges accrochés aux rochers, qu’on ramasse à ses risques et périls à Belle-Ile et au Portugal. Certains en raffolent…
Quel est l'aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez mangé et aimé ?
A Taiwan, on pouvait acheter dans la rue des cornets de pattes de poulet grillées. Qu’est-ce que j’aimais ça!

Quels aliments évitez-vous de manger (que ce soit à cause d'allergies, d'un régime alimentaire précis ou juste parce que vous n'aimez pas) ?
J’ai un peu de mal avec tout ce qui est mou et gluant: la cervelle, les tripes, les holothuries, ne me tentent pas vraiment. Et, si j’ai mis des années à apprécier les choux, je ne mange toujours pas de choux de Bruxelles. J’ai le même problème avec la betterave.

Est-ce-que vous cuisinez ?
Visiblement, ce questionnaire vient d’une autre partie de la blogosphère.

Quel est le plat favori que vous préparez lorsque vous souhaitez impressionner ?
Je n’ai jamais cherché à cuisiner pour impressionner, sinon pour m’impressionner moi-même peut-être, mais à faire plaisir. Et pour ça, rien de tel qu’un bon plat de lasagne al forno, une pièce de viande rôtie dans son jus, ou un cassoulet. Ca me donne envie tiens!

Lorsque vous allez au restaurant, quels plats préférez-vous choisir ?
Si c’est un petit resto, je prendrai le plat du jour. Sinon, il n’y a pas de règles, c’est selon les envies du moment.

Avez-vous déjà retourné un plat ou vin au restaurant ? Si oui, pourquoi ?
Surement une ou deux bouteilles bouchonnées, je ne me souviens pas vraiment. Sinon, des travers de porc avariés dans un restaurant chinois de Paris. Ca m’a sérieusement coupé l’appétit.

Combien de livres de cuisine possédez-vous ?
J’ai compté hier soir, environ 47. C’est difficile à dire, ils sont un peu disséminés chez moi. Mais ça reste raisonnable non?

Quel est l'aliment dont vous ne pourriez vous passer ?
Un seul? Le pain, évidemment le pain! Et puis l’huile d’olive, l’ail, le piment et les pâtes…


Je passe à Sandra, si elle en veut bien.

mercredi 24 janvier 2007

Cinq choses...

Homme libre, toujours tu chériras la mer!
Charles Baudelaire

...que vous ne savez pas encore de moi. C'est Mamina qui veut savoir, la curieuse!

- Au printemps, quand je ferme les yeux, j’entends les mouettes et l’océan.

- J’aime faire la grasse matinée. La sieste aussi. Ca ne m’arrive plus très souvent. Mais quand c’est possible, quel bonheur!

- J’adore les boucles d’oreilles, j’en ai toute une collec.

- Je pourrais lire et relire le Seigneur des Anneaux de Tolkien jusqu’à la fin des temps.

- Je ne peux pas rentrer dans une librairie sans acheter un ou deux bouquins. Je ne me sens rassurée qu’avec une pile de livres à lire d’avance.

Elliflo, Patoumi, ça vous tente?

lundi 15 janvier 2007

Top 10 Menu

C'est Lolie qui me propose de faire un Top 10 de mes recettes de l'année écoulée. J'aime bien Lolie, elle sait tout faire, de la pâte feuilletée aux saucisses de Toulouse. Patrick CdM m'a invitée lui aussi à répondre à ce questionnaire, je me demande comment il a fait pour faire un choix parmi tous ses délices de la mer. Je réponds de suite, avant que ce questionnaire ne se perde dans mes archives, comme ils ont tendance à le faire.
Le choix était difficile, je me suis régalée toute cette année, alors n'en choisir que dix...
Je vous les propose ici sous forme de menu à l'italienne.

Apéritif

Ginger Fizz, la force sans l'alcool

Sablés au romarin, parfumés et croquants


Antipasti

Tatin de tomates confites, ventrèche et piment d'Anglet


Toasts au porc et aux crevettes, délice Thai

Jiaozi comme à Taiwan


Pasta

Spaghetti alle vongole, classique des bords de mer


Primo Piatto

Cassolettes de gambas, souvenir d'Ahusquy


Secundo Piatto

Poulet à la bière du Vexin, couleur locale


Contorno

Paillassons de pomme de terre au chèvre


Pane

Dolci

Cranberries upside down cake, doux et acide à la fois

Massepains chocolat-orange, pour accompagner le café

Après ça, vous n'avez plus faim je suppose. Je propose quand même à Véro Cuisine Métisse et aux Scribbachini de Cuochi di Carta de continuer le menu.
PS: j’aimerais passer le flambeau à un autre grand gourmand, notre ami JCP, épicurien du sud du 38ème parallèle, poète, pilote et peintre. Je sais qu’il a lui aussi des merveilles dans ses tiroirs.

mardi 28 novembre 2006

Une semaine à table

Garance m’a demandé, parmi d’autres, de me plier à un petit exercice: noter heure par heure tout ce que je mangeais pendant la semaine. C’était intéressant et j’ai essayé de m’y plier honnêtement, sans rien changer à mes habitudes. Voici donc la liste de mes gourmandises hebdomadaires:

Lundi
07:25 – un toast beurré, jus d’orange, café sucré
09:30 – un yaourt (pas eu le temps de le manger au petit déjeuner)
12:30 – une caille, haricots verts, pomme
19:00 – un ginger fizz (sans alcool)
20:00 – Quiche Lorraine (maison), carottes rapées (maison), chèvre, clémentine
22:30 – 4 carrés de chocolat noir-orange

Mardi
07:20 – toast beurré, yaourt, jus d’orange, café sucré
12:30 – reste de quiche – 2 pommes
16:30 – 1 Oréo (petit gateau américain)
19:00 – 1 ginger fizz
22:00 – snack post cours de Qi Qong
Pain, camembert, noix, pomme
2 verres de Bordeaux
23:00 – 2 carrés de chocolat noir-orange

Mercredi
07:20 - toast beurré, yaourt, jus d’orange, café sucré
11:00 – 1 Oréo
12:15 – Reste de spaghetti au thon, 2 clémentines
18:30 – 1 bonbon (Magnificat)
20:30 – 1 assiette de garbure, pomme

Jeudi
08:00 - toast beurré, yaourt, jus d’orange, café sucré
12:30 – Ginger Fizz
14:00 – 9 jiaozi
18:45 – Ginger Fizz
20:00 – lentilles, saucisse de Morteau, poire
23:30 – 1 verre de Bordeaux, 1 carré de chocolat au lait

Vendredi
07:20 - toast beurré, yaourt, jus d’orange, café sucré
11:30 – 1 café long sucré (machine à café)
12:20 – reste de garbure, 2 clémentines
18:45 – 1 Ginger Fizz
20:30 – 2 parts de pizza (maison)

Samedi
08:20 - toast beurré, yaourt, jus d’orange, café sucré
10:00 – 1 café sucré
13:30 – Ginger Fizz
14:00 – moules au curry, frites, clémentine

21:00 – saumon grillé à l’estragon, pommes de terre, fenouils, tarte au citron
22:30 – 1 verre de vin


Dimanche (là on s’est lachés..)
09:30 - toast beurré, yaourt, jus d’orange, café sucré
10:00 – 1 café sucré
12:00 – 3 coupes de champagne
gateaux apéritifs au parmesan de ma maman super bons.
14:00 – Resto Chinois
Dim Sum, canard au basilic, rôtisserie Cantonaise, riz
3 verres de rosé
20:30 – Ginger Fizz
23:00 – la dernière part qui restait de la tarte au citron


Bon, pas très équilibré au final, ça manque de légumes un peu non? Vous aurez noté mon goût pour les Oréo et le chocolat noir à l’orange en fin de soirée. On verra bien ce que Garance trouvera à en dire…

Au fait, il y a des recettes qui vous intéressent dans tout ça?