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lundi 7 juillet 2008

Fast-food toi-même : le hot dog qui tue


Dans la série fast-food qui prend très longtemps à faire – ou fast-food toi-même, comme l’a si bien résumé Anaïk – après la pizza et le hamburger, j’ai nommé le hot-dog.

On aime ou pas ce symbole dégoulinant de sauce de la culture américaine, mais essayez donc de faire vos hot-dog buns vous-mêmes et vous allez changer d’avis. Ces petit pains, dont j’ai pris la recette dans le magnifique Pétrin de Sandra, sont moelleux, tendres, tout doux, avec une croûte fine. En un mot : parfaits.




Pour la garniture, improvisez. Ici de la laitue du jardin de mon père, des petits oignons du même jardin, frits, des saucisses, des tomates, du relish bio du Québec envoyé par mon amie Zab, ketchup, mayo.

Vous avez dit junk-food ? C’est vous qui voyez…

Hot dog buns
(pour 6 pains)

425g farine T65
2 cc levure sèche instantanée
1 cc sel
1 cs sucre
1 oeuf entier
15g beurre mou
125 ml lait
120 ml eau
1 blanc d'oeuf additionné d'1 cs d'eau, graines de pavot ou sésame pour le glaçage

Dans la cuve de la machine à pain, mettre l’eau, le lait, le sel, le sucre, l’œuf entier battu.
Ajouter ensuite la farine et la levure. Lancer le pétrissage. Quand la pâte forme une boule et commence à se détacher des parois, incorporer le beurre mou. Pétrir ensuite environ une dizaine de minutes, puis laisser la pâte lever dans la machine environ une heure. (Attention, certaines machines à pain chauffent pendant la levée. La mienne chauffe un peu trop pour les pâtes qui contiennent du beurre, elle a tendance à les cuire un peu, donc je l’éteins).

Verser doucement la pâte sur un plan de travail fariné, la diviser en 6 morceaux de même poids (environ 120g), couvrir d’un linge et laisser détendre 5 min. Façonner les morceaux en boudins et les allonger sur environ 10 à 12 cm.

Ici je reprends les explications de Sandra sur la façon de faire un boudin régulier :

Prendre un morceau de pâte, le retourner sur le plan de travail et l'aplatir de la main gentiment en lui donnant vaguement la forme d'un rectangle. Plier la partie supérieure au 1/3 et appuyer du bout des doigts pour souder et recommencer à plier 2 ou 3 fois jusqu'au bout en soudant bien l'extrémité (un peu comme si on roulait la pâte sur elle-même mais en soudant à chaque tour). Allonger le boudin en le roulant avec le bout des doigts pour former une mini-baguette.
Déposer les boudins sur la plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé en laissant suffisamment d'espace autour d'eux car ils gonflent pendant l'apprêt et pendant la cuisson Couvrir avec un torchon humide et laisser reposer environ 45 min à 1h selon la température ambiante.

Préchauffer le four Th6 (180°C).

Badigeonner les pains avec un peu de blanc d'oeuf allongé d'eau (éviter les coulures qui collent le pain sur le papier après cuisson!!) et saupoudrer de graines selon votre goût. Cuire environ 15 min jusqu'à obtenir une coloration blond doré. Refroidir sur une grille.

J’ai réduit et adapté la recette de Sandra à ma machine à pain et à ma paresse ;) Mais si vous voulez les pétrir à la main, allez voir les explications très claires de Sandra, vous ne risquez pas de les rater. Je les ai déjà faits plusieurs fois, ils sont vraiment excellents, et je crois que cette recette va remplacer la précédente pour faire les pains à hamburger.

lundi 18 février 2008

Panem et rock&roll

Petits extraits de weekend. Du pain de mie tout moelleux pour un petit déjeuner tardif. Un bon vieux rock.

What else ?





Pain de mie

  • 500 g de farine T55
  • 20cl de lait tiède
  • 10cl d'eau tiède
  • 50g de beurre mou
  • 2 cuillers à soupe de miel
  • 1,5 cuiller à café de sel
  • 1.5 cuiller à café de levure de boulanger déshydratée

En machine à pain, mettre dans la cuve le lait, l’eau, le miel et le sel. Ajouter la farine, puis la levure. Pétrir jusqu’à ce que la pâte forme une boule puis ajouter peu à peu le beurre mou coupé en petits morceaux. Pétrir encore 10 minutes.
Laisser tripler de volume.

Sur le plan de travail, dégazer doucement la pâte. La déposer dans un grand moule à cake, et laisser lever à nouveau pendant environ 1/2 heure, jusqu’à ce qu’elle atteigne le bord du moule.

Préchauffer le four à 230°C, une coupelle d’eau posée au fond. Enfourner pour environ 25 minutes. Le fond du pain doit sonner creux quand il est cuit.


Ce pain de mie vient de chez Madame Papilles, qui sort ces jours-ci son livre, Pains Gourmands, aux éditions Eurofina. Je ne l’ai pas encore eu en mains, mais j’ai testé au cours des années quelques uns de ses pains, et je sais qu’elle s’y entend. Anne fait partie des blog-boulangères qui m'ont donné envie de faire du pain, elle a pris le temps de répondre à mes questions de débutante, de me donner des conseils, et je lui en serai toujours reconnaissante.


mercredi 13 février 2008

Hamburger buns


Petit rappel: vendredi, c’est Burger Day chez Anaïk. Je ne sais pas ce que vous en pensez vous, mais moi j’aime bien le slow fast-food. Essayez, vous allez faire des heureux autour de vous.

Cette recette de pains hamburgers vient du Pétrin. Je la reproduis ici parce que je l’utilise régulièrement, je veux la garder sous le coude. Je n’y ai rien changé, elle est parfaite. Les pains sont moelleux, ils se conservent bien, se congèlent sans problème. Et évidemment ils sont bien meilleurs que ceux du commerce.


Hamburger buns

Ingrédients

  • 600g de farine T65
  • 180g de lait
  • 150g d’eau
  • 1 œuf
  • 30g de beurre
  • 1,5 cc de levure déshydratée ou 25g de levure fraiche
  • 1 cc de sel
  • 1 cs de sucre
Dans la machine à pain ou dans un saladier, mélanger la moitié de la farine avec la levure, le sucre et le sel. Ajouter le lait, l’eau, l’œuf et le beurre à température ambiante coupé en morceaux. Mélanger 1 à 2 minutes, puis ajouter la farine restante jusqu’à ce que la pâte forme une boule molle et se détache des parois. Continuer a pétrir jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse, souple et élastique. Puis laisser lever pendant 1h30, dans la machine à pain, ou bien dans un saladier huilé, couvert d’un linge humide.

Verser la pâte sur le plan de travail légèrement farine, l’écraser doucement avec la paume de la main, puis la diviser en 12 morceaux de même poids. Former des boules et laisser détendre sous un torchon environ 10 minutes.

Préparer une assiette remplie de graines de sésame (ou autre de votre choix). Mouiller quelques feuilles de papier absorbant, les rouler en boule dans un bol. Prendre chaque boule de pâte, presser la partie supérieure sur le papier humidifié, puis sur les graines, et la déposer sur la plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé (j’ai utilisé 2 plaques). Couvrir et laisser lever 1 heure.

Préchauffer le four à thermostat 7 (200° C) avec une coupelle d’eau pour créer une atmosphère humide. Enfourner les pains et cuire 15 minutes, jusqu’à ce qu’ils prennent une belle couleur blond doré. Laisser refroidir sur une grille.

Vous pouvez les congeler en les emballant dans du papier aluminium. Ils se décongèlent très rapidement passes au four à 150, directement dans leur papier aluminium.

mercredi 6 février 2008

Le passage de l’année




Le jour n’était pas levé quand Lao Wei sortit pour atteler le buffle. La saison était froide encore, mais il fallait préparer le champ pour le printemps.

Il était seul. Fils Aîné était rentré de la ville pour les fêtes, mais qu’il dorme, qu’il profite un peu des seules vacances de l’année.

Lao Wei prit le chemin qui montait à la colline. Les fermes tout au long du chemin s’éveillaient peu à peu, l’odeur douceâtre du lait de soja chaud flottait dans l’air. Il marchait lentement. Les sabots du buffle s’enfonçaient dans la boue. Il n’y a pas de vacances pour les paysans.
Arrivé là-haut, il alluma une cigarette en contemplant le jour qui se levait, la vallée enfouie dans la brume.

Ce soir, ce serait la fête. Les pétards allaient fuser dans tous les sens pour saluer l’année du Rat. Un bon signe, disait-on, pour les enfants qui allaient naitre cette année. Il avait preparé les hong bao remplis de billets pour ses deux petit-fils, il imaginait déjà leur sourire. La maison était nettoyée, les lanternes rouges bien en place, tout était prêt pour le passage de l’année.

Lao Wei songea avec gourmandise aux woks qui fumaient depuis plusieurs jours dans la maison de sa belle-fille, aux odeurs de gingembre, d’ail, d’oignon de printemps et de badiane qui s’échappaient de la cuisine. Il y aurait des raviolis, pour la prospérité, elle les faisait si bien! Un plat de poisson pour l’abondance bien sûr, des tang yuan et des niangao aux haricots rouges. Et il lui avait semblé apercevoir un canard en préparation, peut-être ce canard croustillant avec ses petits pains de lotus à la vapeur…

Lao Wei écrasa sa cigarette et rajusta sa casquette. Il était temps de se remettre au travail. Il avait faim déjà.




Canard parfumé croustillant (Sichuan)
Ingrédients

1 canard d’1.8-2 kgs
30 ml de sauce soja claire
2-3 cs de farine
Huile pour friture
Sel et poivre du Sichuan

Marinade
30 ml de vin de Shaohsing
1 cs de sel
1 cc de poudre 5 parfums
4 tranches de gingembre, pelées
3 oignons de printemps, coupés en deux

Mélanger le vin, le sel et la poudre 5 parfums. Bien masser l’extérieur et l’intérieur du canard avec ce mélange. Mettre le gingembre et les oignons dans la cavité du canard. Laisser mariner au moins 6 heures ou toute la nuit.

Au bout de ce temps, faire cuire le canard à la vapeur, si possible posé dans un plat pouvant contenir le jus, pendant 1 ¾-2 heures. Le jus pourra être récupéré, et dégraissé pour faire un bouillon parfumé.
Faire égoutter le canard sur une grille pendant environ 30 minutes. Oter le gingembre et les oignons. Passer de la sauce de soja au pinceau sur toute la surface. Fariner.
Remplir un wok ou une friteuse d’huile jusqu’à la moitié. Laisser chauffer et plonger le canard dedans pour environ 2 minutes à feu modéré. Le tourner ensuite de l’autre côté et laisser frire pour encore 2 minutes. Renouveler l’opération pendant un total de 8 minutes ou jusqu’à ce que la peau du canard soit brun dorée.
Bien éponger avec du papier absorbant.
Placer sur un plat de service chaud et servir accompagné de petits pains à la vapeur et d’un wok de haricots verts, ou autres légumes.
Normalement, le canard devrait être si tendre qu’on peut le manger directement à la baguette, la viande se détache facilement des os. Mais vous pouvez aussi le découper.

Petits pains lotus à la vapeur (24 pains)
Ces pains façonnés en forme de feuille de lotus sont servis traditionnellement en accompagnement du canard croustillant.

Ingrédients
½ cc de levure déshydratée
1 cc de sucre
175 ml d’eau tiède
275g de farine T55
7g de saindoux
1 cs d’huile d’arachide

Mettre la levure et le sucre dans un bol avec l’eau tiède et réserver dans un endroit tiède jusqu’à ce que la préparation devienne mousseuse en surface.
Tamiser la farine dans un saladier. Mélanger le saindoux à la farine en sablant avec les doigts. Verser le liquide contenant la levure, et pétrir 1-2 minutes jusqu’à ce que la pâte soit souple et non collante (rajouter un voile de farine si besoin). Couvrir le bol d’un linge humide et laisser lever dans un endroit tiède au moins une heure. La pâte doit doubler de volume.
Diviser la pâte en deux, puis rouler chaque morceau en boudin et le diviser en 12 morceaux. Rouler chaque morceau en boule, l’aplatir dans le creux de la main, puis l’étaler au rouleau en un cercle de 5 cm, les bords légèrement plus fins que le centre. Etaler un peu d’huile sur la surface, le plier en deux. Avec un couteau, faire des croisillons à la surface, puis deux indentations d’environ 1 cm du côté arrondi.
Faire cuire à la vapeur environ 12 minutes.

Sel épicé au poivre du Sichuan, pour servir
2 cs de sel
¾ cc de poivre du Sichuan, moulu

Faire chauffer un wok à vide. Ajouter le sel et faire chauffer en remuant pendant environ 4 minutes, jusqu’à ce que le sel prenne une légère coloration. Le mélanger au poivre du Sichuan. Laisser refroidir.
On peut y tremper les morceaux de viande ou de pain à la vapeur.

Source: Yan Kit’s classic Chinese Cookbook




mercredi 21 novembre 2007

Les moules à l'escabèche et le pain qui va bien avec


Imaginez un instant que vous ayiez eu les yeux plus gros que le ventre et qu'il vous reste un bon fond de marmite des excellentes moules au lard fumé de Patrick CdM. C'est une hypothèse. Qu'est-ce que vous en faites?

Nous on a trouvé: "Et pourquoi on ne les préparerait pas à l'escabèche, pour l'apéro?"
Le problème c'est qu'il nous manquait la recette. Mémé, quand elle venait à Belle-Ile, préparait d'excellente sardines à l'escabèche, que je n'ai jamais réussi à refaire. C'était ce goût là que je voulais retrouver dans les moules, et cette fois-ci, je crois que je ne suis pas loin d'avoir trouvé.

Un petit tour sur le net, on mélange allégrement les recettes, on s'aide de la mémoire de son homme:
"Il me semble que Mémé mettait de la farine."
"Sa sauce était plus rouge."
"Il y avait une bonne couche d'huile sur le dessus."

Et la collaboration a fonctionné. On était ravis du résultat. A déguster en tapas avec de fines tranches de pain frais. Hélène, qui était venue me voir en voisine, et qui, contrairement à ses dires, n'est pas une pipelette, m'a aidée à les finir le lendemain.


Moules à l'escabèche
  • 160g de moules décoquillées
  • 1 verre de jus de moules réduit
  • 1/2 cc de farine
  • 1 cc de concentré de tomates
  • 1cc de cumin
  • 1 cc de paprika
  • 1/4 cc piment d'espelette
  • 4 cs d'huile d'olive
  • 1 cs de vinaigre de vin rouge
  • 3 gousses d'ail émincées finement
  • 1 feuille de laurier
  • 1 branche de thym
  • 1 branche de romarin
Si vous n'avez pas de reste de moules, les faire ouvrir rapidement à feu vif avec oignons émincés et vin blanc (environ 800g de moules crues). Les égoutter, les décoquiller, réserver.
Filtrer le jus des moules et le faire réduire aux 2/3.
Dans une casserole, faire chauffer l'huile, ajouter l'ail et faire revenir une minute (il ne faut pas que l'ail roussisse). Ajouter le vinaigre, laurier, thym, romarin, puis le jus des moules. Ajouter la farine et le concentré de tomates. Quand la sauce a un peu épaissi (2 minutes), ajouter le cumin, le piment et le paprika. Mélanger et verser sur les moules. Conserver au frais quelques heures avant de déguster.

Les petits pains plats de Nigel Slater, qu'Auntie Joe n'arrête pas de refaire, allaient très bien avec. J'ai légèrement modifié la recette, ajouté un peu plus de sel, aspergé d'huile d'olive et laissé cuire un peu plus longtemps. La pâte faite en machine à pain était très molle, mais comme le résultat était excellent, je conserve les proportions.

Pains plats de Nigel Slater
  • 500g de farine
  • 1 1/2 cc de sel
  • 1 sachet de levure boulangère
  • 350ml d'eau tiède
  • 2 cs d'huile d'olive
Verser l’eau, le sel et l’huile d’olive dans la cuve de la machine. Ajouter la farine et la levure. Programme pâte (1h10 pour moi). La pâte doit avoir doublé de volume. Elle est très molle.
Avec les mains bien farinées, verser la pâte sur un plan de travail fariné, recouvrir d’un voile de farine et séparer en 6 pâtons. Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier cuisson et les façonner en forme de galettes. Laisser reposer une dizaine de minutes dans un endroit tiède.
Asperger d’huile d’olive, saupoudrer de farine et enfourner 5 minutes dans un four à 240° baisser la température du four à 220°C. Laisser cuire environ 10 minutes de plus, jusqu’à ce qu’ils soient un peu dorés. Laisser refroidir sur une grille.

mercredi 31 octobre 2007

1,2,3...pains, partez!

J’ai une copinaute qui a écrit un livre sur le pain. Si, si, je vous assure. Et il est bien en plus, enfin ce que j’ai pu en voir. Parce que mon voisin, celui qui a un four à pain de pro, est en train de l’étudier sérieusement ce livre, il va nous faire des merveilles avec.

En attendant de m’y replonger, je vous propose pour fêter la sortie du livre de Murielle, un pain que j’ai fait il y a quelques semaines, et qui m’a tellement ravie que j’en sautais de joie toute seule dans ma cuisine. J’ai pris encore une fois la recette chez Sandra, et cette fois-ci je la retranscris parce que je vais le refaire ce pain. Sandra me l’avait dit, c’est celui-là que je cherchais à faire, une mie dense, souple, moelleuse, une croûte brune, craquante mais pas trop épaisse, au léger gout de réglisse. Le pain parfait pour moi.

Je ne l’ai pas façonné en forme de papillons, comme le Burli bâlois de Sandra, mais j’en ai fait un gros pain, plus rustique. Sa croûte chantait quand il est sorti du four, et je suis restée longtemps à l’écouter, à le toucher, à respirer son odeur de bon pain chaud. Il s’est avéré aussi bon qu’il était beau, le meilleur que j’aie fait jusqu’ici (je sais, je dis ça a chaque fois). Et en plus, il s’est conservé près de 5 jours emballé dans son torchon sans problèmes. Vous en connaissez beaucoup, vous, des pains qui se conservent aussi longtemps de nos jours?

En conclusion, allez donc voir les photos et la recette de Sandra pour avoir plus de détails. Sandra, c’est une scientifique de la boulange. Si vous suivez attentivement les explications, vous ne pouvez pas vous tromper. Sandra, à quand un livre sur le pain?

Et vous ne vous tromperez pas non plus avec le livre de Murielle. Elle aussi elle sait y faire, ses explications sont simples, limpides, a la portée de nos cuisines et de nos équipements habituels. Ce qui est agréable avec les livres des blogueuses, c’est qu’on sait déjà que leurs recettes marchent pour nous, pour peu qu’on ai déjà testé celles de leurs blogs. Avec Murielle, j’y vais en toute confiance.


Boule Burli

Ingrédients

Biga

  • 260g farine T65
  • 40g farine intégrale T150
  • 240ml eau
  • 1 cc levure sèche instantanée (8g levure fraîche)

Pâte

  • 550g farine T65
  • 60g farine intégrale T150
  • 1,5 cc levure sèche instantanée (12g levure fraîche)
  • 1 cs sucre
  • 2,5 cc sel
  • 420ml eau


Préparation de la biga

Dans un saladier, mélanger les farines avec la levure sèche instantanée. Creuser une fontaine et ajouter l'eau. Mélanger à partir du centre avec une cuillère en bois ou à la main jusqu'à ce que toute la farine soit amalgamée: on obtient une pâte épaisse et collante un peu comme un plâtre. Couvrir avec du film alimentaire et laisser fermenter 3h (je l’ai laissée toute la nuit).


Préparation de la pâte

Au robot ou en machine à pain, mélanger les farines avec la levure, le sel et le sucre. Ajouter l'eau en filet en commençant à mélanger doucement puis continuer à pétrir plus rapidement jusqu'à formation d'une boule qui se décolle des parois. Ajouter alors la biga préparée ci-dessus et continuer à pétrir jusqu'à ce que la pâte forme une boule collante mais homogène. Laisser reposer 10 minutes. Pétrir à nouveau pendant 10 minutes, jusqu’à ce que la pâte devienne souple et élastique. Remettre la pâte dans le bol huilé, la tourner de manière à ce que toute sa surface soit recouverte puis couvrir le bol avec du film alimentaire et un torchon de cuisine. Laisser lever 30 min. Rabattre la pâte en la décollant des bords et en la repliant vers le fond. Couvrir et laisser lever 30 min. Refaire un rabat et laisser à nouveau lever 30 min.

Au bout de ce temps, verser la pâte sur un plan de travail légèrement fariné et la replier 2 ou 3 fois sur elle-même. Former une boule et la deposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurise. Saupoudrer la pate d’un voile de farine (seigle de préférence).

Couvrir avec un torchon humide et laisser lever jusqu’a ce que le pain double de volume (chez moi environ 1h30).

Préchauffer le four th8 (240°C) en laissant sur la sole un récipient métallique vide.
Jeter dans le récipient une dizaine de glaçons afin de créer une atmosphère humide et refermer la porte du four.
Enfourner le pain 1 min après et vaporiser les parois du four avec un brumisateur. Cuire environ 20 min puis ouvrir le four et inverser le sens de la plaque de cuisson afin que le fond de la plaque se retrouve devant puis continuer la cuisson environ 15-20 min. La croûte doit devenir épaisse et foncée. Refroidir sur une grille.

vendredi 28 septembre 2007

Le four à pain de Stéphane

Stéphane et Coco sont nos voisins. Des voisins de village, on se connait depuis des lustres. Corinne et moi, on est même allées en primaire ensemble, chez Monsieur Vasseur. Ca crée des liens, forcément. Stéphane, il a toujours des projets passionnants, comme refaire à lui tout seul le ravalement de sa maison, paver sa cour à l’ancienne, fabriquer un appentis à bois. Le projet cette fois, c’était un four à bois.

Des mois qu’on en entendait parler de ce four, qu’on le voyait se monter, brique à brique. Stéphane, quand il fabrique quelque chose, c’est du sérieux. Son four, il l’a monté de toutes pièces, précisément, comme un collectionneur ferait d’une maquette. Et ce jour là, c’était le grand jour, l’inauguration.


Impressionnant non? Encore tout neuf, mais on sentait déjà qu’il allait remplir son office.


Il faut dire qu’il y avait là un spécialiste pour aider au lancement. Jean Paul (ici avec Corinne, la maitresse de maison), pizzaiolo de première, et Corse de surcroit. De ces gens qui savent le goût des bonnes choses.


Passons aux choses sérieuses. La première pizza de Stéphane. On s’applique.


Ca y est, elles sont enfournées. On est comme au spectacle. Quatre à cinq minutes de cuisson, pas plus.


Le geste auguste.


Elle est belle non? La plus simple, anchois, olives, origan. La pâte était parfaite, la cuisson aussi. C’était la première d’une longue série, toutes plus belles les unes que les autres, dix-neuf en tout je crois.

Les autres, on ne les a pas photographiées, on les a mangées. Et en musique, s’il vous plait! Merci encore au cousin musicien.

La première fournée de pains, en fin d’après-midi, ceux de la maison, ceux des amis et voisins. Un succès pour une première fois. La croûte a ce goût caramélisé que j’aime. Décidément ce four est une merveille, je sens qu’on va s’éclater. Stéph, c’est promis, la prochaine fois j’amène un pain aussi.


Il était déjà tard quand on a mis l’épaule d’agneau au four. Je l’avais simplement frottée d’ail, massée à l’huile d’olive, poivrée, espelettée, parsemée de thym et de romarin frais. Et puis laissée macérer une heure. Elle a cuit parfaitement, entourée d’oignons, de pommes de terre et de tomates. Reposée 10 minutes à la sortie du four, elle était croustillante et tendre à la fois. Dévorée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
La prochaine fois on se fait un cabri, c’est Jean Paul qui l’a dit.

La soirée s’est terminée en beauté, à la Gauloise, autour de blagues et de chansons à boire. Merci encore, Coco et Stéphane pour votre accueil. Bravo à toi Stéphane pour ce four, tu as vraiment de quoi être fier. Et merci à Jean-Paul pour la journée passée au four, les excellentes pizza, les conseils et le délicieux fromage corse (je veux la recette de la pâte).

Quand est-ce qu’on le refait?

vendredi 7 septembre 2007

Le pain à l'huile d'olive d'une Toulousaine


Ce soir je pense à Delphine, qui m'a fait faire ce pain. Un joli pain, facile à faire, une pâte souple, agréable à travailler. Une croûte fine et une belle mie bien tendre. Le bon goût de l'huile d'olive. Des tartines idéales pour faire des crostinis Toscans.

Delphine, qui nous donne ses recettes depuis plus de deux ans, avec laquelle je partage un certain goût pour les canneberges, la graisse d'oie, Nougaro, les recettes anglaises, le pain et les romans historiques à l'eau de rose.

Je l'entends d'ici crier devant sa télé, "Allez...", "Ouais!", avec son bel accent de Toulouse. Je l'entends d'autant mieux que j'ai les mêmes cris ici, en écho, mais sans l'accent.

Merci Delphine, et bonne Coupe du Monde. Allez les Bleus!

jeudi 23 août 2007

Le pain de campagne de Samania

Dans la blog-boulange, il y a les maîtresses – celles qui pèsent au gramme près, expliquent en détail et photographient les bulles d’air dans le levain – et puis les petits scarabées.
Moi je suis dans la catégorie petit scarabée, mais ceinture orange au moins. Et je n’en suis pas peu fière.

Surtout quand un beau pain de campagne comme celui-ci sort du four, après avoir embaumé la maison de cette odeur si particulièrement chaleureuse du pain en train de cuire.
Il est bon le pain de Samania, pas trop salé, une belle mie élastique, un croûte goûteuse et pourtant fine. Parfait pour de grandes tartines de pâté, des croûtes au fromage ou des Welsh rarebits.

Je ne remercierai jamais assez Anne, Sandra, Scherneel, Fidji, Lolie, Manue et Samania pour tout ce qu’elles m’ont appris. Et je continue. Reste entre autre à apprendre à faire les grignes, celles qui font le pain joli. Il me manque le geste.


Pain de campagne

La veille :
150 g de farine de seigle
20 cl d'eau
1/2 sachet de levure de boulanger

Mélanger bien tous les ingrédients et laisser reposer toute une nuit dans un récipient recouvert d'un torchon.

Le lendemain :

400 g de farine T65 (ou T55)
2 cuillères à café de sel
18 cl d'eau

En machine à pain, ajouter ces ingrédients au mélange de la veille et pétrir jusqu'à obtenir une pâte non collante et souple. Former une boule, verser dans un saladier huilé, couvrir d’un linge propre et laisser lever pendant 1 heure, ou jusqu’à ce que la pâte double de volume (environ 1h30 chez moi).
Chasser l'air de la pâte en appuyant avec la paume de la main et former de nouveau une boule.
Poser sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé et laisser lever pendant 40 minutes (1 heure chez moi).
Ce temps écoulé, préchauffer le four à 275° pendant 20 minutes avec une coupelle remplie d'eau posée sur la sole du four.
A l'aide d'une passoire fine parsemer de farine le pâton. Faire des incisions en forme de quadrillage à l'aide d'un cutter ou d'une lame de rasoir. Enfourner et cuire pendant 20 minutes à 275°, puis baisser à 230° et poursuivre la cuisson pendant 20 minutes.

mercredi 14 février 2007

Pain-surprise du Vexin - KKVKVK no. 17

C’est l’heure du Kikiveutvivienkuisiner n. 17. L’idée de départ de ce jeu était de Manue. C’est Fidji qui a remporté la précédente édition avec une brioche des rois somptueuse. Elle nous propose aujourd’hui de jouer avec la pâte à pain pour créer des pains surprise.

Suite à mon précédent billet, j’ai choisi de façonner mon pain en forme de croix pattée. C’est un peu facile direz vous, mais une fois que j’ai eu cette idée là en tête, elle n’en sortait plus. Ne voyez pas là une quelconque intention religieuse, je n’ai pas de religion. Mais tout comme les clochers des églises, ces croix font partie du paysage de ma campagne, et de la mémoire collective des gens du coin, depuis le 11ème siècle.

Marielle, qui nous disait que ces croix ornaient aussi les chemins de son coin de Jura, autour de Dole, se posait la question de leur origine. Je ne suis pas spécialiste, j’ai relu un article de mon ancien instituteur: “La croix pattée à branches égales, que l’on rencontre avec toutes ses variantes sur les sarcophages francs, est très répandue à l’époque romane et au début de l’époque gothique.” Apparues entre le 11ème et le 13ème siècle, on pense qu’elles servaient essentiellement à marquer les limites des terres de tel ou tel fief ou juridiction. “La sacralisation du monument, affirmée par la forme, rendait encore plus respectables les limites établies”.

J’ai repris la recette de la pâte à navette de Fidji, en machine à pain
500 g de farine T45
7 g de levure sèche de boulanger (ou 20 g de levure fraîche)
300 g de lait
40 g de sucre
9 g de sel

Mélanger tous ces ingrédients et dès que la pâte est bien lisse incorporer 80 g de beurre coupé en dés et mélanger jusqu'à ce qu’il soit bien incorporé.
Laisser lever la pâte dans un récipient couvert jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume (environ 1 heure pour moi ) .
Déposer la pâte sur un plan de travail légèrement fariné. Laisser détendre (reposer) quelques minutes .
Façonner en forme de croix puis laisser lever environ 45 min (suivant la température de votre pièce ).
Badigeonner d’un œuf battu et décorer de graines de pavot (du jardin de mes parent).
Faire cuire dans four préchauffé à 180°C pendant environ 20 minutes.
Dans le même temps, préparer une deuxième pâte. Après levée, déposer le pâton dans un moule à cake et laisser de nouveau doubler de volume. Enfourner à 180 pour environ 30 minutes.

Les deux pains étaient superbes. Je les ai laissés reposer jusqu’au lendemain pour qu’ils se découpent facilement. J’ai garni mon pain croix de quatres séries de sandwichs, taillés dans le deuxième pain:
- rillettes de lapin, délicieuses, faites par maman en suivant cette recette.
- béarnaise, mimolette, jambon blanc, tranches de tomates cerise
- feuilles d’épinard, thon mayonnaise
- St Moret, feuilles d’épinard, jambon blanc, tomates cerise.

J’aime autant vous dire qu’on s’est fait un pique-nique du dimanche soir de luxe! Ce pain est délicieux en sanwichs. Et maintenant je sais quoi apporter pour un buffet à thème régional.
Merci Fidji, c’était encore une fois une très bonne idée.

vendredi 9 février 2007

Pain du Vexin

Croix de l'Ormeteau-Marie - Théméricourt - XIIème siècle

Mon instituteur était un personnage. A l'ancienne, avec une blouse grise et un air sévère. Il s'appelait Roland Vasseur. Nous on l'appelait "M'sieur".
Arrivée de la ville, je savais écrire au stylo 4-couleurs. Il a fallu apprendre à écrire à la plume, à remplir les encriers avec la grande bouteille à bec. S'habituer à cette odeur particulière de l'encre, du buvard, mélangée à celles de la craie et de la colle au parfum d'amande amère.

C'était une toute autre façon d'enseigner. Il nous faisait apprendre par coeur Apollinaire,
Voie lactée ô soeur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons nous d'ahan
Ton cours vers d'autres nébuleuses

ou étudier des extraits du Quart Livre de Rabelais
...un faquin mangeoit son pain à la fumée du roust, et le trouvoist ainsi perfumé grandement savoureux.

Un enseignement élitiste pour une classe unique de village. Mais il ne fallait pas décrocher, on se retrouvait vite au piquet.


Lui, c'était un collectionneur de patrimoine. Les murs de sa maison étaient couverts de ses objets, des crémaillères, des clefs, des serrures, des outils anciens, des crucifix, des plats de faïence, des vistemboires...et des livres. Il avait construit sa maison autour de ses objets.
A force de collectionner tous ces objets du patrimoine rural, il était passé au stade supérieur, Conservateur des antiquités et objets d'art du Val d'Oise. Ca, c'est de la collection!
Loin de s'arrêter là dans sa passion de la conservation, il a été à l'origine, parmi d'autres, de la création du Parc Naturel Régional du Vexin Français.




C'est dans cette région que nous vivons, dans sa maison, vidée de ses objets, mais pas encore tout à fait de ses fantômes. Au coeur d'une poche de campagne accolée aux grandes banlieues grises, d'une région autrefois essentiellement rurale, maintenant habitée par des semi-citadins. Tellement protégée qu'elle est en quelque sorte muséifiée.
Et voilà que cette région, trop proche de Paris pour avoir conservé de véritables traditions populaires, autres qu'architecturales, cherche à s'en créer de nouvelles. Après la bière du Vexin, voilà le pain du Vexin, fait de grain et de farine locale et décoré d'une Croix pattée, ces croix bornales du 11-13ème siècle devenues l'emblème de notre petit coin de terre.
Ségolène, à la suite de plusieurs articles sur le pain, nous a demandé de lui envoyer une photo de nos pains régionaux. Voilà le notre, fruit d'une tradition recréée.
Je me demande ce que mon instituteur aurait pensé de cette invention. M'est avis qu'il en aurait souri.

jeudi 28 décembre 2006

Extraits d'agapes

Vous la connaissez celle qui croit avoir tout sous contrôle cette fois-ci pour le réveillon de Noël et le repas du lendemain? Qui commence les préparatifs super motivée une semaine avant la date fatidique, après avoir collecté une tonne de recettes sur le Net? Qui se prend pour Fred et Mercotte et entreprend des recettes de dessert de pro? Et qui, au final, rate son foie gras parce que décidément le nouveau four ne fonctionne pas comme l'ancien, sert un poulet au vin jaune avec une sauce trop liquide, foire lamentablement le glaçage du dessert et fait manger ses convives à des heures indues, pendant que les enfants font la gueule dans un coin en attendant désespérement le passage du Père Noël?
Ben c'est moi...

Heureusement, sur les deux repas, il n'y avait pas que des ratés. Le poulet au vin jaune et aux morilles façon Patrick Chazallet était très bon quand même (surtout le lendemain).
Les coquilles St Jacques au lard et aux cèpes façon Estèbe étaient délicieuses (désolée, pas de photos, on a tout mangé).

Les petits pains très tendres et craquants de Sandra étaient particulièrement réussis. Sur le plateau de fromage trônait la belle part de Taleggio envoyée par la poste par l'adorable Kat de Cuochi di Carta.

Et toute la tablée repue a quand même fait un sort au Mystère glacé d'Hélène, j'aurais au moins réussi un dessert.

Quant aux massepains, orangettes et truffes au malt whisky (Aberlour), s'il en reste c'est que nous n'avions vraiment plus faim.

C'est promis, l'an prochain je fais simple. Ou alors je fais un stage intensif d'organisation chez Mercotte.
Et pour le Nouvel An, une tartiflette, ça vous dit?

mardi 5 décembre 2006

KKVKV Boulanger des Manneles


Dimanche après-midi, atelier création à 6 mains. Celles de ma fille, presque 6 ans, du petit T., 5 ans et demi, et les miennes (beaucoup plus).
“Les enfants, vous voulez faire de la pâte à modeler?”
“C’est pas de la pâte à sel?”
Ah non, ça suffit la pâte à sel! L’autre jour, il y en avait plein la cuisine, plein l’évier, plein les mains, mélange raté, un truc gluant, malencontreusement coloré en vert.
“Non, c’est de la pâte à brioche. On va faire un bonhomme avec, un Mannele de la St Nicolas.”
“C’est quoi un St Nicolas?”
“C’est comme un Père Noël. Dans l’Est de la France et aussi en allemagne, en Hollande, on fête la St Nicolas avant Noël.”
“Et on a des cadeaux aussi? Et pourquoi ils ont deux fois des cadeaux?”
Et pourquoi?

Bon, trêve de plaisanterie. On lave les mains, on remonte les manches, on farine un peu et on s’y met. La pâte est souple, élastique, bien plus agréable à travailler que la pâte à sel. On forme, on fait des boudins pour la ceinture, les bottes, on met des canneberges séchées pour faire les yeux, les boutons.
“Je peux prendre un raisin sec?” demande le grand qui passe par là.
“Vas-y, goûte, ce sont des canneberges.”
“Canneberges, canneberges” chantonne t’il en en prenant une, puis deux, puis trois.
“C’est bon ça!”
Voilà, ils sont modelés nos bonhommes, plus qu’à les faire reposer un peu avant de les enfourner.
Ils sont sortis du four tout dorés, on les a décoré d’un glaçage au blanc d’oeuf coloré, puis remis au four 2 minutes pour fixer le glaçage. Et voilà, T. peut repartir chez lui avec son Mannele.
Je ne sais pas qui s’est le plus amusé, les petits ou la grande. J’ai idée qu’il m’ont trouvée un peu directive…
Au final, ils n’étaient pas super esthétiques nos Manneles, mais absolument moelleux et délicieux, surtout avec la petite croûte de glaçage au dessus.
Une bien bonne idée, on en refera. Merci Fidji, et bonne St Nicolas!

La recette vient de chez Fidji, j’ai juste remplacé la levure fraiche (que j’ai du mal à trouver dans ma campagne) par de la levure déshydratée. Et puis j’ai triché, j’ai pétri la pâte en machine à pain…

Manneles (pour 2 bonhommes moyens)
  • 250g de farine T45
  • 40g de sucre semoule
  • 5g de sel fin
  • 1 oeuf
  • 1,5 cc de levure de boulanger déshydratée
  • 80g de lait
  • 60g de beurre
  • dorure: oeuf battu
Mélanger la farine, le sucre, le sel, la levure, l'oeuf et le lait. Pétrir la pâte jusqu'à ce qu'elle soit bien lisse puis y ajouter le beurre tempéré. Lorsque la pâte est homogène, la couvrir et laisser doubler de volume.
Détailler en deux pâtons. Former des boudins en forme de carotte , avec la partie la plus large former la tête et à l'aide de ciseau les bras puis les jambes. Badigeonner d'oeuf battu, décorer et laisser lever.Badigeonner à nouveau et enfourner dans un four préchauffé à 180°C. Cuisson environ 10 à 15 min.

mercredi 8 novembre 2006

Un Casareccio pour Sandra


Je marchais longtemps, de Porta Portese aux ruelles du Trastevere, pour aller jusqu’au fornaio acheter un casareccio, un demi, ou un quart, il était vendu au poids. Et je repartais contente, avec le pain encore chaud dans son enveloppe de papier brun, le ciel bleu de Rome au dessus. Des promesses de tartines plein la tête.

Là-bas, la baguette, les croissants nous manquaient. Allez savoir pourquoi, même dans un pays de cocagne, il manque toujours quelque chose aux expatriés. Mais il y avait les panini al latte, les cornetti, les rosette, la pizza bianca et le casareccio. Un gros pain de ménage à la croûte noire caramélisée, à la mie brune, très alvéolée, presque élastique, cuit au four à bois. Le pain idéal pour saucer, délicieux grillé, frotté d’ail et arrosé d’huile d’olive.

Ici, par un juste retour des choses, le casareccio nous manque. Alors, ce pain, je l’ai dans la tête depuis que Sandra en a publié une version de la région des Pouilles, il y a de longs mois. Mais où trouver le temps de commencer la biga la veille, de pétrir et d’attendre 3 à 5 heures que la pâte lève, de repétrir et d’attendre encore 1 heure, 1 heure 30 avant d’enfourner. Tout dépend de la température, le pain est une diva qui sait se faire désirer.

Il m'aura fallu une triste journée d'automne pour me lancer. Quoi de mieux à faire quand le brouillard couvre la campagne toute la journée que de regarder pousser la pâte et d'allumer le four?
Finalement, ce n'est pas le pain de mes souvenirs. Il manque la croûte noire, il me faudrait un four à bois peut-être. Mais qu'est-ce qu'il était beau, et bon! Quelle fierté de le sortir du four celui-là!

Sandra, merci. Ce pain est pour toi, et pour ta petite qui vient de naitre.

Pour la recette, allez visiter Le Pétrin, je n'ai rien modifié.

lundi 16 octobre 2006

Le pain des blogs


Aujourd’hui c’est World Bread Day, la journée mondiale du pain. Zorra nous invite à célébrer cet événement à notre manière, en vous montrant de jolis pains virtuels. Je ne pouvais pas laisser passer ça. Ce sont les blogs qui m’ont donné le goût du pain maison. La première fois c’était un pain aux noix absolument délicieux, réalisé avec l’aide et les conseils personnalisés d’Anne Papilles. Puis j’ai suivi les conseils de Sandra, auteure de l’indispensable Pétrin, mais aussi de Fidji, Scherneel et Manue, qui boulangent comme de vrais mitrons.

Ah le plaisir de pétrir la pâte chaude, l’émerveillement devant les pâtons qui lèvent comme par magie. L’odeur qui se dégage dans la maison pendant la cuisson. Et la profonde satisfaction de trancher son propre pain, de se faire de belles tartines de fromage ou de rillettes, de les frotter d’ail pour les bruschette.

Mais il faut avoir le temps de regarder la pâte lever, et le temps est une denrée plus rare que la farine. Alors je n’en fais pas souvent, mais c’est à chaque fois le même plaisir.



Et puis, une petite dernière pour la route:


dimanche 5 février 2006

Kikiveukivienkuisiner #5 ou la Légende des Bretzels


"Il était une fois, il y a fort, fort longtemps, une princesse des Vosges nommée Bretzelynn. Elle était très belle et ses cheveux couleur d'or et de miel qui descendaient jusqu'à ses pieds enchantaient toute la cour du roi son père. Fiancée à un beau prince des environs, elle préparait ses noces, quand sa marâtre, rendue jalouse par tant de grâce, la fit enfermer tout en haut du dongeon d'un chateau retiré, au coeur d'une forêt enchantée. La pauvre princesse, désespérée, coupa une à une ses longues boucles d'or, les enroula sur elles-mêmes, et les jeta au vent par delà la forêt enchantée, dans l'espoir que son prince les trouve et vint la délivrer. Mais las, il ne parvint jamais à franchir la forêt, et la princesse mourut de chagrin. Les habitants de cette région, en mémoire de cette triste histoire, fabriquent depuis toujours des petits pains en forme de boucle et les nomment bretzels."


Bon, on a bien le droit d'inventer des histoires, non?

La recette est . Merci à Manue d'avoir lancé le jeu. Merci à Sandra aka Avital de l'avoir proposée, la recette était très facile à suivre, ces petits pains étaient délicieux. Nous les avons mangés en sandwich, fourrés de jambon, fromage et cornichons. Merci aussi a Zoubida pour ses vidéos, qui m'ont beaucoup servi. C'était un plaisir à faire, et à manger!