Quartet avec Hervé Czack, Marie Cournet, Joel Morange et Théo Besson. Un grand merci aux musiciens pour cette réjouissante soirée.
Bataclons : du néo-verbe batacler : faire la fête, aller au concert, sortir en terrasse en dépit de tout, lutter contre la terreur par la musique et la fête.
Dédions-la à Saturne, même s’il est un peu tard pour célébrer les saturnales, cette couronne des rois en forme de soleil qui célébrait autrefois l’égalité des maitres et des esclaves. Seulement pour le temps des fêtes, certes, mais c’était déjà une proposition intéressante.
Il n’est jamais trop tard pour fêter le renouveau de la lumière, Sol Invictus, le soleil invaincu. Chaque année je célèbre avec plus d’impatience ces quelques minutes de soleil en plus quotidiennes, le chant des oiseaux à la première lueur du jour, la première aube de l’année sur la plaine. Chacun sa mythologie personnelle.
Cette première brioche de l’année, pourtant tirée du même livre que la brioche tressée pleine de beurre – brioches de Nicolas Bernardé, Ed. Marabout – s’est avérée un peu plus capricieuse. J’ai suivi scrupuleusement les proportions, pourtant la pâte n’a jamais voulu se former, et j’ai du rajouter, précautionneusement et petit à petit, de la farine pour arriver à une vraie consistance. Cela tient peut-être à la qualité de ma farine, ou bien à une faute de frappe sur le livre, allez savoir ? Je vous donne donc la recette telle quelle, mais n’hésitez pas à ajouter un peu farine lors du pétrissage. Cette recette donne une très grosse couronne parfumée, d’une consistance proche de celle de la fouace. Je l’ai trouvée personnellement un peu sèche mais mes goûteurs préférés l’ont appréciée.
Couronne des rois
Levain
38g de farine T45
12g de levure de boulanger
58g d’eau
Pâte
8g de sel fin
1 cs de miel
77g de sucre semoule
2 cl d’eau de rose (pas mise)
2 cl d’eau de fleur d’oranger
Le zeste d’un citron (non traité)
Le zeste d’une orange (non traitée)
4 œufs
323g de farine T45
80g de beurre
Décoration
1 œuf et 1 jaune pour la dorure
Confiture d’abricot
Fruits confits (ici oranges confites, dattes et abricots secs)
Anis étoilé
Le levain
Dans un saladier, mélanger la levure et l’eau avec la farine pour faire le levain. Laisser reposer 30 minutes.
La pâte
Dans le bol du robot, mettre la farine, faire un puits et y déposer les œufs, les zestes, l’eau de fleur d’oranger, le miel, le sucre et le sel. Ajouter le levain et pétrir au crochet pendant 10 minutes jusqu’à une consistance élastique et lisse. Incorporer le beurre et pétrir 7 minutes jusqu’à ce que la pâte se détache de la cuve et ne colle plus aux mains (c’est à partir de là que j’ai incorporé, progressivement, environ 6 petites poignées de farine). Arrêter le pétrissage et laisser reposer pendant 30 minutes.
La première levée
Faire une belle boule de pâte, la disposer dans un saladier légèrement fariné. Couvrir au contact de film alimentaire pour que la pâte ne croûte pas. Placer le saladier au réfrigérateur pour 3 heures minimum (je l’ai laissé toute la nuit).
Le façonnage
La couronne peut peser, au choix, 300g, 500g, ou 600g. Façonner les boules de pâte de la taille et du poids voulu (j’en ai fait une seule). Faire un trou au centre avec l’index puis élargir à la taille désirée en faisant tourner la pâte entre les deux index farinés. Si la pâte se rétracte, attendre 5 minutes puis recommencer l’opération.
La seconde levée
Disposer la couronne obtenue sur la plaque du four chemisée de papier sulfurisé. Couvrir d’un torchon propre pour que la pâte ne croûte pas et laisser reposer 1h30 à 2h00. Surveiller la pousse : la pâte doit doubler de volume.
La dorure et la cuisson
Fouetter l’œuf et le jaune d’œuf dans un bol puis filtrer dans une passoire à thé. Appliquer l’œuf sur la couronne au pinceau. Cuire dans un four préchauffé à 180ºC pendant 15 minutes puis terminer la cuisson à 160 ºC 10 minutes. Débarrasser sur une grille pour arrêter la cuisson. Napper de confiture d’abricot et décorer de fruits confits, d’anis étoilé et de quartiers d’oranges confites.
Si vous avez un album à offrir à un amateur de rock en cette fin d’année, n’hésitez pas, c’est celui-là qu’il vous faut. Notamment pour les fantastiques vidéos de tournées. A la fois émouvant et puissant.