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mardi 8 juin 2010

Niu Rou Mian

Les pates vivantes


Ce jour là, Paris a des airs de plein été.

Elles sont trois, attablées dans cette gargote chinoise du 9ème, presque vide encore à cette heure.
Elles ne se connaissent pas vraiment, ou si peu. Les relations épistolaires ne peuvent donner de l’autre qu’une idée imparfaite, il leur manque de la chair, forcément, un sourire, une voix, l’éclat des yeux. Entre chacune d’elles, dix ans d’écart, un monde de vies différentes. Alors elles se racontent, par petites touches indirectes, en observant la salle qui se remplit peu à peu. Beaucoup de chinois. Des gens du quartier aussi.

Derrière la vitre étrangement emballée de plastique transparent, le grand cuistot étire de longs fils de nouilles, dans les vapeurs de bouillon odorant.


Pates vivantes


Devant les bols de nouilles au bœuf pimenté (niu rou mian / 牛肉麵), la conversation se ponctue de silences, de grands slurps et de rires. La plus âgée retrouve des gestes anciens pour attraper les longues pâtes glissantes et chewy de ses baguettes maladroites. Sa cadette, née les baguettes à la main, les enroule élégamment dans sa cuillère. La plus jeune a l’air perplexe.

En plus ça pique.


Niu rou mian


Mais c’est bon, chaleureux, le bouillon délicatement parfumé de badiane et de gingembre, le feu du piment rouge, les longues nouilles élastiques, le bœuf parfaitement cuit et la petite touche croquante de l’oignon nouveau et de la coriandre fraiche. Harmonieux.

L’heure a passé trop vite, pas le temps de se découvrir. Juste un bol de bouillon et quelques bribes de vie partagées. Des rires aussi. Une pause buissonnière dans des vies trop rapides.

Ce jour là, elles ont aussi parlé de Tampopo.

lundi 15 mars 2010

dimanche 14 mars 2010

A voté


Régionales

Et vous?
Dans notre pays, c'est un droit.
Ne laissez pas les toxiques de tout poil s'exprimer à votre place.

jeudi 14 janvier 2010

Haïti




C’est un pays dont les habitants crèvent de faim, depuis longtemps, sous les yeux du monde.

Un pays qui n’avait pas besoin d’ajouter un tremblement de terre à la longue liste de ses misères.

Alors…

Fondation de France
Croix Rouge
Médecins sans Frontières
Secours Catholique
Secours Populaire
Action contre la faim

dimanche 20 décembre 2009

jeudi 19 novembre 2009

L'ultimatum climatique

Monsieur le Président,

Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto...

Voir le texte intégral





Objectif: 1 million de signataires.

Copenhague-2009.com

mercredi 11 novembre 2009

Aux armes, etc...


Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud

vendredi 9 octobre 2009

A chaud


Ecœurement. Honte. Voyeurisme nauséeux. Un cocktail d’impressions nauséabondes ressenties hier soir en regardant Frédéric Mitterrand contraint de se justifier en public sur ses orientations sexuelles.

Je n’ai pas lu son livre, visiblement ceux qui en parlaient hier soir non plus. Mais ce n’est pas le sujet. On peut sans doute faire confiance a Marine Le Pen pour nous en faire une fiche de lecture impartiale.

La pédophilie est infiniment condamnable. L’homophobie, la haine et le lynchage médiatique aussi. Jusqu’à quel point nous faudra t’il subir ce genre de chose ? La France est un triste pays parfois.

mardi 29 septembre 2009

Un petit moment de détente ?


Giscard à la barre !
par franceinter

Oui, je sais, je suis en retard d’une semaine. Mais il me fait vraiment rire Guillon. Giscard aussi d’ailleurs.

On attend l’interview d’Anne-Aymone…

mercredi 17 décembre 2008

Nous y sommes



Par Fred Vargas
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés).
S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Fred Vargas
Archéologue et écrivain

mercredi 10 décembre 2008

Petites douceurs pimentées



Non, en fait j’exagère, pas pimentées, juste fruitées de pulpe de piment d’Espelette. Très chocolatées, peu sucrées, bien moelleuses. De quoi satisfaire les pires chocoholics, les accros, ceux qui ne peuvent pas aller se coucher sans déguster un carré de chocolat noir à l’orange, ou qui sont obligés de sortir du bureau pour aller en acheter, même sous la pluie, parce que le manque est trop intense. Si, si, j’en connais.

Au passage, un grand merci a mon amie Véro pour cette purée de piment maison – dont je voulais faire autre chose, mais ça viendra. Onctueuse, fruitée, non salée surtout, elle était parfaite avec le chocolat.

Puisque vous êtes là, que je vous tiens en haleine – enfin, peut-être – avec le récit de mes gourmandises, je vais en profiter pour vous glisser en douceur quelques unes de mes réflexions du moment.

Je crois, avant tout, au partage, et à l’amitié. Mon podium de blogs préférés, je me le fais moi-même. Il y a là ceux dont j’aime les recettes – parce que je les lis, je les refais, je connais le goût de leur cuisine, et je m’en régale. J’aime les photos gourmandes, mais il me faut aussi de beaux textes pour les soutenir, de l’humour, de la générosité. En bref, de l’humanité.

Je ne crois en aucun classement, j’ai toujours détesté la compétition. Il se trouve que je suis citée dans celui de Elle/Wikio. Je n’ai pas demandé à y figurer. Evidemment, ça m’a fait plaisir, on a tous nos vanités. Et ça a attiré quelques lecteurs supplémentaires, qui resteront, peut-être, si la cuisine leur plait.

Mais je sais que ce classement n’a aucune valeur, qu’il est basé sur des critères totalement fantaisistes, le nombre et la valeur des liens de blogs à blogs, et non pas le nombre de lecteurs. Il y a en moyenne 500 lecteurs uniques sur ce blog par jour. J’en suis très fière, c’est pour eux que j’écris. Mais bien évidemment, si ce classement de blog utilisait le critère du nombre de lecteurs, je ne serais pas dans les 10 premiers.

Ces classements sont avant tout un instrument pour les annonceurs. Ils leur permettent de sélectionner des porteurs d’affiche de pub potentiels. Je ne suis pas cliente.

Je n’ai pas l’habitude d’étaler le linge sale de la blogomiam sur mon blog. Ce qui me pousse à réagir, ce sont les attaques publiques dont font l’objet certaines parce qu’elles ont l’impudence d’être en haut du classement. S’il y a quelque chose que je déteste, c’est bien la stigmatisation, la dénonciation, la vindicte publique. C’est d’une grande violence. Autant qu’une cour d’école maternelle, mais en plus grand, à la taille de la toile. Quand on a autant de lecteurs, il me semble qu’on devrait les respecter un peu plus que ça.

Voilà, je n’en parlerai plus. Il me semble que vous étiez venus pour une recette au fait :

Truffes au chocolat amer à la pulpe de piment d’Espelette

200g de chocolat noir bien corsé
150 ml de crème fraiche
3 cs de purée e piment d’Espelette non salée
50g de sucre glace

Faire fondre le chocolat noir au bain-marie. Laisser refroidir. Battre la crème fraiche jusqu’à obtention d’une crème épaisse. Y verser le chocolat, bien mélanger puis ajouter la purée de piment et le sucre glace tamisé. Laisser refroidir au frigo pendant au moins 1 heure.
Façonner des truffes, les rouler dans le caco en poudre et conserver au réfrigérateur.

vendredi 14 novembre 2008

Ceci n’est pas un blog politique



La politique et la bouffe font rarement bon ménage. On a tous en mémoire des dîners un peu trop chauds, des assiettes délaissées dans le tumulte des voix. Je n’aime pas ça.

Pourtant je ne vous invite pas aujourd’hui à une conversation polie autour d’une tasse de Wu Long et d’un English apple cake, ou à partager la Morteau-lentilles d’hier soir.

Il y a quand même des sujets qui me grattent encore plus que d’autres, qui méritent un éclairage. Dans le vacarme des nouvelles catastrophiques qui tombent dru ces temps-ci, on n’entends pas la voix de l’école publique.

Elle aurait bien besoin d’un porte-voix l’école, mais nos politiques sont trop occupés à leurs luttes intestines pour s’en préoccuper à temps. Et pourtant, là comme chez Renault, on prévoit des coupes sombres. Suppressions de postes, fermetures de classes, classes surchargées à double niveau, enseignants démotivés, attendent nos enfants. On voit déjà le résultat au niveau local. Or une classe qui ferme ne rouvre pas, un village qui, comme le mien, perd son école, perd en même temps une partie de son âme. C’est l’école qui fait le lien social, c’est l’école qui intègre. C’est encore l’éducation nationale qui permet de repêcher certains ados, ceux qui s’empêtrent dans l’écriture, ceux qui dorment sur la table en cours parce qu’ils doivent bosser au McDo le soir.

Evidemment, nos gouvernants escomptent bien que ces réformes passeront inaperçues, que la population n’ira pas défendre ces fainéants d’enseignants qui ont trop de vacances. Mais souvenez vous que les fainéants en question vous ont appris à lire, entre autres, avant de l’apprendre à vos enfants. Que vous ne les trouviez pas à l’époque si paresseux que ça. Qu’on n’a pas tous voté pour le gouvernement en place et que peut-être il serait temps de défendre notre école, avant qu’il ne soit trop tard.

Alors, allez lire le billet de Pascale, sur la suppression des Réseaux d’Aide Spécialisés aux Enfants en Difficulté, ou les réflexions de Véro dans les commentaires de ce billet. Ce sont des professionnelles, elles en parlent mieux que moi. Il est temps de les écouter.

Ca sert aussi à ça, pourquoi pas, un blog.

jeudi 3 avril 2008

L’élégance du hérisson

Je n’ai pas résisté, ce titre était trop étrange. Je ne l’ai pas lu encore, il m’est arrivé hier par la poste. Un colis de chez Lena, avec une belle carte pour servir de marque-page, et un petit bout de son jardin aussi. C’est joli à ouvrir un colis de plantes. C’était une première.

Pas le premier colis, non, il m’en est arrivé des surprises depuis que j’ai ouvert cette cuisine virtuelle. De ces paquets cadeaux inattendus que tu ouvres en rentrant du boulot, tout remplis des pensées de ces amis dont tu ne connais ni le visage, ni la voix. Ou de ces gourmandises apportées en main propre par ceux que tu apprends à connaitre.

La liste est un poème pour gourmand : des graines de tomates anciennes et du sucre parfumé à la violette de chez Lilo, un poulet boucané et du chocolat brut de la Guyane de Brigitte, des disques, des livres de chez Mijo et Gabriella, les cartes postales de Malou, les paniers gourmands du sud-ouest de Delphine, entre autres de délicieux raisins marinés au Sauterne et enrobés de chocolat, les crottins de Chavignol de Mamina, des sardines et du thon à l’huile de chez Elvira (private joke), encore un livre, des chocolats de Leeloo pour mon anniversaire, les bonbons de Toulouse d’Anne-Cé et les caramels de Bretagne de Maya, des douceurs de l’Ile de Ré de Samania, du sumac d’Anne Papilles et du pain d’épices d’Anne de Strasbourg, une délicieuse pâte d’olive de Pascale, des tartinades de Provence d’Hélène de Cannes, des cuillères en bois et du savon de Guyane de Colette, des fromages et des herbes d’Italie de Kat, le cédrat et le confit de cédrat, de Vanessa.

Sans parler des nombreux cadeaux de Marion (livre, petits gâteaux, macarons, bergamotes, entre autres), de Mingoumango qui m’apporte des macarons au bureau, ou des yuzu, d’une magnifique bouteille de rosé et d’une saucisse aux algues de Patrick, du moule à pandoro et du sucre glace vanillé de Peggy, des plantes aromatiques de Dorian et Marie, des chocolats et liqueurs maison et de la purée de piment d’espelette de Véro, des livres dédicacés d’Esterelle, du saumon fumé maison et du haggis d’Hélène, de toutes les trouvailles gourmandes de Cathy et de Réquia, du relish du Québec de Zab. Et j’en oublie, certainement.

Je n’en parle pas ici à chaque fois, c’est très personnel après tout. Mais en réfléchissant hier à cette longue liste de gourmands généreux, qui, comme Lena hier, m’ont donné un petit bout d’eux-mêmes, j’ai eu envie de leur dire merci ici. Oh bien sûr, ce n’est pas tous les jours Noël dans la blogomiam, mais moi j’y crois, encore. Sinon, pourquoi continuer ?

lundi 1 octobre 2007

La chaîne de recettes roses


Nous somme le 1er octobre, journée officielle dédiée au cancer du sein.


Sophie et Requia ont eu l’idée il y a quelques mois de cette chaîne de recettes sur les blogs pour soutenir la lutte contre le cancer du sein. Ces recettes sont devenues un e-book, téléchargeable gratuitement. A chaque téléchargement, la société Roche reversera 1 euros à l'association "Le Cancer du sein, parlons-en" à hauteur de 15 000 euros.


Pour télécharger, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-contre. Même si c’est une petite goutte d’eau dans l’océan, c’est une goutte d’eau de plus.

vendredi 28 septembre 2007

Le four à pain de Stéphane

Stéphane et Coco sont nos voisins. Des voisins de village, on se connait depuis des lustres. Corinne et moi, on est même allées en primaire ensemble, chez Monsieur Vasseur. Ca crée des liens, forcément. Stéphane, il a toujours des projets passionnants, comme refaire à lui tout seul le ravalement de sa maison, paver sa cour à l’ancienne, fabriquer un appentis à bois. Le projet cette fois, c’était un four à bois.

Des mois qu’on en entendait parler de ce four, qu’on le voyait se monter, brique à brique. Stéphane, quand il fabrique quelque chose, c’est du sérieux. Son four, il l’a monté de toutes pièces, précisément, comme un collectionneur ferait d’une maquette. Et ce jour là, c’était le grand jour, l’inauguration.


Impressionnant non? Encore tout neuf, mais on sentait déjà qu’il allait remplir son office.


Il faut dire qu’il y avait là un spécialiste pour aider au lancement. Jean Paul (ici avec Corinne, la maitresse de maison), pizzaiolo de première, et Corse de surcroit. De ces gens qui savent le goût des bonnes choses.


Passons aux choses sérieuses. La première pizza de Stéphane. On s’applique.


Ca y est, elles sont enfournées. On est comme au spectacle. Quatre à cinq minutes de cuisson, pas plus.


Le geste auguste.


Elle est belle non? La plus simple, anchois, olives, origan. La pâte était parfaite, la cuisson aussi. C’était la première d’une longue série, toutes plus belles les unes que les autres, dix-neuf en tout je crois.

Les autres, on ne les a pas photographiées, on les a mangées. Et en musique, s’il vous plait! Merci encore au cousin musicien.

La première fournée de pains, en fin d’après-midi, ceux de la maison, ceux des amis et voisins. Un succès pour une première fois. La croûte a ce goût caramélisé que j’aime. Décidément ce four est une merveille, je sens qu’on va s’éclater. Stéph, c’est promis, la prochaine fois j’amène un pain aussi.


Il était déjà tard quand on a mis l’épaule d’agneau au four. Je l’avais simplement frottée d’ail, massée à l’huile d’olive, poivrée, espelettée, parsemée de thym et de romarin frais. Et puis laissée macérer une heure. Elle a cuit parfaitement, entourée d’oignons, de pommes de terre et de tomates. Reposée 10 minutes à la sortie du four, elle était croustillante et tendre à la fois. Dévorée en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.
La prochaine fois on se fait un cabri, c’est Jean Paul qui l’a dit.

La soirée s’est terminée en beauté, à la Gauloise, autour de blagues et de chansons à boire. Merci encore, Coco et Stéphane pour votre accueil. Bravo à toi Stéphane pour ce four, tu as vraiment de quoi être fier. Et merci à Jean-Paul pour la journée passée au four, les excellentes pizza, les conseils et le délicieux fromage corse (je veux la recette de la pâte).

Quand est-ce qu’on le refait?

dimanche 26 août 2007

Une famille du Sud-Ouest

Les gens du Sud-Ouest sont généreux. Mais non je ne suis pas chauvine, je parle d'expérience.
J'ai une famille là-bas, des cousins à la mode du Pays Basque, une famille chez qui tu arrives pour le déjeuner, et dont tu repars tard le soir après le dîner, après avoir refait le monde autour de la table. Et en plus tu n'hésites même pas à abuser, à accepter l'invitation de rester à dîner, tellement tu y es bien. Tu sais qu'il y aura des bonnes choses sur la table et dans les verres, des gens sympas autour, alors tu ne bouges pas, tu profites.

On s'est régalés des petites tartes à la tomate, chorizo, moutarde et parmesan, le tout sur un fond de pâte sablée sucrée. Très agréable et surprenant.

On a découvert les joies de la plancha, entre les moules au naturel, et les petites noisettes de filet mignon juste enroulées dans des tranches de ventrèche, un vrai régal simple.

Et puis un dessert tout frais, qui allait si bien avec le soleil et les 35°C de cette belle après-midi, une soupe de poires, fraises en morceaux, éclats de nougat et menthe. C'est bon, essayez!

Après, et bien, je ne vous raconte pas le dîner, vous n'avez certainement plus faim. Mais il y avait du pâté, entre autres.

Cousins du sud-ouest, merci de votre accueil. S'il n'y avait pas 900 kms à faire pour aller déjeuner chez vous, nous nous inviterions certainement assez souvent le dimanche.

samedi 4 août 2007

Pause Tuileries


Les Tuileries. Mon jardin à Paris. Juste la place à traverser. Des années que je les parcours dans tous les sens. Je les préfère à l'automne, ou bien en hiver, quand tous les touristes sont rentrés chez eux. Je les ai vues sous la neige, un hiver. C'est si rare la neige à Paris, complètement irréel. J'y déjeune souvent l'été, sous les arbres, avec des amies de passage. Vous ne pouvez pas savoir combien je me sens privilégiée de travailler à côté d'un endroit aussi beau, les premiers jardins ouverts "à la promenade des honnêtes gens" à Paris, par le roi Louis XIV.

Mais j'y ai rarement fait un déjeuner aussi délicieux et festif que ce vendredi d'août ensoleillé, où quatre "honnêtes" blogueuses ont investi un banc sous les frondaisons pour partager des douceurs. La table, dressée sur un banc de pierre, fut dûment photographiée, sous l'oeil intrigué des passants.

Sur la table nous avions un vin de pissenlit, fabriqué par Marielle, qui était avec nous en pensée, et apporté par Marion, ainsi que de délicieux biscuits apéritifs au chorizo. Et puis les mini-clafoutis aux courgettes de Guillemette, qui réconcilieraient n'importe qui avec les légumes.



De petites tartes tatin d'oignon, ventrèche Basque et sirop d'érable, accompagnées d'une salade du jardin de mon père.


Un pâté Basque au piment, superbe sur des tartines du bon pain de la maison Kayser apporté par Mingoumango.



Un cheesecake sur lit chocolat cacahouettes, fabriqué par Marion sur les instructions de Loukoum, délicieux même pour les réticents au cheesecake, arrosé d'une sauce au caramel beurre salé (enfin beurre normal je veux dire). Les petits biscuits à la farine de lupin de Guillemette, qui sont une véritable découverte gourmande, un goût entre les amandes, les noisettes et les noix, indéfinissable, probablement un goût de lupin...

Et puis les mirabelles de jardin de Mingoumango, et du thé pour digérer. Bref, un festin!

Et des rires, plein. J'ai rarement passé un moment aussi agréable aux Tuileries. Merci les filles. C'est quand vous voulez.

Tatins d'oignon, ventrèche et sirop d'érable (pour 4 moules)Sur une idée de départ de Gato Azul


  • 1 pâte feuilletée pré-étalée
  • 5 oignons jaunes (moyens)
  • 1 oignon rouge
  • 1 cs d'huile d'olive
  • 4 tranches fines de ventrèche Basque au piment d'espelette
  • 1 cc de thym frais
  • sel, poivre, piment d'espelette
  • 1 cs de sirop d'érable

Emincer finement les oignons. Les faire revenir doucement à l'huile d'olive avec le thym pendant 10-15 minutes jusqu'à ce qu'il soient dorés. Découenner et tailler en lardons les tranches de ventrèche. Les ajouter aux oignons et laisser dorer un peu. Ajouter la cuillerée de sirop d’érable 2 minutes avant la fin de la cuisson, et laisser caraméliser un peu. Saler (peu, la ventrèche est déjà salée). Poivrer, espeletter, réserver.
Préchauffer le four à 200°C.
Découper à l'aide d'un moule à tartelettes 4 cercles de pâte feuilletée.
Chemiser 4 moules de papier aluminium. Remplir les moules de la compotée d'oignons. La recouvrir des cercles de pâtes bien bordés. Faire quelques trous dans la pâte à la fourchette.
Enfourner pour environ 20 minutes, jusqu'à ce que la pâte soit dorée.
Les moules étant chemisés de papier aluminium, elles devraient se démouler sans problème.
Déguster tiède avec une salade verte (mais froid c'était très bon aussi).

mercredi 1 août 2007

Départ


Encore un peu déphasée, la tête dans les nuages, à mi-chemin entre les odeurs de foin coupé du Pays Basque et les embruns Bellilois.

Les rues de Paris, pourtant en train de se vider progressivement de tous leurs habitants en ce début d'août, sont un réel choc après cette débauche de verdure.
Il faut abandonner la nonchalance des vacances, réapprendre à marcher au rythme de Paris.

Le sac de voyage est resté dans un coin, ouvert, abandonné. Je tourne autour, je ne me résoud pas à ranger les vacances.

Pas de recette aujourd'hui, laissez moi le temps d'accoster. Et puis j'ai mon Harry Potter à finir.

En attendant, si ça vous dit, vous pouvez lire une petite interview de ma pomme sur Cocooking. Pas vraiment le genre d'exercice que je préfère, mais Lucile Escourrou a su le demander si gentiment...