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lundi 4 février 2008

L’huile pimentée, faites la vous-même!



Je n’ai rien inventé évidemment. Mais c’est tellement meilleur que toutes ces huiles pimentées frelatées qu’on trouve en magasin, à base d’huile d’arachide et d’arômes industriels (si, si, lisez les etiquettes).

Et puis, c’est si facile à faire et joli à regarder. On peut varier les plaisirs, jouer avec les aromates, mettre plus ou moins de piments. Chez nous bien sûr, avec toutes nos pizze du vendredi, on en fait une grosse consommation, même notre grand en demande maintenant (on leur fera aimer les piments, je vous le garantis).

C’est simple, il faut une bonne huile d’olive, des aromates frais, quelques piments séchés. Les aromates doivent être nettoyés et séchés, pour éviter l’humidité et la fermentation. Vous faites chauffer légèrement, 1 ou 2 minutes à feu doux, un peu d’huile d’olive avec les aromates dans une casserole, vous laissez infuser jusqu’à refroidissement, et vous mettez en bouteille. A conserver au frais et à consommer rapidement quand même, il n’y a pas de conservateurs dans cette huile là.

Allez-y, inventez la votre…

Huile pimentée

  • 25 cl d’huile d’olive
  • 1 branche de romarin frais
  • 2 gousses d’ail pelées
  • 1 branche de thym frais
  • 1 quinzaine de petits piments oiseaux secs

Laver et bien sécher le romarin et le thym. 
Dans une casserole, faire chauffer l’huile d’olive avec les piments, a feu moyen, jusqu’à ce qu’elle frémisse un peu. Eteindre le feu. Ajouter le thym, le romarin et les gousses d’ail. Laisser complètement refroidir.
Mettre le tout en bouteille et conserver au frais à l’abri de la lumière.

jeudi 24 janvier 2008

Pizza aux artichauts


Et que fait-on avec ces jolis artichauts confits? Une pizza bien sûr, on est vendredi non?

J’ai compris quelque chose récemment, en regardant ce merveilleux programme de France 3 sur Rome il y a quelques semaines, c’est que la pâte, il faut la traiter avec douceur. Longtemps je n’ai su l’étaler qu’au rouleau, mais ça fait déjà un petit moment que je le faisais à la main. Et là j’ai réalisé qu’il faut lui laisser le temps à cette pâte. La sortir délicatement de la machine, en faire une boule et la laisser se détendre quelques minutes. Et puis lui donner sa forme progressivement, à la main, doucement, sans la déchirer. Trouver le geste qui va bien. Elle est tiède, elle se travaille bien, un vrai plaisir.

Je me demande si je ne vais pas aller jeter un coup d’oeil aux prix des billets d’avion moi…

Bonne fin de semaine à tous

Pizza aux artichauts
Pâte

13 cl d'eau
1 cc de sel
2 cs d'huile d'olive
225 g de farine T55
1 sachet de levure de boulanger
Machine à pain programme pâte - 1h10.

On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza assez fine. Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 230°C/cuisson combinée)

Garniture

2 cs de sauce tomate fraiche
1 boule de Mozzarella (125g)
4 artichauts à l’huile
Fines tranches de jambon blanc
Olives noires
Oeufs (à la demande)
Origan

Etaler sur la pâte une mince couche de sauce tomate, puis la mozzarella coupée finement. Saupoudrer d’origan. Ajouter les tranches de jambon, les artichauts coupés en 4, quelques olives et un filet d’huile d’olive.
Casser chaque oeuf séparément dans un bol en ne gardant que le jaune et une petite partie du blanc.
Enfourner pour environ 10/15 minutes. 2 minutes avant la fin de la cuisson, verser délicatement les oeufs sur la pizza (attention surveiller la cuisson).

mercredi 23 janvier 2008

Carciofi alla Giudia



Je crois que c’est l’Italie qui m’a donne le goût des légumes. Anaïk dirait que c’est la Méditerranée. Nous autres gens du nord ne savons pas les préparer, nous les consommons trop souvent bouillis, trop cuits. Les cuisines du sud, plus rustiques, savent bien mieux exprimer leur saveur. Les Italiens font un festival d’un simple plat de haricots.

J’adorais faire mes courses sur les marchés de Rome, discuter avec les marchands qui m’apprenaient des tomates celles qui étaient meilleures pour la salade et celles qui convenaient dans une sauce. Ils ne vendaient que des produits de saison, frais, croquants. Comme ces petits artichauts poivrades, si frais qu’ils peuvent être manges crus.

Longtemps, je n’en ai pas trouvé sur les marchés parisiens, ou bien très rarement. J’en prenais a chaque fois, pour accommoder les pâtes.

J’en trouve régulièrement maintenant, et je me suis souvenue d’une recette que m’avait donnée la Signora Anna, celle des artichauts à la Juive, confits dans l’huile d’olive et que l’on sert en antipasti, si tendres et savoureux. J’ai retrouvé cette recette dans un autre très beau livre, Les cuisines d’Italie, d’Antonio Carluccio. Lui les appelle Carciofi alla Romana, peu importe leur nom, c’est une belle recette simple.

Carciofi alla Giudia
  • 8 artichauts poivrade
  • 1 oeuf battu
  • 2 cs de chapelure fraiche
  • 1 gousse d’ail très finement hachée
  • 1 cs de menthe hachée
  • 2 cs d’huile d’olive plus un peu plus pour la casserole
  • Sel, poivre
Couper le haut des artichauts sur 2 cm, arracher les grosses feuilles du tour et couper le fond en gardant 4 cm de queue. Avec un couteau aiguisé, retirer le haut des feuilles, en ne laissant que les parties tendres de l’artichaut et le cœur. Faire une ouverture dans le centre de l’artichaut et retirer le foin s’il y en a déjà; si l’artichaut est jeune, cela ne sera pas nécessaire.
Peler les queues réservées et les hacher finement. Mélanger avec l’œuf battu, la chapelure, l’ail, la menthe, sel, poivre et l’huile d’olive. Verser la farce au centre des artichauts.
Poser les artichauts, dans une petite casserole, tête en bas, en les serrant bien les uns contre les autres. Les couvrir à moitié d’eau et à moitié d’huile d’olive. Porter à frémissements et laisser cuire 15 à 20 minutes, ou jusqu’à ce qu’ils soient très tendres. Vérifier la cuisson avec la pointe d’une brochette. Ces artichauts se mangent chauds ou froids.

vendredi 18 janvier 2008

Il Talismano della Felicita

Caro Daniele,

Cela fait des années que nous ne t’avons pas vu, ni écrit. Je devrais t’écrire en italien, mais il se limite ces jours-ci à la lecture des livres de cuisine.

Nous regardions il n’y a pas si longtemps avec Lulu et Fréderique des photos prises chez la Signora Anna, alors je me souviens de ton visage, du visage que tu avais alors.

Je me souviens aussi de cette fête sur une terrasse au dessus du Viale Trastevere, quelques jours avant notre départ de Rome. Les images de ce temps là resteront à jamais fixées dans ma mémoire. Elles remontent régulierement à la surface, accompagnées d’une émotion profonde mêlée de regrets. Nous aurions pu rester peut-être. Nous sommes partis, la gorge nouée, après avoir contemplé une dernière fois depuis le Gianicolo le panorama de La Ville, nimbée d’une brume de début d’été.



Tu nous avais offert ce jour là un livre, Il Talismano della Felicita, le talisman du Bonheur, quel beau titre. La bible de la cuisine italienne, recommandée par ta mère. Et tu l’avais dedicacé ainsi:

Tu savais que j’aimais les livres de cuisine. Tu ne pouvais pas deviner que je m’en servirais toujours, combien, 17 ans plus tard? Ou peut-être le savais tu finalement? D’une certaine facon, tu nous avais donné la quintessence de l’Italie, à nous les sauvages gaulois, que tu tentais depuis de longs mois de civiliser un peu.
Ce livre, je l’ai ré-ouvert ces jours-ci pour y chercher la recette du Pandoro di Verona. Elle y était, évidemment. Je me suis attardée sur la dédicace, sur le souvenir de cette belle journée de juin 91, et j’ai souri en essayant de refaire ce pandoro dans mon pays “sauvage”.

Ciao Daniele, merci pour tout. Forse, a presto.
Gracianne




Ca y est Peggy, je le tiens mon pandoro. Encore une fois merci de m’avoir rapporté le moule. Ce n’est pas une recette facile, il y faut beaucoup de patience. Un peu de technique aussi. Sérieusement, si vous n’avez jamais fait de pain, joué avec le levain, tâté du feuilletage, ne vous lancez pas tête baissée dans cette recette. Il faut faire les choses progressivement.

Le résultat est une brioche feuilletée extrêmement légère, la texture à mi-chemin entre la brioche et le croissant. Le seul défaut que j’ai trouvé à cette recette est la quantité de sucre, la prochaine fois je mettrai 2 bonnes cuillerées de sucre en plus.
Pandoro di Verona
(pour 1 moule d’1 litre)

275g de farine T55
10g de levure fraiche (ou 5g de levure deshydratée)
1 cs d’eau tiède
80g de sucre en poudre
2 oeufs
3 jaunes d’oeuf
180g de beurre à température ambiante
1cc d’extrait de vanilla
1 pincée de sel
Sucre glace

Mettre dans une tasse la levure émiettée, 1 cs de farine, et diluer avec 1 cs d’eau tiède. Laisser reposer dans un endroit tiède ½ heure, jusqu’à ce que le mélange double de volume.
Dans un saladier mettre 65g de farine, 1 cs de sucre, un oeuf plus un jaune d’oeuf et 10g de beurre fondu. Ajouter le levain précédent et mélanger le tout pendant 5 minutes. Couvrir avec un linge et laisser reposer de nouveau pendant une heure, jusqu’à ce que le mélange ait doublé de volume.
Dans la machine à pain, ou dans un saladier, verser 130g de farine , 2 cs de sucre, 20g de beurre fondu, un oeuf, 2 jaunes d’oeuf, l’extrait de vanille et une pincée de sel. Ajouter le levain et pétrir pendant environ 10 minutes jusqu’à ce que la pâte soit bien lisse. Ajouter alors progressivement 50g de farine pour raffermir la pâte et continuer a pétrir jusqu’à ce que la pâte ne colle plus aux parois de la machine ou qu’elle se détache facilement des mains. Faire une boule, la mettre dans un grand saladier legerement fariné.
Couvrir le saladier et laisser lever la pâte dans un endroit tiède, pendant 3 heures.


Au bout de ce temps, verser la pâte sur le plan de travail légèrement fariné, la dégonfler du bout des doigts, et la replier plusieurs fois sur elle-même en l’aplatissant avec la main. Puis l’abaisser au rouleau en forme de carré, et disposer au centre 150g de beurre en petits morceaux. Replier chaque coin vers le centre et bien refermer la pâte sur le beurre. Abaisser légèrement la pâte, puis la plier en trois comme pour la pâte feuilletée. L’abaisser de nouveau légèrement au rouleau, la replier en trois et la laisser reposer 20 minutes.
Répéter l’opération, puis laisser reposer de nouveau 20 minutes.
Ensuite, fariner légèrement le plan de travail et faire rouler la pâte sur elle-même, délicatement. Former ainsi une boule et la déposer au fond du moule, précédemment beurré et saupoudré de sucre glace. Couvrir d’un linge et laisser reposer dans un endroit tiède jusqu’à ce que la pâte monte au bord du moule (environ 2 heures).
Préchauffer le four à 200°C. enfourner sur la position la plus basse. Au bout d’1/4 d’heure, baisser à 190°C afin que le pandoro puisse cuire au centre sans trop colorer.
Après 30 minutes le pandoro devrait être cuit, une brochette insérée dans son centre doit ressortir sèche. Le démouler sur une grille â l’envers et le laisser refroidir. Puis le saupoudrer de sucre glace.



Notes:
- si vous ne possédez pas de moule à pandoro, utilisez un moule à charlotte à bords hauts ou à kougelhopf, en prenant soin de doubler les parois d’un papier sulfurisé pour rehausser le moule. C’est une pâte qui lève très haut.
- le moule à pandoro en forme d’étoile doit être beurré soigneusement, au pinceau, dans tous ses recoins, puis saupoudré uniformément de sucre glace.
- j’utilise de la levure déshydratée. J’ai fait des essais avec la levure de boulanger, mais dans ma cuisine, très fraiche ce jour là, le levain n’a pas voulu gonfler.
- les temps de levée sont indicatifs. Encore une fois, chez moi il fait frais. J’ai posé le moule couvert sur une chaise devant le radiateur.
- il faut impérativement enfourner sur la position la plus basse du four. La levée est spectaculaire, et le pandoro risque autrement de s’accrocher au plafond du four.


samedi 12 janvier 2008

Bologne la Rouge



Qu’est-ce que nous faisions là, en plein hiver? Sans doute une âme bien intentionnée nous avait-elle prêté un appartement. Sinon pourquoi quitter la douceur hivernale de Rome pour les brumes de Bologne? Tu te souviens Bruno? La ville nous avait parue si froide. Nous nous étions réfugiés au cinéma pour aller voir Baila coi Lupi (Kevin Costner en italien, étonnant…). Et puis, désargentés que nous étions, nous n’avions pas résistés pourtant à l’appel d’un restaurant sous les arcades. Rappelle-toi, les premiers tortellini aux truffes, la force obsédante, presque écœurante de ce plat, la montagne de côtelettes d’agneaux al forno, les scaloppine alla Bolognese tout aussi abondantes. La frugalité de Rome était bien loin, nous redécouvrions l’hiver, la crème, les parfums du nord, la charmante hospitalité des Bolonais.

Quelques années plus tard, un été, après une traversée éprouvante de la plaine du Pô, nous étions arrivés presque liquéfiés à Bologne. Les petits nounours gélifiés avaient fondu dans leur sachet dans la voiture. Nous aussi. Les contours de la ville se perdaient dans une brume de chaleur. Je me souviens avec délice de la fraicheur du sol de marbre de l’appartement sous nos pieds, des persiennes fermées pour échapper à la chaleur des tuiles rouges, des draps blancs à l’odeur de lavande, de l’heure de la sieste. De cette soirée à la terrasse d’un petit restaurant, dans la fraicheur relative du soir, et du carpaccio a la rughetta. Et puis des épiceries du centre, des jambons et salamis pendus au plafond, des énormes roues de parmesan, de la profusion de tortellini, des bouteilles de vinaigre balsamique millésimé, des sacs de porcini (cèpes) séchés.. Tu nous avait fait goûter Lulu, notre premier Barolo – je sais, c’est un vin du Piémont, mais nous l’avons découvert en Emilie-Romagne. Décidément une région délicieuse, comme votre hospitalité d’alors.



Alors voilà, c’était Bologne, Bologne la Rouge, telle qu’elle m’est remontée en mémoire quand Dorian nous a commandé des spaghetti a la Bolognaise pour son 1st Bolognaise Day. A Bologne, on appelle ça des spaghetti al ragù, comme dans le reste de l’Italie. Le secret tient dans les aromates, odori en italien, qui doivent revenir tout doucement, longtemps, longtemps, avant d’y ajouter la viande et les tomates. Une bonne sauce al ragù doit cuire très longtemps, 2 ou 3 heures, afin que tous les parfums se fondent en une sauce onctueuse. C’est simple et subtil, comme l’Italie. Si vous avez quelques cèpes séchés, ou confits dans l’huile, comme moi, ce jour là, votre sauce n’en sera que meilleure. Et si, comme nous, vous vous souvenez du parfum des truffes de Bologne, un peu d’huile de truffe les sublimera. Essayez.




Spaghetti al Ragu aux parfums de cèpes et de truffes(pour 5 personnes)
  • 500g de bœuf haché
  • 1 oignon
  • 1 petite carotte
  • 10 cm de branche de céleri
  • 1 belle gousse d’ail
  • 1 feuille de laurier
  • 100g de poitrine fumée émincée finement
  • 1 verre de vin rouge
  • 1 poignée de cèpes secs, ou de cèpes à l’huile
  • 800g de tomates pelées, concassées (en boite l’hiver)
  • 1 cc de concentré de tomate
  • Sel, poivre, 1 pincée de piment
  • Thym, romarin
  • Huile d’olive
Mettre à tremper les cèpes séchés dans un peu d’eau tiède.
Peler la carotte, l’oignon et l’ail. Les hacher finement, ainsi que le céleri. Les mettre à revenir dans un fond d’huile d’olive, très doucement, avec la feuille de laurier. Au bout de 10 minutes, ajouter la poitrine fumée, et cuire encore environ 10 minutes en ajoutant l’ail haché en fin de cuisson. Monter le feu et ajouter le vin rouge. Laisser évaporer 1 minute, puis ajouter les tomates, le concentré de tomates, le thym, le romarin, sel, poivre et piment.
Pendant ce temps mettre à revenir la viande hachée dans un peu d’huile et de beurre. Saler, poivre. Une fois la viande cuite, l’égoutter et l’ajouter à la sauce tomate. Ajouter les cèpes égouttés . Bien mélanger, et laisser cuire à feu très doux environ deux heures, jusqu’à ce que la sauce soit bien dense. Rajouter au besoin un peu d’eau en cours de cuisson.
Faire cuire les pâtes al dente (là c’est vraiment au goût de chacun, l’essentiel étant qu’elles ne soient pas trop cuites – en général, je réduis de 2 minutes le temps de cuisson indiqué sur le paquet). Egoutter, mélanger à la sauce et servir avec plein de parmesan râpé.


mardi 25 décembre 2007

Pandoro di Natale

Il était une fois une blogueuse qui rêvait de de faire pour Noël un pandoro, un pain d'or, cette douceur briochée-vanillée en forme d'étoile qu'on offre à Noël en Italie. Mais dans son pays, pas de moule à pandoro. La blogueuse se désespérait. Or, il y avait dans la blogomiam une bonne fée, vive et charmante, du nom de Peggy, qui se rendait en Italie régulièrement. Celle-ci lui rapporta de Rome un beau moule en forme d'étoile, à temps pour fabriquer un pandoro pour Noël.

Merci à toi Peggy, tu m'as fait un très grand plaisir ce jour là. La recette d'Alba Pezone donne un résultat satisfaisant, mais rien à voir avec la légèreté du pandoro que nous aimons. Elle est à déconseiller à ceux qui comme moi ont une cuisine froide de campagne, cette pâte légère est vraiment trop sensible aux courants d'air. La prochaine fois j'essaie la recette traditionnelle, pâte fermentée, feuilletée, puis levée. Je te tiendrai en courant.

En attendant, celui-ci n'était pas mal, idéal pour un petit déjeuner de Noël, avec une bonne gelée de groseilles maison.

Je vous laisse, il faut que je digère la journée. Bonne soirée de Noël à tous!

vendredi 17 août 2007

Pizza aux fleurs de courgette


Il y avait à Rome, en saison, des bouquets de fleurs jaune vif sur les étals des marchés, comme des soleils posés au milieu des légumes. Des fleurs de courgette, c’est là que je les aies vues pour la première fois.
J’avais appris à les utiliser dans les pâtes, elles parfumaient subtilement une sauce à la crème. Comme souvent avec les fleurs, elles ont un goût délicat, facilement émoussé par la cuisson ou l’ajout d’autres ingrédients.

Ici, loin des marchés ensoleillés du sud, on en trouve peu. Il y en a bien dans les jardins, mais rarement en quantité suffisante pour les cuisiner.
Ma voisine m’en a donné un bouquet, fraichement cueilli dans son potager. Un rayon de soleil d’Italie dans ma cuisine.

Il fallait les utiliser de suite, j’ai repensé à la pizza de Peggy, et à celle photographiée par Mamina en Toscane.
J’ai remplacé les anchois de Peggy par des lamelles d’un jambon Cerrano rapporté d’Espagne. C’est un vrai bonheur cette pizza, douce, subtile comme un soir d’été sur la Piazza del Campo dei Fiori.



Pizza aux fleurs de courgettes

Pâte

13 cl d'eau
1 cc de sel
2 cs d'huile d'olive
225 g de farine T55
1 sachet de levure de boulanger

Machine à pain programme pâte - 1h10.On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza assez fine. Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée).

Garniture

2 boules de Mozarella (125g)
3 tranches fines de jambon cru (type Parme ou Cerrano)
thym frais
1 bouquet de fleurs de courgettes
poivre, piment d’espelette

Laver les fleurs de courgette et les sécher délicatement. Oter le pistil.

Couper la mozarella en petits dés. En garnir la pâte. Parsemer de thym frais. Saupoudrer d’un soupçon de poivre et de piment d’espelette. Couper les tranches de jambon en lanières et les disposer sur la pizza.
Enfourner pour environ 10 minutes, ou jusqu’à ce que la pizza soit presque cuite.La sortir du four et disposer les fleurs de courgettes en soleil sur le dessus. La ré-enfourner pour quelques minutes supplémentaires.

Cette façon de procéder permet de conserver le goût des fleurs de courgettes, qui ne resisterait pas si elles passaient trop longtemps au four.

vendredi 29 juin 2007

7 vérités et 1 pizza au gorgonzola

J’ai été taguée par Senga, Eglantine, Lily et Ringochurros…pour vous révéler 7 choses que vous ne savez pas encore de moi. Encore un questionnaire? Mais qu’est-ce que je vais bien trouver à dire que vous ne savez pas encore. C’est bien pour vous faire plaisir.

Puisque tel est le principe, je vous donne le règlement (copié-collé) :

Chaque personne devra dévoiler 7 choses la concernant.
Celles qui ont été taguées devront écrire aussi ces 7 choses sur leur blog ainsi que le règlement.
Elles devront ensuite taguer 7 autres personnes et les énumérer dans leur article.
Pour finir il faudra laisser un message sur le blog des 7 personnes choisies et les inviter à venir voir sur votre blog

1) Je n’aime pas les betteraves, j’ai beau essayer, je n’y arrive pas.

2) Quand j’étais petite, j’aurais voulu être grande, blonde, avec des cheveux frisés: c’est râté.

3) En parlant de coiffeur, ça doit bien faire 15 ans que je n’y ai pas mis les pieds. C’est comme pour les betteraves, je fais un blocage.

4) Si je pouvais, je marcherais en sandales toute l’année. J’adore les premiers jours de la belle saison, quand on peut enfin marcher nu pieds. Je me sens libre.

5) Pour la fête des mères, j’ai reçu des poèmes, des dessins, une boite bleue en forme de coeur qui déteint et une plante dans un pot de yaourt (en terre) décoré. Et plein de bisous.

6) J’adore la voix de Léonard Cohen.

7) J’ai lu ce matin, au rythme du train, une traduction de Tabacaria de Pessoa, que m’a envoyé Elvira. C’est beau

Je ne suis rien.
Je ne serai jamais rien.
Je ne peux vouloir être rien.
A part ça, je porte en moi tous les rêves du monde.

A mon tour, je tague Hilda, Alex, Bea et Fabian, Bolli, Christiane et Glucose.
Pour passer à des choses plus prosaïques, et puisque c’est vendredi, aujourd’hui c’est pizza au gorgonzola. Je sais c’est basique, facile à faire, mais c’est ma préférée quand même, alors je l’ajoute à ma collection.



Pâte

  • 13 cl d'eau
  • 1 cc de sel
  • 2 cs d'huile d'olive
  • 225 g de farine T55
  • 1 sachet de levure de boulanger

Machine à pain programme pâte - 1h10.

On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza assez fine. Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée)

Garniture

  • 2 cs de sauce tomate fraiche (optionnel)
  • 1 boule de Mozarella (125g)
  • 150g de Gorgonzola

Couper la Mozarella en petits dés. Etaler une fine couche de sauce tomate sur le fond de la pizza (c’est en option, on peut très bien ne pas en mettre). Ajouter la Mozarella puis émietter le morceau de Gorgonzola.Enfourner pour environ 15 minutes.

PS: attention, ça a tendance à couler dans le four le fromage, prevoir un papier sulfurisé assez large.

vendredi 15 juin 2007

Mauvaise humeur et pizza aux aubergines



Fatiguée ce matin. Trop de boulot. Pas envie d’écrire. Decidément pas envie de faire de la qualité, mais plutôt d’adhérer à la Ligue des blogs de cuisine tout pourris.

Vivement ce soir, le weekend et la pizza.

Pizza aux aubergines
Pâte
  • 13 cl d'eau
  • 1 cc de sel
  • 2 cs d'huile d'olive
  • 225 g de farine T55
  • 1 sachet de levure de boulanger
Machine à pain programme pâte - 1h10. On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza assez fine (à peu près la taille de la plaque de cuisoon). Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée)
Garniture
  • 2 cs de sauce tomate fraiche
  • 1 boule de Mozzarella (125g)
  • 2 petites aubergines allongées
  • 2 tranches de jambon blanc tranché fin
  • sel, poivre, origan, piment d’espelette
Couper les aubergines en tranches fines (1/2 cm) dans le sens de la longueur. Les faire dorer à l’huile d’olive dans une poêle à fond épais. Saler, poivrer, pimenter. Réserver.
Egoutter et sécher la mozzarella. La couper en tout petits morceaux.
Etaler la sauce tomate en fine couche sur la pâte. Ajouter la mozzarella, puis les tranches d’aubergine. Disposer de petits morceaux de jambon entre les tranches d’aubergine. Saupoudrer d’origan et enfourner pour 10 à 15 minutes (selon les fours).

Pour ceux qui ne mangent pas de jambon, elle est délicieuse aussi sans, suffisamment parfumée par les aubergines.
PS: Avant de refermer ce billet et de passer à autre chose, je voulais préciser que ma mauvaise humeur n’est en aucun cas dirigée contre Anne ou Pascale. Je lis leurs blogs depuis le début, elles m’ont appris beaucoup de choses. Je les connais toutes les deux, ce sont des amies et j’admire toujours autant leur travail. Elles ont les sponsors qu’elles veulent, ça ne me gêne pas outre mesure, j’ai appris à ne plus voir les pubs.
Ce qui me fait bondir par contre, c’est l’essai de récupération de nos blogs par une marque de vaisselle en verre incassable. C’est peut-être un mouvement inéluctable, mais je ne vois pas en quoi une marque peut s’arroger le droit de juger de la qualité de nos blogs, nous imposer une charte, tout en se faisant de la publicité gratuitement à nos dépends. Je suis désolée, mais je refuse de me laisser formater. J’aimerais avoir l’humour d’Estèbe ou de Grand Chef pour exprimer les choses, ça passe toujours mieux avec le sourire.

vendredi 1 juin 2007

La pizza de l'amitié


Il y a dans cette blogomiam, des moments de bonheur infiniment précieux.

Elvira m’envoie, en gage d’amitié, une pissaladière odorante faite avec des anchois de Belle-Ile.
A mon tour, j’offre à Mijo cette pizza au thon d’Elvira, qui a parfumé ma cuisine d’une bonne odeur de Sud. Du thon portugais, des olives, des tomates, de l’origan, un mélange odorant magnifique.

Ces deux filles, que je n’ai jamais rencontrées, elles sont ici, avec moi, dans ma cuisine et au delà. Pour partager un plat, un ingrédient, un livre, une musique ou un poème; des moments de vie.

Pâte

  • 13 cl d'eau
  • 1 cc de sel
  • 2 cs d'huile d'olive
  • 225 g de farine T55
  • 1 sachet de levure de boulanger


Machine à pain programme pâte - 1h10.
On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza étalée finement. Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée)

Garniture

  • 2 cs sauce tomate fraiche
  • 2 petites boîtes de filets de thon à l'huile d'olive
  • 2 gros champignons de Paris émincés
  • 1 boule de mozzarella (125g)
  • 12 olives noires

Égoutter soigneusement le thon et l'émietter grossièrement à la fourchette. Réserver l’huile.Badigeonner la pâte avec la sauce tomate, étaler la mozzarella coupée en petits dés et saupoudrer avec un peu d'origan émietté. Couvrir avec le thon émietté et les champignons crus. Décorer avec les olives. Ajouter un filet de l’huile réservée. Enfourner à 220ºC pendant environ 10-12 minutes. Retirer la pizza du four et servir aussitôt, avec de l’huile pimentée.

vendredi 25 mai 2007

Pizza Connection



Cette pizza aux pommes de terre, j’adorais l’acheter à la coupe sur le Viale Trastevere à Rome. On en emportait de grosses parts carrées bien emballées dans du papier blanc, à déguster à la maison, avec un verre de vin blanc tout frais des Castelli Romani.

Ca me manque…

Si l’histoire de la pizza vous intéresse, je vous invite à écouter une interview sur France Inter de Sylvie Sanchez, chercheuse au CNRS qui a publié récemment une thèse intitulée: Pizza connexion, Une séduction transculturelle. Comme quoi, certains ne se contentent pas de les manger.





Pâte
13 cl d'eau
1 cc de sel
2 cs d'huile d'olive
225 g de farine T55
1 sachet de levure de boulanger

Machine à pain programme pâte - 1h10.

On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza assez fine. Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée)

Garniture
2 cs de sauce tomate fraiche
1 boule de Mozzarella (125g)
3 pommes de terre moyennes
1 saucisse de Toulouse
romarin frais

Faire précuire les pommes de terre à l’eau dans leur peau environ 10 minutes. Laisser refroidir.
Eplucher les pommes de terre, les couper en tranches très fines.
Etaler sur la pâte une mince couche de sauce tomate (on peut très bien s’en passer), puis la mozzarella coupée finement. Disposer les tranches de pommes de terre bien serrées. Oter la peau de la saucisse et l’émietter sur la pizza. Ajouter des brins de romarin frais et un filet d’huile d’olive.
Enfourner pour environ 10 minutes.

vendredi 11 mai 2007

La 4 fromages du vendredi

La pizza 4 fromages: une des plus simples et une de mes préférées. Celle que je commande toujours au restaurant, en alternance avec la pizza au Gorgonzola.
Si simple et si classique qu’il est presque gênant d’en donner la recette. Mais elle fait incontestablement partie de ma collection de pizze.

Pâte
13 cl d'eau
1 cc de sel
2 cs d'huile d'olive
225 g de farine T55
1 sachet de levure de boulanger

Machine à pain programme pâte - 1h10.
On peut la faire à la main, en pétrissant longuement (environ 15 minutes), puis en laissant reposer sous un torchon, au tiède, pendant 1 heure. Une fois la pâte levée l'étaler sur un carré de papier sulfurisé fariné. On doit avoir une grande pizza assez fine. Préchauffer le four thermostat 8 (pour moi 220°C/cuisson combinée)
Garniture
2 cs de sauce tomate fraiche
1 boule de Mozarella (125g)
60g de Comté
50g de Cheddar
50g de St Agur (ou bleu ou roquefort)

Couper la Mozarella en petits dés. Emincer finement le Comté et le Cheddar (le couteau économe est très pratique pour ça).
Etaler une fine couche de sauce tomate sur le fond de la pizza (c’est en option, on peut très bien ne pas en mettre). Ajouter les fromages mélangés puis émietter le morceau de Bleu.
Enfourner pour environ 15 minutes.
Pour info, j’utilise une pierre à pizza que je préchauffe en même temps que le four. Ca permet de cuire les pizze plus rapidement. Bien sûr on n’obtient jamais le même résultat que dans un four à bois, mais c’est quand même tout à fait acceptable.

samedi 31 mars 2007

Lettre à Sibylle

Source : Wikipedia

Tu te souviens, Sibylle, de cette fin d’été en Toscane ? Un an que nous en rêvions de ces vacances, toute une terminale. Nous voulions aller en Grèce, j’avais collé une carte de Grèce sur mon manuel de philo, et je rêvais les yeux perdus dans la mer Egée. L’épistémologie ne m’a laissé que peu de souvenirs.
Et puis, nos plans grecs étaient tombés à l’eau, alors ce fut la Toscane. J’apprenais l’italien pendant les cours d’anglais, la méthode Assimil dissimulée sous le bureau.

Nos premières vacances d’adulte, sac au dos et guide du routard à la main. Liberté totale. Le voyage en Italie, version classique. Une overdose de culture. Deux jours entiers aux Uffizi de Florence, Da Vinci, Botticelli, les croupes splendides des chevaux d’Ucello. Les graffitis de Leonardo sur les livres de la bibliothèque San Lorenzo. Les portes du Duomo, San Miniato al Monte, les glycines de Fiesole. Et puis David, LE David, au bout de sa gallerie d’esclaves s’arrachant du marbre. On avait 17 ans…

Tu avais décidé que je parlais l’italien, alors c’est moi qui achetais les billets de train, de bus. C’était parti pour Arezzo et les fresques de Piero della Francesca, les tours de San Gimigniano, et Sienne.

Sienne, fin du voyage. Nous avions ralenti le rythme, l’Italie nous imposait enfin le sien. Nous prenions le temps de nous asseoir sur les briques chauffées de soleil de la Piazza del Campo, la place coquillage. Les ragazzi te sifflaient, toi la belle blonde, Ciao Bella ! Nous étions passées insensiblement de la fringale culturelle à la douceur de vivre Toscane. A nous les balades sans but dans les rues tortueuses, les fontaines cachées, le caffè ristretto du matin et mon sandwich au boudin qui t’avait fait plisser le nez. Les gelatti, le panforte, les spaghetti caccio et peppe, si forts, si poivrés !

Et puis ce dernier soir, les lasagne al forno comme nous n’en avions jamais mangées, et nos premiers verres de Chianti. C’était la première fois que je t’entendais rire si fort.

Tu te souviens Sibylle, de cette fin d’été en Toscane ? Je n’ai jamais oublié.

Et maintenant, des lasagne al forno, je saurai t’en refaire :


C’est un travail de longue haleine. Si jamais ça vous tente, je vous conseille de préparer la sauce à la viande la veille, et de vous lever tôt pour préparer la pâte le lendemain.

Lasagne al forno

Sauce bolognaise

  • 60g de pancetta
  • 2 petites carottes
  • 1 côte de céleri
  • 1 oignon jaune
  • 1 gousse d’ail
  • 30g de beurre
  • 500g de viande de bœuf hachée
  • 10 cl de vin rouge
  • 1 boite de tomates pelées concassées
  • 2 cs de concentré de tomates
  • 50 cl de bouillon de bœuf
  • Sel, poivre, muscade
  • Thym, laurier, romarin

Hacher finement l’oignon, les carottes, le céleri, l’ail. Couper la pancetta en dés. Faire revenir le tout à feu doux dans un peu de beurre et d’huile pendant environ ¼ d’heure. Ajouter la viande et faire dorer le tout. Déglacer avec le vin rouge. Ajouter les tomates, le concentré, le bouillon, les épices et les aromates. Laisser cuire à feu doux et à couvert pendant environ 2 heures. La sauce doit être dense mais encore liquide. Rajouter du bouillon au fur et à mesure de la cuisson si besoin.

Sauce blanche

  • 75 cl de lait entier
  • 100g de beurre
  • 60g de farine
  • ½ cc de sel

Faire chauffer le lait sur feu moyen. Poser une casserole à fond épais sur feu moyen et faire fondre le beurre. Ajouter la farine et faire cuire 2 ou 3 minutes en remuant sans cesse, jusqu’à l’obtention d’un roux. Ne pas laisser brunir. Retirer la casserole du feu et verser le lait chaud en filet, sans cesser de remuer. Ajouter le sel et remettre la casserole sur feu moyen pendant 1 minute sans cesser de remuer, jusqu’à ce que la sauce soit suffisamment épaisse et onctueuse pour napper une cuillère. Laisser refroidir.

La pasta a l’uovo

  • 400g de farine de blé
  • 4 gros œufs
  • 2 cc d’huile d’olive

Verser 325g de farine dans le bol du robot. Y casser les œufs puis ajouter l’huile d’olive. Mixer jusqu’à obtention d’une pâte humide et grumeleuse : il faut compter environ 10 secondes. Si la pâte semble trop collante, ajouter un peu de la farine réservée, cuillerée après cuillérée, en mixant entre chaque ajout. Au bout de 30 secondes environ, la pâte doit former une boule au dessus de la lame. Lorsque vous la pincez, elle doit être légèrement humide sans être collante.
Choisissez un plan de travail en bois ou plastique légèrement rugueux pour faciliter le pétrissage. Farinez le. Poser la boule de pâte au centre de la surface et commencez à pétrir. Avec la paume d’une main, repoussez la boule. Avec l’autre main, saisissez la par l’extrémité la plus éloignée de vous, repliez la vers vous, puis tournez la d’un quart de tour. Renouvelez l’opération en tournant à chaque fois la pâte d’un quart de tour. Arrêtez de pétrir lorsque la pâte est humide sans être collante et d’un jaune uniforme. Cette opération de pétrissage prend 2 ou 3 minutes. Laissez reposer la pâte pendant 30 minutes.


Pétrissage et abaissage

Couper la pâte en 4 morceaux. Fariner un morceau et le passer au laminoir en le réglant au maximum d’écartement. Replier chaque morceau sur lui même et répéter cette opération 8 à 10 fois en farinant la pâte entre chaque passage. Puis diminuer l’écartement et commencer d’abaisser la pâte, en la farinant légèrement entre chaque passage et en diminuant progressivement l’écartement. Elle sera prête quand elle atteindra environ 2 mm d’épaisseur (on doit voir sa main à travers).
Poser les bandes de pâte sur un plateau fariné et recommencer avec les pâtons restants.
Montage

Beurrer un plat à gratin. Verser un peu de sauce blanche au fond du plat, puis disposer progressivement une couche de pâte, une couche de sauce blanche, une couche de sauce à la viande et une couche de parmesan râpé. Recommencer l’opération jusqu’à épuisement en terminant par une couche de sauce blanche et une couche de parmesan. Si la sauce à la viande est suffisamment liquide, il n’est pas nécessaire de précuire la pâte.

Enfourner les lasagnes environ 40 minutes dans un four préchauffé à 190°C.

Recette adapté de Pâtes et nouilles – Editions Fleurus

Ces lasagnes sont aussi dédiées à Thierry, le mari de Cathy, qui aimerait beaucoup qu'elle en fasse, et à mon amie Mijo, qui aime tant Sienne.

jeudi 8 mars 2007

Panna cotta Basquaise

Il y a quelques temps, Véronique, dont j’aimais tant le blog, Saveurs Sucrées Salées, décidait de fermer boutique et de nous abandonner à notre triste sort. Depuis, elle a ouvert une autre boutique et sorti ce joli livre, Vous les connaissiez sucrés? Les voici en version salée…et vice versa, aux éditions Tana.

Une fois n’est pas coutume, je vais faire un peu de pub sur ce blog. Non seulement parce que Véro est une amie, mais parce que ce livre est très inventif, plein d’humour, pas prétentieux pour un sou et très agréable à lire.
J’ai eu envie de cuisiner beaucoup de ses recettes, des churros aux épices orientaux, au Brest-Paris au homard, en passant par la glace aux oignons de Trébon, le sabayon aux tomates confites et les sels et sucres aromatisés maison. Mais je me devais de tester d’abord cette panna cotta Basquaise, dont j’ai été très émue de découvrir, en ouvrant pour la première fois le livre, qu’elle m’en avait dédicacé la recette.



Comme elle m’a gentiment permis de reproduire la recette, la voici:

Panna cotta Basquaise (pour 4 personnes)
30 cl de crème liquide
4 feuilles de gélatine
1 belle tomate
1 poivron rouge
1 cc de concentré de tomate
1 oignon
1 gousse d’ail
8 tranches fines de poitrine de porc fumée
½ poivron vert
1 cs de vinaigre balsamique blanc
huile d’olive
piment d’espelette en poudre
sel

A faire la veille. Eplucher et émincer ail et oignon. Laver, épépiner et couper en petits morceaux le poivron rouge et la tomate. Faire revenir les légumes avec un peu d’huile d’olive, saler, ajouter le concentré de tomate et du piment d’espelette, laisser cuire à feu doux et à couvert pendant 15 minutes. Passer ensuite au blender afin d’obtenir une purée puis au chinois pour une texture plus fine. Faire tremper les feuilles de gélatine dans l’eau froide pour les faire ramollir. Faire chauffer doucement la crème liquide dans une casserole. A ébullition, retirer la casserole du feu et incorporer la gélatine égouttée. Ajouter le coulis de légumes et bien mélanger. Verser dans des ramequins ou des moules en silicone. Laisser refroidir puis couvrir de film alimentaire et laisser au réfrigérateur pendant 6h au minimum. Le jour même, préchauffer le four à 150ºC. Poser les tranches de poitrine sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et les cuire pendant 20 minutes pour les faire sécher. Réserver ensuite sur du papier absorbant.
Préparer le coulis: laver et épépiner le demi poivron vert puis le couper en morceaux et le faire cuire à la vapeur pendant une dizaine de minutes. Mixer finement dans le blender en ajoutant 3 cs d’huile d’olive, le vinaigre, du sel et du piment d’espelette. Démouler les panna cotta, poser dessus les tranches de poitrine croustillante et servir avec le coulis.

C’est drôle, c’est bon, la légère acidité de la sauce contre-balance le gras de la panna cotta et le lard relève bien le tout. Je pense que c’est une entrée à réserver au plein été, quand ce type de plat rafraichit. Je la ferais aussi en plus petites portions, après une entrée de ce type, je n’ai plus faim.
Pour découvrir d’autres recettes de ce livre, allez voir le cheesecake menteur abricot-curry chez Cathy, la crème brûlée au goût de Provence chez Dorian, le flan parisien aux rillons chez Mijo, la blanquette de fruits à la réglisse chez Choupette et la confiture de betteraves au carvi chez Gloria.

Oups, Dorian me signale que sa recette de crème brûlée n'était pas de Véro. Pourtant, elle était bien dans l'esprit du livre, allez donc la lire quand même.

mercredi 28 février 2007

Fritto misto a San Remo

900 bornes plus au sud, il pleuvait. Mais qui donc nous avait certifié, photos à l'appui, qu'il fait toujours beau dans le sud-est?
Grosse pluie à Vidauban, quelques gouttes à Cannes, nuageux sur Mandelieu, trombes d'eau sur San Remo. Des éclaircies sur Grasse, Tourettes sur Loup et l'Estérel.
Tant pis, on aura vu du pays, et puis la mer, c'est essentiel d'aller voir la mer de temps en temps.

Et l'accueil familial valait le voyage. Comme des princes on a été traités, ma balance l'atteste! Les pieds-noirs savent recevoir. Merci!

Un petit tour par l'Italie, aussi essentiel que de voir la mer. Ah les antipasti di mare, les pâtes aux coquillages, le fritto misto et le petit blanc frizzante du coin - frisé, mousseux, c'est beau l'italien! Un petit moment de bonheur.

Le plus beau du voyage pour moi, le marché couvert de Cannes. Quelle profusion de verdure, de fruits, de fleurs de toutes sortes. Une explosion de fraicheur, des envies de salades, de petits légumes croquants. Je me retrouvais en Italie.
Mais pourquoi n'avons nous pas au nord de tels marchés, vivants, bruissants, foisonnants, ouverts tous les jours?
Pourquoi rester au nord, écrivait l'autre jour jp, fuyez ces climats ingrats, venez vivre au sud. Pourquoi pas? J'ai toujours rêvé de retourner vivre en Italie.
Mais pourquoi aussi ne pas importer au nord un peu de cet art de vivre méridional?

mercredi 8 novembre 2006

Un Casareccio pour Sandra


Je marchais longtemps, de Porta Portese aux ruelles du Trastevere, pour aller jusqu’au fornaio acheter un casareccio, un demi, ou un quart, il était vendu au poids. Et je repartais contente, avec le pain encore chaud dans son enveloppe de papier brun, le ciel bleu de Rome au dessus. Des promesses de tartines plein la tête.

Là-bas, la baguette, les croissants nous manquaient. Allez savoir pourquoi, même dans un pays de cocagne, il manque toujours quelque chose aux expatriés. Mais il y avait les panini al latte, les cornetti, les rosette, la pizza bianca et le casareccio. Un gros pain de ménage à la croûte noire caramélisée, à la mie brune, très alvéolée, presque élastique, cuit au four à bois. Le pain idéal pour saucer, délicieux grillé, frotté d’ail et arrosé d’huile d’olive.

Ici, par un juste retour des choses, le casareccio nous manque. Alors, ce pain, je l’ai dans la tête depuis que Sandra en a publié une version de la région des Pouilles, il y a de longs mois. Mais où trouver le temps de commencer la biga la veille, de pétrir et d’attendre 3 à 5 heures que la pâte lève, de repétrir et d’attendre encore 1 heure, 1 heure 30 avant d’enfourner. Tout dépend de la température, le pain est une diva qui sait se faire désirer.

Il m'aura fallu une triste journée d'automne pour me lancer. Quoi de mieux à faire quand le brouillard couvre la campagne toute la journée que de regarder pousser la pâte et d'allumer le four?
Finalement, ce n'est pas le pain de mes souvenirs. Il manque la croûte noire, il me faudrait un four à bois peut-être. Mais qu'est-ce qu'il était beau, et bon! Quelle fierté de le sortir du four celui-là!

Sandra, merci. Ce pain est pour toi, et pour ta petite qui vient de naitre.

Pour la recette, allez visiter Le Pétrin, je n'ai rien modifié.

jeudi 5 octobre 2006

Petite Tatin basco-ritale pour KKVKVK n°13


Je ne suis pas un Chef, ça se saurait...

Je ne suis pas non plus une pâtissière émérite, je n'en ai ni l'équipement, ni le talent. Ce n'est pas que je méprise la pâtisserie, au contraire, les réalisations de certaines m'enchantent, et parfois m'intimident. C'est juste que ce n'est pas mon truc.

Alors, devant les thèmes proposés, j'avais un peu laissé tomber le KiKiveuKiVienKuisiner de Manue. Un peu grognon je dois dire, parce que j'aime bien ces jeux. Pas pour gagner, non, juste parce qu'ils stimulent la créativité et font vivre cette "communauté" virtuelle.

Mais cette fois-ci, je ne sais par quel miracle, sur le thème des tartes Tatin proposé par Lilo, l'idée m'est venue tout de suite. J'étais en plein dans une période Basque, entre les récoltes de piments de mon père et de nos tomates, j'avais trouvé, j'allais faire une Tatin Basquaise! Je suis donc allée dévaliser le jardin de mes parents de leurs dernières tomates cocktail, et de quelques piments, et inspirée par les Tatins de tomates de Béa, je m'y suis mise. Et bien c'était vraiment bon, léger, craquant, moelleux, légèrement acide, doux et pimenté. Le genre de chose que j'aimerais manger au restaurant. Et je ne suis pas peu fière.

Petites Tatins de tomates confites, piments, ventrèche et caramel de vinaigre balsamique:
(je sais c'est un peu pompeux comme intitulé....)

Pour deux petites tartes
  • 10 cl de vinaigre balsamique
  • 2 cs de sucre
  • 1 rouleau de pâte feuilletée
  • 1 belle barquette de tomates cocktail (un peu plus grosses que les tomates cerises)
  • 4 piments verts doux
  • 2 très fines tranches de ventrèche (ou poitrine fumée)
  • thym frais
  • piment d'espelette
Dans une casserole à fond épais, faire fondre le sucre dans le vinaigre balsamique et laisser bouillonner à feu moyen jusqu'à épaississement. Je dirais environ 5 minutes, mais il faut surveiller, sinon le caramel se solidifie. C'est ce qui m'est arrivé, je l'ai réchauffé avec un peu d'eau pour le récupérer.

Préchauffer le four thermostat 5. Verser un fond d'huile d'olive dans un plat à four. Couper en deux les tomates, les disposer côté peau dans le plat, ainsi que les piments. Enfourner pendant environ 20 minutes, afin qu'elles se déssèchent un peu. Au bout de ce temps, ôter la peau des piments qui devrait avoir cloqué, ainsi que les graines.

Couper deux ronds de pâte feuilletée à la taille des moules (j'ai utilisé des moules à crème brûlée). Verser 1 cc de caramel de vinaigre balsamique dans chacun des moules, y disposer les piments et des morceaux de ventrèche. Disposer par dessus les tomates, côté peau vers le bas, bien serrées. Saupoudrer de thym et de piment d'espelette. Ne pas saler, normalement la ventrèche est assez salée. Etaler les ronds de pâte par dessus, en rabattant les bords vers l'intérieur. Enfourner environ 10-15 minutes à four moyen (thermostat 7), jusqu'à ce que la pâte soit cuite et dorée. Démouler et servir sans attendre, avec un salade de roquette.

Je n'en avait fait que deux pour tester, il n'y en avait pas assez.
P.S.: au cas ou certains seraient choqués par l’utilisation du terme “rital” dans le titre, sachez que je l’ai écrit sans intention de blesser. Ma langue est parfois un peu verte, et je pensais à Cavanna surtout. Dans mon esprit, ce terme est presque affectueux.

jeudi 31 août 2006

L'imagination au pouvoir: pizza au camembert


Comment vous dire? Quand Leeloo nous a donné le thème de son jeu au mois de juillet, inventer une recette à partir d’un ingrédient italien et d’un ingrédient français, je me suis dit: facile….La cuisine italienne, chez nous, c’est plusieurs fois par semaine, c’est devenu une seconde nature, une cuisine adoptive en quelque sorte. Ce n’est pas par héritage culinaire, par souci de diététique ou par snobisme – juste une façon de remonter les souvenirs vers une des périodes les plus heureuses de ma vie, au pays où le ciel est bleu en plein hiver.

Il suffit de mettre à revenir dans de l’huile d’olive un peu d’oignon, d’ail, de carottes, de céleri émincés, tu rajoutes une feuille de laurier, et tout est là. Il suffit d’une bonne tomate sur une tranche de pain frotté à l’ail, ou de l’huile d’olive rajoutée au dernier moment dans le basilic, l’ail, les pignons et le parmesan déjà réduits dans le mortier: c’est ça l’Italie, l’odeur parfaitement harmonieuse qui se dégage d’une combinaison d’ingrédients simples.

Donc, je me disais, facile….Et bien non, pas du tout, ça fait deux mois que je me creuse la tête, impossible. Et pourtant d’autres l’ont fait, j’en ai vu deux jusqu’ici, le risotto au fois gras de Thalie est une vraie réussite, le tiramisu aux biscuits roses de Reims d’Alhya est superbement mousseux.

Alors, en désespoir de cause, j’ai eu recours à un expédient: j’ai rajouté du camembert sur ma pizza aux trois fromages habituelle…Les puristes vont hurler! Et bien c’est bon, même très bon, le camembert rajoute un petit côté crémeux très agréable. Evidemment je n’ai pas pris du camembert très fait et très typé, ça serait sûrement un peu trop fort, quoique….

Pizza au camembert

Pâte
  • 17 cl d’eau
  • 1 cc de sel fin
  • 2 cs d’huile d’olive
  • 300g de farine
  • 1 sachet de levure du boulanger

Pétrir à la main ou en MAP. Laisser reposer 1 heure dans un endroit tiède. Etaler finement à la main (ça c’est pour les pros, moi je n’y arrive pas) ou au rouleau. Préchauffer le four thermostat 8-9. Garnir et enfourner.

Garniture
  • 1 petite boite de sauce tomate Buitoni
  • 1 boule de mozzarella coupée en petits dés
  • 100g de comté coupé en fines lamelles
  • 100g de bleu ou gorgonzola coupé en dés
  • 100g de camembert coupé en fines lamelles
J’utilise une pierre à pizza et mon four à gaz chauffe fort. Une fois le four préchauffé 15 minutes avec la pierre à l’intérieur, la cuisson ne prend que 10 minutes maximum (aussi parce que je fais des pizzas fines). Il faut surveiller sinon la pâte deviendrait trop dure.

mardi 8 août 2006

Souvenirs d'une autre île



Souvent l’été à Belle Ile me ramène à une autre île, un petit caillou de lave rouge posé dans la Méditerranée au large de Naples, pas très loin d’Ischia. Ces deux là n’ont rien à voir semble t’il, si loin l’une de l’autre, îles de deux mers différentes. Et pourtant, on y trouve le même fenouil sauvage au bord des chemins, la roquette sauvage aussi. J’ai vu dans certains jardins bellilois les mêmes fleurs et cactées, sans doute nées au bord de la méditerranée. Et puis c’est le bleu du ciel, peut-être, quand il s’éclaircit, les maisons de toutes les couleurs, l’air chargé de sel le long du sentier côtier et les cris des mouettes, qui parlent la même langue partout.

Alors ça me donne envie de cuisiner tout simple, la cuisine de bord de mer que l’on mange dans le restaurant du bord de la plage, celui qui est juste sous l’appartement, là-bas, dans cette autre île.



Des bruschette, de grandes tartines de pain grillées au feu de bois, puis simplement frottées à l’ail et couvertes de tomates en cubes, d’huile d’olive et de sel. A manger encore chaudes.



Et puis une belle tranche d’espadon, longuement marinée dans une émulsion de jus de citron, d’huile d’olive et d’ail écrasé. Rapidement grillée sur le feu, pas trop, l’espadon trop cuit est un peu sec, puis servi simplement arrosé de jus de citron, d’huile d’olive et de sel. Un vrai délice.

Comme disait Stéphane l’autre jour: “Avec des bons ingrédients, on peut aller tout près du bonheur!”.

dimanche 9 juillet 2006

Villa Pamphili - juillet 1990

Massimo s'engagea en marche arrière dans la Via di San Pancrazio. Il avait repéré une place au bout de la rue, impossible à atteindre avec ces foutus sens interdits qu'ils collaient partout. Le crime avait eu lieu dans un de ces appartements rupins avec terrasse qui donnaient sur les jardins de la Villa Pamphili. Il entra et monta l'escalier de marbre, il faisait frais après la chaleur écrasante de la rue.
L'appartement était immense et blanc, la terrasse ouvrait sur toute l'étendue du parc, bordé de pins parasols aux troncs tordus. Au dehors, la ville était étrangement silencieuse, on entendait parfois une rare voiture passer. Le match allait commencer...
La maîtresse de maison était aussi belle et glacée qu'une page de magazine de mode. Elle semblait calme, sans émotions, seuls ses doigts tremblèrent légèrement en lui tendant une tasse de café.
Le corps avait été emporté un peu plus tôt. Un français, premier secrétaire d'ambassade. Massimo était revenu interroger sa veuve, à chaud.
Au dehors, soudain, une clameur monta immense, de toute la ville, l'Italie avait marqué. Puis le calme retomba, presque inquiétant.
Dans l'appartement, pas de télévision, elle devait sans doute être cachée derrière les portes d'un de ces meubles design. Mais il entendait la ville scander les actions, tout en essayant de se concentrer sur son interrogatoire.
Puis de nouveau la clameur enfla, et monta de toute la ville, encore plus forte cette fois. Décidément, cette femme ne lui apprendrait rien. Il fallait qu'il rentre avant la mi-temps. Et puis Maria l'attendait, elle avait préparé une de ses spécialités Toscanes pour ce soir de match.

Poulet en sauce relevée
  • 1 poulet fermier coupé en morceaux
  • 20g de beurre
  • huile d'olive
  • 60g de carotte
  • 45g de céleri branche
  • 20g d'ail
  • 100g d'oignons
  • 1 dl de vin blanc sec
  • sel, poivre
  • 300g de sauce tomate
  • 1 cs de concentré de tomate
  • 5 dl de bouillon de volaille réduit à 2 dl de fond de volaille
  • 1 pincée de piments rouges concassés
  • 1 branche de romarin
  • 1 branche de thym
  • 1 feuille de laurier
  • 1 pincée d'origan
  • pain grillé aillé

Dans une poêle antiadhésive, faites revenir les morceaux de poulet dans 10g de beurre et 1 cs d'huile à feu vif. Oter le gras et réserver. Hachez les carottes, le céleri, l'ail et l'oignon. Ajouter 1 cs d'huile et 10g de beurre et faites revenir le hachis à feu doux, environ 10 minutes. Ajouter le vin et laissez évaporer 1 minute. Salez, poivrez. Ajouter la sauce tomate, le concentré de tomates, le fond de volaille, les piments concassés, les herbes, et attendez l'ébullition. Réduisez la chaleur au minimum. Couvrez. Laissez mijoter environ 3/4 d'heure. Servez ce plat accompagné de tranches de pain grillé aillé que vous disposerez sous les morceaux de poulet et que vous napperez de sauce (personnellement je le sers avec du riz blanc).

Recette tirée de Cuisine Toscane à Villa Gamberaia de Camilla Zalum - Ed. noêsis