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lundi 17 novembre 2008

English apple cake


Oublions un moment le monde qui crie dehors. Vous prendrez bien une tasse de thé ? Du Wu Long, subtil, à la douce amertume. Ou bien plus corsé, un thé fumé du Yunnan ?

Et une part de cake anglais aux pommes, non ? Il est encore tiède, tout moelleux, parfumé de cannelle, avec la pointe d’acidité qui va si bien aux gâteaux anglais.

Politiquement correct, ce cake, en plus. Les œufs sont bio, depuis quelques temps, on ne prend plus que ça. Et les petites pommes acidulées du jardin de mes parents sont tout ce qu’il y a de plus bio – hors l’influence des pesticides épandus sur les champs alentour – il y a même des vers dedans. Mais qu’est-ce qu’elles sont bonnes !
Une autre part ?

English apple cake

130g de beurre
130g de sucre blond de canne
3 jolies pommes (ou 6 petites, comme ici)
Le jus d’un demi-citron
½ cc de cannelle moulue
2 cs de sucre rapadura
2 gros œufs
130g de farine
1 cc de levure
3 cs de chapelure fraiche

(pour un petit moule à manqué – env. 24 cm)

Beurrer un moule à manqué, le chemiser d’une feuille de papier cuisson.
Eplucher et couper les pommes en petits quartiers. Les mélanger dans un bol avec le jus de citron et le sucre rapadura.
Préchauffer le four à 180°C.
Dans le bol d’un robot, mixer ensemble le beurre et le sucre de canne jusqu'à une consistance crémeuse. Casser les œufs, les battre à la fourchette et les ajouter petit à petit au mélange beurre-sucre. Tamiser ensemble la farine et la levure et les incorporer au mélange précédent.
Verser dans le moule. Egaliser la surface puis ajouter les pommes au dessus. Parsemer de chapelure et de quelques pincées de sucre rapadura.
Enfourner pour 55 minutes à une heure, jusqu’à ce que le gâteau soit bien doré. Attendre 10 minutes avant de démouler. Déguster tiède.

Notes :
Encore une recette que j’aime de Nigel Slater. Décidément, ce bouquin !

Le sucre rapadura est un sucre de canne complet, très foncé, assez humide. Il a un goût particulier, assez fort, un peu réglissé. Parfait sur ces pommes acidulées.
Ce gâteau se conserve très bien deux jours, bien emballé.


samedi 21 juin 2008

The Pogues & onion rings



Et si…si seulement il y avait un pub « round the corner ». Un pub avec un beer garden pour profiter tranquillement de l’été. De la bonne bière locale, des petits trucs a grappiller et des groupes qui passent en soirée. Des copains aussi, des rires, des gamins qui jouent.

Vous connaissez une meilleure façon de célébrer le plus long jour de l’année, ou la nuit la plus courte ? Sauter au dessus d’un feu de joie ? S’habiller en druide et aller observer les premiers rayons de l’aube a Stonehenge ? Aller fêter Midsommer en Suède, ou les Santos Populares au Portugal ? Pourquoi pas, on a le choix des fêtes païennes qui se cachent tranquillement derière la St Jean.

Une autre année peut-être. En attendant, faites le plein de musique. A votre santé. Et tiens, passe moi le plat d’onion rings.





Onion rings à la Guinness

  • 2 tasses de farine (220g)
  • 1 cc de piment de Cayenne
  • 1 cc de levure
  • 2 cc de maïzena
  • 1/2 cc de sel
  • 1/2 cc de poivre moulu
  • 35 cl de Guinness à température ambiante
  • 1 gros oignon jaune, coupé en tranches


Dans un saladier, mélanger la farine, le sel, la maïzena, la levure et le poivre. Puis ajouter la Guinness peu à peu et battre jusqu'à une consistance homogène.
Mettre les tranches d'oignons dans le sac avec la farine et le piment et les recouvrir du mélange.
Faire chauffer l'huile dans la friteuse. Plonger les tranches d'oignon une à une dans la pâte puis dans l'huile. Faire frire 2-3 minutes jusqu'à ce qu'elles soient dorées. Egoutter sur du papier absorbant et servir de suite.

jeudi 12 juin 2008

Les salmon fishcakes d'une francilienne


Journée d’une Francilienne *

5 :45 le réveil sonne.
6 :10 Mince, je me suis rendormie sur le réveil. Trop tard pour le train de 6:48.
7 :15 La campagne est enfouie dans la brume. Des lapineaux traversent la route. Ce matin, j’ai vu un renard.
7 :31 Je chope le dernier train en partance pour Paris ce jour de grève. Il est bondé. Heureusement, Amandine m’a gardé une place. Elle me raconte l’expo Klimt de Vienne, sa semaine en Crête, et son prochain voyage à Liverpool pour aller voir…l’expo Klimt.
8 :40 Gare St Lazare. Ca fourmille. Dehors Paris est encore calme.
9:00/17:00 Boulot
17 :20 J’arrive à St Lazare en nage. Le train de grève est bondé, mais Isabelle m’a gardé une place. On parle des chaussures des gamins à changer, on finit le mot fléché du 20 Minutes. Je reprends mon bouquin de Murakami, l’histoire d’un type qui sait parler aux chats. Je me marre toute seule, doucement.
Okawa gobbled down the sardine, stripping it from head to tail, then cleaned his face.
« That hit the spot. Much obliged. I’d be happy to lick you somewhere if you like »
18 :20 La maison, enfin. Tout est calme, les oiseaux chantent, une légère brise agite les arbres. Il fait beau et chaud pour une fois. On va pouvoir manger dehors.
Je fais le vide. Ca va. La vraie vie commence.
Je vais faire des fishcakes avec les restes de saumon, un peu de salade et de roquette fraiche du jardin de mon père aussi, et des fraises.
Demain est un autre jour.

francilien, enne : adj. Et n. De l’Ile de France. Par extension, travailleur qui se lève tôt et galère dans les transports. Considéré comme un fou par tout le reste de la France.


Salmon fishcakes (pour 4)

325 g de saumon cuit
325g de purée de pommes de terre
1 cc de pâte d’anchois
1 cc de moutarde anglaise (ou Savora)
1 cs de ciboulette ciselée
1 cs de persil ciselé
Sel, poivre
Farine
1 œuf moyen, battu
60g de chapelure (j’utilise de la chapelure japonaise – panko)
Huile pour friture

Faire cuire les pommes de terre dans leur peau. Laisse refroidir, éplucher, et réduire en purée à la fourchette ou au presse-purée (jamais de mixer, mais vous le savez sans doute).
Emietter les filets de poisson cuit.
Ajouter la moitié du poisson à la purée, ainsi que la pâte d’anchois, la moutarde, les herbes, le sel et le poivre. Mélanger au presse-purée jusqu'à atteindre une consistance lisse. Mélanger alors délicatement le reste du saumon.
Former 8 boulettes (façon cylindres aplatis). Laisser raffermir au réfrigérateur pendant 1 heure.
Passer chaque boulette dans la farine, l’œuf et la chapelure. Faire chauffer un bon centimètre d’huile dans une poêle et faire revenir des deux côtés, jusqu’à ce que les fishcakes soient bien dorés.
Déguster chaud. C’est bon, moelleux, sans pretention et infiniment satisfaisant. De la cuisine anglaise quoi.

Recette tirée de british food de Mark Hix, un excellent bouquin pour les bases de la cuisine anglaise.
Delphine, qui partage mon goût pour la cuisine anglaise, a publié il y a quelques temps sa recette de fishcakes. Il y en a une autre, fort attirante aussi, chez Hélène.

lundi 26 mai 2008

Côtes d'agneau à la menthe fraiche et au citron

Il y a des livres dont on sent qu'ils vont nous accompagner longtemps. The Kitchen Diaries de Nigel Slater fait partie de ceux-là. Encore une fois je remercie mon amie Sibylle, qui me l'a offert, parce qu'il correspond si bien à ce que j'aime manger et cuisiner. Une cuisine simple, un peu rustique, chaleureuse, avec le zeste d'originalité et d'exotisme qui fait toute la différence.
Une cuisine à l'anglaise, imprégnée des influences du monde.

Je ne suis d'ailleurs pas la seule sous le charme, Dorian, Joëlle, Julie et Mathilde craquent régulièrement eux aussi pour ses recettes.

Parce que ce livre est écrit comme un journal, il suffit, en cas de panne d'inspiration, de le prendre à la page du jour pour trouver le petit plat de saison, qui soudain s'impose comme une évidence.

C'est ce qui m'est arrivé un 7 mai, alors que j'avais dans mon panier des petites pommes de terre de Noirmoutier, et de la menthe au jardin. La recette du jour, des côtes d'agneaux à la menthe et au citron, accompagnées de pommes de terre nouvelles juste écrasées dans les sucs de cuisson, était pour moi. Essayez ça, les sucs de cuisson déglacés au jus de citron et la fraicheur de la menthe réveillent ce plat tout simple d'une délicieuse façon.


Côtes d'agneau à la menthe et au citron
pommes de terre nouvelles écrasées dans le jus de cuisson

Ingrédients
4 côtes d'agneau
1 vingtaine de petites pommes de terre nouvelles type Noirmoutier
1 citron
15-20 feuilles de menthe fraiche
4 cs d'huile d'olive

Faire cuire les pommes de terre environ 10 minutes à l'eau bouillante salée. Saler et poivrer les côtes d'agneau sur les deux faces. Zester le citron et ciseler grossièrement les feuilles de menthe. Mélanger 3 cs d'huile d'olive, les zestes de citron, la menthe et ajouter un peu de sel et de poivre. Presser le jus du citron.

Saisir les côtes d'agneau à la poêle dans la cuillerée d'huile restante, environ 2 minutes sur chaque face. Ajouter le mélange huile d'olive, zeste et menthe et laisser cuire encore 1 à 2 minutes en prenant soin de ne pas laisser brûler la menthe et le citron. Réserver les côtes d'agneau sur des assiettes chaudes. Disposer les pommes de terre égouttées.
Déglacer la poêle avec le jus du citron et laisser bouillonner quelques secondes. verser le jus sur les pommes de terres que chacun pourra à loisir écraser dans la sauce.

lundi 10 décembre 2007

Mille et une escales: Sunday dinner


Qui n’a jamais déjeuné un dimanche dans une famille anglaise ne peut pas dire qu’on mange mal en Angleterre. N’en déplaise à mes collègues de train de banlieue, qui me lancent des réflexions ironiques quand je lis un livre de cuisine anglaise, et à tous les autres dont les souvenirs remontent aux petits pois trop verts et aux jelly tremblotantes de leurs voyages scolaires dans les iles britanniques, la cuisine anglaise n’est pas mauvaise, elle est différente.
Les anglais aiment plus que nous les goûts acides, les saveurs sucrées-salées, les épices dans la cuisine et les légumes croquants. Ce qui nous a choqué là-bas pendant notre enfance est devenue monnaie courante dans notre cuisine aussi.

On peut très mal manger en Angleterre, mais en France aussi. Certes ils passent moins de temps que nous à parler de nourriture, ils s’assoient moins souvent à table en famille, et les plats préparés ont envahi leurs cuisines depuis plus longtemps que les notres. Mais les temps changent. Leurs supermarchés sont devenus de véritables cavernes d’Ali Baba de la world food. Ils ont tout comme nous leur floraison de livres de cuisine et leurs chefs médiatiques. Les gastronomes anglais ne sont pas en reste.

Mon premier souvenir culinaire en Angleterre remonte à un voyage à Londres avec mes parents et à un steak pie croustillant absolument délicieux. Quelques mois plus tard, à peine débarquée à Douvres avec ma correspondante anglaise et ses parents, j’avais eu droit à mon premier fish&chips, mangé dans la voiture, à même son emballage de papier journal. J’avais refusé le vinaigre sur les frites, mais adoré le reste.
Mais le meilleur souvenir reste sans doute le rôti de boeuf du dimanche, avec ses Yorkshire puddings, sa sauce “gravy” et ses petits légumes, preparé avec amour par nos amis anglais. Des goûts simples, celui de l’amitié, d’une cuisine chaleureuse et des dimanches pluvieux du Yorkshire.

Moi j’aime bien la cuisine anglaise.


J’ai essayé de le refaire à l’occasion de l’anniversaire d'un amoureux de l'Angleterre, et du jeu Mille et Une Escales qui s’arrête en Angleterre jusqu’à la fin du mois. Pour le goût, je n’étais pas loin, même si mes Yorkshire puddings n’ont pas gonflé comme ils l’auraient du (je pense qu’ils étaient placés un peu trop haut dans le four, seuls les côtés ont gonflé). L’odeur dans la cuisine était bien la bonne, il ne manquait que les amis.

Roast beef and Yorkshire puddings

Ingrédients

1 bon rôti de boeuf
2 carottes
2 oignons
Huile végétale (ou graisse de boeuf)
20 cl de bouillon de boeuf
1 verre de vin rouge

Préchauffer le four à 220. Eplucher et couper les oignons et les carottes en deux. Les mettre a rôtir dans un plat à four. Faire revenir le rôti sur toutes ses faces. Le placer dans le four sur les légumes et laisser rôtir à votre convenance (on compte environ 30 minutes par kilo pour une viande saignante, 10 minutes de plus pour une viande à point).
Au bout de ce temps, emballer le rôti dans une feuille d’aluminium et le garder au chaud. Déglacer le plat avec le verre de vin rouge. Verser dans un casserole avec le bouillon et faire réduire (on peut ajouter un peu de maizena diluée pour épaissir la sauce).

Yorshire puddings

2 cs d’huile vegetale, ou graisse de boeuf
100 ml de lait entier
50 ml d’eau gazeuse
115g de farine
½ cc sel
2 oeufs battus
Poivre, 1 pincée de poudre de moutarde

Battre les oeufs avec le poivre et la pincée de moutarde. Tamiser la farine et le sel dans un grand bol. Commencer à incorporer la farine au fouet en ajoutant progressivement le mélange lait-eau gazeuse. Verser dans un picher.
Au four préchauffé à 220, faire chauffer de l’huile végétale, de la graisse de boeuf, ou un peu de graisse du rôti dans des moules à Yorkshire pudding, ou à muffin en metal. Quand la graisse fume, remplir les moules aux 3/4 et laisser gonfler 20 minutes, sans ouvrir le four.

Servir avec le boeuf et la gravy. J’avais preparé en accompagnement des brocolis gratinés dans une sauce au bleu, et des pommes de terre simplement enrobées d’huile d’olive, de poivre et de thym et rôties au four.

Pour finir, un trifle anglais presque totalement chimique: sponge cake, gelée à la fraise, custard en poudre pour la crème anglaise, agrémenté de vraies framboises et de vraie Chantilly. Un goût venu d’ailleurs.


mercredi 21 novembre 2007

Les moules à l'escabèche et le pain qui va bien avec


Imaginez un instant que vous ayiez eu les yeux plus gros que le ventre et qu'il vous reste un bon fond de marmite des excellentes moules au lard fumé de Patrick CdM. C'est une hypothèse. Qu'est-ce que vous en faites?

Nous on a trouvé: "Et pourquoi on ne les préparerait pas à l'escabèche, pour l'apéro?"
Le problème c'est qu'il nous manquait la recette. Mémé, quand elle venait à Belle-Ile, préparait d'excellente sardines à l'escabèche, que je n'ai jamais réussi à refaire. C'était ce goût là que je voulais retrouver dans les moules, et cette fois-ci, je crois que je ne suis pas loin d'avoir trouvé.

Un petit tour sur le net, on mélange allégrement les recettes, on s'aide de la mémoire de son homme:
"Il me semble que Mémé mettait de la farine."
"Sa sauce était plus rouge."
"Il y avait une bonne couche d'huile sur le dessus."

Et la collaboration a fonctionné. On était ravis du résultat. A déguster en tapas avec de fines tranches de pain frais. Hélène, qui était venue me voir en voisine, et qui, contrairement à ses dires, n'est pas une pipelette, m'a aidée à les finir le lendemain.


Moules à l'escabèche
  • 160g de moules décoquillées
  • 1 verre de jus de moules réduit
  • 1/2 cc de farine
  • 1 cc de concentré de tomates
  • 1cc de cumin
  • 1 cc de paprika
  • 1/4 cc piment d'espelette
  • 4 cs d'huile d'olive
  • 1 cs de vinaigre de vin rouge
  • 3 gousses d'ail émincées finement
  • 1 feuille de laurier
  • 1 branche de thym
  • 1 branche de romarin
Si vous n'avez pas de reste de moules, les faire ouvrir rapidement à feu vif avec oignons émincés et vin blanc (environ 800g de moules crues). Les égoutter, les décoquiller, réserver.
Filtrer le jus des moules et le faire réduire aux 2/3.
Dans une casserole, faire chauffer l'huile, ajouter l'ail et faire revenir une minute (il ne faut pas que l'ail roussisse). Ajouter le vinaigre, laurier, thym, romarin, puis le jus des moules. Ajouter la farine et le concentré de tomates. Quand la sauce a un peu épaissi (2 minutes), ajouter le cumin, le piment et le paprika. Mélanger et verser sur les moules. Conserver au frais quelques heures avant de déguster.

Les petits pains plats de Nigel Slater, qu'Auntie Joe n'arrête pas de refaire, allaient très bien avec. J'ai légèrement modifié la recette, ajouté un peu plus de sel, aspergé d'huile d'olive et laissé cuire un peu plus longtemps. La pâte faite en machine à pain était très molle, mais comme le résultat était excellent, je conserve les proportions.

Pains plats de Nigel Slater
  • 500g de farine
  • 1 1/2 cc de sel
  • 1 sachet de levure boulangère
  • 350ml d'eau tiède
  • 2 cs d'huile d'olive
Verser l’eau, le sel et l’huile d’olive dans la cuve de la machine. Ajouter la farine et la levure. Programme pâte (1h10 pour moi). La pâte doit avoir doublé de volume. Elle est très molle.
Avec les mains bien farinées, verser la pâte sur un plan de travail fariné, recouvrir d’un voile de farine et séparer en 6 pâtons. Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier cuisson et les façonner en forme de galettes. Laisser reposer une dizaine de minutes dans un endroit tiède.
Asperger d’huile d’olive, saupoudrer de farine et enfourner 5 minutes dans un four à 240° baisser la température du four à 220°C. Laisser cuire environ 10 minutes de plus, jusqu’à ce qu’ils soient un peu dorés. Laisser refroidir sur une grille.

lundi 28 mai 2007

Sorbet orange et Kitchen Diaries



J’ai reçu d’une amie que j’aime, et qui me connait par cœur, The Kitchen Diaries de Nigel Slater. Je me méfie un peu des livres de chefs médiatiques, pourtant la découverte de ce livre est une pure joie. Délicieusement écrit sous la forme d’un journal culinaire, il décrit des plats simples qui rythment les saisons et s’adaptent aux humeurs du moment.

Je ne sais pas s’il est publié en français, mais je voulais en partager avec vous quelques lignes extraites de l’introduction (Mr. Slater me pardonnera mes erreurs de traduction…)

« Le bon aliment, au bon endroit, au bon moment. C’est, je crois – et c’est là tout le sujet de ce livre – la meilleure recette de toutes. Un sandwich au crabe au bord de la mer un après-midi de juin ; une tranche d’oie rôtie accompagnée de compote de pommes et de pommes de terre au four le jour de Noël ; des saucisses bien chaudes et un morceau de potiron rôti un soir de novembre enluminé de givre.
Ce sont là des repas dont le succès ne dépend pas de la maitrise du cuisinier, mais du simple fait qu’il s’agit de la nourriture du moment – mangée au moment qui lui convient le mieux, celui auquel les ingrédients sont au faîte de leur perfection, quand le plat, le cuisinier et le moment de l’année sont à l’unisson.
Il y a quelque chose de profondément, d’inébranlablement juste dans le fait de manger des aliments de saison : des haricots frais en juin, des sardines grillées par une étouffante soirée d’août, un bol de ragoût délicatement aromatique un jour pluvieux de février. Oui, il s’agit de la qualité des ingrédients, de leur provenance et de la façon dont ils sont cuisinés, mais la meilleure dégustation vient aussi du fait qu’elle est faite au bon moment.
Je crois, par exemple, que c’est par un froid après-midi de janvier qu’il faut faire du pain d’épices. C’est alors que je l’ai fait et nous avons passé un bon moment. Cela semblait juste. C’est pour cela que je vous le suggère, comme je vous offre un cheese-cake pour Pâques, un curry pour une froide soirée d’avril et une compote de groseilles à maquereau pour un après-midi de juin.
Il s’agit de saisonnalité, certes, mais aussi de se laisser porter par le courant, de cuisiner au rythme naturel de la terre. »

Nigel Slater proposait un sorbet à l’orange pour le 23 avril. Je l’ai fait par une chaude journée de mai, j’avais trouvé de belles oranges.


Sorbet à l'orange

Ingrédients
  • 250g de sucre en poudre
  • 250ml d’eau minérale
  • zeste de 2 oranges
  • 750 ml de jus d’orange (environ 6-8 oranges non traitées)
  • Jus d’un citron

Faire fondre le sucre dans l’eau à chaleur modérée. Y verser le zeste d’orange et laisser refroidir.
Filtrer le sirop refroidi. Y verser le jus d’orange et le jus de citron. Mettre le mélange à refroidir au réfrigérateur au moins une heure. Le verser dans la sorbetière et turbiner environ 20 minutes.
Je l’ai servi dans des demi-écorces d’oranges, bien nettoyées.

P.S: Pour répondre à la question de Patatafrita, je ne sais pas ce que ça donne exactement en quantité de sorbet, je n’ai pas mesuré, mais j’ai rempli 8 demi oranges et il en restait encore un peu.

dimanche 13 mai 2007

Brighton - West Sussex - England

A lazy Saturday afternoon on the beach.


Home! Who has never woken up slowly on a Sunday morning, to the lovely smell of toasted bread, baked beans and fried bacon and eggs drifting from the kitchen, cannot understand what I mean.


Sunday afternoon in Ditchling. A country pub, exactly what we needed.


A good pint of Landlord ale, lovely fruity taste. Thanks Tim!


Haddock in a beer batter, chips and minty mushee peas. England.



Thank you so much dear friends, for this lovely weekend. Exactly what we needed at the time. Beware, we'll be back.
In the meantime, if you feel like a taste of France, a nice barbecued côte de boeuf for example, you are more than welcome in Théméricourt.

mercredi 4 avril 2007

Le cake à l’anglaise qu’elle aime


Elle, c’est Lilizen, la gastronomade. Je me suis toujours sentie à l’aise dans sa cuisine, en harmonie. Parce qu’elle cuisine avec les herbes du jardin, avec les fleurs, sans ostentation, naturellement. Parce qu’elle renouvelle par petites touches de saveurs, de parfums, la cuisine de tous les jours, les tartes salées des pique-niques et les gâteaux du goûter. Parce que l’ouverture de son restaurant ne l’a pas empêchée de continuer à partager avec nous ses trouvailles et sa gourmandise. Pour sa gaité aussi.

Lili est l’une des rares personnes qui me donne envie de faire des gâteaux, sans doute parce qu’elle en parle avec tant de gourmandise. Bizarrement, je n’en avais encore testé aucun. Mais celui-ci, quand j’ai lu la recette, j’ai su tout de suite qu’il était bon. Vous savez ces recettes qu’on lit et qui nous parlent, immédiatement.

Je l’ai fait pour ma famille, moi en général je n’aime pas beaucoup les fruits confits. Et bien c’est moi qui l’ai fini!

Comme j’ai remplacé les raisins secs par des canneberges séchées, et utilisé une proportion de fruits confits différente, je me permets, Lili, de reprendre ta recette. Mais c’est surtout pour la conserver, parce que je sais que je le referai ce gâteau. Avec sa petite touche de rhum, il est parfait!

Cake aux fruits confits et aux canneberges
125g de beurre bien mou
125g de sucre semoule
3 oeufs de taille normale
160g de farine
1/3 de sachet de levure chimique
1/2 càc de sel
150g de fruits confits mélangés taillés en petits dés
100g de de canneberges séchées
5 càs de rhum
3 càs de sucre pour le sirop

Préchauffer le four T°190. Plonger les canneberges dans un peu d'eau tiède + le rhum, veiller à bien les immerger (1 demi-heure d'immersion c'est bien). Couper les fruits confits en petits dés, de taille équivalente et les fariner. Dans un robot ou bien à la main fouetter le beurre bien mou avec le sucre et ajouter les oeufs un à un en amalgamant bien. Incorporer la farine et la levure en les tamisant. Ajouter le sel. Ajouter les canneberges égouttées (garder le liquide qui servira de base au sirop qui arrosera votre gâteau), essuyées et farinées ainsi que les fruits confits farinés. Versez cette préparation dans un moule à cake garni de papier sulfurisé. Mettre au four, baisser la température à 180° au bout de 10 minutes puis laisser cuire 35 minutes. Laisser refroidir à la sortie du four. Pendant le temps de refroidissement préparer le sirop : ajouter 2/3 cuillères à soupe de sucre semoule au rhum+eau récupéré et porter à ébullition dans une casserole. Verser sur le cake une fois totalement refroidi. Déguster le cake minimum 3 heures après.

Imprimer la recette.

jeudi 15 mars 2007

Marmelade d’oranges amères de Pascale


Je ne mange pas de confiture. J’aime trop le goût d’un toast chaud tout simplement beurré.
Pourtant, allez comprendre, j’adore faire des confitures. J’aime le bouillonnement des sirops dans la grosse bassine de cuivre, l’écume que l’on ôte pour découvrir le mélange pur et brillant, le moment magique où la confiture prend. A force d’habitude on le sent ce moment, au changement d’aspect du mélange, à la taille des bulles qui remontent à la surface. La confiture, c’est un peu de l’alchimie, comme le pain.
Sur le marché de Cannes, j’avais trouvé des oranges amères. Je n’en avais jamais vues, j’étais surprise de leur aspect brut, de leur peau épaisse, rustique. J’en ai pris en me souvenant d’une recette de marmelade d’oranges amères à l’anglaise, publiée par Pascale il y a quelques temps. Le produit britannique par excellence, tout le monde y a goûté un jour, avec réticence souvent la première fois. L’amertume est un goût qui s’acquiert, pas toujours accessible au premier abord, même s’il est comme ici tempéré par le sucre.
Six heures de cuisson, en deux fois: étrange recette, mais qui fonctionne parfaitement. Elle a le goût inimitable de la marmelade anglaise, mais “home made”. Si jamais vous trouvez des oranges amères, n’hésitez pas, la recette est chez Pascale, vous pouvez y aller les yeux fermés.
Ces jours-ci, je mets de la marmelade sur mes toasts. Merci Pascale. Au fait, je l’aime "medium cut" moi aussi.

lundi 5 février 2007

Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch

Crédit photo Wikipedia

Perdus au milieu de nulle part. Rien à faire. La vieille Ami 8 verte garée au bord de la route, la carte à la main, le soir qui tombait sur ce paysage de brumes.
Je n’avais pas voulu rester à Manchester, trop noire, trop sinistre. J’avais dit « Continuons jusqu’au Pays de Galles ». Et voilà, on y était, au bord d’une route pas très loin de ce patelin au nom imprononçable : Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch.
Et pas un terrain de camping en vue.
Et puis miracle, une voiture qui s’arrête. «Vous êtes français ?». Y’a pas, ça devait être voyant. «Vous cherchez un camping ? Je vous emmène, suivez moi».
Et on est partis loin, très loin dans la campagne toute verte. Que des champs. Et des moutons.
Le terrain de camping était réservé aux camping-cars, mais ils ont fait une petite place aux deux frenchies égarés. La tente, c’est pas facile à monter la nuit, sans lampe de poche. La rosée tombait déjà, dieu que ce pays était humide, mais quelle idée d’aller camper en Angleterre ?
Un tout petit village, l’unique rue éclairée par les fenêtres du Pub, comme une invitation. A notre entrée, la conversation a baissé, pour reprendre de plus belle très vite, un bourdonnement incompréhensible, le bruit de fond d’un pub au parquet de bois, l’étrange résonnance du Gallois.
On était bien, au chaud, enfin, légèrement assoupis par la Whitbread Gold Label.
Et là, j’ai mangé la meilleure côte d’agneau du monde, joliment nichée au coeur de la grande assiette, avec ses petites patates nouvelles aux herbes et la touche de salade pour faire joli. De l’agneau du coin sans doute, de ceux qui broutent l’herbe arrosée d’embruns.
On est restés longtemps, je crois même qu’à la fin du repas on comprenait presque le Gallois.

Devilled Lamb Cutlets (Côtelettes d'agneau endiablées?)

4 jolies côtes d'agneau
3 cc de Golden Syrup
3 cs de Worcestershire Sauce
sel
poivre
2 cs d'herbes fraiches ciselées

Préparer une marinade en mélangeant le Golden Syrup, la Worcestershire Sauce, sel, poivre et herbes. Enduire les côtelettes de cette sauce et laisser mariner une bonne heure.
Dans un four préchauffé à 200°C, faire cuire les côtelettes un dizaine de minutes en les arrosant et terminer au grill de manière à les dorer.
Servir avec des petites pommes de terre nouvelles cuites à l'eau dans leur peau et une salade d'épinard (vinaigrette: vinaigre de framboise, moutarde, huile de tournesol et huile d'olive).

mardi 30 janvier 2007

Anniversaire de la schtroumpfette

Ca y est, elle est grande! Elle a six ans, des princesses et des coeurs roses plein la tête et des rollers aux pieds. Et neuf invités, qui ont dansé sur sa chanson préférée:





Ils n'ont pas mangé beaucoup de gâteaux, ils ont préféré les bonbons. Ca ne fait rien, on les finira, ils étaient bons.

Il y avait des brownies:

180g de beurre demi-sel
200g de chocolat
180g de sucre
1 pincée de sel
3 oeufs plus 1 jaune
85g de farine
1cc rase de levure chimique

Préchauffer le four à 180°C. Mettre le chocolat et le beurre coupés en morceaux à fondre au bain-marie. Lorsque la moitié du chocolat est fondue, retirer le bol de la casserole et remuer jusqu'à ce que le mélange soit bien lisse. Ajouter le sucre et le sel et bien mélanger. Ajouter les oeufs un à un en mélangeant bien entre chaque ajout. Ajouter la farine et la levure. Verser dans un moule beurré et enfourner pendant 20 minutes environ. Le dessus doit être craquelé. (j'avais tapissé le moule d'aun papier sulfurisé pour faciliter le démoulage).

Et des fairy cakes à l'orange:

Pour environ 18 mini cakes

200g de beurre mou
200g de sucre
200g de farine à levure incorporée
2 cc de levure chimique
4 oeufs
4 cs d'orange pressée
le zeste d'une orange

Glaçage
200g de sucre glace
billes de sucre argentées

Préchauffer le four à 200°.C. Beurrer les moules à muffin. Dans un grand saladier, ou au robot, mélanger le beurre mou et le sucre jusqu'à obtention d'une consistance crémeuse. Ajouter le oeufs un à un en mélangeant bien entre chaque ajout. Ajouter la farine, la levure, le zeste et le jus d'orange. Remplir les moules à muffin à mi-hauteur. Enfourner pour 15 à 20 minutes. Quand les gâteaux sont gonflés et dorés, les démouler et laisser refroidir sur une grille.
Préparer le glaçage en ajoutant progressivement l'eau tiède au sucre glace. Ajouter éventuellement une goutte de colorant. Le mélange doit être suffisamment épais pour être étalé sur les gâteaux sans couler. Glacer chaque gâteau puis décorer et réserver jusqu'à ce que le glaçage soit pris.

Ces deux recettes viennent du petit livre de Pascale Weeks, Cookies Muffins & Co. Je ne saurais trop vous recommander encore une fois ce livre, les recettes sont savoureuses et inratables, idéales pour préparer un goûter d'enfant. Les brownies étaient particulièrement bons.


PS: Penglobe, ces images sont pour toi. J'en profite pour vous rappeler que notre amie Penglobe a commencé une collec de nos photos d'anniversaire.

vendredi 26 janvier 2007

Gingembre et Golden Syrup


Toujours dans la série “Rendez nous Marks & Spencer”, en plus des pork pies, des palets de chocolat noir aux cristaux de menthe, et de leurs délicieux chicken korma et chichen tikka massala à emporter, j’avais l’habitude d’acheter des biscuits au gingembre. Le gingembre, déjà…
Ceux de Delphine m’ont plu, le Golden Syrup d’Hélène m’est arrivé comme par miracle par la poste, je n’ai pas résisté.
A la première cuillerée, j’ai retrouvé le goût particulier du Golden Syrup. Mon fils, qui goûtait de concert m’a dit: “Ca a un goût de barbapapa”. Pas trop prononcé, mais c’est ça oui, de la barbapapa liquide.
Mes biscuits, contrairement à ceux de Delphine, se sont étalés à la cuisson. Du coup, ils ont exactement la forme de ceux que j’aimais. Un peu trop sucrés pour moi, mais d’autres ont apprécié, n’est-ce pas Marion?
J’ai ajouté des canneberges fraiches sur la moitié de la fournée. Encore une fois je suis séduite. On doit pouvoir les faire aussi avec des canneberges séchées, leur goût s’accorde bien avec le gingembre. Ah oui, pour les amateurs de gingembre, mettez en plus!

Biscuits au gingembre et canneberges

240g de farine à levure incorporée
1cc de bicarbonate de soude
1cc de gingembre moulu
120g de beurre en dés
2 bonnes cs de golden syrup
120g de sucre

Dans le bol d’un robot, ou à la main, mélanger la farine, le bicarbonate, le gingembre et le beurre jusqu’à consistance sableuse. Faire chauffer le Golden Syrup et l’ajouter au mélange, ainsi que le sucre. Puis rassembler la pâte en boule avec les doigts.
Prélever des noix de pâte, les rouler en boule et les placer sur la plaque de cuisson sur du papier sulfurisé. Bien les espacer, ils peuvent s’étaler. Les écraser un peu à la fourchette (pour les photos, voir chez Delphine). Enfoncer sur le dessus de chaque biscuit quelques canneberges.
Cuire à four préchauffé à 190 pendant 10 minutes. Laisser refroidir sur une grille. Ils se conservent très bien dans une boite hermétique, mais ils ne durent pas longtemps, croyez moi!

lundi 1 janvier 2007

Jour de l'An à l'anglaise

Après un réveillon sobre en nourriture mais bien arrosé par ailleurs, quoi de mieux pour se remettre l'estomac en place qu'un bon petit déjeuner à l'anglaise?
Oeufs, baked beans, tomates, pommes de terre et champignons...ça va mieux, l'année commence plutôt bien.
Bonne année à tous et tous mes voeux de bonheur pour 2007!

Loz, Caroline, Mel, Tim, Kay, Selene, Callum, Ruby, Nadia and Irene, a special thought goes out to you. Happy New Year to you all! Wish you were here...

lundi 30 octobre 2006

Et si je faisais un gâteau?


Requia, c'est une gourmande! En plein Ramadan, elle qui ne mangeait ni ne buvait de toute la journée, passait ses pauses déjeuner à feuilleter des livres de cuisine dans les librairies. Vous y croyez vous? Moi j'aurais été victime d'une grave crise d'hypoglycémie dès les premières pages. Elle non, tranquille!

Comme elle avait l'intention de se livrer à son passe-temps favori chez WH Smith, et que c'est en quelque sorte ma librairie de quartier, dont je hante les rayons depuis des années à la recherche de mes livres de science-fiction et de fantasy favoris, je l'ai accompagnée un midi.

J'avais mangé. Bien m'en a pris. Elle m'a entrainée au rayon livre de cuisine, que j'avais soigneusement évité jusqu'ici. Des livres de cuisine anglaise aux livres de gâteaux d'anniversaires délirants, en passant par les cuisines indienne et italienne, j'ai eu le plus grand mal à résister. Je me suis rabattue finalement sur le magazine Delicious, chaudement recommandé par Requia, laquelle n'a pris qu'un seul magazine - un exploit!

Depuis, je rêvais d'essayer LE gâteau aux carottes de Jamie Oliver, plein de noix, d'amandes, de gingembre et autres épices, et surmonté d'une couche épaisse de glaçage au citron vert. Donc hier, je prépare soigneusement tous les ingrédients, je pèse tout au gramme près - la pâtisserie ne s'improvise pas - et je me lance. Un vrai désastre: gâteau brûlé dehors, pas cuit à l'intérieur malgrè plus d'une heure au four. Je n'ai rien compris. Il est parti à la poubelle.

Bon, je ne vais pas me laisser démonter, et puis j'aime trop les gâteaux anglais: essayons le Lemon drizzle cake, LE gâteau au citron anglais par excellence. Il est délicieux, mais je n'ai pas suivi complètement les instructions du magazine sur la chaleur du four (thermostat 4), le temps de cuisson (50 minutes) et les proportions du glaçage que j'ai diminué de moitié (ça suffisait amplement). Une fois de plus, je suis un peu déçue par les recettes de magazine, ceux qui les écrivent ne les testent visiblement pas toutes.


Lemon drizzle cake
  • 115g de beurre doux ramolli
  • 115g de sucre en poudre
  • 4 gros oeufs
  • 125g de farine avec poudre levante, tamisée
  • 180g d'amandes en poudre
  • 30g de graines de pavot (je les ai oubliées)
  • zeste et jus de deux citrons
Sirop de citron
  • 100g de sucre
  • 90g de jus de citron
glaçage
  • 150g de sucre glace tamisé
  • zeste d'un citron + jus d'1/2 citron
Préchauffer le four à 180/thermostat 6. Mélanger au batteur le beurre et le sucre jusqu'à ce que le mélange soit blanc et crémeux. Rajouter les oeufs un à un en ajoutant un tout petit peu de farine pour que le mélange reste bien homogène. Ajouter les amandes, les graines de pavot, le zeste et le jus de citron et la farine. Verser le mélange dans un moule de 20 cm chemisé de papier sulfurisé (le papier doit remonter sur les bord pour que le gâteau puisse lever sans déborder). Enfourner pour environ 30 minutes, jusqu'à ce que le gâteau soit doré.
Faire fondre sur feu doux le sucre et le jus de citron pour obtenir un sirop.
Démouler le gâteu sur une grille. Avant refroidisssment, le percer de trous sur toute la surface avec une brochette fine et verser le sirop doucement pour qu'il imprègne tout le gâteau.
Mélanger progressivement le jus de citron dans le sucre glace jusqu'à obtenir un glaçage épais. Ajouter le zeste. Verser sur toute la surface du gâteau et le laisser couler sur les bords.

mardi 13 juin 2006

Bradford- West Yorkshire - England

Seekh Kebab

La campagne tout autour est sauvage et romantique. Les petites routes à peine larges pour une voiture et demie serpentent sur les collines vert pâle, entre des murets de pierre sèche, sous le ciel gris plombé. La vieille Ami 8 verte a du mal un peu, dans les côtes, mais elle est confortable et équipée d’une excellente stéréo: Cocteau Twins, Joy Division, Dead Can Dance, ça va bien avec le paysage. C’est le pays des soeurs Brontë, arrêt à Haworth, petite balade dans le cimetière autour de l’église, il pleut. Plus loin, la route monte vers les moors, paysage désolé sous un ciel tourmenté.


Il y a un Country Pub au tournant, chaleureux, la bitter locale est âcre et bienfaisante, sa mousse veloutée, on s’assoupit dans un coin en se laissant bercer par la musique sourde des conversations au bar. Ca y est, j’ai déconnecté, je ne comprends plus rien. Je ne dirai jamais à quel point j’ai aimé, j’aime l’Angleterre.

Il faut rentrer à Bradford. La première fois ça fait un choc. Il n’y a pas pays plus exotique en Europe que l’Angleterre. La ville étale sur ses collines rangées après rangées de petites maisons de pierres jaunes noircies, héritage d’un passé industriel révolu. Le centre conserve ses grands bâtiments de pierre aux ferronneries baroques, mais les trottoirs sont craquelés, les rues sales, les fish&chips shops peu attirantes. Pourtant nous revenons toujours, nos amis d’ici sont généreux, un peu fous,avec un sens de l’humour extraordinaire.

Et puis il y a les curry. Cette ville gris-jaune et craquelée est peuplée de Pakistanais. Les saris rose fuschia, bleu vif ou vert illuminent les rues tristes. Ici c’est la plus grande ville pakistanaise en dehors du Pakistan, elle compte sept mosquées et autant de supermarchés indiens, des vraies cavernes d’Ali Baba, les boites d’épices s’étageant jusqu’au plafond. Et des restaurants indiens, plein, que ça. La tradition du coin, c’est le curry d’après pub, histoire d’écluser les pintes en surnombre, sous l’oeil amusé des serveurs Pakistanais, qui ne boivent pas, eux. Et il n’y a rien de tel qu’un petit seekh kebab, des samoussas et un hot madras pour éliminer la bière. Et c’est du vrai, du piquant, du fort, ça demande des années pour acclimater l’estomac. J’en connais un qui a voulu essayer un chicken vindaloo une fois, j’ai cru qu’il allait se dissoudre tellement il transpirait à grosses gouttes. Mais il a fini son assiette, sous l’oeil effaré du serveur…qui l’a reconnu, deux ans plus tard: ”Ah, vous êtes celui qui a mangé un vindaloo!” Grand sourire!

Bon, tout ça m’a donné faim. Ca vous dirait quelques seekh kebab? Avec une petite sauce à la menthe? Je ferai une salade verte avec de l’oignon, des tomates et de la coriandre pour aller avec ça. Et puis quelques cheese nans, et un bon mango lassi. Vous restez?

La recette des nans au fromage vient de chez Manue. J’ai juste remplacé le beurre par la même quantité de ghee (beurre clarifié indien). Ils sont excellents, nous nous sommes régalés, mais il leur manque un petit quelque chose pour être tout à fait authentiques. Peut-être les indiens utilisent-ils une farine différente.

La recette du Mango Lassi est en provenance directe de la Station Gourmande, les mangues viennent du quartier indien de Paris, et arrivent en direct du Pakistan (ça fait longtemps que je n'en avais pas mangé d'aussi bonnes). J’ai utilisé un yaourt onctueux à la noix de coco (Perle de lait), et ce n’était pas mal ma foi.

Quant aux Seekh Kebab :

  • 700g de viande d'agneau hachée
  • 2 cs de ghee (beurre clarifié indien)
  • 2 cs d'épices à Seekh Kebab*
* la boite ci-dessus vient du Pakistan via l'Angleterre, mais je suis sûre qu'on en trouve dans toutes les bonnes épiceries indiennes. C'est un mélange de piments rouges, coriandre, graines de cumin, graines de carvi, poivre, clous de girofle, bergamotte, cardamome, feuilles de laurier, ail en poudre, gingembre en poudre, papain (?), poudre de mangue, feuilles de fenugrec et sel, sans conservateurs ni colorants. On doit pouvoir faire le mélange soi-même, mais si on peut l'acheter tout fait...
Les instructions conseillent de mettre le sachet entier, plus des piments verts frais émincés. J'ai essayé une fois, je n'ai jamais pu les manger.

Mélanger tous les ingrédients. Laisser au frais environ 3 heures. Former des saucisses et les enfiler sur des brochettes. Cuire sous le grill du four, ou sur barbecue à feu doux jusqu'à ce qu'elles colorent. La cuisson au barbecue est délicate, les kebab ont tendance à se défaire, mais c'est quand même bien meilleur. Donc, à confier à un spécialiste.

Accompagner d'une sauce à la menthe, faite de deux cs de menthe hachée mixée avec un yaourt nature oncteux, sel et 1/2 cc de garam massala.

mercredi 1 mars 2006

Le gâteau de Nami-Nami


Je ne sais pas si vous connaissez Pille de Nami Nami. Elle est Estonienne et vit à Edinburgh en Ecosse. J'aime beaucoup sa cuisine et ses textes, qui me font voyager vers des régions d'Europe que je ne connais pas.

Elle avait publié juste avant Noël cette recette de gâteau renversé aux cranberries dont la couleur m'avait fait rêver, une recette de Nigella Lawson. Je l'ai fait il y a quelques temps, et il était tellement bon, à la fois acidulé, moelleux et croquant, bien parfumé à la cannelle, que je ne résiste pas au plaisir de vous en offrir une tranche.

Il n'y a déjà plus de canneberges/cranberries fraiches dans les supermarchés, mais on doit pouvoir encore en trouver des surgelées chez un marchand de surgelés bien connu. Essayez le, vous m'en direz des nouvelles.

Gâteau renversé aux cranberries

Couche de fruits :
  • 125 g de beurre (j'ai utilisé du 1/2 sel)
  • 150 g de sucre
  • 200 g de cranberries/canneberges

Pâte :
  • 200 g de farine
  • 1 sachet de levure
  • 1 pincée de sel
  • 1 CC de cannelle en poudre
  • 125 g de sucre
  • 125 g de beurre, coupé en cubes
  • 2 gros œufs
  • 50-100 ml de lait

Faire fondre le beurre dans une casserole à fond épais. Ajouter le sucre et remuer jusqu’à dissolution. Ajouter les cranberries et mélanger jusqu’à ce qu’elles soient bien enrobées du mélange beurre-sucre. Les verser dans un plat anti-adhérent, style plat à tarte tatin.
Mélanger les ingrédients de la pâte. Si vous le faites au robot culinaire vous aurez besoin d’une moins grande quantité de lait (env. 50 ml). Verser la pâte sur les fruits.

Cuire au four préchauffé à 180 C pendant environ 30 minutes, jusqu’à ce que le gateau ait monté et soit bien doré. Puis couvrir le plat d’une assiette et renverser. Attention c’est chaud !

Déguster froid. Egalement délicieux le lendemain matin au petit déjeuner.